DEPUIS JANVIER 2010 BIOGRAPHIE n°2 : « Le Prophète Mohammad (saw), Messager d’Allah pour l’humanité » (1/3) - Jésuites/Juifs noachides, Illuminati, Franc-maçons, Satanisme
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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 09:31

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux

BIOGRAPHIE n°2 :

 « Le Prophète Mohammad (saw), Messager d’Allah pour l’humanité »

 (1/3)

 BIOGRAPHIE 2 PROPHETE MOHAMMED

Mohammed (saw) : Salla Allahou 'Alayhi wa Salam: paix et bénédiction d’Allah sur lui

  

Ouvrage préparé par nos Frères et Sœurs Musulman d’Albanie en 2007, Traduction Française Abd al-Wadoud et Saffia.

 

Correction et commentaire Ribaat 1432H / Mars 2011, avec mise en Ligne de la Traduction 2000/2001 du Coran de Mohammad Hamidoulah en langue Française qui respecte la transcriptin du nom propre du Dieu Unique : Allah, qui ne se traduit pas sobhana wa ta’la!

 

 

 

Sommaire :

 

**

-Préface

 

-Note éditoriale

 

-Introduction

 

CHAPITRE 1 : Connaître le dernier Messager

 

-Les origines du Prophète Mohammad  

 

-Sa Jeunesse

 

-L’orphelin solitaire

 

-Digne de confiance

 

-La pierre noire

 

-Les polythéistes et les idoles

 

-La prophétie

 

-La caverne

 

-Le commencement

 

-Le rejet

 

-Bien qu’isolés, les croyants étaient auprès de lui

 

-L’année de la tristesse

 

-Le voyage nocturne

 

-L’émigration à Médine

 

-La première Constitution

 

-Les Gens du Livre

 

-La permission de combattre

 

-La bataille de Badr

 

-Le traité de Hudaybiyya

 

-L’appel aux dirigeants

 

-La libération de La Mecque

 

-L’Arabie accueille l’Islam

 

-Le pèlerinage d’adieu

 

-La mort du Prophète

 

-Portrait du Prophète

 

CHAPITRE 2 : Le Prophète qui a perfectionné les vertus humaines

 

-L’image du Prophète dans le Coran

 

-Le Coran : première source de la biographie du Prophète

 

-La Mission de l’Envoyé

 

-Témoin pour la communauté humaine toute entière

 

-Continuateur des Messages divins

 

-Les hommes lui obéissent à travers la force de la foi

 

-L’amour du Prophète pour les hommes

 

-Proche des pauvres et des nécessiteux

 

-La tolérance : la morale du message divin

 

-La miséricorde, la sollicitude et l’orientation que Allah a données au Prophète

 

-La nature humaine du Prophète

 

-La relation des musulmans avec l’Envoyé d’Allah

 

-Commander le bien et interdire le mal

 

-L’attitude du Prophète dans l’affrontement des défis

 

CHAPITRE 3 : Le Prophète dans la culture occidentale

 

-Témoignages

 

CHAPITRE 4 : Quelques enseignements de la vie du Prophète

 

-Cher lecteur !

 

-Richesse et pauvreté

 

-Vérité, miséricorde et patience dans l’adversité

 

-La responsabilité de l’enseignement et la valeur de l’étude

 

-L’Imam et la guidance spirituelle

 

-La famille et la communauté

 

-Vivre avec les autres de manière islamique

 

-Paroles Prophétiques

 

-Brève Chronologie de la vie du Prophète

 

-Brève Glossaire (sur l’Islam)

 

-Source

 

**

(saw) : Salalahu ‘alhay wa salam : paix et bénédiction d’Allah sur lui

 

-Préface

 

Ces dernières années, la figure du Prophète Mouhammad (saw) a été au centre de discussions et de débats au sein des cercles médiatiques, scientifiques et culturels de l’Orient et de l’Occident, du monde musulman et non musulman. Considéré comme une personnalité qui a laissé de profondes traces dans l’histoire de l’humanité, il suscite curiosité, discussions, stimulant la confrontation des opinions et ce, non seulement par rapport à l’époque où il vécut, mais également aux époques successives, jusqu’à arriver aux situations actuelles.

 

Le Prophète Mouhammad (saw) est une figure unique : homme d’Etat, chef et stratège clairvoyant, défenseur des droits humains, réformateur de la société, père de famille, ami, compagnon, il a vécu en tant que fidèle Messager d’Allah investit d’une mission sacrée. Si ses actions socio-politiques et les lignes d’organisation de la société se déduisent du livre Saint du Coran, les enseignements tirés de son comportement et de ses dits constituent l’héritage de Mouhammad (saw), la Sunnah, et sont la base de la législation islamique (1).

 

(1) Ribaat : Le Coran et la Sounnah toujours de pair dans la Sharia d’Allah)

 

Dans le message qu’il adressa aux hommes, la vision sociale et la vision religieuse ne faisaient qu’un. La Sunnah du Prophète (saw), représente une source de références qui conduit tout fidèle musulman à la pratique des vertus dans le monde où il vit. Sa vie ressemble à un immense océan rempli de perles. Et pour cueillir ces perles, il est nécessaire de nager dans cet océan, et de nous plonger dans ses profondeurs. Nous avons besoin de lire le récit de sa vie et de méditer sur celle-ci. Celui qui cherche à suivre ses traces trouve la paix de l’esprit. Il sent la brise d’un printemps d’éternité. C’est sur cette route qu’ont cheminé ses compagnons ainsi que tous ceux qui ont embrassé la foi musulmane. Dans le Coran, il est dit :

« Ô Prophète! Nous t'avons envoyé [pour être] témoin, annonciateur, avertisseur appelant (les gens) à Allah, par Sa permission; et comme une lampe éclairante. Et fait aux croyants la bonne annonce qu'ils recevront d'Allah une grande grâce. » (Sourate 33 Les coalisés « Al-Ahzab », verset 45-47)  

 

Le Prophète (saw), représente donc le modèle parfait pour chaque croyant, dans la mesure où il a su mettre en pratique les paroles du Coran dans tous les aspects de sa vie. Son épouse ‘A’isha (Que Allah soit satisfait d’elle), que l’on interrogeait à propos du caractère du Prophète (saw), répondit simplement : « Son caractère était comme le Coran ». Le récit de sa vie, dont il existe beaucoup de chroniques biographiques, peut également être intéressant d’un point de vue historique, permettant ainsi d’avoir un cadre complet de la personnalité du Prophète Mouhammad (saw), dont la figure grandiose a dépassé les limites du temps et de l’espace.

 

-Note éditoriale

 

Lorsqu’ils mentionnent le nom d’Allah et des Prophètes, les musulmans, par dévotion religieuse, ajoutent les formules d’eulogies afin d’en honorer la sacralité.

 

Allah : Subhâna-Hu wa Ta’âlâ (qu’Il soit glorifié et exalté)

 

Le Prophète Mouhammad : Sallâ Allâhu ‘alay-hi wa sallam (sur lui la Paix et la

Bénédiction de Allah)

 

Tous les prophètes : ‘alay-him as-salâm (sur eux la Paix), ou ‘alay-hi as-salam (sur lui la Paix)

 

Pour faciliter la lecture du texte aux non musulmans, les références explicites aux eulogies ont été omises. Le lecteur musulman ne manquera pas de les prononcer à chaque fois que cela est requis.

 

-Introduction

 

Les grandes personnalités ressemblent aux hautes montagnes… Elles s’élèvent au dessus des autres, et se distinguent clairement, même de loin, mais leur ascension est plus longue et plus difficile. Par conséquent, le voyageur, qui aspire à atteindre le sommet, devra suivre des sentiers raides et pénibles. Il devra également affronter avec patience des difficultés exténuantes.

 

Arrivé au sommet, à cette altitude, l’air est plus frais, plus pur, et l’horizon plus vaste.

Dans la conscience des peuples, les montagnes sont le symbole de la noblesse, de l’élévation, de la beauté, et de l’éternité. Sur les cimes des montagnes, les regards se croisent de tous les points de l‘horizon. La personne du Prophète Mouhammad est comme la plus haute des montagnes ; de sa cime, elle offre un champ de vision très large, et de tout lieu perceptible à l’horizon on peut regarder vers elle : les plaines, les collines mais aussi les autres montagnes regardent vers ce sommet pour s’orienter. La route qui y mène est la plus longue, mais elle n’est pas pour autant pénible, au contraire c’est une route plaisante, comme l’était le Prophète

Mouhammad.

 

Au cours de son ascension, le voyageur avance à travers des prés couverts de fleurs multicolores où des milliers d’abeilles viennent cueillir le nectar et le pollen. Il éprouve du plaisir devant la fraîcheur des eaux limpides qui, descendant de l’éternité, s’écoulent le long des versants de cette montagne. Il écoute aussi le chant des oiseaux se mêler aux murmures des forêts centenaires. Toutes ces merveilles élèvent l’âme du voyageur vers un monde aussi pur que l’air et l’eau de cette montagne. Parfois, des nuages recouvrent le sommet de la montagne, qui s’enveloppe d’un voile de brouillard blanc. Ainsi immergé dans les nuages et le brouillard, la montagne devient plus belle et plus majestueuse ; ses sentiers semblent s’élancer vers le ciel. Mais une fois que les nuages et le brouillard disparaissent, la montagne apparaît plus clairement encore.

 

Le Prophète Mouhammad est la personnalité que Allah a dotée de toutes les beautés et élévations spirituelles. Ses qualités étaient les meilleures et les plus rares. Il possédait une intelligence éveillée, et était du plus grand cœur. De quelque côté que l’on puisse le contempler, il rayonne, servant de modèle aux hommes de son temps et aux générations suivantes. Ce modèle offre un exemple inspiré de bonté pour l’enfant et l’adolescent, l’homme mûr et le vieillard, l’orphelin et le parent, le riche et le pauvre, le commerçant et le guerrier, l’homme d’Etat, l’enseignant et le religieux. Tous peuvent s’y référer, indépendamment du temps, du pays, de l’appartenance sociale, de la situation économique, et du niveau culturel qui sont les leurs. Sur la voûte céleste, les étoiles sont plus brillantes lors des nuits obscures ; et le Prophète Mouhammad peut être comparé à l’étoile qui guide le caravanier. Celui qui se laisse conduire par cette étoile ne perd jamais le droit chemin, dans la vie terrestre de même que dans la vie éternelle.

 

Des savants, des historiens et des personnalités de différentes époques et de différents pays ont écrit de nombreux livres sur sa personne. Nul doute que l’on écrira encore à l’avenir sur la vie et l’œuvre du Prophète Mouhammad, tant cette vie est une source inépuisable d’enseignements. Ce livre essaie de puiser un peu d’eau de cette source, pour apaiser la soif de spiritualité que l’humanité éprouve aujourd’hui.

 

CHAPITRE 1 : Connaître le dernier Messager

 

-Les origines du Prophète Mouhammad

 

La ville de La Mecque, d’où provient la famille de Mouhammad, était un important centre économique et commercial, et, en même temps, le centre spirituel et religieux de l’Arabie. Depuis des temps immémoriaux, les arabes avaient l’habitude de se rendre de toutes parts en petits groupes à La Mecque pour y visiter la Ka’bah, la maison de Allah. La Mecque se distinguait de toutes les autres villes arabes par sa position géographique. Dans cette ville se croisaient les routes commerçantes du Yémen et du Cham, de Byzance et de la Perse. L’exportation des marchandises de ces pays passait par La Mecque. Cette ville était ainsi un lieu de rencontre pour toutes les tribus arabes qui s’y rendaient également en pèlerinage, afin de répondre à l’appel d’Abraham (Ibrâhîm), lequel était vénéré en ce lieu. 

 

En effet, l’origine de la ville de La Mecque est liée à la figure d’Abraham qui s’y rendit avec sa femme Agar et son fils Ismaël. Avec l’aide de ce dernier, Abraham y construisit le premier temple islamique (la Ka’bah), en ce lieu que Allah enrichit par l’eau de la source de Zamzam. En ce lieu, Ibrahim adressa à Allah une prière pour les arabes :

« Notre Seigneur! Envoie l'un des leurs comme messager parmi eux, pour leur réciter Tes versets, leur enseigner le Livre et la Sagesse, et les purifier. Car c'est Toi certes le Puissant, le Sage! » (Sourate 2 La vache « Al-Baqarah », verset 129)

 

Allah accepta la prière d’Abraham : Il envoya Mouhammad en tant que dernier messager, et fit de son peuple des plus heureux. A La Mecque, Ismaël et ses descendants vécurent jusqu’à ‘Abd Manâf, lequel intensifia les relations diplomatiques avec les autres pays jusqu’en Perse et à Byzance. Dans la ville de La Mecque, vécut également son fils Hâshim, qui fut célèbre pour sa générosité, et qui étendit le commerce à d’autres pays éloignés. Son fils ‘Abd al-Muttalib perpétua la tradition de ses prédécesseurs et, à la suite d’une vision reçue en songe, dans laquelle il entendit : « Déterre la douce clarté ! » Après un effort très pénible, il ramena à la lumière et épura la source sacrée de Zamzam qui, aujourd’hui encore, jaillit et désaltère les pèlerins. Cet acte fut particulièrement apprécié par le peuple de La Mecque, qui souffrait depuis longtemps d’une grande sécheresse, et marqua le commencement symbolique d’un renouveau spirituel attendu.

 

Quelques années après la réouverture du puits de Zamzam, Allah donna dix fils à ‘Abd al-Muttalib, parmi lesquels ‘AbdAllâh. Celui-ci se maria avec Âminah, et de leur union naquit Mouhammad. Cette naissance est mentionnée dans le Deutéronome, en ces termes :

 

« Le Seigneur est venu du Sinaï, Il s’est levé pour eux du Seir, Il est apparu au Mont Paran. » (Dt 33, 2) 

 

On trouve également des annonces de la venue de Mouhammad dans les Evangiles (2) (en particulier dans celui de Saint Jean), où sont citées les paroles suivantes du Christ :

 

« Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre messager, pour qu’il soit avec vous, à jamais. »

(2) Ribaat : L’Evangile de Barnabé Véritable Apôtre de Jésus, le seul évangile qui cite Mohammed lettre par lettre et explicitement ainsi que l’Unicité d’Allah et beaucoup de choses : L’Intégralité de l’Evangile de Barnabé en 222 Chapitre de Bonheur avec Jésus et à Télécharger d’urgence ici même :

http://islammedia.free.fr/livres/35_evangile_de_Barnabe.pdf

http://islammedia.free.fr/Pages/barnabe.html

http://www.aimer-jesus.com/evangile_barnabe_texte.php 

 

Dans la Sourate 61 « Le rang », verset 6, Allah nous révèle que Jésus a annoncé la venue de Mouhammad :

 

«  Et quand Jésus fils de Marie dit: ‹Ô Enfants d'Israël, je suis vraiment le Messager d'Allah [envoyé] à vous, confirmateur de ce qui, dans la Thora, est antérieur à moi, et annonciateur d'un Messager à venir après moi, dont le nom sera ‹Ahmad› (*). Puis quand celui-ci vint à eux avec des preuves évidentes, ils dirent: ‹C'est là une magie manifeste ». (Sourate 61 Le rang « As-Saff », verset 6) 

 

(*) Ahmad est l’un des noms du prophète Mouhammad qui veut dire « très loué ».

 

-Sa Jeunesse 

 

Mouhammad, le dernier des Prophètes, est né dans le désert d’Arabie, en 570, soit environ six cents ans après Jésus (‘Issâ), au sein de la tribu la plus honnête de ce peuple, dans la famille la plus noble et la plus respectée de cette tribu.

 

-L’Orphelin Solitaire

 

Mouhammad était un orphelin. Son père était mort avant même sa naissance. Il fut élevé dans le désert conformément à la coutume arabe de l’époque. En 576, quand il eut l’âge de six ans, il perdit également sa mère, Âminah. Il fut dès lors placé sous la tutelle de ‘Abd al-Muttalib, son grand-père, et plus tard, c’est son oncle Abû Tâlib qui l’éleva. Bien des années plus tard, le Prophète fera le récit d’un événement extraordinaire qui lui arriva, alors qu’il était tout jeune enfant placé chez sa douce nourrice Halîmah : des anges, sous la forme de deux hommes vêtus d’une tunique d’une blancheur éclatante, vinrent à la rencontre de Mouhammad. Ils tenaient un bassin en or rempli de neige. S’étant saisis de lui, ils lui fendirent la poitrine, en sortir le cœur qu’ils ouvrirent à son tour pour en extraire un caillot noir qu’ils jetèrent au loin. Puis ils lavèrent son cœur et sa poitrine avec la neige.

 

Selon les savants musulmans (Oulémah), cet épisode est évoqué par les premiers versets de la sourate « L’épanouissement », dans laquelle Allah dit à Mouhammad :

« N'avons-Nous pas ouvert pour toi ta poitrine? Et ne t'avons-Nous pas déchargé du fardeau qui accablait ton dos? Et exalté pour toi ta renommée? » (Sourate 94 L’ouverture « As-Sarh », verset 1 à 4)

Mouhammad avait l’habitude de garder, sous un soleil de plomb, les moutons et les chèvres aux environs dans les collines entourant La Mecque. Le soin que Mouhammad mettait à garder les troupeaux contenait un signe plus profond, qui démontrait la sagesse et la protection de Allah préparant le futur Prophète qui devrait prêcher la foi musulmane aux gens.

 

-Digne de confiance

 

Jeune homme, Mouhammad était connu de tous comme al-Amîn, « celui sur qui on peut compter », grâce à son honnêteté et à son noble caractère. Son oncle l’aimait profondément et l’emmenait avec lui en Syrie, lorsqu’il s’y rendait pour ses affaires. De cette façon, Mouhammad put apprendre à gagner sa vie en tant que commerçant. Il menait ses affaires avec succès. Bien qu’il fût relativement pauvre, son honnêteté et sa nature généreuse faisaient qu’il était aimé et qu’il avait la confiance de tous ceux qui le connaissaient.

 

A cette époque vivait à La Mecque une des femmes les plus honorables. Elle s’appelait Khadîjah, et était une riche commerçante. Mouhammad travailla pour elle ; et lorsqu’il atteignit l’âge de vingt-cinq ans, il reçut de sa part une demande en mariage indirecte. Bien qu’elle fût son aînée et déjà deux fois veuve, Mouhammad accepta son offre. Ils se marièrent en 595 et vécurent heureux. Khadîjah donna au Prophète deux garçons et quatre filles : al-Qâsim, ‘AbdAllâh, Zaynab, Ruqayyah, Umm Kulthûm et Fâtimah.

 

Malgré la perte de leurs deux fils en bas âge, Khadîjah et Mouhammad vécurent une vie de famille heureuse.

 

-La pierre noire

 

La compagnie de Mouhammad ainsi que ses sages conseils étaient recherchés par tous. Il est rapporté qu’une fois, alors que l’on était en train de réparer la Ka’bah, dont les murs avaient été dévastés par de violentes inondations, il y eut un désaccord entre les quatre principales tribus des Quraysh pour savoir laquelle parmi les quatre aurait l’honneur de replacer la pierre noire sacrée. La dispute était sur le point de dégénérer quand un des anciens proposa : « La première personne qui entrera sera notre juge ! » Pour leur plus grande joie, ils virent que le premier à entrer fut Mouhammad. « C’est Al-Amîn, l’honnête », s’écrièrent-ils. Mouhammad fut informé de la situation, et il demanda qu’on lui apportât un morceau de tissu. Il plaça la pierre noire sur le vêtement, et demanda aux membres de chaque tribu d’en tenir un coin de façon à pouvoir soulever la pierre tous ensemble, puis Mouhammad la remit lui-même à sa place, dans l’un des angles de la Ka’bah. Il sut donc, avec intelligence, mettre fin à cette querelle, et il évita un risque de guerre.

 

Les Arabes de l’époque étaient un peuple noble, et avaient de grandes et rares qualités, comme tous les peuples des origines. Ils étaient courageux, généreux et loyaux ; néanmoins, ils se trouvaient souvent impliqués dans de petites disputes, se querellant sans cesse, prêts à répandre le sang à la moindre occasion. L’époque primordiale de la descendance d’Ismaël, dite de la « pureté du Monothéisme » (al-hanîfiyyah), fut suivie d’une longue période appelée « l’ignorance » (al-jâhiliyyah). Les hommes de cette époque avaient peu de respect pour le faible, l’orphelin et la veuve, et nombreux étaient ceux qui se livraient à des beuveries. Certains pères, par avarice, n’hésitaient pas à enterrer les filles vivantes qu’ils ne voulaient pas à leur naissance. Dans cette ambiance décadente, le culte religieux fut perdu, et le peuple dégénéra dans l’idolâtrie, dans la superstition et le polythéisme.

 

-Les polythéistes et leurs idoles

 

En ce temps, le polythéisme, le culte des idoles, était pratiqué par la presque totalité de la population. La religion éternelle, laissée en héritage par Abraham « l’adoration du

Dieu Unique », était oubliée depuis longtemps, presque comme enterrée avec le puits de Zamzam. Au fil des années, près de 360 idoles et statues, qui représentaient de faux dieux, furent érigées à l’intérieur et autour de la Maison sacrée (Ka’bah). Beaucoup de ces faux dieux portaient des noms féminins, comme Lât, Manât et ‘Uzzah. Certains noms étaient ceux de personnes célèbres de l’époque de Noé (Nûh), comme, Wadd, Suwâ’, Ya’ûq et Nasr, qui étaient déifiées et adorés de nombreuses années après leur mort. Même les croyants des communautés de Moïse (les juifs), et de Jésus (les chrétiens), s’étaient éloignés du Monothéisme initial d’Abraham, et s’étaient divisés en tribus et en sectes.

 

Mouhammad était un homme d’exception, qui n’avait jamais participé à aucune des pratiques polythéistes. Très tôt, il prit l’habitude de se retirer dans une grotte isolée, dans les environs de la montagne appelée Hirâ, non loin de La Mecque, pour purifier son cœur et prier, à la recherche de la Vérité. Il contemplait les signes de l’univers, plongé dans sa solitude, et écoutant le bruit de vent.

 

-La Prophétie

 

Ce fut là, pendant une nuit du mois de Ramadan, à l’âge de quarante ans (3), que la

Révélation de Allah se manifesta à lui. Son Seigneur appela Mouhammad à Son service.

Cette nuit-là, connue sous le nom de Laylat al-qadr, la « nuit du Destin » ou la « nuit de la

Valeur », l’Esprit fidèle (l’Ange Gabriel) descendit avec le décret de Allah et une lumière pour l’humanité : le Coran. Un nouveau chapitre de l’histoire du monde venait de s’ouvrir.

 

(3) Ribaat : Une info bon à savoir, Le Madhi de la fin des temps (le Dernier Khalifa) qui restaurera l’Islam au coté de Jésus dans le monde entier, à des signes de reconnaissance ! Le Madhi est issu de la lignée de Mohammed, C’est parents s’appelle aussi AbdAllah et Aminah, il s’appellera Mohammed, Allah le préparera à quarante ans aussi ! Et bien d’autre signe de sa venue dans la catégorie du site : « LE MAHDI POUR UN MONDE MEILLEUR »

 

 

-La Caverne

 

La lune blanche décroissante brillait dans le ciel quand, soudainement, Mouhammad perçut une présence. Dans le silence de la nuit, une voix se fit entendre : « Lis ! » Mouhammad était stupéfait. « Je ne sais pas lire », répondit-il. Lorsque la voix répéta l’ordre, il lui sembla que la terre s’était mise à trembler : « Lis ! »« Je ne sais pas lire. » Il se sentit paralysé de peur, incapable de bouger. « Lis ! », répéta encore la voix, le soumettant à une grande pression. «Que dois-je lire ? » Puis, soudainement, il se sentit délivré ; le temps et l’espace étaient comme suspendus ; les Cieux et la Terre, réunis.

 

« Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé,

qui a créé l'homme d'une adhérence.

Lis! Ton Seigneur est le Très Noble,

qui a enseigné par la plume [le calame],

a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas. »

(Sourate 96 L'adhérence « Al-Alaq », verset 1 à 5)

 

Ce fut les cinq premiers versets du saint Coran. La voix était celle de (l’ange Jibril) l’ange Gabriel « ar-Rûh al-Amîn », l’Esprit fidèle, qui fut envoyé par Allah à Son dernier Prophète. La mission de Mouhammad, le Messager de Allah, une bénédiction pour les mondes, venait de commencer.

 

Le Prophète Mouhammad venait de recevoir les premières paroles de Allah dans la grotte où il se trouvait, au cœur du Mont Hirâ. C’était en 610. Il dévala la montagne, le visage luisant de sueur, le cœur battant à tout rompre. Les versets du Coran retentissaient encore dans sa poitrine. Quel avait été ce type de vision, quels mots avaient donc été prononcés ? Il courut vers son épouse Khadîjah en s’exclamant :

« Couvre-moi ! Couvre-moi ! » 

Elle le réconforta tendrement tandis qu’il lui racontait ce qui venait de lui arriver.

« Je crains qu’un mal ne m’atteigne ! », dit-il. « Jamais, par Allah, lui répondit sa femme avec foi. Allah ne te voudra jamais de mal. Tu as de bonnes relations avec ta famille, tu aides le pauvre et le nécessiteux, tu accueilles les invités généreusement, et tu assistes les malheureux qui le méritent. » (Rapporté par al-Bukhârî)

 

Quelques jours plus tard, Khadîjah l’emmena chez son cousin, un homme sage nommé

Waraqah ibn Nawfal, qui connaissait bien la Thora et l’Evangile. Après que Mouhammad eut décrit ce qu’il lui était arrivé la fameuse nuit, le vieil homme, sans hésitation, affirma que cela avait vraiment été une entrevue avec l’ange Gabriel, celui-là même que Allah avait envoyé à Moïse et à Marie mère de Jésus. Pour cet ancien, il n’y avait aucun doute que le Prophète annoncé dans les Livres sacrés était arrivé. « J’aurais tant souhaité être jeune pour vivre jusqu’au temps où ton peuple te repoussera », lui dit le vieil homme (Rapporté par al-Bukhârî). Ainsi commença la mission du dernier des prophètes : ainsi naquit l’Islam.

 

-Le commencement

 

La première à croire au Prophète fut son épouse Khadîjah, suivie très rapidement par le cousin de Mouhammad, ‘Alî, fils d’Abû Tâlib, qui vivait avec eux. Certains s’opposèrent violemment à admettre la mission de Mouhammad, mais d’autres ouvrirent grand leur cœur et acceptèrent l’appel, à l’instar des proches amis de Mouhammad, Abû Bakr, son serviteur Zayd, et tant d’autres encore.

 

Après un certain temps, tandis que la révélation des versets coraniques se poursuivait, il fut demandé au Prophète de délivrer publiquement le message de l’Islam, et de réciter les versets qui lui avaient été révélés :

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Louange à Allah, Seigneur de l'univers.

Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,

Maître du Jour de la rétribution.

C'est Toi [Seul] que nous adorons, et c'est Toi [Seul] dont nous implorons secours.

Guide-nous dans le droit chemin,

le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés

(Sourate 1  Prologue « Al-Fatiha », 7 versets)

Un jour, le Prophète monta au sommet de Safâ, un petit mont proche de la Ka’bah, et s’adressa à son peuple, les habitants de La Mecque. Tandis qu’ils se rassemblaient autour de lui, ils lui demandèrent quelle en était la raison. Mouhammad leur répondit :

 

« Dites-moi, ô gens de La Mecque, si je vous disais que je voyais une armée se diriger contre nous, de l’autre côté de la colline, me croiriez-vous ?

– Certainement, répondirent-ils tous, car nous te faisons confiance, tu ne mens jamais.

– Alors, poursuivit Mouhammad, sachez que je suis un avertisseur, et que je vous annonce un terrible châtiment…Allah m’a demandé de vous avertir, vous qui m’êtes proches, et je ne peux rien vous garantir de bon sur la Terre ni dans les Cieux. »

 

En entendant cela, la foule devint muette de stupeur. Comme ils restaient immobiles sous le soleil brûlant, Abû Lahab, l’oncle du Prophète, s’écria alors : « Puisses-tu périr ! » Ils tournèrent tous le dos, et se dispersèrent, laissant Mouhammad seul.

 

-Le rejet

 

Les habitants de La Mecque ne furent pas capables d’interpréter ces paroles comme un appel à retrouver la pureté de l’adoration du Dieu Unique du patriarche Abraham : leur seule préoccupation était de conserver le pouvoir lié à la protection du lieu du pèlerinage. Les divisions apparurent bientôt. Beaucoup rejetèrent l’aveuglante vérité. Après de nombreuses années de reconnaissance de la bonté et de la générosité de Mouhammad, ils commencèrent à le mépriser, comme s’il n’était plus celui qu’ils avaient tant estimé auparavant. Malgré cela, jamais Mouhammad ne répondit à l’insulte par l’insulte. Il avait l’habitude de dire:

 

« Celui qui croit en Allah et au Jour dernier doit être bon avec ses invités. Celui qui croit en Allah et au Jour dernier doit honorer son voisin. Celui croit en Allah et au Jour dernier doit dire le bien ou se taire. » (Rapporté par al-Bukhârî) 

 

Rien ne pouvait l’arrêter. Malgré l’attitude de certains habitants de La Mecque, Mouhammad continuait patiemment à inviter ses concitoyens au témoignage de foi de l’Islam :

« Il n’y a de dieu que Allah, Mouhammad est Son Messager ».

 

« Dis: ‹Il est Allah, Unique. Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons. Il n'a jamais engendré, n'a pas été engendré non plus. Et nul n'est égal à Lui ». (Sourate 112. Le monothéisme pur « Al-Ihlas », 4 versets)

Plus Mouhammad appelait son peuple à obéir au Dieu Unique, plus les chefs des différentes tribus le méprisaient.

 

« Réduira-t-il les divinités à un Seul Dieu? Voilà une chose vraiment étonnante »

(Coran : Sourate 38 Sad, verset 5)

 

Ce qui les surprenait le plus était que ces paroles extraordinaires « les versets du Coran », qui n’avaient jamais été entendues auparavant, provenaient d’un homme dont ils savaient qu’il n’était pas instruit. En effet, jamais Mouhammad n’avait appris à lire ni à écrire. Par conséquent, ils se demandaient tout naturellement : comment était-il possible que de pareils mots puissent sortir de sa bouche ? Les chefs de Quraysh, la tribu la plus influente de La Mecque, devinrent de plus en plus excédés. Lors d’une autre réunion, ils décidèrent de demander à Abû Tâlib, l’oncle et le protecteur du Prophète, d’essayer de stopper la mission de Mouhammad, parce que celui-ci poussait les gens à abandonner la religion de leurs ancêtres.

Lorsque Mouhammad l’apprit, il fut très ému, car il éprouvait beaucoup d’amour et d’affection pour son oncle. Néanmoins, sa réponse fut sereine et claire :

 

« Par Allah ! S’ils plaçaient le soleil dans ma main droite et la lune dans ma main gauche, jamais je ne consentirais à abandonner ma mission jusqu’à ce que Allah me donne la victoire ou jusqu’à ma mort ! »

 

Peu à peu, le nombre des musulmans augmentait, guidés par le Prophète. Le premier groupe de croyants suivit la voie de la Vérité et de la soumission. Leur amour de la Vérité resplendissait, illuminant la société païenne de cette époque. La recherche des biens matériels « principal objectif et objet de toutes les ambitions ici-bas » avait été substituée par la recherche de la Lumière et de la Sagesse éternelles.

 

« Quiconque cherche le chemin de la Connaissance, Allah lui facilitera le chemin

du Paradis », dit le Prophète.» (Rapporté par Muslim)

 

Les musulmans furent l’objet de persécutions dès les premiers temps de l’Islam, comme l’avaient été avant eux leurs frères juifs et chrétiens, et comme l’ont invariablement été tous ceux qui ont suivi les Prophètes. Ceux qui étaient pauvres (les musulmans), et n’avaient pas de statut social, souffrirent le plus cruellement. Bilal, un esclave noir originaire d’Abyssinie, qui avait embrassé l’Islam, et qui fut le Premier Muezzin de la communauté islamique (La Oummah), fut ligoté sur le sable brûlant sur l’ordre de son maître, tandis qu’on plaçait d’énormes pierres sur sa poitrine. « Où est ton Dieu, maintenant ? », lui demanda-t-on, en se moquant de lui. Mais aucune torture ne pouvait ébranler sa foi.

 

En 615, quelques centaines de musulmans parvinrent à quitter La Mecque, abandonnant leur maison, cherchant refuge en Abyssinie voisine (actuelle Ethiopie), qui était alors une terre chrétienne. En Abyssinie régnait un roi animé par un grand esprit de charité, qui accorda l’hospitalité aux musulmans, et les protégea de leurs persécuteurs. Le souverain, tout en restant chrétien, avait reconnu l’origine divine de la Révélation, et fut touché lorsqu’il entendit les versets du saint Coran décrivant la naissance de Jésus. Cet épisode de l’histoire du premier groupe de la communauté islamique eut lieu la cinquième année de la mission de Mouhammad. Ceux qui n’avaient pu s’échapper subirent des persécutions de plus en plus violentes, mais n’abandonnèrent pas pour autant l’Islam.

 

-Bien qu’isolés, les croyants étaient auprès de lui

 

Les chefs de La Mecque mirent en place une nouvelle tactique contre les musulmans. Le Prophète et ses compagnons furent chassés et contraints à vivre dans un endroit isolé de la ville. Aucune provision ne leur parvenait, et ils eurent à souffrir de la faim et de la soif durant de longues périodes. Cependant, grâce à Allah, des personnes de bonne volonté parmi les persécuteurs se rebellèrent finalement contre cette pratique inhumaine. La situation changea quelque peu, et les fidèles purent sortir de l’isolement. Les gens purent donc à nouveau observer et écouter le Prophète.

 

 Mouhammad était un bel homme, de taille moyenne, aux cheveux et à la barbe noire. Il souriait souvent. Mais c’était surtout son caractère et sa conduite qui touchaient le plus. Ses paroles étaient toujours riches en conseils et en sagesse prophétique. Une fois il dit :

 

« Soutiens ton frère, qu’il soit juste ou non. » Un homme demanda : « Ô messager de Allah ! Je peux l’aider s’il est juste mais comment puis-je l’aider s’il est injuste ? Le Prophète lui répondit : « Empêche-le de commettre l’injustice, c’est ainsi que tu pourras l’aider. »

 

Le bon comportement avec les gens, ainsi que la gentillesse et l’amour de Mouhammad envers eux, étaient inégalables. Souvent, lorsqu’il passait près d’un groupe d’enfants, il caressait leur tête et parfois même se mettait à jouer avec eux. Il dit à ce sujet :

 

« Il existe auprès d’Allah une centaine de miséricordes dont une seule est descendue parmi les djinns, l’humanité, les bêtes, les oiseaux et les insectes. Par cette miséricorde, ils tendent les uns vers les autres ; par elle, ils se témoignent mutuellement de la bonté ; par elle encore, ils manifestent de l’affection aux plus jeunes parmi eux. Allah S’est réservé, pour Lui, quatre-vingt-dix-neuf miséricordes, qui lui à manifester Sa bonté à Ses amis le Jour de la Résurrection. » (Rapporté par al-Bukhârî et Muslim)

 

Mouhammad accorda une place d’honneur à la femme dans la société (4), chose qui était inimaginable à l’époque, lui garantissant des libertés et des droits que l’on ne trouvait nulle part ailleurs. « Le Paradis se trouve aux pieds des mères », dit le Prophète. Mais la plupart persistait toujours dans leur ignorance et continuait à le repousser.

 

(4) Ribaat : A toute les femmes du monde : Seul l’Islam vous libérera de l’emprise des laïques sur vous, les mécréants vous utilisent comme du bétail et vous font croire que le matérialisme et votre raison de vivre. En pavanant sa beauté en public, la prostitution, l’envie, l’orgueil, en pavanant son corps pour vendre leur produit licite ou illicite, etc. Enfin vos droits sont bafoués puis oublier ! Plutôt soyez comme une de ses converties à l’Islam, d’origine américaine, brandissant le Coran fièrement, et déclarant, « dans ce Livre nous avons tout nos droit ». Et quoi de plus logique si ce n’est que le Créateur Connait ce qui est bon et mauvais pour Sa créature ?)

 

-L’année de la tristesse

 

Elle survint la dixième année de la Révélation, en 619. Cette année, Mouhammad eut le plus intense chagrin de sa vie : son oncle Abû Tâlib, qui l’avait encouragé et protégé, mourut ; ce deuil fut suivi de très près par le décès de sa chère épouse Khadîjah. Avec la disparition de ces deux soutiens d’importance, les polythéistes pensèrent que le Prophète allait définitivement être vaincu. Bien qu’affligé par la disparition de ces deux êtres si chers à son cœur, il se mit à la recherche de nouveaux compagnons, également pour protéger ceux qui le suivaient contre les Mecquois. Il décida de se rendre à Tâ’if, une ville située à l’Est de La Mecque, à trois jours de marche, à une centaine de kilomètres, sur la route du Yémen. Il ne mit personne au courant de ce voyage, excepté Zayd qui l’accompagna. Or le peuple de Tâ’if, vers qui il était allé transmettre le message de l’Islam, le repoussa sans état d’âme, à coup de pierres, le frappant jusqu’au sang. « Et ils dirent: ‹Pourquoi n'a-t-on pas fait descendre ce Coran sur un haut personnage de l'une des deux cités? « (La Mecque et Taef). (Coran Sourate 43 L'ornement « Azzukhruf » verset 31), lui répliquaient les notables de cette ville.

 

Sur le chemin du retour vers La Mecque, l’ange Gabriel vint à la rencontre du Prophète et lui dit : « Allah m’a chargé de punir les habitants de cette ville pour le mal qu’ils t’ont fait.» – « Montre-leur plutôt le droit chemin, car ils ne savent pas », répondit le Prophète.

Ce fut durant cette période de difficulté extrême que fut accordé au Prophète le plus grand honneur de la part de Son Seigneur le Très-Haut : le miraculeux Voyage nocturne (al-isrâ’ wa al-mi’râj).

 

-Le Voyage Nocturne

 

En 621, durant cette nuit très particulière que l’on appelle « la nuit de l’Isrâ’ et du Mi’râj », l’ange Gabriel vint trouver Mouhammad et le réveilla. Il l’invita à monter sur un animal nommé al-Burâq. Il s’agissait d’un animal paradisiaque, ressemblant à un âne blanc ailé avec une tête d’ange. Le Prophète fut porté à la vitesse de la lumière - burâq signifie « éclair » -jusqu’à la mosquée d’al-Aqsâ, à Jérusalem. Là, en ce lieu sacré, au cœur de Jérusalem, Mouhammad rencontra une assemblée de prophètes du passé et il guida leur prière commune. L’ange Gabriel le prit alors, et le fit monter à travers les sept Cieux pour qu’il soit témoin des mystères invisibles de l’univers, et pour qu’il puisse contempler certains signes de son Seigneur. Mouhammad et l’ange Gabriel montèrent à travers les Cieux successifs, rencontrant différents prophètes, sous leur forme céleste : Adam, ‘Issâ (Jésus), Yahyâ (Jean le Baptiste), Yûsuf (Joseph), Hârûn (Aaron), et Mûsâ (Moïse) – que la Paix soit sur eux –, jusqu’à ce qu’ils atteignissent enfin le septième ciel. Là, ils trouvèrent un homme assis sur un trône à la porte de la Demeure éternelle.

 

 « Jamais je n’ai vu un homme qui me ressemblait autant, dit le Prophète. C’était mon père Abraham… » (5)

 

(5) Ribaat : Bref Généalogie : Abraham père d’Ismaël père de Kédar père de….JUSQU’A MOHAMMED LE PROPHETE DE L’HUMANITE ! 

 

Mouhammad monta encore, là où l’ange Gabriel ne pouvait plus l’accompagner : auprès de la vision directe de Allah, (Voir Coran Sourate 53 L’étoile « An-Najm », verset 1 à 18). Mouhammad s’était élevé au zénith du Royaume des cieux. Ce fut au cours de cette nuit d’élévation suprême du corps et de l’esprit qu’il reçut de Allah le Très-Haut le rite central du culte, le deuxième pilier de l’Islam : les cinq prières quotidiennes*, et quelque chose qui n’avait été donné à aucun prophète avant lui, le monde entier comme espace de prosternation et de prière en signe d’honneur et de bénédiction envers le Créateur des Cieux et de la Terre.

 

(*) Ribaat :les cinq prières quotidiennes, compter comme 50 Prière accomplie, tels est la Promesse d’Allah dans les Hadiths ! Qu’Il Soit Loué et Glorifié 5 fois par Jours !

 

 

-L’émigration à Médine

 

De nouveaux convertis de la ville de Yathrib, située à environ cinq cents kilomètres de La Mecque, ouvrirent les portes de leurs maisons aux exilés de la foi, souhaitant la bienvenue à tous les musulmans qui désiraient vivre en sécurité dans leur ville. Les habitants de Yathrib voulaient tout particulièrement que le Prophète amenât la paix dans leur ville rongée par des conflits tribaux interminables. Le Prophète accepta. Ce fut ce qu’on appelle al-Hijrah, la migration, l’Hégire. Ce fut un moment décisif dans l’histoire de l’Islam, celui du commencement du calendrier islamique ; dès lors Yathrib fut appelée Madînat an-Nabî, « la ville du Prophète ». Mouhammad, l’envoyé de Allah, après treize ans d’appel à l’Islam, et après avoir souffert amèrement des persécutions des païens, quitta La Mecque en compagnie d’une communauté de musulmans, et se rendit là où lui était offert paix et sécurité, dans la ville de Médine.

 

C’est ainsi qu’en 622, première année de l‘Hégire, commença la deuxième étape de la mission de Mouhammad.

 

-La première constitution

 

A Médine, le Prophète Mouhammad exerça à la fois une autorité spirituelle et un pouvoir politique. Sous sa conduite, se construisit une société centrée autour du message divin. A Médine se réalisa ainsi, de façon concrète, la vision Islamique de la paix entre les divers peuples du monde, sans distinction de religion et de race. En effet, c’est là que prit forme, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la première Constitution : la Charte de Médine. Jusqu’alors rien de similaire n’avait existé. Cette Constitution garantissait à chaque citoyen la liberté, la sécurité et la justice. Elle fut rédigée d’un commun accord par les musulmans, les chrétiens et les juifs de l’oasis, sous la direction de Mouhammad. La caractéristique principale de cette nouvelle société était le bon comportement. L’avidité et l’égoïsme furent remplacés par la piété et par le souci de toute créature vivante. Le Prophète dit :

 

« Etablir la justice entre deux personnes est une aumône ; aider quelqu’un à monter sur sa monture et lui monter ses bagages est une aumône ; répondre avec douceur à une question est une aumône ; enlever un obstacle sur la route d’une personne est une aumône ; sourire à son frère est une aumône. » (Rapporté par al-Bukhârî et Muslim) 

 

A Médine, deux autres piliers de l’Islam furent établis. La Révélation ordonna aux musulmans de donner la zakât, l’aumône purificatrice prélevée sur les revenus (Sourate 2 verset 177, et Sourate 9 verset 60), et de pratiquer le jeûne durant le mois de Ramadan, as-siyâm (Sourate 2 verset 183 à 187)

 

Pendant cette période, le Prophète se remaria. Selon les usages de l’époque, il prit pour épouses plusieurs veuves de nobles compagnons, qui avaient manifesté une dévotion et proximité particulières, et qui se distinguaient par leur noblesse spirituelle. D’autres épouses, comme ‘A’isha et Safiyyah, eurent le Prophète pour seul mari. La polygamie faisait partie de la société de ce temps-là, mais la Révélation coranique en limita beaucoup la pratique (6), et conseilla aux hommes de consacrer leur amour à une seule épouse. Les épouses du Prophète constituaient une exception, dans la mesure où leur fonction était également d’assister les fidèles, et d’aider à la transmission des enseignements du Prophète : elles sont ainsi appelées les « Mères des Croyants », ummahât al-mu’minîn. Leur vie était empreinte de piété spirituelle, de charité et d’élévation dans les vertus manifestées par le Prophète.

 

(6) Ribaat : Allah dit : « …Il est permis d'épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n'être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d'injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille). (Sourate 4 verset 3)

 

 

-Les Gens du Livre

 

Aux alentours de Médine vivaient quelques tribus juives. Les musulmans ressentaient déjà une certaine affinité avec ces « Gens du Livre » auxquels l’arrivée d’un prophète était annoncée dans la Thora. Alla avait dit à Moïse :

 

« J’élèverai parmi leurs frères un prophète, semblable à toi, et Je mettrai Mes mots dans sa bouche, et il leur dira tout ce que Je leur commande. »(Deutéronome 18/18) 

 

Qui donc étaient, dans l’Ancien Testament, les frères des fils d’Israël, si ce n’est les fils d’Ismaël ? Qui d’autre aurait pu être le prophète semblable à Moïse ? Qui donc lui ressemblait plus que Mouhammad ? Selon les paroles de Jésus, la prophétie était aussi accomplie :

 

« Si je ne pars pas, le Paraclet, le Consolateur, ne pourra point venir à vous, mais si je m’en vais, je vous l’enverrai. […] Il vous guidera vers la Vérité ; car il ne parlera pas de lui-même mais il ne dira que ce qu’il entendra. » (Jean 16/7 et 16/13) 

 

Jusqu’à cette période, les musulmans avaient toujours prié dans la même direction (qibla) que les gens du Livre, tournés vers la ville sacrée de Jérusalem, la troisième ville sainte de l’Islam après La Mecque et Médine. Il fut désormais demandé aux croyants de se tourner dans la direction de La Mecque : la Ka’bah (Sourate 2, verset 144-150). Ce changement, quant à la direction de la prière, fut le symbole de la distinction et de l’honneur octroyés à la nouvelle communauté des musulmans : la ummah. En fait, étant fidèles à Ibrâhîm, les musulmans se tournèrent naturellement vers la Première Maison.

 

Suite des Chapitres page suivante,

 

BIOGRAPHIEn°2 :

 

« Le Prophète Mohammad (saw), Messager d’Allah pour l’humanité »

 

(2/3) 

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  • : LE NOUVEL ORDRE MONDIAL ILLUMINATI / DEPUIS JANVIER 2010
  • LE NOUVEL ORDRE MONDIAL ILLUMINATI / DEPUIS JANVIER 2010
  • : RIBAAT: Derrière la Démocratie se cache les lieutenants Sataniques/lucifériens Illuminati et Franc-maçons des hauts degrés. Cependant un chef CACHE donne les ordres : LES JÉSUITES/JUIFS NOACHIDES AU VATICAN A ROME ! Ces derniers veulent illusoirement conquérir le monde sous le vocal d’un Nouvel ordre mondial ; c'est-à-dire un monde sans foi ni loi en Allah notre Créateur !
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