DEPUIS JANVIER 2010 BIOGRAPHIE n°2 : « Le Prophète Mohammad (saw), Messager d’Allah pour l’humanité » (2/3) - Jésuites/Juifs noachides, Illuminati, Franc-maçons, Satanisme
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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 09:28

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux

BIOGRAPHIE n°2 :

 « Le Prophète Mohammad (saw), Messager d’Allah pour l’humanité »

 (2/3)

 BIOGRAPHIE 2 PROPHETE MOHAMMED

Mohammed (saw) : Salla Allahou 'Alayhi wa Salam: paix et bénédiction d’Allah sur lui

 

PARTIE 2 SUR 3

 

(…Suite)

 

-La permission de combattre

 

Les chefs Mecquois étaient toujours déterminés à éliminer la nouvelle communauté musulmane, et ils préparaient une attaque contre Médine. Cette fois, enfin, après des années de persécution et de torture, un verset du Coran descendit dans lequel Allah donnait au Prophète la permission de se défendre :

 

«  Autorisation est donnée à ceux qui sont attaqués (de se défendre) - parce que vraiment ils sont lésés; et Allah est certes Capable de les secourir » (Sourate 22 Le pèlerinage « Al-Hajj », verset 39)

 

-La Bataille de Badr

 

Le résultat fut la bataille de Badr qui eut lieu en 623, durant la deuxième année de l’Hégire, pendant le mois de Ramadan. L’armée de La Mecque, trois fois plus nombreuse que son adversaire, attaqua la petite armée des musulmans. Mais, par la Volonté divine, l’issue de la bataille fut une spectaculaire victoire des musulmans, qui bénéficièrent, lors de l’instant culminant, de l’intervention des anges envoyés par Allah au secours de musulmans (7). Quelques chefs Mecquois qui avaient persécuté les musulmans furent tués, d’autres furent faits prisonniers et rachetés à bon prix.

 

Pour la première fois de l’Histoire, les prisonniers de guerre furent traités dignement, nourris et protégés. La force et le courage des musulmans avaient surpris les adversaires Mecquois et leurs alliés. Pourtant, bien qu’ayant vu de leurs propres yeux les anges combattre aux côtés des croyants, ceux-ci persistaient à vouloir détruire l’Islam. Bataille après bataille, les musulmans réussirent à prouver qu’ils étaient capables de résister à toutes les attaques. L’année suivante, ils échappèrent de justesse à une défaite, lors de la bataille d’Uhud, ce qui donna aux qurayshistes l’idée de les attaquer, et de les anéantir une fois pour toutes. Au cours de cette bataille, la certitude d’être aidés par Allah poussa de nombreux musulmans à désobéir aux ordres du Prophète, se lançant dans l’attaque alors que Mouhammad leur avait ordonné d’attendre l’ennemi en tenant leurs positions. Cela causa de nombreuses pertes dans les rangs du Prophète, et Mouhammad lui-même fut blessé durant la bataille. Certains, le croyant mort, abandonnèrent le camp. Ce n’est que grâce aux compagnons les plus fidèles, dirigés par les conseils du Prophète, que la défaite se transforma en une victoire.

 

La dernière bataille advint à Médine même, lorsque les Mecquois ayant l’ambition d’éliminer définitivement la nouvelle religion, montèrent un complot et s’allièrent avec certains bédouins et certaines tribus juives ainsi que quelques musulmans hypocrites vivant à La Mecque et à l’intérieur de Médine. Ce fut donc pendant la cinquième année de l’Hégire qu’une armée de plus de dix mille hommes se dirigea sur Médine. Cependant, les musulmans étaient prêts à se défendre. Sur les conseils de Salmân al-Fârisî, un persan récemment converti à l’Islam, ils avaient creusé de larges et profonds fossés autour de la ville. Le Prophète lui-même participa aux préparatifs. Après un long mois de siège, les Mecquois voyaient s’éloigner peu à peu la perspective d’une victoire. Ils étaient toujours incapables de pénétrer dans la ville, et commencèrent à s’impatienter. Petit à petit, la méfiance commença à se répandre parmi les forces alliées. A la suite de querelles internes, et à cause de conditions météorologiques difficiles, ils finirent par plier leurs tentes, et ils se retirèrent.

 

(7) Ribaat : Enormément de miracles ont été relaté par les Témoignages de nos vaillant Frères moudjahidin d’Afghanistan, notamment contre les idolâtres de l’union soviétique vaincu auparavant, et actuellement les idolâtres des Etats-Unis et leur Alliés du monde. En effet des Anges envoyé par Allah ont participé à des batailles en soutiens des musulmans contre les mécréants, ainsi que d’autres miracles prouvant la Véracité de l’Islam à tout moment et en toute époque ! Par le bon vouloir d’Allah, InchaAllah les preuves seront publier sur la catégorie sur site : -LES MOUDJAHIDIN CONTRE LE NOUVEL ORDRE MONDIAL-

 

-Le traité de Hudaybiyya

 

Ce fut une grande victoire pour l’Islam. Médine ne fut plus jamais attaquée. L’année qui suivit, en l’an 6 de l’Hégire, une trêve fut décrétée entre les Mecquois et le Prophète, bien que les termes du traité fussent nettement en faveur des Qurayshites : on l’appela le « traité de Hudaybiyya », du nom du plateau situé aux environs de La Mecque, aux frontières du territoire sacré, où le traité fut conclu. La période de paix qui s’ensuivit donna l’occasion pour de nombreux non-musulmans de voir par eux-mêmes les bienfaits du mode de vie islamique. C’est ainsi qu’un grand nombre de Mecquois et des membres de différentes tribus embrassèrent l’Islam.

 

-L’appel aux dirigeants

 

Durant cette période, le Prophète envoya des lettres à un grand nombre de gouverneurs, dont les empereurs des deux superpuissances de l’époque, la Perse et Byzance, en les invitant à l’Islam. L’empereur Héraclius était sur la route de Jérusalem quand il reçut la lettre portant le sceau du Prophète. Il lut :

 

« De la part de Mouhammad, Messager de Allah, à Héraclius, empereur de Byzance. Que la paix soit sur celui qui suit la voie de la vérité. Je t’invite à l’Islam. Accepte cette religion et tu connaîtras la paix et la prospérité, et Allah t’accordera une double récompense. Si tu rejettes l’Islam, les péchés de tes sujets retomberont sur toi. » (Rapporté par al-Bukhârî) 

 

La lettre se terminait par un verset du Coran :

 

« Dis: ‹Ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous: que nous n'adorions qu'Allah, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors d'Allah›. Puis, s'ils tournent le dos, dites: ‹Soyez témoins que nous, nous sommes soumis ». (Sourate 3 La famille d’Imran « Al-Imran », verset 64) 

 

-La libération de La Mecque

 

Pendant ce temps, en Arabie, la force de l’Islam croissait rapidement. Deux ans après la trêve conclue avec les Mecquois, le Prophète décida de marcher sur La Mecque avec une armée forte d’environ dix mille hommes. Il était déterminé à pouvoir exercer son droit au pèlerinage, que les adversaires, obstruant les accords passés, continuaient de refuser au Prophète et aux fidèles musulmans.

 

Ce qui se passa alors reste un fait remarquable dans l’histoire des conquêtes religieuses. Le Prophète s’empara de La Mecque sans qu’une goutte de sang ne fût versée. Il franchit la porte de la ville, sur son chameau, la tête baissée en signe d’humilité à l’égard de la Maison sacrée dont il avait été le gardien dans sa jeunesse, tandis que tous les habitants de la ville le regardaient. A la surprise générale, il pardonna à tous ceux qui furent les plus grands ennemis de l’Islam, et annonça une amnistie générale. Ce fut le jour de la Victoire, et la fin des signes de l’idolâtrie dans cette ville sainte. Ainsi se termina la libération et conquête de La Mecque. Les ennemis de l’Islam s’étaient rendus, et ils furent gracieusement pardonnés. De nombreux habitants de La Mecque, témoins de cette clémence et miséricorde de Mouhammad, embrassèrent finalement l’Islam. Le Prophète entra dans l’enceinte de la Ka’bah, où se trouvaient les trois cent soixante idoles et statues représentant les faux dieux, devant lesquels les Arabes se prosternaient et qu’ils adoraient depuis longtemps. Il détruisit lui-même toutes ces idoles. Cela mit fin aux symboles de l’idolâtrie dans la péninsule arabique. 

 

Enfin, la Ka’bah, érigée par le prophète Abraham et son fils Ismaël, fut purifiée et dédiée à l’adoration du Dieu Unique, Allah, le Seigneur des mondes.

 

-L’Arabie accueille l’Islam

 

La mission de Mouhammad arrivait à son terme. Il retourna vivre à Médine, qui devint la capitale du nouveau monde musulman. Des délégations venant de l’Arabie entière venaient au Prophète pour embrasser l’Islam. De plus, il envoya des groupes de croyants dans les pays voisins et dans différentes provinces, afin d’inviter leurs habitants à l’Islam. Bien qu’il fût à la tête de toute l’Arabie et des contrées environnantes, Mouhammad continua à vivre comme un humble serviteur d’Allah. Il avait l’habitude de réparer lui-même ses chaussures, de coudre ses vêtements, et de servir et d’instruire sa famille et la communauté des fidèles avec simplicité.

 

-Le Pèlerinage d’adieu

 

Cela se passait au 7ème siècle, dix ans après l’Hégire ; le Prophète se rapprochait de la fin de sa vie sur terre. Ce fut l’année pendant laquelle il accomplit, pour la première et dernière fois, le pèlerinage (al-hajj), qui correspond au cinquième pilier de l’Islam. Sous un soleil de plomb, sur le plateau de ‘Arafah, le Prophète Mouhammad délivra son dernier sermon.

 

« Ô gens ! Ecoutez attentivement mes paroles et comprenez, car je ne sais pas si je pourrai vous rencontrer en cet endroit, passé cette année.

 

Ô gens ! Votre sang, vos biens et votre honneur doivent être choses sacrées, de même que ce jour sacré, en ce mois sacré et en ce territoire sacré, jusqu’à ce que vous rencontriez votre Seigneur ! Vous allez indubitablement rencontrer votre Seigneur et vous serez interrogés à propos de vos actes. Soyez donc vigilants ! Vous ai-je donc fait parvenir fidèlement le Message ? Ô Allah, sois Témoin ! Quiconque reçoit un dépôt, qu’il le rende à celui qui le lui avait confié. Ne retirez aucun intérêt de l’argent prêté comme on faisait au temps de l’ignorance ; mais vous avez le droit sur vos capitaux ; ne soyez ni oppresseurs ni opprimés… Et le droit du sang du temps de l’ignorance est supprimé et ses meurtres ne seront plus vengés…

Ô gens ! Le diable a perdu tout espoir d’être adoré sur l’une de vos terres. Néanmoins, il cherchera à vous tromper au sujet de vos petites affaires. Soyez donc vigilants à son égard pour la sécurité de votre religion… Vous ai-je délivré fidèlement le Message ? Ô Allah, sois Témoin ! En vérité, le temps est revenu à sa condition initiale, dans laquelle Allah l’avait créé, le jour où Il créa les Cieux et la Terre. Le nombre des mois pour Allah est douze ; parmi eux quatre sont sacrés, durant lesquels la guerre et les combats sont interdits…

 

Ô gens, vos femmes ont un droit sur vous et vous avez aussi un droit sur elles…Traitez les femmes avec douceur ! Elles sont vos partenaires et vos soutiens engagés…Vous les avez prises comme un dépôt d’Allah et leur plaisir vous est licite par une permission d’Allah. Soyez donc pieux en ce qui concerne les femmes, et veillez à leur vouloir du bien. Ai-je fait parvenir le Message ? Ô Allah, sois Témoin !

 

Ô gens ! J’ai laissé parmi vous ce qui, si vous y tenez fermement, vous préservera de l’égarement : une orientation bien claire, le Livre d’Allah et la Tradition de Son prophète…

 

Ô gens, tout croyant doit être un véritable frère pour tout autre croyant. Les biens d’un frère sont inviolables sauf s’il consent à en donner de bon gré. Ne vous trompez pas les uns les autres. »

 

Sur quoi, le Prophète leva son index vers le ciel puis, en direction de la foule, s’exclama :

 

« Ô Allah, sois Témoin ! Ô Allah, sois Témoin ! » Et il ajouta : « Que les présents fassent parvenir ce message aux absents ! »

 

C’est alors que furent révélés quelques-uns des derniers mots du Coran :

 

« …Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion pour vous…. » (Sourate 5 La table servie (Al-Maidah) verset 3) 

 

-La mort du Prophète

 

Quelques mois plus tard, en 632 (en l’an 10 de l’Hégire), Allah le Très-Haut rappela l’âme du Prophète Mouhammad. Il mourut à l’âge de soixante-trois ans, dans sa maison, à Médine, ne laissant derrière lui que quelques biens, le monde à ses pieds, mais sans un dinar à son nom (rapporté par al-Bukhârî).

 

L’esprit de son message demeure aujourd’hui aussi clair et vivant que lorsqu’il fut délivré ; à tel point que l’humanité peut être le témoin du miracle de sa vie et de sa mission, de la perfection et de la beauté de son rappel (8) :

 

Lâ ilâha illâ Allâh, Muhammadun rasûl Allâh

Il n’y a de dieu que Allah, Mouhammad est le Messager de Allah

 

 

(8) Ribaat : La beauté de son rappel s’appel : La Shahada « Attestation de foi », elle renferme la clé du Paradis !

 

-Portrait du Prophète

 

Nous ne possédons aucun portrait du Prophète. Dans les représentations traditionnelles, il apparaît toujours voilé, ou enveloppé par une flamme. Cela est conforme aux principes fondamentaux de l’Islam, qui souligne la valeur de la transfiguration de sa personne et sa transparence par rapport à Allah.

 

La valeur de la personnalité du Prophète Mouhammad n’est pas à chercher dans son aspect physique mais dans ses qualités intérieures, dans sa haute valeur morale, et dans le message qu’il a transmis à l’humanité. C’est la raison pour laquelle ses contemporains et ses compagnons ont été particulièrement attentifs à protéger, et à transmettre soigneusement aux générations ultérieures, leurs souvenirs et leurs impressions sur la vie intime, familiale et sociale, et des caractéristiques physiques du Prophète. Ces caractéristiques manifestent son caractère, sa conduite morale, son éducation, son intelligence, sa détermination, et sa noblesse:

 

Le Prophète avait une stature un peu plus haute que la moyenne, et était de constitution robuste, avec de larges épaules. Il avait la peau claire, un beau visage ovale, sur lequel se distinguaient légèrement les signes de joie et de tristesse. Il souriait souvent. Son front était large, ses sourcils subtils mais denses. Ses cils étaient longs et fins comme s’ils étaient attachés entre eux. Son nez régulier descendait d’une manière harmonieuse. Sa bouche était moyenne, les lèvres roses, et les dents blanches.

 

Entre les sourcils, on distinguait une veine qui se gonflait les rares fois où il se mettait en colère. Ses yeux étaient grands et noirs. Ses cheveux noirs étaient bouclés et longs, et tombaient parfois sur ses épaules, mais, la plupart du temps, il les tenait coupés courts, couvrant juste ses oreilles.

 

Sa barbe était longue, mais il la peignait toujours avec soin. Ses moustaches étaient taillées courtes. Lorsque le Prophète mourut, il avait peu de cheveux gris.

 

Il avait une belle voix que l’on entendait et comprenait bien. Il parlait lentement et, lorsqu’il était question de choses importantes, il les répétait trois fois. Il marchait droit, d’un pas assuré et rapide. Quand il devait se retourner, il ne tournait pas seulement sa tête, mais tout son corps.

 

Quand il parlait avec quelqu’un, il le regardait droit dans les yeux, et se plaçait près de lui si bien qu’il pouvait mettre sa main droite sur l’épaule de son interlocuteur. Il n’était jamais le premier à tourner à ses amis quand il s’éloignait d’eux. Tous les historiens et spécialistes qui se sont intéressés à son héritage, disent du Prophète qu’il menait une vie très simple.

 

Les murs de sa maison étaient faits de briques d’argile, et le toit était couvert de feuilles de palmier. Il dormait sur un matelas rempli de feuilles de palmier.

 

Sa nourriture quotidienne était constituée de lait et de dattes. Il appréciait le miel et la viande, mais en consommait rarement. Il mangeait toujours avec sa main droite, et buvait l’eau de son verre en trois fois.

 

Sa façon de s’habiller était des plus simples. Il endossait une chemise ainsi qu’une pièce de toile qui entourait sa taille, et lui descendait jusqu’aux genoux, ou bien encore une chemise et un semblant de pantalon.

 

Il prenait régulièrement part aux tâches domestiques : il allumait le feu, balayait la maison, trayait les chèvres, raccommodait ses habits, et cousait ses chaussures. Le portrait prophétique met en évidence une correspondance et une harmonie entre l’apparence physique et l’esprit. Ce sont avant tout ses qualités spirituelles qui le distinguent, et font de lui un modèle parfait pour l’humanité. En son être pur se trouvaient réunis la vitalité, la générosité, la sensibilité, et la justice : il avait un beau physique, une âme noble, un esprit parfait. Néanmoins, les détails individuels relatifs à sa figure historique doivent être envisagés dans leur profondeur symbolique, et non seulement dans leur sens littéral, en les ramenant à cette universalité supra-individuelle qui permet à tous les hommes et les femmes de pouvoir s’y référer comme au meilleur des modèles possibles.

 

Le Prophète ne parlait pas avant d’avoir réfléchi, chacune de ses paroles était un conseil, une sagesse. Il était mesuré et modeste, il ne riait pas fort, mais on le voyait toujours souriant. Il respectait les personnes, et en évaluait le comportement, la morale, et l’éducation. Il visitait souvent ses connaissances, et leur donnait de ses nouvelles.

 

Le Prophète était continuellement pensif. Il ne parlait que lorsque cela était nécessaire, et son silence pouvait parfois durer longtemps. Quand il commençait à parler, il n’interrompait jamais en milieu de discours, et exprimait des idées et des pensées de façon claire, précise, en scandant bien les mots.

 

Lorsqu’il se fâchait, il ne se levait pas de sa place. Cela arrivait rarement, et seulement dans les cas où l’on commettait des injustices, lorsqu’on disait des mensonges, ou face à de faux témoignages. Mais il était très prudent, et se calmait dès que l’injustice était réparée. Il ne s’est jamais fâché pour des problèmes personnels.

 

Il n’entrait jamais dans une maison sans en avoir reçu la permission. Quand il se joignait à une assemblée, ou entrait dans les lieux publics, le Prophète ne permettait pas que les gens se lèvent. Il était toujours ponctuel.

 

On le voyait souvent joyeux, doux, et jamais arrogant ou âpre. Il répondait toujours présent à celui qui l’appelait. Il plaisantait avec ses compagnons, restait à leurs côtés, faisait des courses et jouait avec ses enfants. Souvent, même, il les prenait sur ses genoux lorsqu’il priait.

 

Dans les biographies, Mouhammad apparaît tant comme homme religieux chargé par Allah d’enseigner et de diffuser la foi musulmane, que comme homme d’Etat, comme législateur, comme époux, comme compagnon et ami, mais également comme un homme simple.

 

Toutefois, sa vie ne peut être comprise en la vie considérant seulement sous ces aspects, car chaque moment de son existence était guidé par la Parole divine et par les commandements de Allah.

 

CHAPITRE 2 : Le Prophète qui a perfectionné les vertus humaines

 

-L’image du Prophète dans le Coran

 

Le Noble Coran joue un rôle fondamental en ce qui concerne la formation et l’éducation de la personnalité de tout musulman, car il est le Livre Divin qui pose les bases de la foi musulmane, qui définit les lignes de la conception de notre monde, et qui donne forme aux perceptions de tout homme.

 

Le Coran est le livre qui guide nos convictions spirituelles et pratiques, sur une voie juste. Il est la lumière éclatante et le Livre Clair par lequel Allah instruit ceux qui suivent ce qui Lui plaît, vers les chemins du Salut (intellectuel, spirituel et pratique) et de la Connaissance ; Il les conduit des ténèbres à la lumière, les oriente dans la voie juste et clarifie les vérités autour desquelles ils étaient incertains. Le Coran est un guide et une consolation pour ceux qui croient ; il est un remède pour les maladies des cœurs ; il est une preuve et un argument de la part du Seigneur des Mondes ; il est un Livre qui ne peut souffrir aucun mensonge ni erreur ; il est l’œuvre défendue par Allah Lui-même qui l’a protégé et sauvegardé de toute déformation :

 

« En vérité c'est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c'est Nous qui en sommes gardien ». (Sourate 15 Al-Hijr, verset 10) 

 

-Le Coran : Première source de la biographie du Prophète

 

Le Coran est considéré comme la première source de la biographie du Prophète. Il est le livre porteur du Message Divin qui, en tant qu’il nous est transmis par le Prophète, nous révèle la noble personnalité de l’Envoyé d’Allah dans ses divers aspects : sa nature élevée, ses qualités, son comportement éthique, sa méthode pour prêcher l’Islam, en privé comme en public. Le Coran nous parle de sa vie intérieure, de ses pensées, de ses sentiments et de ses émotions face à différents défis, de ses relations avec les croyants en temps de paix et en temps de guerre, et ainsi de suite. C’est la raison pour laquelle chaque réflexion qui touche à la personnalité prophétique de Mouhammad ainsi qu’à l’incarnation de sa mission dans la vie pratique, doit partir du Coran et se fonder sur le Coran, et non sur des idées philosophiques qui sont bien loin des sentences claires du Coran. Les versets du Coran, dans leur simplicité d’expression, permettent aux gens d’assimiler plus facilement les concepts relatifs au Prophète et à sa mission. En même temps, la Sunnah du Prophète, c’est-à-dire les traditions relatives à son comportement et à l’ensemble de ses dits, constitue une confirmation, une clé de lecture qui vérifie les paroles coraniques. Le Saint Coran et la Sunnah constituent, ensemble, la Révélation islamique. La mère des croyants ‘Aïsha, interrogée à propos du caractère du Prophète, dit : « Son caractère était comme le Coran ».

 

La dimension prophétique de Mouhammad est de nature Divine, et ne peut être connue qu’à travers ce que Allah a proclamé dans Son Livre, ou bien dans l’interprétation de Son Envoyé. C’est la raison pour laquelle il est indispensable que les musulmans étudient autant à travers le Coran qu’à travers la Sunnah.

 

Durant la première période de la Révélation, à La Mecque, où le Prophète vivait avec ses premiers disciples tout en étant au contact de ses ennemis, une telle situation généra de multiples problèmes, complications et dilemmes. En particulier, il n’était pas simple de traduire l’Appel Divin. Celui-ci, en effet, a pour point de départ l’idée universelle et va jusqu’à la mise en œuvre, et jusqu’à ses applications pratiques particulières. C’est ainsi que les hommes peuvent trouver dans l’exemple du Prophète, l’application des passages du Coran, de même que l’incarnation des idées qui leur étaient transmises.

 

-La mission de l’Envoyé

 

Le Coran parle de cette question dans de nombreux versets, comme :

« Ô Prophète! Nous t'avons envoyé [pour être] témoin, annonciateur, avertisseur appelant (les gens) à Allah, par Sa permission; et comme une lampe éclairante. Et fait aux croyants la bonne annonce qu'ils recevront d'Allah une grande grâce. » (Sourate 33 Les coalisés « Al-Ahzab », verset 45 à 47)

« C'est Lui qui a envoyé à des gens sans Livre (les Arabes) un Messager des leurs qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu'ils étaient auparavant dans un égarement évident, » (Sourate 62 Le vendredi « Al-Jumua », verset 2) 

 

« …Craignez Allah donc, ò vous qui êtes doués d'intelligence, vous qui avez la foi. Certes, Allah a fait descendre vers vous un rappel, un Messager qui vous récite les versets d'Allah comme preuves claires, afin de faire sortir ceux qui croient et accomplissent les bonnes oeuvres des ténèbres à la lumière. Et quiconque croit en Allah et fait le bien, Il le fait entrer aux Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement. Allah lui a fait une belle attribution ». (Sourate 65 Le divorce « At-Talaq », verset 10-11)

 

- Témoin pour toute la communauté humaine

 

Le rôle assigné par la Révélation Divine à Mouhammad, envers les hommes, est celui de témoin. Celui-ci témoigne aux fidèles la volonté du Guide (Allah Lui-même) qui a dessiné leur route, qui a défini pour eux les signes et les lignes qu’ils doivent suivre, qui les observe dans leur vie pratique, et vérifie qu’elle soit bien conforme à Sa volonté. Son rôle est celui du Messager qui récite aux hommes les versets d’Allah; qui leur enseigne la loi (Sharia) contenue dans Son livre, et témoigne de l’humilité dans la vie quotidienne; qui annonce aux croyants accomplissant le bien la bonne nouvelle du Paradis et la grande récompense qui les attend; qui avertit ceux qui ne croient pas, de la punition qu’ils subiront en Enfer. Le Prophète est également l’éducateur qui, par l’exemple vécu, enseigne aux hommes comment mettre en pratique les Commandements Divins en toute circonstance.

 

-Continuateur des Messages divins

 

Le Prophète n’est point venu pour abroger les messages apportés par les envoyés antérieurs, ou pour les nier, mais au contraire pour les confirmer, comme Allah l’annonce :

 

« Et lorsqu'Allah prit cet engagement des prophètes: ‹Chaque fois que Je vous accorderai un Livre et de la Sagesse, et qu'ensuite un messager vous viendra confirmer ce qui est avec vous, vous devez croire en lui, et vous devrez lui porter secours.› Il leur dit: ‹Consentez-vous et acceptez-vous Mon pacte à cette condition?› - ‹Nous consentons›, dirent-ils. ‹Soyez-en donc témoins, dit Allah. Et Me voici, avec vous, parmi les témoins. » (Sourate 3 La famille d’Imran « Al-Imran », verset 81) 

 

Il confirmait les livres précédemment révélés et les expliquait aux gens :

 

« Et sur toi (Muhammad) Nous avons fait descendre le Livre avec la vérité, pour confirmer le Livre qui était là avant lui et pour prévaloir sur lui. Juge donc parmi eux d'après ce qu'Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, loin de la vérité qui t'est venue. A chacun de vous Nous avons assigné une législation et un plan à suivre. Si Allah avait voulu, certes Il aurait fait de vous tous une seule communauté. Mais Il veut vous éprouver en ce qu'Il vous donne. Concurrencez donc dans les bonnes oeuvres. C'est vers Allah qu'est votre retour à tous; alors Il vous informera de ce en quoi vous divergiez. » (Sourate 5 La table servie « Al-Maidah », verset 48) 

 

-Les hommes lui obéissent au travers de la force de la foi

 

Ce que l’on peut noter en premier lieu, c’est que lorsque le Prophète annonce la bonne nouvelle et appelle à suivre le chemin d’Allah, il n’a aucun pouvoir sur les gens et ne doit pas les soumettre par la force : « lâ ikrâha fî d-dîn » – « Nulle contrainte en religion ! » ; sa fonction est plutôt d’appeler au souvenir d’Allah. Ainsi Allah s’adresse-t-Il a lui en disant :

 

« Eh bien, rappelle! Tu n'es qu'un rappeleur, et tu n'es pas un dominateur sur eux. » (Sourate 88 L'enveloppante « Al-Gasiyah », verset 21-22)

De, même, Allah dit :

 

« Quiconque obéit au Messager obéit certainement à Allah. Et quiconque tourne le dos... Nous ne t'avons pas envoyé à eux comme gardien. » (Sourate 4 Les femmes « An-Nisa’ », verset 80)

 

« Et si vous criez au mensonge, d'autres nations avant vous, ont aussi traité (leurs prophètes) de menteurs. Au Messager, cependant, n'incombe que la transmission claire. » (Sourate 29 L’araignée « Al-Ankabut », verset 18)

 

« Nous savons mieux ce qu'ils disent. Tu n'as pas pour mission d'exercer sur eux une contrainte. Rappelle donc, par le Coran celui qui craint Ma menace. » (Sourate 50 Qaf, verset 45) 

 

Ainsi, le rôle de la mission prophétique nous montre que Allah n’a pas pourvu Son Envoyé d’une force extraordinaire ayant le pouvoir de former les esprits des gens et de les orienter vers la foi. Le Prophète en effet n’a reçut pour se faire, que la force des paroles du Message Divin. On peut donc dire, à cet égard, que tout ce que Allah enseigne au Prophète est de dire :

« Il m'a été seulement commandé d'adorer le Seigneur de cette Ville (la Mecque) qu'Il a sanctifiée, - et à Lui toute chose - et il m'a été commandé d'être du nombre des Musulmans, Et de réciter le Coran›. Quiconque se guide, c'est pour Lui- même en effet qu'il se guide. Et quiconque s'égare..., alors dis: ‹Je ne suis que l'un des avertisseurs ». (Sourate 27 Les fourmis « An-Naml », verset 91-92)

 

-L’amour du Prophète pour les hommes

 

Le Prophète représente aussi le meilleur modèle de comportement, y compris en ce qui concerne les relations avec les autres. Il avait l’esprit large et le cœur ouvert pour tous. Il ne manifestait aucune dureté de caractère ou rigidité d’expression, mais était tel que Allah le décrit dans le Noble Coran :

 

« C'est par quelque miséricorde de la part d'Allah que tu (Muhammad) as été si doux envers eux! Mais si tu étais rude, au coeur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. Pardonne-leur donc, et implore pour eux le pardon (d'Allah). Et consulte-les à propos des affaires; puis une fois que tu t'es décidé, confie-toi donc à Allah, Allah aime, en vérité, ceux qui Lui font confiance. » (Sourate 3 La famille d’Imran « Al-Imran » verset, 159)

 

« Et tu es certes, d'une moralité imminente. »  (Sourate 68 La plume « Al-Qalam », verset 4)

 

« Certes, un Messager pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude pour vous, qui est compatissant et miséricordieux envers les croyants. » (Sourate 9 Le repentir « At-Tawbah », verset 128)

 

En lisant le Coran, on comprend que le Prophète aimait les gens, c’est-à-dire qu’il voulait leur bien et souffrait à cause de leur persistance à mécroire. C’est pourquoi sa tristesse se lisait parfois sur son visage. Cette déception était la conséquence de l’incapacité des gens à bénéficier de la Révélation et de leur entêtement à ne pas vouloir suivre ce qui était dans leur propre intérêt, comme cela transparaît dans plusieurs versets coraniques :

 

« Et ne t'afflige pas sur eux et ne sois pas angoissé à cause de leur complot. » (Sourate 27 Les fourmis « An-Naml », verset 70)

 

« Tu vas peut-être te consumer de chagrin parce qu'ils se détournent de toi et ne croient pas en ce discours! » (Sourate 18 La caverne « Al-Khaf », verset 6)

 

Tel est précisément l’esprit de la mission prophétique que Mouhammad a enseigné à tous les musulmans. Le Coran enseigne aussi à accepter que certains puissent ne pas admettre la foi, et à confier en Allah seul le résultat de notre effort de témoignage, même si cela peut nous causer une douleur légitime :

 

« Et quoi! Celui à qui on a enjolivé sa mauvaise action au point qu'il la voit belle...? - Mais Allah égare qui Il veut, et guide qui Il veut - Que ton âme ne se répande donc pas en regrets pour eux: Allah est Parfaitement Savant de ce qu'ils fabriquent. » (Sourate Le créateur « Fatir », verset 8)

 

-Proche des pauvres et des nécessiteux

 

Allah a voulu que Son Envoyé soit proche des pauvres de la communauté, qui formaient une part considérable des musulmans. Ils étaient purs d’esprit, non contaminés par l’avidité, et ils ne s’étaient pas encore éloignés de la simplicité primordiale. C’est ainsi qu’il faisait comprendre aux croyants que la pauvreté n’est point une qualité négative de la nature humaine, mais qu’elle est seulement une situation passagère et variable, n’ayant aucune relation avec l’essence véritable des personnes. Ce qui importe vraiment, c’est d’atteindre la pauvreté spirituelle : le détachement intérieur par rapport aux complaisances de l’âme et à l’orgueil individuel ou collectif.

 

On faisait noter aux croyants que la richesse n’est pas forcément une valeur positive en elle-même ; s’occuper uniquement de la richesse éloigne du droit chemin. C’est ainsi que Mouhammad réussit, à travers sa prédication, à renforcer les qualités positives des croyants pauvres, qui étaient plus proches du message islamique et ne craignaient nul autre que Allah.

 

Le vrai croyant ne peut donc pas repousser les pauvres ni leur tourner le dos avec l’arrogance caractérisée des vaniteux. C’est une recommandation importante du Prophète sur la voie de Allah, ainsi que la directive que Allah donne en ces termes :

 

« Fais preuve de patience [en restant] avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant Sa Face. Et que tes yeux ne se détachent point d'eux, en cherchant (le faux) brillant de la vie sur terre. Et n'obéis pas à celui dont Nous avons rendu le cœur inattentif à Notre Rappel, qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier. » (Sourate 6 Les bestiaux, verset 52)

 

« Et ne repousse pas ceux qui, matin et soir, implorent leur Seigneur, cherchant Sa Face ‹Wajh›. Leur demander compte ne t'incombe en rien, et te demander compte ne leur incombe en rien. En les repoussent donc, tu serais du nombre des injustes. » (Sourate 18 La caverne « Al-Khaf », verset 28)

 

Allah a demandé au Prophète d’avoir de bonnes relations avec les croyants, d’ouvrir leur cœur, de leur faire place, de se tourner vers eux et de les saluer. C’est d’ailleurs ce qui ressort de ce passage :

 

« Et lorsque viennent vers toi ceux qui croient à notre versets (le Coran), dis: ‹Que la paix soit sur vous! Votre Seigneur S'est prescrit à Lui-même la miséricorde. Et quiconque d'entre vous a fait un mal par ignorance, et ensuite s'est repenti et s'est réformé... Il est, alors, Pardonneur et Miséricordieux ». (Sourate 6 Les bestiaux, verset 54) 

 

-La Tolérance : le message de la morale divine

 

Allah voulait que Son Prophète fût tolérant, sans pour autant manquer à la manifestation de la volonté d’Allah. Le Prophète n’était animé d’aucune intention de regrouper les gens autour de sa propre personne, il devait seulement rapprocher les créatures d’Allah, du rappel de la Vérité. Le Prophète priait sans cesse Allah en disant : « Ne me laisse pas agir seul, pas même un instant ! »

 

Allah a voulu que cette protection et ce soutien spirituel continu, dirige Mouhammad dans toutes ses activités. C’est ainsi qu’il put affronter différentes situations avec fermeté, et enseigner aux croyants et incroyants que la voie droite et l’erreur ne peuvent être mises sur le même plan, comme le dit Allah l’Omnipotent :

 

« Dis: ‹Ô vous les infidèles! Je n'adore pas ce que vous adorez. Et vous n'êtes pas adorateurs de ce que j'adore. Je ne suis pas adorateur de ce que vous adorez. Et vous n'êtes pas adorateurs de ce que j'adore. A vous votre religion, et à moi ma religion ». (Sourate 109 Les négateurs « Al-Kafiroune », 6 versets)

« Dis: ‹Il m'a été ordonné d'adorer Allah en Lui vouant exclusivement le culte, et il m'a été ordonné d'être le premier des Musulmans. Dis: ‹Je crains, si je désobéis à mon Seigneur, le châtiment d'un jour terrible›. Dis: ‹C'est Allah que j'adore, et Lui voue exclusivement mon culte. Adorez donc, en dehors de Lui, qui vous voudrez!› - Dis: ‹Les perdants sont ceux qui, au Jour de la Résurrection, auront causé la perte de leurs propres âmes et celles de leurs familles›. C'est bien cela la perte évidente. » (Sourate 39 Les groupes «Az-Zumar », verset 11-15)

 

-La miséricorde, la sollicitude et l’orientation que Allah a données au Prophète

 

Allah Tout-Puissant a gratifié le Prophète de la miséricorde, de la protection, de l’orientation et de Son appui, tant par la bénédiction qu’il reçu que par la Révélation divine qui pouvait descendre sur lui en quelque circonstance qu’il puisse se trouver, de sorte que Mouhammad fut continuellement protégé : tandis qu’il transmettait le message mais également durant chacun des moments de sa vie.

 

Selon la description faite par le Coran, le Prophète était gêné lorsqu’il voyait les gens s’empresser vers la mécréance. Il était blessé par leurs mots et par leurs manigances. Mais par quoi le Prophète était-il vraiment perturbait : le comportement des gens à son égard, ou sa surprise devant le fait qu’on puisse refuser ce message divin de vérité, de bonté et de justice pour toute l’humanité ? Les provocations quotidiennes des incroyants qui exigeaient des preuves extérieures et tangibles comme des miracles ou la vision de quelque ange ? La calomnie ou les railleries incessantes ?

 

Dans Sa miséricorde, Dieu parlait au Prophète pour le protéger dans chacune de ces situations. Ainsi, s’il arrivait au Prophète de craindre que la mécréance puisse causer des dommages, la réponse divine était :

 

« N'aie (ò Muhammad) aucun chagrin pour ceux qui se jettent rapidement dans la mécréance. En vérité, ils ne nuiront en rien à Allah. Allah tient à ne leur assigner aucune part de biens dans l'au-delà. Et pour eux il y aura un énorme châtiment. » (Sourate 3 La famille d’Imran « Al-Imran », verset 176)

 

S’il s’agissait de calomnies contre la vérité de son témoignage, le Coran affirmait :

« Nous savons qu'en vérité ce qu'ils disent te chagrine. Or, vraiment ils ne croient pas que tu es menteur, mais ce sont les versets (le Coran) d'Allah, que les injustes renient. Certes, des messagers avant toi (Muhammad) ont été traités de menteurs. Ils endurèrent alors avec constance d'être traités de menteurs et d'être persécutés, jusqu'à ce que Notre secours leur vînt. Et nul ne peut changer les paroles d'Allah, et il t'est déjà parvenu une partie de l'histoire des Envoyés. » (Sourate 6 Les bestiaux « Al-Anam », verset 33-34)

Si les mécréants demandaient au Prophète de faire descendre du ciel quelque trésor ou un ange, Allah lui ordonnait d’expliquer clairement que sa mission consistait seulement à avertir, et non à faire des miracles suivant leurs caprices. Mais les mécréants formulaient demandes sur demandes, sans jamais prendre le temps de s’arrêter pour réfléchir avec sérieux et juger de façon appropriée le message divin qui était descendu pour eux (9). C’est pourquoi Allah dit au Prophète :

 

« Endure! Ton endurance [ne viendra] qu'avec (l'aide) d'Allah. Ne t'afflige pas pour eux. Et ne sois pas angoissé à cause de leurs complots. » (Sourate 16 Les abeilles « An-Nahl », verset 127)

 

(9) Ribaat : Chers Lecteur Doué d’Intelligence, jeter donc un coup d’œil sur les versets et Hadith Scientifique, après c’est à vous d’en faire votre propre jugement sur ces découvertes il y à plus de 1432 ans !

 

-La nature humaine du Prophète

 

Contre ceux qui ne le pensaient nullement possible, Le Saint Coran atteste à plusieurs reprises que le Prophète est un homme comme les autres, tout comme les Prophètes l’ayant précédés ont également été des hommes. En effet, Allah dit dans le Livre révélé :

 

« Dis: ‹Je suis en fait un être humain comme vous. Il m’a été révélé que votre Dieu est un Dieu unique! Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu'il fasse de bonnes actions et qu'il n'associe dans son adoration aucun à son Seigneur ». (Sourate 18 La caverne « Al-Khaf », verset 110)

 

Le Prophète lui-même a expliqué le sens de ce verset, en mettant en garde contre l’idée selon laquelle la qualité prophétique serait une aptitude ou une force purement humaine.

 

« Et je ne vous dis pas que je détiens les trésors d'Allah, je ne connais pas l'Inconnaissable, et je ne dis pas que je suis un Ange; et je ne dis pas non plus aux gens, que vos yeux méprisent, qu'Allah ne leur accordera aucune faveur; Allah connaît mieux ce qu'il y a dans leurs âmes. [Si je le leur disais], je serais du nombre des injustes. » (Sourate 11 Hûd, verset 31)

 

Dans ce verset, les paroles que Allah inspire au prophète Noé, indiquent la condition universelle qui appartient à tous les prophètes. La condition prophétique, conférée par Allah à quelques-uns de Ses serviteurs humains élus, n’a rien à voir avec certains pouvoirs surnaturels, mais au contraire avec cette transparence intérieure qui permet de recevoir l’inspiration directement de Allah, comme l’atteste le Livre (CORAN):

 

« Dis-[leur]: ‹Je ne vous dis pas que je détiens les trésors d'Allah, ni que je connais l'Inconnaissable, et je ne vous dis pas que je suis un ange. Je ne fais que suivre ce qui m'est révélé.› Dis: ‹Est-ce que sont égaux l'aveugle et celui qui voit? Ne réfléchissez-vous donc pas ? » (Sourate 6 Les bestiaux « Al-Anam », verset 50)

 

L’inspiration et la connaissance sacrée, dans laquelle le Prophète puise, concernent autant les réalités invisibles et cachées au regard humain que les réalités concrètes et pratiques de la vie, de sorte que tous les aspects de l’existence soient inspirés par la proximité divine.

 

« Dis: ‹Je ne détiens pour moi-même ni profit ni dommage, sauf ce qu'Allah veut. Et si je connaissais l'Inconnaissable, j'aurais eu des biens en abondance, et aucun mal ne m'aurait touché. Je ne suis, pour les gens qui croient, qu'un avertisseur et un annonciateur›. » (Sourate 7 Al-Araf, verset 188) 

 

Ici Allah affirme clairement que la protection accordée au Prophète, surtout dans les moments difficiles, provient toujours d’Allah même, qui à travers Ses décrets guide et protège le Prophète qu’Il a choisi d’envoyer aux hommes.

 

-La relation des musulmans avec l’Envoyé d’Allah

 

Le Coran précise clairement la qualité du rapport devant subsister entre l’Envoyé d’Allah et les musulmans : les hommes s’approchent du Prophète en tant que musulmans, c’est-à-dire soumis à Allah, dans le but de connaître le Message révélé, que Allah a confié à Son Prophète. En ce sens, le Prophète doit être recherché en vertu de sa proximité à Allah, et non pour ses relations ou ses rapports humains avec d’autres hommes, comme dit le Coran :

 

« Muhammad n'a jamais été le père de l'un de vos hommes, mais le messager d'Allah et le dernier des prophètes. Allah est Omniscient. » (Sourate 33 Les coalisés « Al-Ahzab », verset 40)

 

Ce n’est qu’en ce sens que Mouhammad remplit sa fonction à l’égard des musulmans, c’est-à-dire comme transmetteur d’un Message divin, le même message ayant été révélé sous des formes diverses et qui est présent dans le monde depuis la création de celui-ci. C’est sous cette lumière que le Prophète doit être recherché, afin que ce soit Allah Lui-même, l’Auteur du Message, qui renforce les liens entre l’Envoyé d’Allah et ses disciples.

 

« Le sceau des Prophètes » est porteur pour l’humanité de la dernière forme religieuse, du dernier message révélé avant la fin des temps, d’un Message récapitulant ceux qui ont été transmis par les prophètes précédents et qui en exprime l’essence commune en l’actualisant pour le temps dans lequel il a été envoyé. Le Message qu’il porte est éternel et ne disparaît donc pas avec la mort du Prophète, parce que sa mission perdure par l’intermédiaire de ses héritiers, les pieux savants (Oulémah) qui préservent le dépôt sacré du Message divin. (10)

 

(10) Ribaat : Et chaque Musulman ou Musulmane du monde peur transmettre le Message de l’Islam par diverse méthode selon nos moyens !

 

-Commander le bien et interdire le mal

 

Ce que le Prophète révèle de la part d’Allah, comme par exemple d’ordonner le bien et d’interdire le mal, est également contenu dans les Livres sacrés révélés précédemment, comme la Torah et les Evangiles :

 

« Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu'ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l'Evangile. Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises, et leur ôte le fardeau et les jougs qui étaient sur eux. Ceux qui croiront en lui, le soutiendront, lui porteront secours et suivront la lumière descendue avec lui; ceux-là seront les gagnants. » (Sourate 7 Al-Araf, verset 157)

 

Ordonner le bien et interdire le mal ; permettre les choses utiles à l’homme et interdire les choses nuisibles : le Prophète avec sa Sunnah est ainsi le modèle parfait de ce qui élève l’homme, le rend noble et le rapproche d’Allah. Chaque moment de sa vie est un exemple au travers duquel l’homme peut apprendre à connaître le vrai Réalité, en améliorant et en sacralisant son existence terrestre.

 

« Certes, un Messager pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude pour vous, qui est compatissant et miséricordieux envers les croyants. » (Sourate 9 Le repentir « At-Tawbah », verset 128)

 

Le Prophète a été aussi le premier modèle de guide pour la communauté dont il avait la charge, et pour laquelle il priait et se dépensait contre ses maux tant spirituels que physiques, comme la maladie ou la pauvreté. Néanmoins, il invitait les croyants à reconnaître que toute situation, dans le bien comme dans le mal, provient d’Allah et de Sa providence, parce que les hommes ne savent pas juger ce qui est vraiment bon pour eux. Mouhammad est l’exemple parfait de celui qui incarne la guidance divine, cherchant en chaque chose le juste milieu et le bien spirituel. Allah dit au Prophète dans le Coran :

 

« Et Nous ne t'avons envoyé qu'en miséricorde pour l'univers.» (Sourate 21 Les prophètes « Al-Anbiya », verset 107)

 

Une miséricorde pour les mondes, une présence qui manifeste le plus haut degré de piété spirituelle, incarnant les qualités de l’amour, de la tendresse et du soin apporté à l’orientation intérieure des hommes ainsi qu’à la complexité de la vie dans sa totalité. Il était vénéré, et les musulmans exprimaient toujours beaucoup de dévotion à son égard, pour le bien que Allah faisait à chacun à travers lui. Le Coran parle du symbole de la semence à partir de laquelle poussent des bourgeons, qui se renforcent et élèvent la tige, rendant complète l’œuvre de celui qui a semé. La semence symbolise la religion islamique, tandis que celui qui sème est le Prophète Mouhammad, et après lui ses compagnons qui ont accomplis de grands efforts au service de la religion, afin qu’elle soutienne l’homme et vivifie toutes ses qualités, spirituelles et pratiques dans chaque moment de la vie.

 

-L’attitude du Prophète dans l’affrontement des défis

 

Le Prophète Mouhammad a été confronté au Nom d’Allah  aux luttes et aux oppositions des mécréants et des idolâtres. Ceux-ci tentèrent de discréditer sa noblesse, et, ne reconnaissant pas le caractère divin de sa mission, ils s’employèrent à confondre les gens et à insinuer le doute dans l’âme des croyants. Ils se moquaient de lui et l’appelaient poète, comme quelqu’un qui parlait seulement d’impressions sentimentales. Cette accusation leur servait à jeter le discrédit sur le caractère sacré de la Récitation coranique, qui n’est pas poésie mais parole d’Allah. Ils accusèrent également Mouhammad d’être un sorcier qui accomplissait des prodiges, trompant les gens avec quelque tour de magie ; ou plus simplement ils le traitaient de menteur. Le Coran révèle à propos des négateurs :

 

« Et ils disent: ‹Ce sont des contes d'anciens qu'il se fait écrire! On les lui dicte matin et soir!› » (Sourate 5 Le discernement « Al-Furqane », verset 5) 

 

« Et Nous savons parfaitement qu'ils disent: ‹Ce n'est qu'un être humain qui lui enseigne (le Coran)›. Or, la langue de celui auquel ils font allusion est étrangère [non arabe], et celle-ci est une langue arabe bien claire. » (Sourate 16 Les abeilles « An-Nahl », verset 103)

 

Cependant, Allah répond à ces accusations dans plusieurs passages du Coran, comme par exemple :

« Mais non... Je jure par ce que vous voyez, ainsi que par ce que vous ne voyez pas, que ceci [le Coran] est la parole d'un noble Messager, et que ce n'est pas la parole d'un poète; mais vous ne croyez que très peu, ni la parole d'un devin, mais vous vous rappelez bien peu. C'est une révélation du Seigneur de l'Univers. » (Sourate 69 Celle qui montre la vérité « Al- Haqqah », verset 38-43)

 

« Ce Coran n'est nullement à être forgé en dehors d'Allah mais c'est la confirmation de ce qui existait déjà avant lui, et l'exposé détaillé du Livre en quoi il n'y a pas de doute, venu du Seigneur de l'Univers. Ou bien ils disent: ‹Il (Muhammad) l'a inventé ?› Dis: ‹Composez donc une Sourate semblable à ceci, et appelez à votre aide n'importe qui vous pourrez, en dehors Allah, si vous êtes véridiques›.» (Sourate 10 Jonas « Yunus », verset 37-38)

 

« Dis: ‹Je vous exhorte seulement à une chose: que pour Allah vous vous leviez, par deux ou isolément, et qu'ensuite vous réfléchissiez. Votre compagnon (Muhammad) n'est nullement possédé: il n'est pour vous qu'un avertisseur annonçant un dur châtiment›. » (Sourate 34 Saba, verset 46)

 

Les versets coraniques expriment avec clarté que le Message est Parole d’Allah et qu’il ne peut être imité par l’homme, quand bien même il s’allierait avec les djinns. En outre, Allah invite à la foi et au culte sincère, au-delà de toute idolâtrie ou mécréance, lesquelles ne réussissent pas à comprendre le caractère sacré de la Révélation parce qu’elles dispersent les hommes dans les illusions et dans les passions individuelles. Quelle que soit la difficulté, le refuge et le soutien proviennent d’Allah, lâ hawla wa lâ quwwata illâ bi-Llâh, il n’y a de force et de puissance qu’en Dieu, c’est Lui (Allah) qui donne aux croyants la Sagesse pour affronter les situations difficiles.

 

Suite des Chapitres page suivante,

 

BIOGRAPHIEn°2 :

 

« Le Prophète Mohammad (saw), Messager d’Allah pour l’humanité »

 

(3/3 FIN) 

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  • : LE NOUVEL ORDRE MONDIAL ILLUMINATI / DEPUIS JANVIER 2010
  • LE NOUVEL ORDRE MONDIAL ILLUMINATI / DEPUIS JANVIER 2010
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