DEPUIS JANVIER 2010 ISLAM 44 : « Voici la Religion, Livre de Sayed Qotb » (1/3) - Jésuites/Juifs noachides, Illuminati, Franc-maçons, Satanisme
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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 22:15

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux

ISLAM 44 :

« Voici la Religion, Livre de Sayed Qotb »

(1/3)

 L'Islam contre le nouvel ordre mondial

---------o ISLAM PRIME NATURE DE L’HOMME ET BON CONSEIL o---------

Le grand écrivain, penseur, idéologiste et si Dieu le veut, martyr (qu’il lui soit fait miséricorde), Sayed Qotb 

« Hada ad-dîn » « Voici la Religion » ou « L’Islam par le martyr ».

Mis en ligne par International Islamic Fédération of Student Organizations 

1ème partie

 

 

 Note au lecteur:

Le grand écrivain, penseur, idéologiste et si Dieu le veut, martyr (qu’il lui soit fait miséricorde), Sayed Qotb, nous a laissé des écrits d’une rareté, d’une inspiration et d’une éloquence extraordinaires.

Parmi le nombre réduit de ses livres traduits de l’arabe au français, nous avons cru indispensable de « rééditer » ce petit livre intitulé à l’origine : « Hada ad-dîn » - « Voici la Religion » et publié en France sous le nom de « L’Islam par le martyr ».

Absent de la plupart des librairies et rarement disponible en ligne, il était de notre devoir de le propager par le biais d’internet, afin que tous nos frères et sœurs en Islam puissent y avoir accès.

Ce livre, abondant de paraboles, expose en détail la réalité de la religion sur la vie des hommes, la raison pour laquelle elle nous est indispensable, la façon par laquelle elle nous est parvenue et l’importance de la suivre, de l’accepter et de la défendre.

Ecrit dans un style qui lui était simple mais qui peut nous paraître compliqué, cet ouvrage a été réalisé à la lumière du Coran, des Hadiths et de la vérité historique. Ce livre profond, spirituel, idéologique et théorique, a été écrit dans un vocabulaire* riche et difficile : au premier abord il peut sembler répétitif, mais cela n’aide en réalité qu’à faciliter sa compréhension.

L’auteur (qu’il lui soit fait miséricorde) s’appuie sur l’histoire des peuples à travers le temps, des premières grandes civilisations en passant par le Moyen Age jusqu’aux découvertes scientifiques de nos jours.

* Le vocabulaire choisi par les traducteurs pour supporter l’écrit original en langue arabe nous a paru trop élevé à travers les chapitres. Nous avons donc utilisé, à de nombreuses reprises, des synonymes simples, afin de faciliter sa lecture à nos frères et sœurs.

Nous demandons à Dieu de rendre son œuvre bénéfique aux croyants et de le placer au plus haut degré du paradis parmi les martyrs. Amine

um almuthana

 

SOMMAIRE

 

Une Voie pour les hommes.......................................Page 4

Une Voie unique dans son genre………………… Page 12

C’est une Voie aisée………………………………..Page 19

Une Voie Marquante………………………………Page 26

Le Capital de la Sainte Nature……………………Page 31

Le Capital de l’expérience…………………………Page 39

Des Lignes immuables……………………………..Page 45

Au Nom d’Allah le Miséricordieux le Compatissant 


Une Voie pour les hommes 

Il y a là une vérité primordiale sur la nature de cette religion et sur sa façon d’agir avec les humains.

C’est une vérité primordiale simple, mais malgré sa simplicité, on l’oublie souvent ou en saisit pas d’emblée le sens.

Il résulte de cet oubli ou de cette incompréhension une très grave erreur dans la manière de cette religion, sa vérité propre et sa réalité historique, son présent de même que son avenir.

Certains attendent de cette religion (du moment qu’elle provient de Dieu) qu’elle agisse sur la vie des hommes d’une façon miraculeuse, sortant des normes communes et ayant des causes obscures, ne tenant compte ni de la nature des hommes, ni de leurs énergies innées, ni de leurs réalités matérielles dans n’importe quel milieu social.

Quand ils ne voient pas qu’elle agit selon cette manière, quand ils voient que le potentiel limité des hommes ainsi que la réalité matérielle de la vie humaine réagissent avec elle pour subir par moment son influence évidente alors qu’à d’autres moments, ce sont elles qui provoquent une influence contraire poussant les gens à subir les effets paralysants de leurs désirs, de leurs basses ambitions, de leurs faiblesses et de leurs imperfections, sans répondre à l’appel de cette religion et sans s’orienter selon sa voie.

Lorsqu’ils voient tout cela, ils sont frappés d’une déception inattendue (du moment que cette religion vient de Dieu) ou bien c’est leur confiance dans le sérieux de la voie de la religion concernant la vie et sa réalité qui est ébranlée, ou bien ils deviennent absolument sceptiques quant à la religion !

Toute cette chaîne d’erreurs provient d’une seule erreur à la base : c’est l’incompréhension de cette religion et de sa voie, ou c’est l’oubli de cette vérité primordiale, et simple.

La religion est une voie divine pour la vie des humains. Elle se réalise dans la vie même des hommes, par leurs propres efforts, dans les limites de leurs moyens humains, ainsi que dans les limites de la réalité matérielle de la vie humaine dans chaque milieu social. Cette action débute au point où se trouvent les hommes, à la minute ou la religion prend en main leur direction pour les mener au bout de la route selon leurs moyens humains et selon ce qu’ils en dépensent.

Ce qui caractérise essentiellement l’Islam c’est qu’il ne perd pas une seconde de vue la nature de l’homme et la limite de ses possibilités, dans n’importe qu’elle action planifiée et dans n’importe quel pas à franchir.

Il ne perd jamais de vue la réalité matérielle de sa vie. Ce qui le caractérise c’est qu’il fait parvenir en même temps l’homme à des résultats absolument inaccessibles par d’autres voies de fabrication humaine et cela dans une atmosphère de facilité, de repos, de tranquillité d’âme et de modération. Cela s’est effectivement réalisé dans certaines périodes et cela peut toujours se réaliser de nouveau chaque fois qu’on y met le sérieux qui s’impose.

Mais comme nous l’avons déjà affirmé, toute l’erreur provient de l’incompréhension de la nature de cette religion ou de son oubli. Cela provient de ce qu’on attend d’elle des actes miraculeux et aux causes obscures.

On attend de la religion des miracles qui changent la nature même de l’homme, qui ne tiennent pas compte de ses moyens limités ni de la réalité matérielle de sa vie sociale.

  Cette religion n’est-elle pourtant pas de Dieu ?

  Dieu n’est-il donc pas capable de toute chose ? 

  Pourquoi alors cette religion n’agit-elle pas que dans les limites des moyens relatifs des hommes ?

  Pourquoi donc son action est-elle influencée par la faiblesse humaine ?

  Ou plutôt pourquoi a-t-elle besoin de l’effort des hommes ?

  Puis… Pourquoi la victoire n’est-elle pas toujours du côté de la religion ?

  Pourquoi la lourde matérialité de la faiblesse des passions et de la réalité matérielle est-elle parfois plus forte que la spiritualité ailée et transparente avec sa propulsion illimitée ?

  Pourquoi donc les gens de l’erreur et du tort triomphent-ils parfois sur les gens de la religion, alors qu’ils sont les gens de la vérité et du bon droit ? 

 

Comme vous voyez, tout cela n’est que questions et sophismes dont la source première est l’incompréhension ou l’oubli de la vérité primordiale de la nature de cette religion et de sa doctrine.

Dieu est bien entendu capable de transformer la nature de l’homme par la voie de cette religion ou par toute autre voie. Cependant, Il a voulu, dans sa gloire exaltée, et pour une raison de sagesse qu’il est seul à connaître, créer l’homme selon cette nature même. Il a décidé que la bonne direction soit le fruit de la lutte et du désir sincère de l’atteindre :

« Ceux qui ont lutté en Notre nom, nous les guiderons dans nos voies. »

Il a décidé de laisser toujours agir la nature humaine, de ne jamais l’anéantir ou l’entraver :

«  (Je jure) par une âme et ce qu’il a créée, puis lui a inspiré sa rébellion ou sa piété.

A réellement réussi, celui qui l’a purifiée et a vraiment échoué celui qui l’a souillée. »

Il a décidé que la réalisation de la voie de Dieu dans la vie humaine se fasse par l’effort des humains et dans les limites des possibilités humaines. 

« Dieu ne change l’état d’un peuple que s’il change l’état de son for intérieur »

« Si Dieu ne repoussait pas les hommes les uns par les autres, la terre se serait corrompue. »

Il a décidé que les acquis de l’homme soient en rapport avec ses propres efforts et sa propre dépense d’énergie, en rapport avec son endurance dans la voie de la réalisation de la doctrine de Dieu, et dans l’opposition qu’il manifeste contre sa propre corruption et celle de la vie qui l’entoure.

« Les gens se sont-ils imaginés qu’on les laissera quittes de dire : « Nous avons cru », sans les mettre à l’épreuve ? Nous avons éprouvé ceux qui les ont précédés. Dieu reconnaîtra certainement ceux qui ont dit vrai et reconnaîtra certainement les menteurs. »

  Il n’appartient à aucune créature de Dieu de Lui demander pourquoi il en a décidé ainsi, ni pourquoi il a voulu que cela soit ainsi, et cela fut exactement comme il l’a voulu.

 

Aucune des créatures de Dieu exalté n’a le droit de Lui demander tant qu’aucune de ses créatures n’est un dieu, tant qu’elle ne possède pas la science ni la capacité d’y accéder, pour connaître l’ordre global de cet univers ainsi que les effets de cet ordre sur la nature de chaque être de cette existence.

 

  Mais pourquoi donc ?

 

Une telle question, à ce niveau, ne peut émaner d’un croyant sérieux, ni d’un athée sérieux.

Le croyant ne la pose pas car il est plus poli que cela envers Dieu qu’il connaît à travers son entité, ses qualités et ses caractéristiques, parce qu’il connaît mieux la nature et les limites de sa compréhension humaine. Parce qu’il sait qu’il n’a pas été prédisposé à travailler dans ce domaine.

L’athée sérieux non plus ne pose pas cette question parce qu’il ne reconnaît pas des le départ l’existence de Dieu. S’il reconnaît Son caractère divin, il sait que tel est Son affaire, gloire à lui, et telles sont les conséquences de Son caractère divin. Il sait « qu’il n’est pas questionné sur ce qu’il fait et qu’ils sont eux questionnés. »car Il est seul connaisseur de ce qu’il fait

Cependant cette question peut provenir d’un être affaibli et sans consistance. Ce n’est ni un croyant sérieux ni un athée sérieux.

Ainsi n’est-il pas convenable de lui attacher quelque importance ou de le prendre au sérieux.

Elle peut aussi provenir d’un ignorant de la nature exacte du divin et de ses caractéristiques.

Pour éclairer cet ignorant, la meilleure voie n’est pas la réponse directe. Mais il s’agit plutôt de la nature exacte et les caractéristiques du divin.

S’il arrive à les connaître et à en être convaincu, il devient croyant.

S’il les renie, il est athée.

De cette façon on met fin à la polémique, à moins qu’on ne veuille discuter pour discuter. Or il est interdit au Musulman de pousser la polémique à ce point stérile.

La conclusion à laquelle aboutissent toutes ces déductions est la suivante :

Il n’appartient à aucune créature de Dieu exalté de L’interroger :

  Pourquoi a-t-il voulu créer l’homme selon cette nature ?

  Pourquoi a-t-il voulu que cette nature restât agissante à l’abri de tout anéantissement et de toute entrave ?

  Pourquoi a-t-il voulu que la doctrine divine concernant la vie des humains se réalise par l’effort des humains, dans les limites des possibilités humaines et de la réalité matérielle de la vie des hommes ?

  Pourquoi n’a-t-il pas voulu que cela se fasse par la voie des miracles avec des causes mystérieuses et obscures ?

 

Mais il appartient à chaque créature de comprendre ces vérités et de les connaître, de les voir agir sur la réalité de la vie des hommes.

Il lui appartient d’expliquer à leur lumière les événements historiques humains afin, d’un côté, de comprendre la ligne qu’ils suivent dans l’histoire, et d’un autre côté, de savoir comment envisager cette ligne et comment la diriger.

Il lui appartient enfin de vivre en accord avec la sagesse de Dieu et sa volonté prédestinée et, d’un troisième côté, de porter leur emprunte exacte.

  Cette voie divine que représente l’Islam dans son image définitive, telle que l’a transmise Muhammad (Bénédiction et salut de Dieu sur lui), cette voie ne peut se réaliser sur terre et dans le monde des humains par le simple fait qu’elle provient de Dieu. Elle ne se réalise pas par cet ordre péremptoire et divin « Sois » immédiatement à la seconde de sa révélation.

 

Elle ne se réalise pas par le simple fait de la transmettre aux gens et de la leur expliquer, ni par un déterminisme divin comme cela se passe dans les lois de l’astronomie et de l’évolution des astres.

Mais cette voie se réalise uniquement par le fait qu’un groupe d’homme l’embrasse avec une foi totale, s’y maintienne dans la mesure du possible, s’efforce à la réaliser dans le cœur des autres de même que dans leur vie, lutte de tous ses moyens dans ce but, combattre les faiblesses des hommes ainsi que leurs passions poussent à s’opposer à cette bonne direction, atteigne enfin, après tout cela, dans la réalisation de cette voie, le point extrême que peut supporter la nature humaine et que leur réalité matérielle les prédispose à supporter.

Cependant, ce groupe doit partir du point où se trouvent justement les hommes, sans ignorer leurs réalités et ce qui en découle dans cette marche à travers les diverses étapes de cette voie divine.

Puis ce groupe a parfois le dessus sur son âme bestiale et contre celles des autres. Tout cela dépend des efforts dépensés et l’opportunité des moyens en considération du temps et de l’état des choses.

Cela dépend avant tout dans la mesure où ce groupe lui-même personnifie cette voie et la traduit d’une façon pratique dans sa réalité et dans son propre comportement.

Telle est la nature de cette religion et telle est sa doctrine. Tel est son plan de marche et sa méthode.

C’est cette vérité même que Dieu a voulu envisager à la nation islamique en lui disant :

« Dieu ne change l’état d’un peuple que s’il change l’état de son for intérieur »

« Si Dieu ne repoussait pas les hommes les uns par les autres, la terre se serait corrompue. »

« Ceux qui ont lutté en Notre nom, nous les guiderons dans nos voies. »

C’est cette même vérité que Dieu a voulu enseigner à la nation islamique dans la bataille d’Uhud lorsqu’elle n’accomplit pas tout son devoir dans la représentation de la vérité de cette religion dans sa propre âme dans certaines de ses attitudes dans cette bataille. Elle n’a pas fait tout son possible pour utiliser les moyens propices dans certaines de ses attitudes.

  Elle ignora ou oublia cette vérité primordiale et elle pensa qu’elle devait obligatoirement avoir la victoire par le simple fait qu’elle était musulmane.

 

Dieu lui dit alors :

« Est-ce que lorsque vous avez subit un mal dont vous avez causé le double (à vos ennemis) vous avez dit : d’où provient cela ? Dis : Cela provient de vous-mêmes. »

Il leur dit encore :

« Dieu a tenu sa promesse lorsque vous leur portiez avec sa permission, des coups mortels, jusqu’au moment où vous avez faibli, vous vous êtes laisser aller à la discorde et vous avez désobéi une fois qu’il vous a fait voir ce que vous aimiez : parmi vous certains désirent ce monde et certains désirent l’autre. Puis Il vous a détourné du combat pour vous mettre à l’épreuve. »

La nation islamique a appris cette vérité dans cette bataille, non pas par les paroles ou par les reproches, mais avec en plus de cela le sang et les douleurs. Elle en paya très cher le prix : la défaite après la victoire, les pertes après le butin, des blessures qui n’épargnent personne. Des martyrs généreux parmi lesquels le seigneur des martyrs Hamza, que Dieu l’agrée, et ce qui fut plus cher encore que tout et plus pénible à la nation islamique, la blessure du  messager de Dieu (Bénédiction et salut de Dieu sur lui) l’atteinte de son noble visage, la cassure de son incisive et sa chute sur le côté dans le trou creusé par le dépravé Abu ‘Amr allié des Quraychites, pour servir de piège au musulmans.

Les associateurs s’efforcèrent pour parvenir au Prophète qu’ils pourchassaient, alors qu’il était au milieu d’une poignée de ses compagnons qui tombèrent en martyrs l’un après l’autre en le défendant, et l’un d’eux, Abu Dujana, le recouvrait comme un bouclier pour le protéger des flèches ennemies. Ces flèches venaient se planter dans son dos et il ne bronchait pas. Jusqu’au moment où les musulmans se réveillèrent de leur défaite et de leur égarement et revinrent à lui, cependant qu’il recevait cette leçon si pénible et si amère !

Mais ce qu’on remarque de toute évidence, c’est que Dieu laissé à l’effort humain le soin de réaliser la doctrine de Dieu dans la mesure des possibilités humaines, cette doctrine qui améliore les âmes et améliore la vie des humains.

Nous disons tout cela, non pas pour justifier la volonté de Dieu, gloire à lui, qui a décidé que la chose soit comme il l’a décidé, mais simplement pour mentionner une constatation réaliste concernant les effets de cette volonté divine sur la vie des humains.

C’est que dès le moment où la vérité de la foi atteint sa plénitude dans un cœur, le voilà qui entre en lutte contre ces gens au sujet de cette foi.

Lutte par le cœur consistant à abhorrer (détester, réprouver) leur erreur et leur injustice et à décider de les en détourner pour la vérité et l’Islam.

Lutte par la langue consistant à leur faire parvenir et à leur expliquer l’Islam, à refuser leur erreur caduque et à proclamer la vérité apportée par l’Islam.

Lutte par la main en les repoussant et en les éliminant du droit chemin lorsqu’ils s’y interposent par la force injuste et la violence aveugle !

Il s’expose dans cette lutte à l’épreuve et aux vexations.

Il doit endurer l’épreuve et les vexations, la défaite et aussi la victoire, car endurer la victoire est encore plus difficile qu’endurer la défaite.

 

Puis il tient bon et résiste au doute. Il se maintient dans la ligne droite sans regarder en arrière.

Il avance dans le chemin de la foi d’un pas mûr et ascendant.

L’accomplissement de la foi dans un cœur ne se réalise pas sans s’exposer à la lutte des hommes au sujet de cette foi car il lutte contre lui-même dans la lutte contre les gens. C’est ainsi que s’ouvrent à lui la foi des horizons qui ne se seraient jamais ouverts à lui s’il était resté assis dans la tranquillité de l’inaction. Il découvre sur les gens et sur la vie des vérités qu’il n’aurait jamais découvertes d’une autre manière.

Il atteint par sa propre personne, par ses sentiments, par ses vues des choses, par ses habitudes, son caractère, ses réactions et les échos des choses en lui-même, un degré qu’il n’aurait  jamais atteint sans cette expérience pénible et ardue.

C’est une partie de ce que visent les paroles de Dieu, gloire à lui :

« Si Dieu ne repoussait pas les hommes les uns par les autres, la terre se serait corrompue. »

Cette corruption commence par celle des âmes, due à l’immobilité, source de purification, par le relâchement de la volonté anéantie par le lucre (succès) et la vie facile, par le pourrissement de la vie entière consécutif à l’inertie ou au mouvement dans le domaine exclusif des passions, comme cela arrive aux nations quand elles sont éprouvées par le lucre !

Cela aussi fait partie de la nature selon laquelle Dieu a crée les hommes. Il a lié le bien de cette saine nature à sa lutte pour instaurer la doctrine de Dieu dans la vie humaine, par les efforts humains et dans les limites des possibilités humaines.

Cette lutte avec tout ce qu’elle comporte d’épreuves est le moyen pratique d’éprouver les rangs après avoir éprouver les âmes, pour épurer la nation des défaitistes, des saboteurs et des propagateurs de fausses nouvelles. Pour épurer des gens aux âmes et aux cœurs faibles, des traitres, des hypocrites et des faux-dévots.

Telle est la vérité que Dieu a voulu enseigner à la nation islamique en même temps qu’elle est soumise à l’examen et aux épreuves où se découvrent les secrets des âmes et où se différencient les rangs sous les coups des marteaux de l’épreuve, de la dureté de l’expérience et de l’amertume des souffrances.

Telle est la vérité que Dieu veut enseigner à la nation islamique quand Il commente les péripéties de la bataille en disant à la réponse aux questions des musulmans :

« D’où provient cela ? Dis : Cela provient de vous-mêmes. »

Puis Il continue en disant :

« Ce qui vous est arrivé le jour de la confrontation des deux clans est consécutif à un arrêt de Dieu, afin qu’il reconnaisse les croyants et qu’il reconnaisse les hypocrites. »

« Dieu n’est pas de nature à laisser les croyants dans l’état où vous êtes jusqu’à ce qu’il distingue le mauvais du bon… »

« Afin que Dieu reconnaisse ceux qui ont cru et prenne parmi vous des témoins. Dieu n’aime pas les injustes. Afin que Dieu éprouve ceux qui ont cru et anéantisse les mécréants. »

 

Tout cela pour que s’installe dans le fond d’eux-mêmes que ce qui est arrivé revient au manque d’une authentique et complète foi dans le for intérieur et dans leur comportement durant la bataille.

Ce fut aussi dans leur bien à la fin, grâce à Dieu et son dépassement à leur incapacité : puis de prendre les conséquences comme matière d’enseignement, de sélection, de purification, de discernement des rangs. Et enfin de compte, tout est bien pour eux-mêmes et pour leur vie.

La parole ne s’achèvera complètement sur la nature de cette religion et sa direction que si nous ajoutons à cette vérité que nous espérons avoir éclairci dans cet exposé un complément indispensable qu’il faut expliquer aussi.

Le fait que la réalisation de cette direction divine soit laissée à l’effort humain dans les limites de la capacité humaine et dans les limites de la réalité matérielle de la vie dans différents niveaux et dans différents milieux ne signifie pas l’indépendance totale de l’homme de cette affaire et son détachement du pouvoir divin de son assistance, de son aide, de son secours, de son concours, de son  pouvoir de rendre les choses faciles… Prendre les choses de cette manière, c’est s’opposer foncièrement à la nature même du concept islamique.

Nous avons expliqué précédemment que Dieu le Tout Puissant vient en aide à celui qui cherche la bonne direction : « Nous dirigeons assurément sur Nos chemins ceux qui combattent pour Notre cause » Et qu’Il change l’état des hommes quand ils se changent eux-mêmes et qu’ils ne changent leur état que s’ils se changent eux-mêmes : « Dieu en vérité ne modifie nullement l’état d’un peuple, tant que les individus qui le composent ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes »

Ces deux versets nous éclairent la relation entre l’effort humain déployé par les hommes et l’assistance de Dieu et son concours qui vient les secourir. Ils atteignent alors le but pour lequel ils luttent. A la fin c’est la volonté divine qui représente le moteur et sans elle l’homme ne peut rien atteindre par lui-même. Cependant cette volonté vient au secours de celui qui a trouvé le chemin de la volonté divine et de laquelle il en épuise son aide et lutte pour Dieu afin de gagner son assentiment (agrément). Avant tout cela c’est le destin divin qui cerne les hommes : c’est lui qui détermine ce qui doit se produire comme épreuve ou bien dont profiteront les vainqueurs de cette épreuve. Et c’est la vérité que Dieu le Tout Puissant a voulu faire apprendre à la nation musulmane en lui expliquant à la suite de la bataille d’Uhud les causes de la victoire et les causes de la défaite à partir de son comportement. Puis il lui découvre la sagesse divine derrière toute cette épreuve et derrière la victoire et la défaite et lui dévoile aussi son administration : « Dieu  loyalement tenu Sa promesse envers vous en vous permettant (au début du combat) de massacrer vos ennemis. Il vous a fait entrevoir la victoire désirée jusqu’au moment où vous avez fléchi pour vous disputer sur l’ordre qui vous avait été donné faisant aussi preuve de désobéissance. Il en est parmi vous qui désirent les biens de ce monde et il en est d’autres qui désirent la félicité de la vie future. Dieu pour vous éprouver vous a fait reculer devant eux. »

Et pour leur faire comprendre Sa loi enveloppante et que tout revient à la fin à sa volonté absolue et à son destin efficient derrière les causes et les événements. « Si une blessure vous atteint, pareille blessure atteint aussi l’ennemi. Ainsi faisons-nous alterner les jours (bons ou mauvais) parmi les gens, afin qu’Allah reconnaisse ceux qui ont cru et qu’il choisisse parmi vous des martyrs. Et Allah n’aime pas les injustes. »

C’est donc en définitive l’arrêt prémédité de Dieu, Sa volonté et Son destin, afin que s’accomplisse sa volonté par-derrière les causes et les contingences. C’est dans ce domaine qu’on n’a pas le droit de L’interroger, gloire à Lui, car c’est son affaire divine sur laquelle on ne lui pose pas de questions.

Telle est la grande vérité de la foi qui devient parfaite dans une âme que lorsqu’elle s’y installe définitivement, et qu’elle lui procure la confiance et la paix.

C’est la partie complémentaire indispensable à ce que nous avons arrêté dans ce chapitre au sujet de la nature de cette religion et de sa doctrine. Sans aucune contradiction entre les deux extrémités de cette vérité dans les sens du musulman dont le cœur goûte la vérité de cette religion telle qu’elle a été révélée par Dieu. Il ne lui oppose aucune conception de l’esprit et aucun arrêt qui ne découle pas du Livre de Dieu.

 

Une Voie Unique dans son genre 

On peut maintenant dire :

-« Si l’Islam est la doctrine de Dieu pour la vie humaine, doctrine qui ne se réalise sur terre et dans le monde des humains que par les efforts des humains, dans les limites de leurs possibilités et dans celles de la réalité matérielle de la vie des hommes selon leurs milieux sociaux divers, quel est son avantage alors sur  les doctrines humaines que les hommes se tracent pour eux-mêmes et qu’ils appliquent dans la mesure de leurs moyens et de leurs réalités ? »

Pourquoi devons-nous essayer de réaliser particulièrement cette doctrine alors qu’elle a besoin comme toute autre doctrine de l’effort des humains ?

Rien de cette doctrine ne se réalise par miracle, ni par un édit péremptoire de Dieu, alors qu’elle se réalise au contraire dans la vie des hommes, dans les limites de leur nature humaine, de leurs moyens coutumiers et de leur état concret !

Or nous sommes tenus d’essayer tout d’abord de réaliser cette voie pour réaliser pour nous-mêmes la qualité des musulmans, car la première assise de l’Islam est :

« Nous attestons qu’il n’y a d’autre divinité que Allah et que Muhammad est le Prophète d’Allah »

Attester qu’il n’y a d’autre divinité que Allah a pour signification immédiate : réserver à Dieu exalté le caractère divin et ne pas lui associer quelqu’un de ses créatures dans une seule des caractéristiques de la divinité.

La première caractéristique de la divinité est la supériorité absolue de la législation d’où découle le droit de légiférer pour les hommes, le droit de formuler des doctrines pour leur vie et le droit de définir les valeurs morales sur lesquelles repose la vie.

Cette attestation qu’il n’y a d’autre divinité que Allah ne devient sincère et réelle que par le fait de reconnaître qu’à Dieu seul le droit de formuler la doctrine selon laquelle se fait la vie humaine, par le fait d’essayer de réaliser cette seule doctrine dans la vie des hommes. Tout être qui se prétend le droit de formuler une doctrine pour la vie d’un groupe d’hommes, qui se prétend en même temps le droit à la divinité sur eux, du moment qu’il s’approprie la plus grande caractéristique de la divinité.

 

L’attestation que Muhammad est le Prophète d’Allah (Bénédiction et salut sur lui) a pour signification immédiate : ajouter foi au fait que cette doctrine qu’il nous a transmise de la part de Dieu, est vraiment la doctrine de Dieu pour la vie humaine et qu’elle est la seule doctrine que nous soyons tenus de réaliser dans notre vie et dans celle de tous les humains.

Donc nous sommes tenus d’essayer de réaliser cette doctrine afin de réaliser en nous-mêmes la qualité des musulmans que nous prétendons être. Or elle ne se réalise que par l’attestation qu’il ‘y a d’autre divinité que Allah et que Muhammad est le Prophète d’Allah. Cette attestation n’est valable que si on réserve à Dieu seul la divinité, ainsi que le droit de formuler la doctrine de la vie et si on essaye de réaliser cette doctrine que nous a transmise Muhammad (Bénédiction et salut de Dieu sur lui) de la part de Dieu.

Nous sommes tenus d’essayer de réaliser cette voie pour des raisons inhérentes à cette voie elle-même. C’est la seule voie qui assure à « l’homme » sa dignité, qui lui octroie la véritable liberté et qui le libère de la servitude.

C’est la seule voie qui lui assure la libération entière, globale et absolue, dans les limites de son humanité et de sa servitude à Dieu. Elle le libère de toute servitude aux hommes en lui imposant la servitude à Dieu Maître des hommes.

Aucune autre doctrine sur terre ne réalise cette caractéristique à part l’Islam… C’est que, pour son caractère divin qui réserve à Dieu exalté seul la divinité et lui réserver à lui seul le droit à la législation qui codifie pour les hommes la doctrine de leurs vies, il ne reconnaît aux hommes qu’un seul Dieu, un seul seigneur et maître. Il empêche qu’ils deviennent des divinités les uns par rapport aux autres contrairement à cette servitude qui accable ceux qui reconnaissent à ces fausses divinités les caractéristiques de la divinité !

Voilà en quoi se différencie la voie divine, non pas par la parole et la prédiction mais par la vérité et la réalité concrète. C’est pourquoi l’appel de tous les prophètes (bénédiction et salut sur eux) a toujours visé à réserver la divinité à Dieu en exclusivité, de renier toutes ces caractéristiques à tout autre que Dieu exalté, parmi ses esclaves qui se prennent pour des dieux et se prétendent le droit de formuler des doctrines de la vie des serviteurs de Dieu, appuyés dans cette prétention par tous ceux qui ne croient pas en l’unicité de Dieu ! Dieu a bien dit à propos des juifs et des chrétiens :

«Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines comme divinité à l’exclusion de Dieu, ainsi que le Messie fils de Maris. On ne leur a ordonné que d’adorer un Dieu Unique, il n’y a pas de divinité autre que Lui, purifié soit-Il de tout ce qu’ils lui associent. »

Ils n’adoraient pourtant pas les rabbins et les moines. Seulement ils leur reconnaissaient le droit de légiférer pour eux à la place de Dieu, de formuler les doctrines de leurs vies par la législation. Dieu dit à leur sujet :

« Ils les ont pris comme seigneurs et maîtres et ils ont ainsi enfreint l’ordre de Dieu les invitant au monothéisme. Ils sont donc associateurs. »

L’Imam Ahmad, Tirmidhi et Ibn Jarir ont rapporté par des chaînes de témoignages diverses que Adi Ibn Hatem (que Dieu l’agrée), lorsque l’appel du Prophète (bénédiction et salut de Dieu sur lui) est parvenu, s’est enfui en Syrie. Il avait embrassé la religion chrétienne dans la période préislamique. Sa sœur fut faite prisonnière ainsi qu’un groupe de sa tribu, puis le Prophète libéra sa sœur et lui fit des cadeaux. A son retour auprès de son frère, elle essaya de l’attirer à l’islam et de le convaincre d’aller vers le Prophète de Dieu (Bénédiction et salut de Dieu sur lui).

Adi entra à Médine alors qu’il était chef de la tribu Tay. Son père était Hatem Ettay très célèbre par sa générosité légendaire. Les gens parlèrent entre eux de son arrivée. Il entra chez le Prophète en portant au cou une croix d’argent et le Prophète récitait  justement ce verset :

«Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines comme divinité à l’exclusion de Dieu »

Il dit : « Je dis » ; « mais ils ne les adorent pas du tout ».

Le Prophète (Bénédiction et salut sur lui) dit : Oh que si ! Ils leur ont interdit ce qui était licite et leur ont rendu licite ce qui était interdit, et ils les ont suivi dans cette voie. C’est cela leur adoration pour eux ! »

Adi a dit : « Ils ont pris conseil auprès des hommes et ont rejeté le Livre de Dieu derrière leur dos, et c’est pourquoi Dieu a dit :

« On ne leur a ordonné que d’adorer un Dieu Unique ». C’est-à-dire celui qui, lorsqu’il interdit une chose elle devient interdite, et lorsqu’Il l’a dit licite, elle le devient. On suit sa législation et on exécute ses sentences.

L’Islam est le seul à réserver en exclusivité l’adoration à Dieu exalté, à partir du moment où il Lui réserve en exclusivité le pouvoir législatif et le droit de formuler la doctrine de la vie des hommes.

C’est ainsi qu’il est le seul à libérer les gens de la servitude à un autre que Dieu. C’est pourquoi nous sommes tenus de réaliser cette voie et aucune autre !

Nous sommes tenus d’essayer de réaliser cette voie car, de par son caractère divin, c’est l’unique voie à l’abri des effets de la passion humaine, de la course des hommes vers le profit personnel et vers la réalisation de ce profit par la voie de la législation, soit pour le législateur en personne, soit pour sa famille, soit pour sa couche sociale, soit pour son peuple, soit pour sa race…

L’auteur de cette voie est Dieu exalté, qui est le seigneur et maître de toute l’humanité. Il ne légifère pas pour se favoriser Lui-même, ni pour favoriser une classe au détriment d’une autre, ni un peuple au détriment d’un peuple, ni une race au détriment d’une race !

La législation humaine, c’est-à-dire celle élaborée par un individu au pouvoir, ou une famille au pouvoir, ou une classe au pouvoir, ou une nation au pouvoir, ou une race au pouvoir… Il est impossible de par la nature même de l’homme, qu’elle soit exempte de passion ou de la considération de l’intérêt de son auteur.

Tandis que c’est la voie de Dieu qui régie la vie des hommes, ce caractère partial disparaît et ainsi se réalise la justice véritable et intégrale, qu’aucune autre voie humaine ne peut réaliser à cette image. Car parmi toutes les législations humaines aucune d’elle ne peut se libérer d’une façon ou d’une autre des facteurs de la passion humaine, de la course derrière le profit personnel.

Il se peut que quelqu’un dise en entendant les hautes directives divines visant à instituer cette justice intégrale et globale qui n’est pas influencée par la passion, ni par les liens de la tribu ou de la famille comme cela est dit par Dieu exalté :

« Ô vous qui avez cru ! Soyez des justiciers en Dieu et témoignez en toute impartialité. »

« Que votre haine pour un peuple ne vous incite pas à être injustes (envers eux) »

« Soyez plutôt justes, c’est plus près de Dieu la piété. Craignez Dieu. »

« Dieu est parfaitement connaisseur de ce que vous faites. »

Donc il se peut que quelqu’un dise : « Quelles sont les garanties qui rendent la nation musulmane capable de réaliser cette justice à laquelle Dieu l’appelle et qui lui ordonne de réaliser ? »

La véritable garantie de cette voie islamique réside dans la conscience du musulman. Cette conscience qui découle de sa foi. Dès que se trouve la foi dans cette religion, il se trouve en même temps qu’elle est la plus forte de ses garanties.

Les Musulmans apprennent de leur religion que les bases de leur existence, de leur victoire et de leur maîtrise de la terre s’appuient toutes sur l’exécution loyale de ces directives, sinon leur existence est menacée d’anéantissement, leur victoire se transforme en défaite, leur puissance disparaît et ils sont frappés d’avilissement. Ils entendent Dieu leur dire :

« Dieu donnera certainement la victoire à ceux qui œuvrent à sa victoire. Dieu est certes fort et puissant. Eux qui, dès que nous leur donnons la maîtrise de la terre, accomplissent leurs prières, font l’aumône légale, prescrivent le bien reconnu comme tel et proscrivent le mal reconnu comme tel. C’est à Dieu qu’appartient la conséquence des choses. »

Ils sont convaincus que Dieu exalté ne leur fait pas de préférence lorsqu’ils s’écartent du droit chemin.

La nation islamique est une véritable garantie pour la réalisation de ces directives. Elle a pour base cette foi. Elle s’astreint à respecter les obligations de Dieu. Elle voit dans chaque relâchement ou négligence de sa part le présage d’un malheur pour toute la nation, ne frappant pas en exclusivité les injustes. Donc nous sommes tenus de réaliser cette voie, afin de réaliser la justice intégrale et globale qui ne se réalise qu’à l’ombre de cette voie unique en son genre.

Nous sommes tenus de réaliser cette voie car elle est la seule voie à l’abri de l’ignorance des hommes et de leurs moyens limités, de même qu’elle est exempte de la faiblesse humaine, car Celui qui l’a tracé est le Créateur de cet être humain. Lui qui connaît parfaitement ce qui l’améliore et ce qui lui convient. Il est au courant des secrets de sa création et de sa composition, des secrets de toutes les incidences terrestres et universelles sur la vie des humains.

Lorsqu’Il trace une voie pour l’homme, on constate dans cette voie tous ces facteurs que les hommes, pris séparément ou en gros, à une époque déterminée ou dans toutes les époques réunies, sont incapables d’envisager, car certains de ces facteurs ont besoin qu’on ait à l’esprit toutes les expériences et les phénomènes de la vie humaine dans toutes ses époques passées, actuelles et futures, c’est-à-dire qui n’existent pas encore et c’est là une chose impossible. Certains de ces facteurs nécessitent la connaissance de tous les secrets de l’univers qui entourent l’homme et c’est encore une chose impossible.

Tout cela vient s’ajouter à la vie des hommes trop courte pour apporter un jugement exact et absolu dans les domaines dont il embrasse les expériences et les phénomènes ! Car il est lié par sa nature relative et non absolue, lié par les autres influences de la passion et de la faiblesse.

Il n’est donc pas l’arbitre dans une voie tracée par « l’être humain » !

C’est pourquoi Dieu dit :

« Si le vrai et le juste suivaient leurs passions, les cieux et la terre se corrompraient. »

Et Il dit encore :

« Puis nous t’avons placé sur un grand chemin. Suis-le et ne suis pas les passions de ceux qui ne savent point. »

Et les gens, tous autant qu’ils sont, ne savent point. Ils ne détiennent pas cette science absolue que nécessite la formulation d’une voie pour la vie humaine. C’est pourquoi ils ne récoltent que la passion et l’ignorance lorsqu’ils se proposent de faire ce qui ne leur appartient pas et n’est pas de leur domaine.

Cela en plus de leur usurpation de l’une des caractéristiques de la divinité et c’est là un péché énorme et mal sans nom !

Nous sommes tenus d’essayer de réaliser cette voie car elle est la seule voie où la vie humaine s’appuie sur une base tirée de l’explication globale de l’existence, de la finalité de l’existence humaine et où la vie est telle qu’elle est en réalité et non telle que la représente l’ignorance des hommes, leur faiblesse et leur passion, sous toute autre image non divine.

C’est l’unique base saine et droite, qui place la vie humaine sur ses assises naturelles. Tout ordre concernant la vie des hommes qui ne se base pas sur un fondement de cette explication universelle n’est pas placé sur ses assises naturelles. C’est un ordre artificiel qui ne peut durer longtemps. C’est en même temps une source de malheurs pour les hommes aussi longtemps qu’il règne sur eux et jusqu’à ce que leur nature humaine vienne le briser et qu’elle retourne à la source saine et droite de la nature.

Cette explication contenue dans cette voie divine est la seule explication plausible car elle a pour auteur le Créateur de l’existence, le Créateur de l’homme, le parfait connaisseur de la vérité de l’existence et de la vérité de l’homme. Toute autre explication de l’existence, de la place qu’y occupe l’homme, de la finalité que vise l’existence humaine par la création de l’homme lui-même, n’est qu’une explication imparfaite car l’existence est plus grande que l’homme. Il y a là une impossibilité pour l’homme de lui fabriquer une explication universelle, car pour définir la finalité de sa propre existence, l’homme a besoin de la science du créateur de cet homme et de ce qu’il a voulu derrière sa création. Il a besoin d’une libération totale des influences de la passion, ce qui ne sera jamais dans les possibilités humaines.

Celui qui remonte dans le grand livre de la philosophie humaine qui a essayer d’expliquer l’existence, d’expliquer la place qu’y occupe l’homme, d’expliquer la finalité de l’existence humaine se trouve devant un amoncellement étrange, où se mêlent des choses ridicules et naïves avec d’autres futiles et artificielles. A tel point qu’il s’interroge dans son étonnement : « Comment de telles théories peuvent-elles provenir d’un philosophe ! »

Mais il se rappelle finalement que ce « philosophe » n’est qu’un homme : ne possédant que l’outil de son cerveau humain, et que cela  n’est pas du ressort du cerveau humain. Il se rappelle que ces gens qui se disent « les philosophes » sont ceux-là même qui se sont introduits d’eux-mêmes dans un domaine où ils n’ont d’autres phares que cette lueur chétive que Dieu leur a octroyée pour un tout autre emploi et pour un tout autre domaine. Cette lueur est à la hauteur de l’emploi qui lui est réservé et est capable d’éclairer dans son propre domaine.

Cet emploi est la vie matérielle et ce domaine est la lieutenance sur terre, en accord avec la voie divine, tout en attendant les effets de la générosité et de l’aide de Dieu, avec ce qu’Il nous procure comme explication universelle de l’existence, de la finalité de l’existence humaine. Son verbe est péremptoire et Son verbe est vérité.

Sa voie contient cette explication dans la mesure de la justesse de l’image que s’en fait l’homme et dans la mesure où l’ordre de sa vie repose sur ses assises naturelles.

Nous sommes tenus d’essayer de réaliser cette voie afin que l’ordre de la vie humaine repose sur ses assises naturelles et il n’y a pas une autre voie qui jouit de cette caractéristique indispensable.

Nous sommes enfin tenus de réaliser cette voie car elle est la seule voie en parfaite harmonie avec l’ordre de tout l’univers. L’homme ne s’isole donc pas dans une voie en désaccord avec cet ordre universel, alors qu’il est obligé de vivre dans le cadre de cet univers et d’être tout entier en relation continue avec l’ordre universel.

C’est cette harmonie entre la doctrine de la vie de l’homme et celle de la vie de l’univers qui est la seule capable d’assurer à l’homme le moyen de collaborer avec les forces immenses de l’univers, plutôt que de les affronter. Car lorsqu’il s’attaque à ces forces, il est aussitôt déchiqueté et réduit en poudre. Il ne peut donc pas remplir le rôle de la lieutenance sur terre comme le lui a voulu Dieu. Quand il est au contraire en harmonie et en accord avec les lois de l’univers, il est possède les secrets et devient capable de les soumettre à son service et d’en tirer profit dans sa vie, non pas pour être brulé pas le feu de l’univers, mais pour s’en servir pour faire se nourrir, pour se réchauffer et pour s’éclairer.

La saine nature est, à l’origine, en harmonie avec les lois de l’univers. Lorsque l’homme sort de ces lois dans l’ordre de sa vie il ne se met pas seulement en opposition avec l’univers immense mais se met aussi en opposition avec sa propre nature qu’il porte en lui-même. Il devient malheureux, il est victime du déchirement, de l’inquiétude et de l’angoisse. Il vit comme vit aujourd’hui l’humanité, c’est-à-dire dans de sombres souffrances malgré toutes les victoires de la science et malgré tout le confort apporté par la civilisation matérielle.

Cette humanité souffre de malheur de l’inquiétude, de l’angoisse et de l’instabilité. Elle fut sa propre réalité dans l’opium, le hachich et les boissons enivrantes, dans la vitesse folle, dans les aventures insensées et les records futiles. Tout cela malgré l’abondance matérielle, la grande productivité, le confort et les longs loisirs. On peut même dire que la vie de l’âme, l’inquiétude et l’angoisse vont en se multipliant chaque fois que se multiplie l’abondance de la matière et le confort de la civilisation.

Ce vide amer poursuit l’humanité comme un spectre hideux. Il la poursuit et elle le fuit, mais elle aboutit quand même à ce vide amer.

Il suffit de visiter les pays riches où abondent le luxe et le confort de la civilisation, principalement l’Amérique et la Suède, pour ressentir aussitôt ce que sont les peuples fugitifs. Ils fuient des spectres qui les poursuivent, ils fuient jusqu’à leur propre personne.

On constate très vite cette abondance matérielle, cette situation physique et cette société sexuelle où les gens se vautrent comme dans la boue. On constate tout cela à travers les maladies nerveuses et psychiques, à travers la perversion des sexes, l’inquiétude nerveuse, la maladie, la folie, le crime contre-nature, et le manque total de l’humain et du noble dans l’idée qu’on se fait de la vie.

L’humanité a remporté, grâce à la science, ses succès énormes dans le domaine de la santé et dans l’art de guérir les corps. Elle a découvert des médicaments, des méthodes de diagnostic et des traitements médicaux qui sont des victoires sensationnelles surtout après la découverte des sulfamides, de la pénicilline et autres mycines. Dans les domaines de l’industrie et de la production elle a réalisé de véritables miracles, et ne cessent de monter dans ce sens.

Elle a remporté des victoires étonnantes dans les découvertes spatiales, dans les satellites, dans les stations interplanétaires, dans les complexes spatiaux, et elle ne cesse d’être dans la voie ascendante.

Cependant, quel est l’effet de tout cela dans sa vie ? Quel est son effet sur sa vie physique ? A-t-elle trouvé la tranquillité ? A-t-elle trouvé la paix ?

- Non ! Elle a trouvé le malheur, l’angoisse et la peur… Elle n’a ainsi fait aucun pas dans la recherche des buts de la vie humaine, de la finalité de l’existence humaine, vers cette image que s’en fait l’Islam.

Aussi la civilisation actuelle paraît-elle comme une malédiction ramenant le sentiment humain au niveau le plus bas, réduisant à zéro ses préoccupations, ses désirs et son humanité.

En Amérique, par exemple, ils adorent une divinité nouvelle qu’ils considèrent comme le but final de l’existence humaine : c’est le dieu de l’argent, le dieu de la jouissance, le dieu de la publicité, le dieu de la productivité ! C’est pour qu’ils ne retrouvent pas eux-mêmes car ils ne trouvent pas la finalité de leur existence humaine !

Il en est de même dans les autres obscurantismes antéislamiques qui adorent des divinités semblables, car elles ne trouvent pas le Dieu véritable !

C’est à cause de tout cela que nous sommes tenus de réaliser la voie divine concernant la vie humaine, afin de ramener l’humanité à son Dieu Unique, à la seule finalité de son existence qui soit digne de son humanité, aux lois universelles qui englobent tout l’univers et qui l’englobent aussi.

Telle est la vérité que formule le Saint Coran quand il renie la voie de ceux qui prennent pour juge autre chose que la législation de Dieu, que Sa doctrine dans la vie et qui se mettent ainsi en opposition avec toute chose dans cette grande existence.

« Est-ce autre chose que la religion de Dieu qu’ils désirent alors que sont soumis à Lui, bon gré malgré, tous ceux qui sont dans les cieux et la terre et qu’ils reviennent tous à Lui. »

 

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  • : LE NOUVEL ORDRE MONDIAL ILLUMINATI / DEPUIS JANVIER 2010
  • LE NOUVEL ORDRE MONDIAL ILLUMINATI / DEPUIS JANVIER 2010
  • : RIBAAT: Derrière la Démocratie se cache les lieutenants Sataniques/lucifériens Illuminati et Franc-maçons des hauts degrés. Cependant un chef CACHE donne les ordres : LES JÉSUITES/JUIFS NOACHIDES AU VATICAN A ROME ! Ces derniers veulent illusoirement conquérir le monde sous le vocal d’un Nouvel ordre mondial ; c'est-à-dire un monde sans foi ni loi en Allah notre Créateur !
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