DEPUIS JANVIER 2010 ISLAM 44 : « Voici la Religion, Livre par Sayed Qotb » (3/3) - Jésuites/Juifs noachides, Illuminati, Franc-maçons, Satanisme
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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 22:23

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux

ISLAM 44 :

« Voici la Religion, Livre par Sayed Qotb »

(3/3)

 

---------o ISLAM PRIME NATURE DE L’HOMME ET BON CONSEIL o---------

 

3ème partie et fin

 

 

Le Capital de l’expérience 

Lorsque l’Islam fit face la première fois à l’humanité il ne l’affrontait qu’avec le seul capital de la saine nature. Car le capital de la saine nature était avec cette religion malgré les longues générations passées qui ne faisaient qu’amonceler sur lui les ruines de la large réalité préislamique. Mais le soulèvement de la saine nature était bien plus fort que tout cet amoncellement et il a suffi que cette nature réponde à son appel pour qu’il se dégage de ce fatras.

Ce fut alors cette période merveilleuse, ce fut cette cime éminente, ce fut cette génération puissante et ce fut ce phare lumineux… Ce fut comme nous l’avons déjà dit, l’un des édits prédestinés de Dieu, l’un de ses arrangements, afin que cette image unique dans son genre se concrétise dans les conditions d’une vie matérielle à laquelle on pourra par la suite revenir dans son image réelle, de même qu’on pourra la rééditer au cours du temps, dans la mesure où l’humanité s’y prédispose ! Ce n’était alors pas un fruit naturel de son milieu social d’alors, mais c’était le fruit du capital accumulé en réserve pour la saine nature, lorsqu’elle trouva la voie, la direction, l’éducation et le mouvement qui regroupent ce capital et lui donnent cette puissance impulsion…

Mais l’humanité toute entière ne s’était pas encore suffisamment préparée pour rester longtemps dans la ligne de cette cime éminente dont jouit cette élite choisie par les soins de Dieu.

Lorsque l’Islam se répandit dans le monde à l’Est et à l’Ouest avec cette vitesse étonnante dont l’histoire n’avait jamais vu de pareille, lorsque les gens entrèrent par vagues dans la religion de Dieu et que la majorité de la nation islamique n’était plus celle qui avait reçu cette éducation d’un genre unique à l’action profonde et lente qu’avait reçue l’élite choisie…

Lorsqu’advint tout cela, les sédiments de l’obscurantisme, préislamique commencèrent alors à exercer de plus en plus leur pression sur l’âme des foules innombrables, sur le nombre de plus en plus grand des groupements convertis à l’Islam et à attirer le corps tout entier du haut de cette cime éminente vers la terre plate et sans relief ! Le corps qui ne peut être haussé jusqu’à cette cime éminente que grâce au bond énorme accompli par l’élite choisie sous l’impulsion de l’éducation unique et à l’action profonde et lente qu’avait regroupé le capital de la saine nature humaine et l’avait lâché dans cette direction lointaine ! Il s’en suivit que la société musulmane s’était installée, pour près de mille ans, non pas sur cette cime éminente, mais sur des niveaux divers mais tous supérieurs à ceux des autres sociétés du monde. Et ce, malgré le fait que ces sociétés elles-mêmes s’inspirent de la société musulmane élevée comme en témoigne l’histoire impartiale et combien rare est l’histoire impartiale !

Ce bond énorme et unique dans l’histoire de l’humanité, ces mille ans de niveaux élevés…n’ont pas tous été vains. Ils ne s’éparpillèrent pas en pure perte loin du monde de la vie et ils n’ont pas laissé après eux l’humanité telle qu’ils l’avaient reçue au départ.

Certes non ! Ce n’est pas là la nature de la loi divine dans la vie et dans les hommes. Car l’humanité est une unité solidaire dans le cours des temps. Le corps de l’humanité est un corps vivant qui tire profit du viatique des expériences et qui emmagasine le capital de ses connaissances. Quel que soit le tas de l’obscurantisme préislamique qui s’est amoncelé sur elle, cet obscurantisme où est retombée l’humanité, quelles que soient la cécité et les ténèbres qui lui obscurcissent la vue, le capital est toujours là, bien caché ou disons plutôt qu’il circule en général dans les veines du corps !

Si l’appel à l’Islam la première fois ne trouvait que le capital de la saine nature humaine pour affronter la réalité matérielle de l’humanité (nous disons cela sans passer sous silence ce capital infime et semblable à une flamme mourante laissée par les premières missions divines qui ne s’adressait en fait qu’à des peuples limités et n’avaient pas l’universalité de l’Islam) nous disons donc que cet appel à l’Islam trouve aujourd’hui, à côté du capital caché de la saine nature, celui de la première vague de cette voie divine dans la vie de l’humanité entière, aussi bien ceux qui ont cru en l’Islam, ceux qui sont entrés dans sa loi, que ceux qui, malgré la distance, subirent l’influence de raz-de-marée islamique, il trouve à côté de ce capital celui des expériences amères de l’humanité, dont elle a souffert dans son égarement lorsqu’elle s’éloigna de Dieu et lorsqu’elle connut dans cet égarement le goût amer de la vie !

Les principes et les concepts, les valeurs et les critères, les régimes et les situations, (avec lesquels l’Islam affronta la première fois l’humanité n’ayant avec lui que le capital de la saine nature humaine) que l’humanité renia avec la plus grande violence, auxquels elle voua la plus grande haine et qu’elle combattit de toute sa force parce que, ce jour-là, ils étaient tout à fait étrangers à elle et parce qu’une distance incommensurable les séparait de sa réalité d’alors, donc les principes et les concepts, les valeurs et les critères, les régimes et les situations, se sont installés dans un groupe d’hommes dans leur image parfaite durant une certaine période, puis ils se sont installés dans la vie du vaste monde islamique à des niveaux divers durant une autre longue période, enfin ils furent connus dans la vie de presque toute l’humanité, durant un peu plus de treize siècles. Ils furent connus au moins par l’étude, ou par l’observation ou par la vue à travers une fente ! Quand même ils ne furent pas connus par l’observance, la pratique et l’expérimentation !

Ils ne sont donc plus considérés comme étrangers par rapport à l’humanité, comme ils l’étaient lorsque l’Islam les lui apporta pour la première fois. Ils ne sont plus reniés par ses sens ni par sa coutume empirique comme ils l’étaient alors !

Il est vrai que l’humanité n’en a jamais apprécié la saveur comme l’a apprécié l’élite choisie et par surcroît dans cette époque exceptionnelle. Il est vrai aussi que lorsque l’humanité essaya d’en mettre quelques-uns en pratique à des périodes inégales, y compris notre ère moderne, elle n’en a jamais perçu l’esprit, et ne les a pas appliqués conformément à cet esprit. Il est vrai enfin que cette humanité, jusqu’à cette minute, ne cesse de monter de cet escalier vers lequel a bondi la première société islamique.

Tout cela est vrai. Mais l’humanité dans son ensemble, du point de vue de la conception des choses et du point de vue de la pensée, serait peut-être plus près de comprendre la nature de cette voie et plus à même de la porter qu’au jour où elle l’a reçut pour la première fois, alors qu’elle lui était tout à fait étrangère.

Les exemples précis rapprochent de nous cette vérité, la mettent en évidence.

Nous nous contenterions d’en citer quelques uns sans les embrasser tous et ce pour deux considérations majeures :

Premièrement : La nature de cette étude succincte et concise qui n’est rien d’autre que de simples allusions menant aux éléments du grand sujet que vise la matière de ce livre intitulé : « voici la Religion ».

Deuxièmement : Les larges laissées par ce vaste raz-de-marée pour cette voie dans la vie de toute l’humanité, dans tous les coins de la terre, sont tellement nombreuses, ont des traces si grandes sur des surfaces si étendues, qu’elles ne sauraient être renfermées dans un seul livre, dans une seule étude et dans une seule époque. Ces traces se sont déposées dans toute la vie de l’humanité, depuis cette ère éloignée, englobant toute la vie des hommes sur une très large échelle. Ses effets ont touché des côtés de la vie que ne sont peut-être pas tous visibles et que l’observation humaine n’en a peut-être pas enregistré la totalité.

Nous pouvons certainement dire, d’une façon globale, que ce phénomène universel qui se manifesta sur cette planète terrestre et qui s’est accompli dans la vie de cette humanité, à savoir le phénomène de la religion, n’a pas laissé depuis cette époque, un seul côté de la vie de l’humanité sans s’y manifester d’une façon évidente et sans y laisser une trace plus ou moins grande de son effet dont la réalité ne fait aucun doute.

Tous les grands mouvements de l’histoire dérivent directement ou indirectement de ce grand événement ou d’une façon plus exacte de cet énorme phénomène universel.

Le mouvement de réforme religieuse entrepris par Martin Luther et Calvin en Europe, le mouvement de la Renaissance qui alimente jusqu’à ce jour l’Europe, le mouvement de destruction du régime féodal en Europe, la libération de l’autorité des nobles, le mouvement égalitaire et la déclaration des droits de l’homme qui se sont manifestés dans la « magna carta » en Angleterre, la Révolution qui a éclaté en France, le mouvement de l’école expérimentale sur laquelle repose la gloire mondiale de l’Europe et à partir de laquelle naquirent les très grandes découvertes scientifiques contemporaines… Ainsi que d’autres grands mouvements semblables que les gens considèrent comme des bases dans l’évolution historique… ont tous pris source dans cette grande marée islamique et en ont subi l’influence essentielle et profonde. Citons ce passage du livre du Docteur Ahmed Amine, « Le matin de l’Islam ». - « Des tendances portant la marque de l’Islam apparurent chez les Chrétiens. C’est ainsi qu’au huitième grégorien, soit dans les deux et troisièmes siècles de l’hégire, on vit naître en Septimanie (au Sud-ouest de la France) un mouvement appelant à dénoncer la confession devant les curés qui n’y auraient aucun droit. L’homme n’a qu’à prier directement Dieu pour implorer le pardon de ses péchés. Or en Islam il n’y a ni curés, ni moines, ni rabbins. Il est naturel qu’il n’y ait pas de confession en Islam.

Un autre mouvement éclata appelant à briser les images et les statues religieuses (iconoclastes). C’est qu’aux huitièmes et neuvièmes siècles (c'est-à-dire aux troisième et quatrième siècles de l’hégire), on vit la naissance d’un mouvement chrétien refusant le culte des images et des statues. L’empereur romain « Léon III » publia en 726 un décret interdisant le culte des images et des statues. Un autre décret considéra en 730 ce culte comme une idolâtrie. Il en fut de même de Constantin V et de Léon IV, alors que les papes Grégoire II et III et Germanius le patriarche de Constantinople de même que l’impératrice Irène étaient partisans du culte des images ; une grande querelle divisa les deux clans. Il serait hors sujet d’en parler en détail. Tout ce que nous voulons relater c’est que certains historiens disent que l’appel au rejet des images et des statues a été influencé par l’Islam. Ils disent que Claudrus, évêque de Turin (désigné en 828 de l’ère grégorienne et environs en l’an 213 de l’Hégire) qui brulait les images et les crucifix, et interdisait leur culte dans son évêché, était né et fut élevé dans l’Andalousie musulmane… « Il s’est trouvé de même une secte chrétienne qui expliqua le dogme de la trinité d’une façon voisine du dogme unitaire et qui renia le caractère divin de Jésus Christ » » (même source)

Lorsque les troupes barbares des Croisés rentrèrent de l’Orient islamique au XIème siècle, elles rapportèrent avec elles une image de la vie de la société islamique. Malgré toutes les déviations de cette société, son aspect le plus frappant par rapport au troupeau barbare des Croisés, était d’une législation unique à laquelle se soumettaient le gouverneur et le gouverné et qui n’était pas inspirée par la volonté du noble ou par la passion du prébendier, comme cela se passait en Europe.

C’était l’aspect de la liberté individuelle dans le choix du métier et du lieu de la résidence.

C’était l’aspect de la propriété privée et de la liberté d’exploitation.

L’aspect de l’absence totale du régime héréditaire des classes, celui de la possibilité pour chaque individu de s’élever à tout moment d’un degré dans l’échelle sociale dans la mesure de ses possibilités naturelles et de son labeur. Tout ces aspects proéminents que ne manqua pas de remarquer l’œil de l’Européen qui vivait alors sous le régime féodal et était un serf attaché à la terre. Sa loi était représentée par la volonté du Seigneur et sa classe était obligatoire parce que la noblesse était héréditaire.

Et partant, grâce aux autres facteurs économiques dans la société européenne, éclatèrent les cris de protestation qui brisèrent petit à petit le régime féodal et proclamèrent la libération des individus du servage de la terre même si ces cris ne les ont pas libérés de la plupart des autres chaînes et n’ont pas élevé leur société au niveau de la société islamique. C’est à partir des universités d’Andalousie, de l’influence de la civilisation de l’Orient  islamique qui était devenue une civilisation mondiale, à partir des traductions européennes, du patrimoine du monde musulman que jaillit le mouvement de la Renaissance européenne dans le quatorzième siècle et les siècles suivants.

C’est de là que jaillit le mouvement scientifique moderne et en particulier la méthode expérimentale : Brivolt, l’auteur du livre « Making of Humanity » dit « La science fut la chose la plus importante apportée au monde moderne par la civilisation arabe, mais ses fruits furent très longs à mûrir. Le génie enfanté en Espagne par la civilisation arabe ne connut son plein essor que très longtemps après la disparition de cette civilisation derrière les nuages des ténèbres. La science ne fut pas la seule à avoir rendu la vie à l’Europe. Mais d’autres influences nombreuses ont rayonné de la primeur de leur lumière sur la vie européenne.

Bien qu’il n’y ait pas un seul côté de l’épanouissement de l’Europe dont on ne puisse ramener la cause d’une façon irréfutable aux influences de la culture islamique, ces influences se trouvent de la façon la plus évidente et la plus importante dans la naissance de cette énergie ce que le monde moderne a comme force puissante de son épanouissement, c'est-à-dire dans les sciences naturelles et dans l’esprit de la recherche scientifique ;

Il en tire la conclusion suivante :

« Ce que doit notre science à celle des Arabes ne consistent pas dans ce qu’ils nous transmirent comme découvertes étonnantes de théories inédites, mais cette science doit beaucoup plus encore à la culture arabe : elle lui doit sa propre existence car, ainsi que nous l’avons vu, dans la science antique la science n’existait pas. L’astronomie chez les Grecs ainsi que leurs mathématiques étaient des sciences étrangères importées de l’étranger et prises chez les autres. Elles n’y eurent jamais droit de cité et ne se confondirent jamais à la civilisation hellénique les Grecs ont organisé les écoles scientifiques, ils ont généralisé les lois, ils ont établi les théories, mais les méthodes de recherche pour suivie et posée, le groupement des notions positives et leur concentration, les méthodes analytiques de la science, l’observation précise et continue, la recherche expérimentale, tout cela était absolument étranger au génie grec. Quant à ce que nous prétendons être de la science, il apparut en Europe comme le résultat d’un esprit nouveau dans la recherche, de nouvelles méthodes de déduction, des méthodes de l’expérimentation, de l’observation et de la mesure, et de l’évolution des mathématiques d’une façon inconnue des grecs. Cet esprit et ces méthodes scientifiques ont été introduits par les Arabes dans le monde européen ».

Il disait avant cela :

« Roger Bacon a étudié la langue arabe et la science arabe à l’école d’ «Oxford » auprès des successeurs de ses maîtres arabes en Andalousie. Ni « Roger Bacon », ni son homonyme « Francis Bacon » qui vint après lui n’ont le droit de s’arroger le mérite de l’invention de la méthode expérimentale. Roger Bacon ne fut que l’un des émissaires en Europe Chrétienne de la science et de la méthode islamiques.

Il ne s’est jamais lassé de proclamé à ses contemporains que c’était seulement en apprenant la langue et la science des Arabes qu’ils trouvaient la seule voie vers la vraie connaissance.

Les discussions qui tournèrent autour des créateurs de la méthode expérimentale n’est qu’un côté de cette falsification monstre des origines de la civilisation européenne. La méthode des Arabes s’était largement répandue à l’époque de Bacon et les gens s’efforcèrent avec avidité de la posséder dans les divers coins de l’Europe.

D’où a puisé Roger Bacon ce qu’il avait acquis comme sciences ?

Des universités islamiques d’Andalousie et le tome 5 de son livre « Capus Majus » qu’il réserva à la recherche optique, n’est en vérité que la copie du livre d’Ibn Al Haitham intitulé « Les paysages ». Le professeur Driver de la faculté de New York dit dans son livre « La lutte entre la science et la religion » : « Les savants musulmans eurent la conviction que la voie de la spéculation intellectuelle et théorique ne menait pas au progrès et que l’espoir de découvrir la vérité devait être lié à l’observation des évènements eux-mêmes. C’est ainsi que leur slogan dans leurs recherches étaient la méthode et le code scientifique objectif. Les résultats de mouvement scientifique apparaissant clairement dans le progrès étonnant réalisé par les industries de leur époque, nous sommes stupéfaits de voir dans leurs œuvres écrites des opinions scientifiques que nous attribuions aux résultats de notre science contemporaine. C’est ainsi que la doctrine de la naissance et de l’évolution des êtres organiques que nous considérons comme une doctrine moderne était étudiée dans leurs écoles. Ils y sont allés encore plus loin que nous et ce en l’appliquant à la matière inerte et aux métaux.

Ils ont employé la chimie en médecine. En mécanique ils sont parvenus à définir les lois de la chute des corps. Ils savaient à fond la dynamique. Dans les théories de la lumière et la perception optique ils sont arrivés à transformer de fond en comble l’opinion grecque disant que la perception optique résultait de l’impact d’un rayon provenant de l’œil avec l’objet vu. Ils ont dit le contraire. Ils connaissent les théories de la réflexion de la lumière et de sa rétraction. Al Hassan Ibn Al Haitham a découvert la ligne courbe qu’adoptait le rayon dans sa marche dans l’espace et a démontré ainsi que nous apercevons la lune et le soleil avant leur apparition effective à l’horizon et que nous continuons à les voir un peu après leur coucher.

Nous nous contenterons de ce que nous venons de citer comme preuves des influences évidentes de la voie islamique et de la vie islamique sur l’histoire de l’humanité, sur les grands mouvements mondiaux.

Nous nous limitons à ces exemples en tant qu’allusions à cette très grande vérité aux limites étendues et que nous oublions souvent quand nous observons l’édifice de la civilisation actuelle. Il nous semble voir, dans notre naïveté et notre sottise, que nous n’y avons aucune part, que nulle trace de nous n’existe dans sa naissance et qu’il est plus grand que nous et que notre histoire que nous ignorons hélas, et que nous apprenons de la bouche de nos ennemis qui n’ont d’autres soucis que de voir remplir nos cœurs de désespoir dans la possibilité d’une vie islamique conformément à la voie islamique.

Ils ont un intérêt dans ce désespoir, car il les met à l’abri d’une contre-attaque et du retour aux musulmans des rênes du monde qu’ils détiennent eux-mêmes.

Qu’avons-nous donc à happer tout ce qu’ils disent et à le répéter comme les perroquets et les singes ?

De toute façon ce n’est pas là notre sujet. Nous ne faisons que préparer le terrain avec cette allusion pour une autre allusion visant les lignes larges tracées par la première marée montante de l’Islam et enseignées par elle à l’humanité si bien que l’humanité se trouve aujourd’hui plus à même de les comprendre et de les concevoir. Ces lignes sont le nouveau capital qui vient s’ajouter à l’antique capital de la saine nature humaine

 

Des Lignes immuables

Quand la vague sublime de la marée montante de l’Islam se retira de cette terre et quand l’obscurantisme préislamique reprit en main les rênes du commandement que lui avait prises l’Islam, lorsque le Diable se remit à secouer la poussière de la bataille à se relever de sa chute et à applaudir son clan qui reprenait en main les rênes !

Lorsque tout cela arriva, la vie de l’humanité ne retomba pas totalement dans l’apostasie de ses conditions sous-développées de l’obscurantisme préislamique… Car l’Islam était toujours là quand même ils se balançaient loin de la place d’honneur sur terre. Il y avait là derrière l’Islam des lignes larges et des principes énormes qui s’étaient fixés dans la vie de l’humanité, qui devinrent aux gens et qui perdirent à jamais ce caractère étrange que leur trouvèrent les hommes quand l’Islam les apporta pour la première fois…

Ces lignes larges et ces principes énormes sont ceux que désigneront dans ce chapitre d’une façon globale quelques rares prototypes.

Une humanité unique :

De cet esprit de tribu, ou plutôt de clan ou de famille qui dominait en maître la presqu’île arabique, de ce chauvinisme lié au pays et à la patrie, de cette ségrégation basée sur la couleur et la race, qui régnaient sur toute la terre dont l’humanité ne pouvait alors imaginer d’autres…

Vint l’Islam pour dire aux gens : Il y a là une humanité unique qui remonte à une origine unique et qui se dirige vers un Dieu unique ; les différences de pays et de lieux les différences de clans et de pères… tout cela n’a pas été crée pour que les gens se séparent les uns des autres et se disputent entre eux ni pour qu’ils se referment sur eux-mêmes et s’isolent les uns des autres… mais au contraire pour qu’ils se connaissent et pour qu’ils vivent ensemble en toute amitié. Pour que se répartissent entre eux les fonctions de la lieutenance sur terre et pour qu’ils reviennent après cela à Dieu qui les a semés sur terre et leur en a donné l’héritage. Dieu exalté a dit dans le Saint Coran :

« O Hommes ! Nous vous avons créé à partir d’un mâle et d’une femelle et nous vous avons différenciés en nations et tribus afin que vous vous connaissiez entre vous. Le plus noble d’entre vous pour Dieu est le plus pieux. Dieu est certes Omniscient et Grand-connaisseur ». 

« O hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a crées d’un seul être, et à crée de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Dieu au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Dieu vous observe parfaitement. »

« Et parmi ses signes est la création des cieux et de la terre et de la variété de vos idiomes et de vos couleurs. Il y a en cela des preuves pour les savants. »

Ce n’était nullement des principes théoriques mais c’étaient des réalités pratiques. L’Islam s’est étendu sur une large partie de la terre groupant dans son sein presque toutes les races et toutes les couleurs. Elles se sont toutes fondues dans le régime islamique. Nul héritage de couleur, nul héritage de race, nul héritage de classe, nul héritage de maison ne se sont dressés contre la vie de tous les humains en véritables frères, ni contre l’ascension de chaque individu à la place qu’il mérite par ses prédispositions personnelles et dont est digne sa qualité d’homme.

Cette ligne large se fixa sur terre après y avoir été étrangère autant qu’on puisse l’être, et reniée au maximum de reniement même après le reflux de la marée islamique, l’humanité n’a pas pu la renier en totalité et ne la trouve plus totalement étrange.

C’est vrai qu’elle n’a pas pu se la représenter comme se l’est représentée la société islamique, et que cette image ne s’y est pas fixée avec autant de force que dans la société islamique. C’est vrai que plusieurs petits esprits de clan ne cessent de vivre inspirés par la terre et la patrie, par la race et le peuple, par la couleur et la langue. C’est vrai que les gens de couleur en Amérique et en Afrique du Sud constituent un problème aigu et saillant, comme ils constituent un problème moins aigu et plus discret dans toute l’Europe !

Cependant l’idée de l’humanité unique ne cesse d’être aujourd’hui une ligne large dans les slogans de l’humanité. Cette ligne large tracée par l’Islam ne cesse d’être l’origine de la pensée humaine. Du point de vue théorique. Ces petits esprits de clan ne cessent de briller à l’horizon et de disparaître, car ils ne sont ni authentiques ni forts !

La première marée montante de l’Islam s’est vraiment retirée, cette marée qui puisa dans le seul capital de la saine nature humaine la matière de cette ligne large qu’elle a tracée. Mais elle a laissé pour la marée suivante le capital de la saine nature humaine ainsi que son propre capital afin qu’elle y puise la force pour le prochain round.

L’humanité a aujourd’hui d’autre part plus de compréhension et une meilleure prédisposition, une fois passé l’effet de la surprise inspirée par cette ligne nouvelle !

Une humanité digne :

Quand l’Islam est venu, la dignité humaine était réservée à certaines classes bien définies, à certaines maisons spéciales, à certaines situations connues. Quant à l’écume du fleuve, l’écume des foules, ce n’était qu’une écume ! Sans poids, sans valeur et sans dignité ! Une écume !

L’Islam dit alors son premier mot retentissant :

La dignité de l’homme provient de sa propre « humanité » et non d’une quelconque considération contingente de race, de couleur, de classe de fortune ou de position ou autres considérations contingentes et passagères.

Les droits authentiques de l’homme ne proviennent que de cette « humanité » qui remonte à une origine unique comme on l’a déjà dit :

Dieu leur a dit dans le Saint Coran :

«  Nous avons honoré les fils d’Adam, nous les avons transportés par terre et par mer. Nous leur avons octroyé une part des bonnes choses et Nous les avons préférés d’une façon évidente à plusieurs de Nos créatures »

« Et quand ton Seigneur et Maître dit aux Anges : Je vais placer sur terre un vicaire »

« Quand nous dîmes aux Anges : Prosternez-vous devant Adam. Ils se prosternèrent sauf Iblis qui refusa dans son orgueil. Il était parmi les négateurs.

« Il mit à votre disposition tout ce qui est dans les cieux et sur la terre, tout cela provenant de Lui. »

Dès lors les gens surent que l’homme de par son espèce était honoré de Dieu que sa dignité était intrinsèque et authentique, ne suivant ni sa race, ni sa couleur, ni son pays, ni son peuple, ni son clan, ni sa maison, ni aucune autres de ses basses considérations contingentes et éphémères. Sa dignité ne fait que suivre sa qualité d’homme appartenant à cette espèce que Dieu a honoré en abondance.

Ce n’était point là des principes théoriques mais c’était uniquement une réalité pratique se traduisant dans la vie de la société islamique, cette réalité propagea l’Islam dans tous les coins de la terre. Elle l’enseigna aux gens et le fixa aussi à leurs conditions de vie. Elle apprit aux foules, cette écume, qu’elles ont une dignité, qu’elles ont des droits qui sont les droits de l’homme qu’il leur appartient de demander compte à leurs gouvernants et à leurs princes. Qu’elles ne doivent pas accepter l’humiliation, l’oppression et le déshonneur.

Elle apprit aux gouvernants et aux princes à ne pas avoir de droits au-delà des droits des foules. Qu’il ne leur appartenait pas de blesser la dignité de quelqu’un qui n’était ni un gouverneur ni un prince. C’était là une naissance nouvelle pour « l’homme ». Une naissance bien plus grande que la naissance physique.

Qu’est l’homme s’il n’a pas les droits de l’homme et la dignité de l’homme ? Si ces droits ne sont pas liés à sa propre existence et à sa réalité qui ne le quitte dans aucun état ?

Le Calife Abu Bakr, que Dieu l’agrée, commença son califat par ces mots : « On vient de me choisir à votre tête et je ne suis pas votre meilleur. Si j’agis bien, aidez-moi. Si j’agis mal, redressez-moi. Obéissez-moi tant que j’obéirai à Dieu et à son Prophète. Si je Lui désobéis, je n’ai aucun droit à votre obéissance »…

Omar Ibn Al Khattab, que Dieu l’agrée, fit le discours suivant où il apprenait aux gens leurs droits auprès des princes : « O gens ! Par Dieu, je ne vous envoie pas des gouverneurs pour qu’ils vous frappent, ni pour qu’ils vous prennent vos bien. Mais je vous les envoie pour qu’ils vous apprennent votre religion et la tradition de votre Prophète. Celui qui est victime de l’une de ces injustices, qu’il s’en réfère à moi. Par Celui qui détient l’âme d’Omar dans sa main, je lui rendrai justice. »

Omar ibnulaâs bondit en disant :

« O prince des croyants suppose que l’un des princes musulmans soit à la tête de ses administrés et qu’il corrige l’un d’eux est-ce que tu le venges de lui ? »

Omar dit : « Certainement, par Celui qui détient l’âme de Omar dans sa main, je le vengerai de lui. Et comment ne lui rendrai-je pas justice quand j’ai vu l’Envoyé de Dieu (bénédiction et salut de Dieu sur lui) rendre les gens justice de lui-même ?

N’humiliez pas les gens en les frappant, ne les tentez pas en les éloignant trop longtemps de chez eux. Ne les poussez pas à la mécréance en les privant de leurs droits. »

Othman, que Dieu l’agrée, écrivit une lettre à toutes les provinces où il disait : « J’exige de mes gouverneurs de me rendre visite à chaque pèlerinage. J’ai été désigné à la tête de cette nation pour prescrire le bien et proscrire le mal. On n’exige de moi ou de mes gouverneurs aucun dû sans que je le rende.

Ni moi ni mes gouverneurs n’avons aucun droit avant nos administrés s’ils n’en jouissent pas eux-mêmes.

On s’est plaint à moi de gens qui insultent et frappent leurs administrés. Celui qui a une plainte de ce genre n’a qu’à venir au prochain pèlerinage. Il reprendra son droit là où il se trouve que ce soit de moi ou de mes gouverneurs à moins qu’il n’en fasse aumône. Dieu récompense les bienfaisants ».

L’essentiel, comme nous l’avons déjà dit, c’est que ce ne furent pas là de simples principes théoriques ou de simples paroles en l’air. Mais ces principes furent appliqués d’une façon réelle et ils se diffusèrent à travers les peuples au point qu’on les prit partout dans le monde comme base de la vie.

L’incident du fils du copte qui fit la course avec le fils d’Amr Ibn Al Aâs, conquérant et gouverneur d’Egypte, qui a été frappé par lui pour l’y avoir battu et dont le père porta plainte auprès d’Omar Ibn Al Khattab, que Dieu l’agrée, qui lui ordonna sur le champ de se faire justice sur lui en plein pèlerinage et devant une nombreuse assistance et c’est là un incident bien connu.

Les écrivains ont pris l’habitude d’y trouver la preuve de l’intégrité d’Omar… Mais cet incident indique plus largement ce courant libérateur déclenché par l’Islam dans la conscience des gens et dans leur vie.

L’Egypte était alors un pays conquis. Sa conquête et son islamisation étaient toutes récentes. Ce copte était un copte qui avait gardé sa propre religion, un simple individu dans les foules du pays conquis. Amr Ibn Al Aâs était le conquérant de ce pays et son premier prince au nom de l’Islam. Les gouvernants de ce pays, avant la conquête islamique, étaient les Romains ! (gens aux fouets qui lacéraient les dos des peuples des colonies !) Qui dit que ce copte ne portait pas encore sur le dos les traces des fouets des Romains ?

Néanmoins, la vague libératrice lâchée par l’Islam dans les coins de la terre a fait oublier à ce copte les fouets des Romains et leur humiliation et l’a lâché comme un homme libre et honorable se fâchant en voyant le fils du prince frapper son fils après leur participation à la même course (et c’est là une autre preuve de la démocratie de l’Islam). Puis ce copte irrité par la dignité blessée de son fils a été poussé par la colère à faire le voyage d’Egypte à Médine monté non pas dans un avion, une automobile, un bateau ou un train, mais sur un chameau qui le secouait durant de longs mois. Et tout cela pour porter plainte au calife qui l’a libérée à partir du jour où son pays a été soumis à l’étendard de l’Islam. Et qui lui avait appris la dignité après qu’il l’eût totalement oubliée sous les coups des fouets des Romains.

C’est ainsi que nous devons comprendre et concevoir la profondeur de la vague libératrice de l’Islam. La question n’est pas seulement qu’Omar est intègre, que son intégrité est inaccessible aux ambitions dans tous les temps. Mais la question, après cela, est que l’intégrité d’Omar, inspirée de l’Islam, de sa voie et de son régime, a éclaté dans la terre sous forme d’un courant emportant tout sur son passage, libérant et honorant l’homme… en tant qu’homme.

Ce niveau élevé n’a jamais été atteint jusqu’à ce jour par l’humanité, cela est vrai, mais cette ligne large tracée par l’Islam, dans la dignité de l’homme, dans sa liberté et dans ses droits auprès de ses gouvernants et de ses princes, a certainement laissé dans la vie de l’humanité des traces indubitables. Ce sont quelques-unes de ces traces qui poussent l’humanité aujourd’hui à déclarer « Les droits de l’homme ».

C’est vrai que cette déclaration n’a pas encore pris sa voie pratique dans la vie de l’humanité. C’est vrai que « l’homme » ne cesse de subir les vexations, les humiliations, la torture, les privations dans plusieurs régions de la terre. C’est vrai que certaines doctrines placent l’homme au-dessous de la machine et tuent en lui sa liberté, sa dignité et ses caractéristiques supérieures dans le but d’augmenter la production, de décupler les rentrées et de dominer les marchés ! Tout cela est vrai. Mais cette ligne ne cesse d’être vivante dans les concepts de l’humanité et dans sa vue des choses. Elle ne lui est plus étrangère comme au jour où l’Islam la lui apporta. Elle est aujourd’hui plus capable de comprendre et de concevoir cette ligne lorsqu’on lui parlera en son nom dans le prochain round, par la grâce de Dieu.

Une seule et même nation :

Quand l’Islam est venu, il a trouvé des hommes se groupant autour du lien de parenté ou se groupant autour du lien de la race, ou se groupant autour du lien de la terre, ou se groupant autour du lien des intérêts et des profits immédiats.

Ce sont tous des liens qui n’ont aucun rapport avec l’essence de l’homme. Ce ne sont que des aspects contingents que prend accidentellement l’essence de l’homme noble.

L’Islam dit alors sa parole décisive en cette affaire importante qui définit les relations des hommes entre eux d’une autre façon. Il dit : « Ce ne sont ni la couleur, ni la race, ni la parenté, ni la terre, ni les intérêts et les profits qui regroupent ces gens ou les dispersent. Mais c’est uniquement la foi. C’est leur rapport avec leur Seigneur et Maître (Allah) qui définit leurs rapports entre eux. C’est leur rapport avec Dieu qui lui a octroyé leur humanité et qui décide donc de leurs destinées aussi bien dans ce monde que dans l’autre. C’est le souffle qui leur parvint de l’esprit de Dieu qui a fait de l’homme un homme. C’est Lui qui a honoré cet homme et a mis à son service tout ce qui est dans les cieux et la terre. C’est donc sur la base de cette vérité que les gens se regroupent ou se dispersent et non sur la base d’un quelconque aspect contingent frappant la vraie nature de l’homme.

Le lien du regroupement est la foi, car la foi est la plus noble caractéristique de l’âme humaine. Mais quand cette affinité est rejetée, il n’y a plus ni lien ni regroupement ni existence !

Il n’y a là que deux clans dans toute la terre : le clan de Dieu et le clan du Diable. Le clan de Dieu qui se tient sur l’étendard de Dieu et qui porte son insigne. Le clan du Diable qui englobe toute nationalité, tout groupe, tout peuple, toute race et tout individu qui ne se tiennent pas sous l’étendard de Dieu.

La nation c’est ce groupe de gens unis par le lien de la foi qui est sa seule race. Sinon, il n’y a pas de nation. Car il n’y a aucun lien qui les regroupe.

Ni la terre, ni la race, ni la langue, ni la parenté, ni les intérêts et les profits immédiats ne suffisent séparément ou tous ensemble pour former une nation à moins que ne les unisse la communauté de la foi. Le lien est une idée qui habite le cœur et l’esprit. C’est une façon de voir qui explique l’existence et la vie… qui se rattache à Dieu. Or c’est un souffle de l’esprit de Dieu que l’homme est devenu homme, qu’il se différencia des animaux et des bêtes sauvages, que son regroupement se différencia du leur et qu’il se distingua par l’honneur qu’il reçut de Dieu.

Dieu a dit à ceux qui ont cru en Lui sur toute terre, en toute génération, de toute race et couleur, de tout groupe et de toute tribu, sur toute l’étendue des siècles, depuis Noé, salut sur lui, jusqu’à Muhammad, bénédiction et salut de Dieu sur lui, et jusqu’à la fin des temps : « C’est celle-ci votre nation. Une seule et même nation et je suis votre Seigneur et Maître : Adorez moi donc ! »

Dieu a classé les gens sur la base de la foi, quels que soient les liens de parenté qui les unissent, ou les affinités de la race et de la terre. Il dit : « Tu ne trouveras pas un peuple croyant en Dieu et au jour dernier, aimant ceux qui contestent les limites de Dieu et de son Messager, même s’ils sont leurs pères ou leurs fils, ou leurs frères ou les membres de leur tribu. Ceux-là ont eu la foi inscrite dans leurs cœurs. Dieu les a soutenus par un souffle de Lui. Il les introduira dans des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux et où ils demeureront éternellement. Dieu leur a accordé Sa satisfaction et ils Lui ont accordé la leur. Ceux-là sont le parti de Dieu. Le parti de Dieu a certainement la bonne récolte. »

Il a établi une seule raison pour la guerre. Là où la guerre est inévitable. Et c’est le combat sur le chemin de Dieu. Il a définit d’une façon décisive et explicite le but de la guerre pour les croyants et pour les autres : « Ceux qui croient et combattent dans le chemin de Dieu. Ceux qui ont renié combattent sur le chemin de la tyrannie idolâtre (taghut). Combattez donc les alliés du Diable. Certes la ruse du Diable est bien faible. »

Toute l’humanité d’alors voyait comme une chose étrange que les gens se regroupent autour d’une croyance et qu’ils ne se regroupent pas autour d’une terre, d’une race, d’une couleur, d’un commerce ou de toute sorte de contingences sans valeur !

Cette appartenance « idéologique », pour employer le langage de ce siècle, était une chose vraiment étrange le jour où l’apporta l’Islam. Mais voici que l’humanité de nos jours l’accepte, et voici que des patries, des peuples, des langues, des couleurs et des races diverses se regroupent autour d’une idéologie !

C’est vrai qu’ils ne se regroupent pas autour d’une croyance en Dieu. Mais ils ne se regroupent qu’autour d’une école économique ou sociale, car l’humanité est en baisse. Les contingences immédiates sont bien plus nobles chez elle que la grande vérité. Mais, de toute façon, elle comprend que le lien de regroupement peut être la croyance. Il peut être une idée comme il peut être un lien moral !

C’est là, malgré tout, un progrès !

Il reste maintenant à l’humanité de s’élever et de viser quelque chose de plus noble et de plus élevé. Elle doit grimper les degrés de l’escalier ascendant vers la cime éminente, encouragée par la marche entonnée par l’Islam dans le prochain round, dotée de l’antique capital de la saine nature humaine et s’aidant aussi du capital nouveau !

Une perception et une morale :

Mais quand l’Islam a réunit les gens autour du lien de la croyance, et quand il en fit la base du regroupement ou de la dispersion, il ne fit pas de la contrainte à la foi la base du mouvement chez lui, ni la base des transactions humaines. Il ne laissa pas entre les mains de la loi de la jungle ou de celle du plus fort ses rapports avec les autres, c'est-à-dire avec ceux qui n’embrassent pas sa foi et ne se regroupent pas autour de son lien. Dieu n’a pas imposé aux croyants la Djihad afin qu’ils contraignent les gens à embrasser l’Islam, mais afin qu’ils instituent sur terre son ordre élevé, intègre et droit, tout en laissant aux gens le libre choix de la foi qu’ils désirent, à l’ombre de cet ordre qui concerne aussi bien le musulman que le non musulman dans la plus complète justice.

« Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. Donc quiconque mécroit au Rebelle tandis qu’il croit en Dieu saisit l’anse la plus solide qui ne peut se briser. Et Dieu est Audient et Omniscient. »

Il a considéré la terre sur laquelle régnait l’Islam et qui était commandée par la législation islamique comme « la maison de l’Islam » soit, que ses habitants aient tous embrassé sa foi ou que certains d’entre eux appartiennent aux autres religions.

Il considéra la terre sur laquelle ne régnait pas l’ordre islamique et qui n’était pas régie par la loi islamique comme « la maison de la guerre » quelle que fût la foi de ses habitants.

Il ne laissa pas les rapports entre la maison de la guerre et la maison de l’islam à la merci de la loi de la jungle et de celle du plus fort. Mais il a organisé ces rapports d’une façon minutieuse, commandée par la morale, la propreté et la droiture.

La maison de l’Islam peut être dans l’un des cas suivants : ou bien qu’elle soit liée à la maison de la guerre par un accord et un traité. Cet accord est alors tenu et ce traité est alors respecté. Ils ne contiennent ni traîtrise, ni trahison, ni attaque par surprise ou à l’improviste. A moins que le délai n’en soit dépassé ou que les gens de la maison de la guerre ne les trahissent. Ou bien qu’il y a entre eux un état de confiance mutuelle. Sans traité délimité dans le temps. C’est l’état de confiance à moins que dans la crainte d’une trahison de la part de la maison de la guerre, on ne lui envoie une déclaration mettant fin à cette période de confiance.

Ou bien c’est la guerre, et la guerre a des conditions restrictives et des garanties. S’ils penchent vers la paix, préférant le traité et le paiement de tribu et acceptant l’ordre islamique tout en gardant le libre choix de leur croyance, l’Islam doit accéder à leur demande : « Les pires bêtes auprès de Dieu sont ceux qui ont mécru (dans le passé) et ne croient point (actuellement) : ceux-là mêmes avec lesquels tu as fait un pacte et qui chaque fois le rompe, sans aucune crainte (de Dieu). » « Donc si tu les maîtrises à la guerre, inflige-leur un châtiment exemplaire, de telle sorte que ceux qui sont derrière eux soient effarouchés. Afin qu’ils se souviennent. » « Et si jamais tu crains vraiment une trahison de la part d’un peuple, dénonce alors le pacte (que tu as conclu avec), d’une façon franche et loyale car Dieu n’aime pas les traîtres » « Que les mécréants ne pensent pas qu’ils nous ont échappé. Non ils ne pourront jamais nous empêcher (de les rattraper à n’importe quel moment). » « Et préparez (pour lutter) contrer eux tout ce que vous pouvez comme force et comme cavalerie équipée, afin d’effrayer l’ennemi de Dieu et le votre, et d’autres encore que vous ne connaissez pas en dehors de ceux-ci mais que Dieu connaît. Et tout ce que vous dépensez dans le sentier de Dieu vous sera remboursé pleinement et vous ne serez point lésés. » « Et s’ils inclinent à la paix, incline vers celle-ci (toi aussi) et place ta confiance en Dieu, car c’est Lui l’Audient, l’Omniscient. »

Il a insisté sur le respect de la parole donnée, détruisant ainsi le bien fondé du prétexte de la « raison d’Etat ». Elle n’autorise nullement le manquement aux traites :

« Soyez fidèles au pacte de Dieu après l’avoir contracté et ne violez pas vos serments après les avoir solennellement prêtés et avoir pris Dieu comme garant (de votre bonne foi). Vraiment Dieu sait ce que vous faites. »

Si c’est la guerre, c’est la guerre où aucune chose sacrée n’est profanée on n’y tue pas un enfant, un vieillard ou une femme, on n’y brûle pas un champ on ne tarit aucune source de lait. On n’y défigure pas un être humain. Elle ne concerne que les combattants qui s’opposent aux Musulmans par les armes… Voici la recommandation d’Abu Bakr à l’armée d’Oussama qui s’apprêtait à aller combattre les Gréco-romains : « Ne trahissez pas, n’assassinez pas par préméditation, n’attaquez pas par surprise, ne défigurez personne, ne tuez pas un enfant, un vieillard ou une femme, ne coupez pas les branches des palmiers et ne les brûlez pas, n’abattez aucun arbre fruitier, n’égorger un mouton ou un chameau que pour les manger, vous rencontrerez sur votre route des gens qui se sont voués à la vie d’ascètes dans des tours isolées. Laissez-les en paix avec l’objet de leur vœu. En avant au nom de Dieu !

Je n’ai pas l’intention d’énumérer d’une façon exhaustive toutes les lois régissant les rapports entre la maison de l’Islam et la maison de la guerre, ni ceux entre les Musulmans et les autres peuples. Il n’y a pas de place à cette étude détaillée dans cet examen succinct. Je voudrai seulement arriver à la ligne large que l’Islam a tracée sur terre, pour ce qui concerne les rapports entre les différents camps là où cette ligne n’avait aucune existence. Lorsque l’Islam est venu, les nations n’établissaient leurs rapports que sur la seule loi des sabres, c'est-à-dire sur la loi de la jungle et du plus fort. Tout était licite à celui qui détenait la force et le vaincu n’avait absolument aucun droit !

Cette ligne large de l’Islam n’est pas partie et n’a pas été effacée de la réalité de l’humanité. Le monde commença au 17ème siècle (11ème siècle de l’hégire) à établir ses rapports sur une base légale ! Il commença à évoluer pas à pas vers le « droit international ». Il commença à essayer d’instituer des organismes internationaux pour arbitrer les litiges au 17ème siècle. Ces organismes ne cessent jusqu’à présent de balancer entre le succès et l’échec. On trouva des recherches puissantes et volumineuses dans le droit international.

Ainsi les ordres apportés par l’Islam ne gardèrent plus ce caractère étrange qu’ils avaient le jour de son arrivée.

C’est vrai que l’humanité ne s’est jamais élevée au niveau moral atteint par la société islamique dans les rapports pratiques.

C’est vrai qu’il y a eu de grands revers dans ce siècle actuel même dans les lois internationales théoriques auxquelles est arrivée la philosophie du droit. On rejeta les conditions de déclaration de guerre, de dénonciation des traités, de la cessation de la période de confiance mutuelle, et la chose se transforma en carnage pire que la situation des animaux sauvages dans la forêt !

C’est vrai que les mobiles de la guerre et de la paix ne se sont jamais élevés au-dessus des profits, des gains, de la rapine (butins) et des marchés.

C’est vrai que ces mobiles ne se sont jamais élevés aux horizons de la pensée, de la foi, du bien, de la justice et de la vertu que vise le Djihad en Islam.

Tout cela est juste. Mais on a trouvé quand même la ligne des rapports internationaux basés sur le droit connu de toutes les parties. C’est l’Islam qui l’a sorti à l’existence pour la première fois. C’est cette voie divine droite et élevée qui l’a tracée dans la vie de l’humanité.

Si l’on parle une nouvelle fois à l’humanité au nom de cette voie, cette voie ne lui sera ni étrange ni désavouée ; ses bases morales élevées resteront peut être, pour une certaine période, étranges aux yeux de l’humanité enfoncée dans le bourbier de l’obscurantisme préislamique. Cependant l’origine de la ligne et son image ne lui seront plus ni étranges ni désavouées.

 

Si l’Islam s’appuya la première fois sur le seul capital de la saine nature humaine pour instaurer ses principes et traces ses lignes, il s’appuiera dans le prochain round sur ce même capital mais il s’appuiera aussi, à côté de lui, sur ses expériences pratiques et bien connues de tous et il sera, avec la permission de Dieu, plus capable de reprendre sa marche de nouveau… avec ce capital.

Et après !

Et après, il ne nous appartient pas dans cette recherche concise d’aller plus loin dans le discours au sujet des lignes larges tracées par l’Islam dans la vie de l’humanité, dans son histoire et dans sa réalité, ces lignes qui n’étaient auparavant ni connues ni usuelles et dont sont restés des aspects et des traces dans la vie des hommes malgré son degré de déviation et malgré la profondeur de sa chute du haut de la cime culminante où se sont élevés les gens à l’ombre de la voie rectiligne de Dieu.

Ces quelques rares prototypes auxquels nous avons fait allusion servent à désigner des dizaines de lignes larges instaurées par cette voie une fois qu’elle les a créées de toutes pièces.

On peut les prendre comme unités de mesure dans plusieurs côtés de la vie de l’humanité durant quatorze cents années.

Mais le mot qu’on doit absolument dire à la fin de cette étude concise, afin que ceux qui appellent à Dieu ne soient pas leurrés par ces facteurs favorables et n’oublient pas de préparer sérieusement à endurer les épines de la route et de ses obstacles, ce mot donc doit concerner les lignes contraires ainsi que les durs obstacles de la route.

L’humanité dans son ensemble est aujourd’hui plus loin de Dieu…

Les décombres qui voilent la saine nature humaine sont plus lourdes et plus ténébreuses. Les anciens obscurantismes étaient des obscurantismes d’ignorance, de naïveté et de jeunesse. Tandis que l’obscurantisme actuel est un obscurantisme de science, de complexes et de désinvolture !

La tentation résultant des découvertes de la science dans les 18ème et 19ème siècles était une tentation tyrannique. La fuite des gens loin de l’église et du Dieu de l’église au nom duquel elle imposait sa loi despotique, elle brûlait les savants, elle torturait les penseurs et elle combattait les renaissances, cette fuite était folle et rebelle. Rien ne l’arrêtait en route et elle n’épargnait aucune chose sacrée !

C’est vrai que depuis l’aube de ce siècle la science elle-même commence à conduire de nouveau vers Dieu les savants éminents. C’est vrai aussi que la saine nature humaine qui a souffert de la misère et de son errement commence à accuser la fatigue et à ressentir de nouveau la nostalgie de Dieu.

 

Mais cette tentation ne cesse d’être dans sa pleine force. Tout ce siècle peut se passer avant que ne paraissent les prémices parfaites du retour du troupeau en débandade de son lointain égarement.

La vie d’ici-bas a augmenté de surface moralement et physiquement chez les gens ; sa surface s’est élargie grâce à ce que la civilisation a inventé comme moyen de vie, de jouissance et de stabilité sur terre. Les gens sentirent l’énorme importance de cette vie dans leur réalité matérielle aussi bien que dans leurs sentiments, les sciences, les cultures, les arts et les loisirs d’amateurs ont ajouté des surfaces énormes à celle de la vie dans le fait réel des gens comme dans leurs sentiments.

Si tout cela s’était institué sur une base de la connaissance de Dieu, des caractéristiques de la divinité et de la servitude à Dieu, sur une base de la vérité profonde ! La vérité qui dit que c’est Dieu qui a donné à l’homme la Lieutenance sur terre, qui a mis à sa disposition tout ce qui s’y trouve, qui l’a doté des facultés et des prédispositions qui le désignent à la Lieutenance et qui lui rendent accessibles toutes les bonnes choses de la vie, que l’homme est éprouvé dans tout cela afin qu’on lui demande des comptes dans l’autre monde sur ce qu’il a avancé comme œuvres sur cette terre. Si tout cela s’était institué sur cette juste base, toutes ces surfaces ajoutées par la science et la civilisation à la surface de la vie dans le fait réel des gens et dans leurs sentiments seraient des surfaces ajoutées à celle de la foi. Elles auraient rapproché d’avantage les gens de Dieu et de Sa voie rectiligne représentée par l’Islam.

Mais tout cela ne s’est institué que sur la base de la fuite loin de l’église tyrannique, loin de son Dieu dont elle se servait pour opprimer les gens !

Et ainsi cette augmentation de la surface de la vie fut une cause d’éloignement de Dieu, et un obstacle sur le chemin qui y mène.

Aux prédicateurs de l’Islam de tenir compte de tout cela !

C’est vrai que l’humanité a connu la souffrance et la fatigue sous le lourd fardeau de cette civilisation matérielle et dans sa marche dans son abondante luxure.

C’est vrai que la corruption, la déliquescence, les maladies nerveuses et psychiques, la perversion intellectuelle et sexuelle et les résultats de tout cela rongent le corps de cette civilisation, font souffrir les nations et les individus et ouvrent les yeux brutalement sur le mal, la corruption et la destruction.

Mais l’humanité ne cesse d’être dans son agitation bestiale, dans son ébriété folle et dans son ivresse sauvage… Il se peut que tout ce siècle s’achève avant que les yeux ne s’ouvrent effectivement que les esprits ne sortent de leur ivresse et que l’humanité n’arrête ou ne pense à arrêter ce manège !

Le premier obscurantisme avant encore dans sa mémoire la vie de campagne avec malgré tout la force jeune de la campagne et son sérieux.

Les gens avaient des traditions. La morale de la force jeune commandait en général les agissements des gens.

Autant cette force jeune rendait le combat entre les prédicateurs et le clan de l’obscurantisme impitoyable et violent autant elle rendait ce combat franc et loyal. La saine nature de l’homme était proche répondant sans tarder à l’appel malgré l’entêtement et l’orgueil.

Il y avait là un sérieux effectif aussi bien dans la mécréance que dans la foi. Et cela malgré toutes les peines qu’il cause est préférable à l’impersonnalité, à la désinvolture et au manque de sérieux !

L’humanité souffre aujourd’hui du manque de personnalité, de la désinvolture et de la décision qu’inspirent toute foi, toute opinion et toute école.

Elle souffre de même de l’hypocrisie du cœur, de la perfidie, de la faiblesse et du vice de l’escroquerie ! Tout cela constitue des obstacles sur le chemin de l’appel à Dieu et des entraves empêchant les gens de rester sur la voie rectiligne de Dieu.

Plusieurs choses pareilles ou de couleurs différentes exigent qu’on ne les prennent pas à la légère afin que ceux qui appellent à Dieu ne soient pas leurrés par les facteurs favorables et que cela ne les pousse pas à ne pas prendre avec eux le viatique (soutien) nécessaire…

Mais quel est le viatique ?

C’est un seul viatique « le viatique de la piété ». C’est le sentiment de Dieu à sa juste valeur. C’est la transaction di

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Ribaat Ribaat - dans ISLAM OU NOUVEL ORDRE MONDIAL

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  • : LE NOUVEL ORDRE MONDIAL ILLUMINATI / DEPUIS JANVIER 2010
  • LE NOUVEL ORDRE MONDIAL ILLUMINATI / DEPUIS JANVIER 2010
  • : RIBAAT: Derrière la Démocratie se cache les lieutenants Sataniques/lucifériens Illuminati et Franc-maçons des hauts degrés. Cependant un chef CACHE donne les ordres : LES JÉSUITES/JUIFS NOACHIDES AU VATICAN A ROME ! Ces derniers veulent illusoirement conquérir le monde sous le vocal d’un Nouvel ordre mondial ; c'est-à-dire un monde sans foi ni loi en Allah notre Créateur !
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