DEPUIS JANVIER 2010 ISLAM 45 : « La Kaaba à Mekkah Rapport 2 » - Jésuites/Juifs noachides, Illuminati, Franc-maçons, Satanisme
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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 17:59

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux

ISLAM 45 :

« La Kaaba à Mekkah Rapport 2 »

 L'Islam contre le nouvel ordre mondial

---------o ISLAM PRIME NATURE DE L’HOMME ET BON CONSEIL o---------

Ribaat 1433H / Février 2012 

2ème Rapport : La construction de la Kaaba et sa signification

 

 

La construction de la Kaaba : Introduction

 

Rapport-la-Ka-ba-4.jpg

http://riyad.fr.tc    ssirde00@yahoo.fr

 

Le livre Riyad Es-Salihine "Les jardins de la vertu" de l'imam Yahya Ibn Charif Ed-dine An-Nawawi aux editions universel qui est situé à la page 868 puis référencié par le hadith numéro 1867 que Abd Allah ibn Abbas (Que Dieu les agréés tous les deux) qui a dit :

 

1867. Ibn 'Abbàs (DAS) rapporte: «Abrahàm vint avec son épouse (Agar), la mère d'Ismà'il, et avec son fils Ismà'il qu'elle nourrissait de son sein. Il les installa près de la Ka'ba, au pied d'un grand arbre au-dessus de Zem-Zem, à la partie la plus élevée de la mosquée. Il n'y avait alors personne à la Mecque, comme il n'y avait pas d'eau. Il la déposa donc là et laissa près d'elle un sac de dattes et une outre pleine d'eau. Puis il reprit le chemin du retour. La mère d'Ismà'il le suivit et lui dit:

 

«O Abrahàm! Où vas-tu ainsi en nous laissant dans cette vallée où il n'y a pas âme qui vive ni rien d'autre?» Elle le lui répéta plusieurs fois sans qu'il ne se tournât vers elle. Elle lui dit finalement: «Est-ce Dieu qui t'ordonne d'agir ainsi?» Il dit: «Oui».

 

Elle dit: «Dans ce cas Dieu ne nous abandonnera pas à nous-mêmes» et elle retourna à sa place. Abrahàm se mit donc en marche. Une fois arrivé au sentier de montagne dit «Al Hajùn» d'où on ne pouvait pas le voir, il tourna son visage vers la Ka'ba et adressa à Dieu cette prière en levant les mains au ciel: «Notre Seigneur! J'ai installé une partie de ma progéniture dans une vallée sans verdure auprès de Ta Maison sacrée, Notre Seigneur!, afin qu'ils pratiquent correctement la prière. Fais donc que des coeurs d'entre les Humains penchent vers eux et donne-leur leur lot de fruits, peut-être remercieront-ils» (Saint Coran : Sourate 14/ verset37).

 

La mère d'Ismà'il se mit à allaiter son fils et à boire de cette eau jusqu'à ce que l'outre se vidât et que son petit eût soif. Elle le regardait tandis qu'il se tordait de douleur (ou s'agitait de douleur). Elle s'éloigna pour ne pas le voir dans cet état et elle trouva alors Asafà, le plus proche monticule de cette terre. Elle monta à son sommet et se mit à scruter la vallée dans l'espoir de voir quelqu'un mais ne vit personne. Elle descendit le monticule. Lorsqu'elle arriva à la vallée, elle releva un peu de sa tunique et marcha en s'empressant comme celui qui ployé sous une lourde charge. Une fois arrivée à l'autre bord de la vallée, elle trouva le monticule «Al Marwa» au sommet duquel elle monta. Elle scruta l'horizon dans l'espoir de voir quelqu'un, mais ne vit personne. Elle fit sept fois de suite le même trajet. (Ibn 'Abbàs (DAS) rapporte que le Prophète (BSDL.) a dit:

«C'est pourquoi les pèlerins font sept fois de suite le parcours entre ces deux monticules».

 

Une fois parvenue au sommet d'Al Marwa, elle entendit une voix. Elle se dit à elle même: «Tais-toi». Elle dressa à nouveau l'oreille et entendit encore la même voix. Elle dit vers l'endroit d'où venait ce bruit: «Maintenant que tu t'es fait entendre, aurais-tu de quoi nous secourir?» C'est alors qu'elle vit l'Ange à l'endroit actuel du puits zem-zem. Il se mit à fouiller la terre avec son talon (ou avec son aile) jusqu'à ce que l'eau apparût. Agar se mit à élever un bassin autour de l'eau en faisant ainsi avec sa main. Puis elle remplit son outre et l'eau jaillissait en bouillonnant au fur et à mesure qu'elle en prenait. (Ibn 'Abbàs (DAS) a dit: «Le Prophète (BSSL.) a dit:

 

«Que Dieu fasse miséricorde à la mère d'Imà'il! Si elle n'en avait pas pris de l'eau avec ses mains, Zem-Zem serait maintenant une source coulant à la surface de la terre».

 

Il dit: «Elle but et allaita son petit. L'Ange lui dit: «Ne craignez pas d'être abandonnés à vous-mêmes. Il y a à cet endroit une Maison que restaurera cet enfant avec son père. Dieu n'abandonne jamais les Siens». Il y avait là effectivement les restes d'un temple (maison) s'élevant sur le sol comme une colline. Les torrents descendaient vers lui mais passaient à sa droite et à sa gauche. Pendant qu'elle vivait ainsi, voilà que passa un groupe de la tribu Jourhoum (ou les membres d'une famille de la tribu Jourhoum) venant d'une route de montagne. Ils descendirent à l'endroit le plus bas de la Mecque. Ils virent alors un oiseau volant autour d'un point. Ils dirent: «Cet oiseau ne tourne ainsi qu'autour d'un point d'eau. Or nous ne nous souvenons pas que dans cette vallée il y a une eau quelconque».

 

Ils envoyèrent un coureur ou deux s'enquérir de la chose. Les voilà devant l'eau. Ils retournèrent aux leurs et les en informèrent tandis que la mère d'Ismâ'il se tenait près de l'eau. Ils lui dirent: «Nous autorises-tu à nous installer près de toi?» Elle dit: «Oui, mais vous n'avez aucun droit à l'eau». Ils dirent: «C'est d'accord». Selon Ibn 'Abbâs (DAS), le Prophète a dit:

 

«Cela se passa au moment où la mère d'Ismà'il avait besoin de compagnie pour l'aider à supporter sa solitude».

 

Ils campèrent donc et envoyèrent à leur tribu qui vint se joindre à eux. Ainsi il y eut en cet endroit plusieurs familles. L'enfant devint jeune homme et apprit d'eux à parler l'arabe. Quand il grandit, ils remarquèrent sa noblesse et il leur plut. Une fois pubère, ils le marièrent à l'une de leurs filles. Entre-temps mourut la mère d'Ismâ'il. Abrahàm arriva après le mariage d'Ismâ'il pour prendre des nouvelles de ceux qu'il avait laissés. Il ne trouva pas Ismà'il et interrogea sur lui sa femme qui lui dit: «Il est parti à la chasse». Il l'interrogea sur leur vie et sur leurs affaires. Elle dit: «Nous sommes malheureux et vivons dans la plus grande gêne», ainsi elle ne cessa pas de se plaindre à lui. Il lui dit: «Quand ton mari rentrera, donne-lui le salam et dis-lui de changer le seuil de sa porte».

 

Quand Ismà'il retourna, on dirait qu'il avait senti quelque chose. Il dit: «Avez-vous reçu de la visite?» Elle dit: «Oui, il est venu un vieillard ayant tel et tel aspect. Il nous a interrogés sur toi et je l'ai informé. Puis il m'a interrogée sur notre vie. Je lui ai dit que nous vivions dans une gêne pénible». Il lui dit: «Est-ce qu'il t'a laissé pour moi un message?» Elle dit: «Oui, il m'a demandé de te donner le salam et de te dire de changer le seuil de ta porte». Il lui dit: «Ce vieillard est mon père et il m'ordonne de te quitter. Rejoins donc ta famille». Ainsi il la répudia et épousa dans la tribu une autre femme.

 

Abrahàm s'absenta la durée que Dieu avait voulue puis revint vers eux. Il ne trouva pas Ismà'il. Il entra chez sa femme pour l'interroger sur lui. Elle lui dit: «Il est parti à la chasse». Il lui dit: «Comment allez-vous?» et il l'interrogea sur leur vie et sur leurs affaires. Elle lui dit: «Nous allons très bien et nous vivons à l'aise», elle remercia en même temps Dieu. Il lui dit: «Que mangez-vous?» Elle dit: «La viande». Il dit: «Que buvez-vous?» Elle dit: «L'eau». Il dit: «Seigneur Dieu! Bénis-leur la viande et l'eau». Le Prophète (saw) a dit:

 

«Ils n'avaient pas alors de céréales et s'ils en avaient eu il les leur aurait bénies».

 

Il dit: «Tout autre que les habitants de la Mecque ne peut vivre uniquement de l'eau et de la viande sans devenir malade».

 

Dans une autre version: «Abrahàm vint et demanda: «Où est Ismà'il?» Sa femme lui dit: «Il est allé à la chasse. Ne veux-tu pas descendre chez nous et accepter notre hospitalité ?» Il dit: «Que mangez-vous et que buvez-vous?» Elle dit: «Nous mangeons de la viande et nous buvons de l'eau». Il dit: «Seigneur Dieu! Bénis-leur leur manger et leur boire». Le narrateur ajoute: «Abou Al Qàsem a dit: «Telle est la bénédiction apportée par cette invocation d'Abrahâm».) «Abrahâm lui dit: «Quand ton mari sera de retour, donne-lui le salam et dis-lui de consolider le seuil de sa porte». Quand rentra Ismà'il il dit: «Est-ce que quelqu'un est venu à vous?» Elle dit: «Oui, il nous est venu un vieillard de belle apparence», (et elle se mit à dire du bien de lui). Il m'a interrogée sur toi et je l'ai informé. Il m'a demandé comment était notre vie. Je lui ai dit que nous allions bien». Ismà'il lui dit: «T'a-il chargée de me dire quelque chose?» Elle dit: «Oui, il te donne le salam et t'ordonne de consolider le seuil de ta porte». Il lui dit: «C'était mon père et c'est toi le seuil. Il m'ordonne ainsi de te garder».

Puis Abrahàm s'absenta la durée que Dieu avait voulue. Il revint ensuite alors qu'Ismâ'il se taillait une flèche à l'ombre d'un grand arbre voisin de Zem-Zem. Quand il vit son père, il se leva vers lui et ils firent ce que fait le père avec son fils et le fils avec son père (ils se sont longuement embrassés). Abrahàm dit: «O Ismà'il! Dieu m'a ordonné de faire quelque chose». Ismà'il lui dit: «Fais ce que ton Seigneur t'a ordonné». Il dit: «Est-ce que tu m'y aiderais?» Il dit: «Je t'y aiderai». Il dit: «Dieu m'a ordonné de construire une maison (temple) là-bas et il désigna une colline proéminente. Il redressa alors les colonnes de la maison (qui était enterrée sous la colline). Ismâ'il lui apportait les pierres et Abrahàm construisait. Quand la construction atteignit une certaine hauteur, il lui donna cette pierre (la pierre noire sacrée) qu'il plaça dans le mur et il continua à bâtir au-dessus d'elle, tandis que Ismà'il lui apportait les pierres. Ils disaient ensemble: «Dieu! Agrée notre œuvre. Tu es L'Audiant et Le Sachant par excellence».

 

Dans une autre version: «Abrahàm sortit avec Ismà'il et la mère d'Ismâ'il. Ils avaient avec eux une outre pleine d'eau. La mère d'Ismà'il buvait de l'eau de l'outre et son lait coulait ainsi pour son enfant. Une fois arrivés à la Mecque, il la déposa sous un grand arbre, puis Abrahàm retourna aux siens. La mère d'Ismà'il le suivit. Arrivés à un rocher, elle l'appela de derrière lui:

«O Abrahàm! A qui nous laisses-tu?». Il dit: «A Dieu». Elle dit: «J'accepte Dieu». Puis elle retourna à sa place et se mit à boire de l'outre tandis que son lait coulait pour son enfant.

 

Quand l'eau s'épuisa, elle dit: «Si j'allais voir là-bas, peut-être y trouverai-je quelqu'un». Le narrateur dit: «Elle alla grimper sur le monticule «Asafà», regarda tout autour et ne vit personne. Une fois redescendue à la vallée, elle pressa le pas et alla grimper sur le monticule «Al Marwa». Elle fit plusieurs fois le même parcours. Puis elle dit: «Si j'allais voir ce qu'est devenu l'enfant?» Elle partit donc et regarda l'enfant qui avait déjà le hoquet de la mort. Elle ne put tenir en place et dit: «Si j'allais voir de nouveau s'il n'y a pas quelqu'un?» Elle alla grimper sur Asafà. Elle regarda de tous les côtés et ne vit personne. Elle termina ainsi sept va-et-vient entre les deux monticules. Puis elle dit: «Si j'allais voir ce qu'est devenu l'enfant?» A ce moment elle entendit une voix. Elle dit: «Viens à notre secours si tu as avec

toi quelque bien» et voilà que c'était Gabriel. Il donna quelques coups de son talon sur le sol et tout à coup l'eau jaillit, au grand étonnement de la mère d'Ismà'il. Elle se mit à ramasser l'eau pleines mains...». Puis il cita le reste du Hadiths.

 

(Rapporté par Al Boukhâri)

 

http://prophetestory.canalblog.com/archives/p10-10.html 

Série par Amr Khaled, Extrait : 

Je demande la protection d’Allah l’Audient et l’Omniscient contre le Satan banni. Au nom d’Allah le Clément et le Miséricordieux. Louange à Allah Seigneur de l’Univers, prière et salut sur son messager (BP sur lui).

Louange à Allah, on Le remercie, on demande Son assistance, Sa guidance, Son pardon et Sa protection contre les vices de nos âmes et contre nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide est le bien-guidé et quiconque Il égare, tu ne trouveras alors pour lui aucun allié pour le remettre sur la bonne voie.

Vous avez certainement pris l’habitude d’entendre ce préambule au début de chaque leçon. En fait, ce que vous ne savez probablement pas c’est que ce préambule a conduit une personne à se convertir à l’islam…rien qu’en entendant ces deux petits mots introductifs, elle s’est convertie.

Je veux seulement attirer votre attention sur quelque chose : au lieu de dire que l’on connaît ces mots et que l’on les a trop souvent entendus, il vaut mieux les entendre autrement de manière à ce qu’ils touchent nos cœurs parce qu’on peut entendre quelque chose des centaines de fois sans que cela ne produise aucun effet dans nos cœurs.

Arrivons donc à l’histoire de ce préambule et comment a-t-il pu aider une personne à se convertir à l’Islam. Il s’agit d’un homme dont le métier était de guérir les personnes attaquées par les djinns[i][i] et qui est arrivé à la Mecque au moment où le prophète (BP sur lui) commençait sa prédication sous les persécutions de Qoraysh qui l’accusait d’être un magicien, un menteur ou d’être touché par un djinn.

Quand cet homme est arrivé, Qoraysh le mit en garde contre Mohammad qui, selon les Quraychites, envoûtait toute personne qui lui parlait. Mais puisque son métier était de guérir les personnes touchées par les djinns, il décida de le guérir. C’est pour cette raison qu’il partit voir le prophète (BP sur lui) en lui demandant de quoi exactement souffrait-il ? Le prophète, apprenant que cette personne était venue pour le guérir, lui demanda de l’écouter et commença par cette introduction : « Louange à Allah, on Le remercie, on demande Son assistance, Sa guidance, Son pardon et Sa protection contre les vices de nos âmes et contre nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide est le bien-guidé et quiconque Il égare, tu ne trouveras alors pour lui aucun allié pour le remettre sur la bonne voie ».

C’est en ce moment que cet homme déclara la shahâda[ii][ii] . Il voulait guérir le prophète et c’est en fait le prophète qui l’a guéri. C’est pour cela que je vous demande d’écouter le Coran et la parole de Dieu différemment. Même la Fâtiha qu’on a pris l’habitude de réciter plusieurs fois par jour, il faut l’écouter avec une oreille attentive pour l’aimer, sentir sa beauté et se rendre compte de la grandeur du Coran. Plus encore, tu sentiras un changement en toi-même.

Le problème c’est que nous entendons avec nos oreilles et non avec nos cœurs. Essayons donc maintenant d’écouter de nouveau cette introduction mais cette fois-ci avec nos cœurs : « Louange à Allah, on Le remercie, on demande Son assistance, Sa guidance, Son pardon et Sa protection contre les vices de nos âmes et contre nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide est le bien-guidé et quiconque Il égare, tu ne trouveras alors pour lui aucun allié pour le remettre sur la bonne voie »… un sentiment différent, non ? Absolument différent. Comprenez-vous maintenant pourquoi cet homme s’est converti ? Et voyez-vous comment nos cœurs sont prêts à recevoir différemment la foi en Dieu ?

La leçon d’aujourd’hui porte sur le dernier épisode de l’histoire du prophète Abraham. L’histoire d’une vraie lutte que j’ai commencé à raconter il y a plusieurs semaines et que je n’ai pas encore terminée…  
J’imagine que la longueur de cette histoire vous a fatigués, mais imaginez le héros même de cette histoire qui a passé toute sa vie à combattre et à passer par ces épreuves difficiles que nous avions mentionnées dans les leçons précédentes.

Nous nous étions arrêtés la dernière fois sur l’histoire de la grande soumission de notre prophète Abraham (Paix sur lui) à Allah (Béni soit-Il et Très Haut) et comment allait-il obéir sans crainte ni hésitation à l’ordre divin d’immoler son fils Ismaël. Ce que j’ai regretté, en fait, après avoir fini la leçon c’est d’avoir été injuste envers Sayeda Hadgar en ne parlant que brièvement de son obéissance et sa soumission à l’ordre divin. En fait, pour supporter une telle situation, Hadgar, en tant que mère, a dû faire un effort plus grand que celui déployé par Abraham et Ismaël.

Une deuxième chose qu’on aurait dû remarquer, c’est qu’on ignore où est-ce qu’elle était au moment du sacrifice. Mais ce dont on est sûr c’est qu’elle était soumise sans résistance à l’ordre divin. Et l’obéissance de la femme dans cette situation mérite une récompense plus importante et plus grande que celle que mérite l’homme parce que la femme est d’habitude plus attachée à ses fils que l’homme.

Abraham a ensuite repris son chemin vers la Palestine. Il faut bien noter qu’il faisait des allers-retours entre la Palestine et la Mecque et c’est ce qui est ensuite devenu le chemin qu’a pris notre prophète (BP sur lui) (le chemin des prophètes). Il a pris le chemin de son grand-père Abraham : « Abraham n’était ni juif ni chrétien. Il était entièrement soumis à Allah (Musulman). Et il n’était point du nombre des associateurs »  (TSC[iii][iii], Al–‘Imrân ‘La Famille D’Imran’ : 67). Nous devons sentir l’importance de notre prophète Abraham dans notre religion et notre vie.

Revenons maintenant à la première femme de notre prophète Abraham : Sayeda Sara. On s’était arrêté de parler d’elle depuis le moment où elle avait demandé à Abraham de se marier et on avait commencé l’histoire de Sayeda Hadgar en mettant l’histoire de Sayeda Sara de côté. Où était donc notre dame Sara ? Elle était encore en Palestine. Et notre prophète Abraham, passait-il la plupart de son temps chez Sayeda Hadgar ou chez Sayeda Sara ? Il était pour la plupart du temps chez cette dernière et partait de temps en temps à la Mecque pour voir sa femme Hadgar et son fils Ismaël.

Et quel âge avait Sayeda Sara? On dit qu’après l’histoire du sacrifice, elle avait 80 ans. Cela veut dire que ça faisait 80 ans qu’elle était stérile et que ce n’est qu’en perdant tout espoir d’avoir des enfants à l’âge de 60 ans qu’elle a demandé à Abraham de se remarier. Elle savait que la question est tranchée, qu’elle n’allait pas avoir d’enfants et qu’il ne lui restait pas longtemps à vivre dans l’ici-bas.

Mais Dieu a voulu exaucer la demande de Sara et de la réjouir aussi bien dans le monde d’ici-bas que dans l’au-delà. Il n’a pas voulu que Sara meure sans avoir d’enfants. C’était essentiellement la fidélité de Sara, son grand attachement à Dieu –bien qu’elle ait été privée du bienfait d’avoir des enfants- qui ont fait que sa demande soit exaucée durant sa vie en ayant Isaac à l’âge de 80 ans.

Et c’est ici que nous allons raconter l’histoire des anges mentionnée par la Sourate Hûd. Ces anges vinrent à Abraham pour l’informer qu’ils anéantiraient le peuple de Lot chez qui la turpitude était répandue. Et selon le verset : « Sa femme était debout, et elle rit alors ; Nous lui annonçâmes donc (la naissance d’) Isaac et après Isaac, Jacob » (TSC, Hoûd : 71).

Pourquoi avait-t-elle rit ? Les anges ont informé Abraham qu’ils anéantiraient le peuple de Lot et c’est en ce moment que Sayeda Sara rit. Pourquoi ? Et pourquoi lui annonça-t-on la naissance d’Isaac quand elle rit ?

Elle rit parce qu’elle fut réjouie de l’anéantissement du peuple de Lot. Une question se pose ici : Est-ce qu’on peut se réjouir lorsque Dieu punit les tyrans et les injustes qui ont commis des turpitudes ? La réponse est certainement positive et c’est ce que nous assure le verset de la Sourate At-Tawba (le repentir) –ce qui peut être traduit comme : « … et guérira les poitrines d’un peuple croyant » [iv][iv](TSC, At-Tawba ‘Le repentir’ : 14). Le fait même de punir les injustes est une miséricorde divine pour guérir les poitrines des croyants en faisant partir la colère de leurs cœurs. Et Sayeda Sara n’a pas seulement sourit, elle a rit. Le musulman à qui importe peu que l’Islam soit raffermi ou non par la punition des injustes manque de raison. Celui qui ne souffre pas en voyant ce qui se passe à Jérusalem ou ailleurs souffre d’un manque dans sa foi.

Le cœur de Sayeda Sara a réagi alors que pour un bon nombre de musulmans qui prient et qui jeûnent, ce qui se déroule dans le monde ne les intéresse pas.

Regardez aussi ce que dit le compagnon du prophète Abdullah Ibn Omar : « si je passais les nuits à prier sans arrêt, et si je jeûnais les jours sans jamais déjeuner et si je dépensais tout mon argent dans le sentier d’Allah, ces actions ne me serviront en rien après mon décès si je n’arrive pas à aimer les gens qui obéissent à Dieu et à haïr les gens qui Lui désobéissent. » 

Sa parole est claire. Ce que je vous demande de faire c’est d’appliquer cette règle sur vous-mêmes car le fait de souhaiter le bien aux croyants et de haïr les ennemis de la religion est l’un des piliers les plus importants de la foi. Si l’une de nos sœurs nous dit qu’elle aime bien assister à notre leçon mais qu’elle sort avec ses amis qui consomment de l’alcool sans boire avec eux, il faut lui dire que tant qu’elle sort avec ses amis sans haïr cette sortie, sa foi restera incomplète.

Sais-tu quand est-ce que le niveau de ta foi sera élevé ? Quand tu sentiras que ton coeur refuse cette sortie dans laquelle on désobéit à Dieu. Essaye plutôt d’appeler tes amis de temps en temps pour les conseiller et pour les guider vers la voie d’Allah mais s’il est question de sorties, fréquente plutôt les bienfaisants.

Sayeda Sara a ri bien que la distance qui la sépare du peuple de Lot soit grande : ils vivaient dans deux villes distantes et le peuple de Lot ne lui faisait aucun mal. Mais ici, ce n’est pas une question de distance ; il s’agit d’une femme qui aime sa religion l’Islam et qui exècre la désobéissance. Y a-t-il parmi nous maintenant quelqu’un comme Sayeda Sara ?

Et écoutez le compagnon du prophète Abdullah Ibn Abbas qui disait : « quand j’apprend qu’il a plu au Yémen, je me prosterne pour louer Dieu ». Il habitait à la Mecque mais il considérait que s’il pleut chez des musulmans c’est comme s’il pleuvait chez lui.

Il faut absolument que vous vous dépouilliez de votre égoïsme qui vous conduit à ne vous intéresser à rien dans ce monde sauf à votre subsistance tout en négligeant votre religion l’islam et vos frères musulmans.

Comprenez-vous maintenant pourquoi Sayeda Sara a-t-elle ri (Sa femme était debout, et elle rit alors…) et à quel moment la bonne nouvelle lui a été annoncée? Quand elle est arrivée à ce degré en aimant les croyants et en haïssant les pervers. Et quiconque arrive à ce degré recevra une bonne nouvelle. 

Poursuivons donc la lecture des versets de la Sourate Hoûd –ce qui peut être traduit comme : « … Nous lui annonçâmes donc (la naissance d’) Isaac et après Isaac, Jacob ». Que veut on dire par « et après Isaac, Jacob » ? On sait bien que Isaac était le frère d’Ismaël mais qui est donc Jacob ? Son fils ou son frère ? Jacob est le fils d’Isaac qui est le fils d’Abraham et Jacob est lui-même le père de Joseph : quatre générations de prophètes et de descendance bénie.

Ce qui nous intéresse, c’est le sens de « et après Isaac, Jacob » ? En fait, les anges informaient Sayeda Sara qu’elle allait vivre jusqu’à ce qu’elle voie son petit fils Jacob et souvenez-vous qu’elle avait 80 ans quand on lui a annoncé cette nouvelle. Cette histoire porte un message pour ceux qui se demandent : quand est-ce que Dieu mettra fin à la privation dont je souffre ? Je vous raconte l’histoire de Sayeda Sara qui a souffert de cette privation pendant 80 ans de sa vie.

L’une des erreurs communes est d’évaluer la satisfaction de Dieu en fonction de l’abondance de Ses dons ou des privations. C’est ce que mentionne le verset –ce qui peut être traduit comme : « Quant à l’homme, lorsque son Seigneur l’éprouve en l’honorant[v][v] et en le comblant de bienfaits, il dit « Mon Seigneur m’a honoré ». Mais par contre, quand Il l’éprouve en lui restreignant  sa subsistance, il dit « Mon Seigneur m’a avili » (TSC, Al-Fajr ‘L’Aube’ : 15 et 16).

Mais le Coran vient nous éclairer par le verset suivant qui commence par « Mais non » et explique autrement la question –ce qui peut être traduit comme : « Mais non ! C’est vous plutôt, qui n’êtes pas généreux envers les orphelins, qui ne vous incitez pas mutuellement à nourrir le pauvre, qui dévorez l’héritage avec avidité vorace, et aimez les richesses d’un amour sans bornes. Prenez garde ! Quand la terre sera complètement pulvérisée » (TSC, Al-Fajr ‘L’Aube’ : 17, 18, 19, 20, 21).

Et ce dernier verset vient nous rappeler l’au-delà. Et que si jamais nous souffrons d’un malaise dans ce monde, il faudra patienter parce qu’en patientant vous aurez le bonheur dans l’ici-bas avant de l’avoir dans l’au-delà. « … les endurants auront leur pleine récompense sans compter » (TSC, Az-Zoumar ‘Les Groupes’ : 10). Les gens qui souffrent avec leurs conjoints, patientez et souvenez-vous de Dieu. Si vous êtes obéissants, vous trouverez le bonheur ici-bas et dans l’au-delà.

Quand Sayeda Sara apprit la nouvelle –ce qui peut être traduit comme : « Elle dit : Malheur à moi ! Vais-je enfanter alors que je suis vieille et que mon mari, que voici, est un vieillard ? C’est là vraiment une chose étrange ! » (TSC, Hoûd : 72).

Et regardons comment les Anges répondirent –ce qui peut être traduit comme : « Ils dirent : T’étonnes-tu de l’ordre[vi][vi] d’Allah ? Que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions soient sur vous, gens de cette maison ! Il est vraiment, digne de louange et de glorification ! » (TSC, Hoûd : 73). 

Cela me fait dire aux jeunes qui veulent se marier de bien réfléchir avant de choisir leur conjoint de façon à ce que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions soient sur leur foyer. Les filles, en choisissant votre futur mari, prenez garde de ceux qui ne prient pas ou de ceux qui ont l’habitude de commettre les grands péchés, sinon vous perdrez. Existe-t-il parmi nos foyers ceux qui méritent la miséricorde et les bénédictions divines ? « Il est vraiment, digne de louange et de glorification ! »

Ces versets nous racontent ce que Sayeda Sara fit au moment où la bonne nouvelle lui fut annoncée, mais ce qu’elle fit après est raconté dans un autre verset.

« Alors sa femme s’avança en criant, se frappa le visage et dit : Une vieille femme stérile…[vii][vii] » (TSC, Adh-Dhâriyât ‘Qui Eparpillent’ : 29). Remarquez qu’elle n’a pas dit ‘je suis une vieille stérile’ ce qui veut dire que la surprise lui a fait oublier que s’était à elle qu’on s’adressait. Et les anges répondirent –ce qui peut être traduit comme : « Ils dirent : Ainsi a dit ton Seigneur. C’est lui vraiment le Sage, l’Omniscient » (TSC, Ad-Dharyâte : 30).

On termine donc ainsi cette belle histoire de la naissance d’Isaac et on revient à la Mecque où s’étaient installés Ismaël et Hadgar (la mère des égyptiens). Elle mourut laissant Ismaël qui avait grandi, avait appris la langue arabe, l’avait maîtrisée et s’était marié à la Mecque où son père lui rendait visite de temps en temps.

Cette fois-ci je raconterai l’histoire d’Ismaël avec ses femmes et qui est soulignée par Al-Bukhari. Al-Bukhari nous rapporte qu’Abraham alla une fois rendre visite à son fils qui, lorsqu’Abraham arriva, n’était pas chez lui. Abraham rencontra donc la femme d’Ismaël qui ne le reconnut pas. Quand le prophète lui demanda : « comment menez-vous votre vie ? », elle commença à se plaindre de sa vie avec Ismaël qu’elle trouvait pénible, dure et fatigante.

Abraham décida ensuite de s’en aller mais avant de partir, il demanda à sa belle fille de saluer Ismaël quand il rentre, de lui parler de la visite d’un vieil homme et de lui dire qu’il devrait changer le seuil de sa porte. Quand Ismaël revint, sa femme lui décrit ce vieil homme et lui transmit son message. Ismaël lui expliqua alors que ce vieil homme était son père qui lui ordonnait de la répudier. Ismaël obéit donc à l’ordre de son père et se maria avec une nouvelle femme. Quand Abraham revint plus tard rendre visite à son fils, il fut accueilli par sa nouvelle belle fille à qui il demanda « comment menez-vous votre vie ? ». Cette dernière répondit alors qu’ils menaient une vie aisée, pleine de bonheur et commença à louer Dieu et de dire qu’Il est généreux avec eux. Abraham lui demanda ensuite « Que mangez-vous ? ». Elle répondit : « de la viande ». Abraham demanda alors : « Que buvez-vous ? ». Elle répond : « de l’eau ». Abraham lui dit : « Que Dieu bénisse votre viande et votre eau » et lui demanda de dire à son mari de préservez le seuil de sa porte.

Le sens de cette histoire est bien clair mais elle engendrera sans doute dans les esprits des femmes plusieurs interrogations dont la plus importante est la suivante : « les parents ont-ils le droit de se mêler des affaires de leur fils en lui ordonnant de divorcer de sa femme ? »

Ceux à quoi il faut faire attention, c’est le comportement de la mère et celui de sa belle fille. Si la mère est une bonne femme réputée par sa raison et par sa rationalité et que tout le monde n’approuve pas le comportement de sa belle fille, il sera dans l’intérêt du fils d’obéir à sa mère et de divorcer de sa femme. Mais s’il s’agit d’une femme pieuse et rationnelle, il serait injuste de la répudier.

La question qui se pose dorénavant est « en refusant de répudier sa femme, le mari ne serait-il pas en train de commettre un grand péché qui est celui de la désobéissance de ses parents ? »

La réponse est que personne n’a dit qu’en divorçant de sa femme on obéira à sa mère : en la répudiant tu seras injuste envers elle et « l’injustice fait rentrer celui qui la commet dans des ténèbres au jour de la résurrection » (Hadith). En fait, en obéissant à ta mère, tu l’exposes au châtiment des injustes dans l’au-delà et il ne faut pas avoir peur qu’elle se plaigne à Dieu parce qu’Il n’exaucera pas sa demande : « Dieu exauce les demandes tant qu’il ne s’agit pas d’un péché ou d’une rupture de liens de parenté » (Hadith).

Fais plutôt en sorte que la relation entre ta mère et ta femme s’améliore, ne maltraite pas ta mère et si jamais elle traite brutalement ta femme, demande lui doucement de ne plus recommencer. Méfie-toi d’être injuste envers ta femme et souviens toi de ce que le prophète a dit : « le meilleur parmi vous est le plus juste envers sa famille et je suis le plus juste parmi vous envers sa famille ». Ceci doit être bien clair dans les esprits des hommes.

Avant le mariage, le consentement des parents et aussi un des facteurs qui rendent le mariage béni par Dieu. C’est pour cela que je considère que ‘le mariage Orfi’ est une catastrophe. En plus de sa précarité –étant donné qu’il s’agit ou bien d’un adultère masqué ou bien dans les meilleurs des cas d’un accord non reconnu officiellement- 100% des couples se séparent, les jeunes mariés sont perdus et leurs familles sont moralement détruites. Celui qui se marie sans le consentement de ses parents commet un acte répréhensible, un acte de désobéissance envers les parents qu’Allah punit sévèrement. Que doit-on alors dire du mariage Orfi dont les conséquences sont très graves vu la colère divine qu’il engendre ?

La dernière leçon qu’on tire de cette histoire concerne le genre de femme qu’il faut épouser si vous cherchez une vie conjugale heureuse. C’est une femme sobre et optimiste qu’il faudrait quérir. Une femme sobre qui apprend à ses enfants cette morale et qui connaît que « Dieu est satisfait de gens satisfaits ».

Arrivons maintenant au verset 124 dans Sourate Al-Baqara qui raconte l’histoire de la construction de la première mosquée sur terre avec la construction de la Ka‘ba. –ce qui peut être traduit comme : « [Et rappelle-toi], quand ton Seigneur eut éprouvé Abraham par certains commandements, et qu’il les eut accomplis… ». Enumérons donc ces épreuves : la première fut quand Abraham fut jeté dans le feu et ne cessa pas de dire « Allah me suffit, Il est mon meilleur garant ». La deuxième épreuve fut quand il lui fut ordonné d’abandonner sa femme et son fils dans le désert et il accomplit parfaitement l’ordre et réussit l’épreuve. Rappelons également l’épreuve du sacrifice, la confrontation avec le Roi Namroud et finalement l’épreuve de ne pas avoir d’enfants. Abraham réussit dans chacune de ces épreuves en accomplissant parfaitement les ordres divins. Et c’est ici que je voudrais insister sur l’importance d’exceller dans l’adoration, dans le jeûne du Ramadan, dans la ‘Omra et dans le port du voile.

Evitez la paresse pendant les nuits de Ramadan. Evitez le non respect du voile en laissant intentionnellement apparaître quelques mèches d’en dessous le foulard ou en se maquillant. Personnellement, je trouve cela illogique de cacher ton ornement naturel (tes cheveux) mais de mettre en même temps un ornement artificiel (maquillage) de peur que tu ne te maries pas… pour se trouver un mari, il y a plusieurs autres moyens que de se maquiller ou de mettre des vêtements serrés. 
Essaye d’exceller dans le port de ton voile : mets d’abord un foulard sur tes cheveux, essaye ensuite d’être prude, maquille-toi de moins en moins et puis cesse de te maquiller.

« [Et rappelle-toi,] quand ton Seigneur eut éprouvé Abraham par certains commandements, et qu'il les eut accomplis, le Seigneur lui dit: ‹Je vais faire de toi un exemple à suivre pour les gens›….». (TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 124)  Essaye toi aussi d’exceller dans ton adoration et Dieu fera de toi un exemple à suivre pour tes amis. Notre prophète Abraham était bien sûr content d’apprendre que Dieu fera de lui un exemple et c’est pourquoi il demanda « Et parmi ma descendance ? ». Il faut vraiment être content de donner un bon exemple aux autres et ne pas rester dans l’ombre par peur de l’ostentation. Il ne faut jamais avoir peur de servir Dieu en guidant les gens vers son chemin. (Apprendre aux gens le Coran, organiser des repas de rupture de jeûne…)

« Mon engagement, dit Allah, ne s’applique pas aux injustes » Cela signifie que ce sont seulement les pieux qui seront les exemples à suivre et qu’il ne s’agit pas d’une question de descendance. Ce qui compte n’est pas le fait que tu sois le descendant d’un prophète mais ce qui compte c’est ce que tu présentes à ta religion. « Mon engagement, dit Allah, ne s’applique pas aux injustes… [Et rappelle-toi], quand nous fîmes de la Maison un lieu de visite et un asile pour les gens ». Un lieu de visite vers lequel les gens aspirent dès qu’ils s’en éloignent.

« [Et rappelle-toi], quand nous fîmes de la Maison un lieu de visite et un asile pour les gens. Adoptez donc pour lieu de prière, ce lieu où Abraham se tint debout. Et Nous confiâmes à Abraham et à Ismaël ceci : purifiez Ma maison pour ceux qui tournent autour, y font retraite pieuse, s’y inclinent et s’y prosternent. Et quand Abraham supplia : « Ô mon Seigneur, fais de cette cité un lieu de sécurité, et fais attribution des fruits à ceux qui parmi ses habitants auront cru en Allah et au Jour dernier… » (TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 125 et 126).  

En fait, quand Abraham demanda à Dieu de faire de sa descendance un exemple à suivre par les gens, Allah répondit qu’Il ne fera que de sa descendance bienfaisante un bon exemple. Abraham crut alors que Dieu n’attribue Ses dons qu’aux bienfaisants et c’est pourquoi il demanda (dans ce verset) à Dieu d’attribuer Ses dons exclusivement aux habitants croyants de cette cité. Mais Allah répondit –ce qui peut être traduit comme : « Et quiconque n’y aura pas cru, alors Je lui concèderai une courte jouissance [ici-bas], puis Je le contraindrai au châtiment du Feu [dans l’au-delà]. Et quelle mauvaise destination ».

Par ce verset, nous comprenons que Dieu est tellement généreux qu’Il ne prive pas les mécréants de Ses dons. Et nous allons raconter l’histoire suivante comme preuve de la générosité divine illimitée. Abraham accueillit, un jour, chez lui un homme dont il ignorait la religion. Abraham alla lui apporter à manger mais quand il revint, il le vit en train de se prosterner devant le feu. Il lui demanda de quitter sa maison et refusa de le garder chez lui. Quand l’homme s’en alla, l’ange Gabriel vint à Abraham pour lui dire : « Dieu a supporté cet homme pendant 60 ans. N’arrives-tu pas à le supporter pour une heure ? ». Abraham alla aussitôt rejoindre l’homme pour le supplier de revenir. Abraham lui dit : « Mon Seigneur m’a reproché de ne pas t’avoir supporté pendant une heure alors qu’Il t’a supporté et t’a attribué Ses dons durant 60 ans». Et c’est à ce moment que le mécréant dit : « ton Seigneur est le seul digne d’être adoré, je témoigne qu’il n’existe aucun Dieu qu’Allah ».

Les dons d’Allah sont innombrables depuis le début de ce monde : de la pluie, des fruits, des vents doux et des animaux… des dons innombrables pour toi, pour ton père et pour ta famille. C’est pourquoi l’un de Ses noms est le ‘Grand Pourvoyeur’. C’est ce que nous montre aussi ce Hadith Qodsy dans lequel Allah dit –ce qui peut être traduit comme : « O Mes serviteurs, même si le premier et le dernier d'entre vous, hommes et djinns, se rassemblaient en un endroit et Me demandaient, et que Je satisfasse la demande de chacun, cela ne diminuerait pas ce que Je possède, pas plus que ne diminue la mer quand on y trempe une aiguille.».

« Et quand Abraham et Ismaël élevaient les assises de la Maison : « Ô notre Seigneur accepte ceci de notre part ! Car c’est Toi l’Audient, l’Omniscient » (TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 127). 

Comme nous montre ce verset, les assises de la Maison existaient déjà lorsqu’ Abraham reçût l’ordre de construire la Maison. En fait, il ne fit qu’élever les assises de la Maison qui avaient été placées autrefois par Adam et détruites par le déluge de Noé. Et c’est ce qu’assure le verset 96 de la sourate ‘Âl-‘Imrân –ce qui peut être traduit comme : « La première Maison qui ait été édifiée pour les gens, c’est bien celle de Bakka (La Mecque) bénie et une bonne direction pour l’univers ». Et, il va sans dire que la première Maison ne peut pas avoir été construite par Abraham mais par le premier prophète Adam.

J’attire également votre attention sur le sens du nom ‘Bakka’ : Bakka veut dire le lieu où les gens pleurent. C’est un lieu où les gens sont humbles envers Dieu et le craignent. C’est pourquoi une personne qui fait une visite à la Mecque sans pleurer est une personne qui a le cœur dur.

La Ka’aba faisait 6 coudées de hauteur et 22 de largeur et elle était sans toit et pendant qu’ils la construisaient, ils répétaient : –ce qui peut être traduit comme : « Accepte ceci de notre part !».

En fait, Abraham, Ismaël et les compagnons du prophète suppliaient tous Dieu d’accepter leur travail après l’avoir achevé. Ils craignaient que ce ne soit pas accepté et avaient tous un seul souci qui est celui de savoir si Dieu est satisfait ou non d’eux. Ali Ibn Abi Taleb disait : « nous combattions dans le sentier d’Allah et revenions en redoutant que Dieu n’accepte pas nos actions ». Et comparons ce que dit ce grand compagnon du prophète avec ce que nous faisons de nos jours : nous devenons très fières de nous-mêmes si nous accomplissons seulement 2 rak‘ats pendant la nuit. Que notre préoccupation soit si Allah est satisfait de nous ou pas.


[viii][i]Esprits invisibles, créés pour adorer Dieu.

[ix][ii]« Je témoigne qu’il n’y a aucun Dieu qu’Allah et que Mohammad est Son messager »

[x][iii]TSC : Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du saint Coran.

[xi][iv] At-Tawba (14) : « Combattez-les. Allah, par vos mains, les châtiera, les couvrira d’ignominie, vous donnera la victoire sur eux et guérira les poitrines d’un peuple croyant »

[xii][v]En l’honorant : (autre sens) en étant généreux avec lui

[xiii][vi]Son omnipotence

[xiv][vii]Une femme stérile comme moi peut-elle donner des enfants.

La construction de la Ka‘ba - Deuxième partie

« Notre Seigneur ! Fais de nous Tes Soumis[xv][i], et de notre descendance une communauté soumise à Toi. Et montre-nous nos rites et accepte de nous le repentir. Car c’est Toi certes l’Accueillant du repentir, le Miséricordieux » (TSC[xvi][ii], Al-Baqara ‘La Vache’ : 128). 

Repentissez-vous s’il vous plait ! Y a-t-il quelqu’un parmi nous qui n’a jamais commis un péché ? En effet, nous avons tous commis des péchés et nous avons tous besoin du repentir. Voyons donc les conditions du repentir sincère et essayons tous ensemble de les remplir tout de suite.

Il existe trois conditions pour qu’un repentir soit sincère. La première est celle du regret. Il faut regretter le fait d’avoir été alcoolique ou d’avoir pris des drogues tout en suivant la religion d’Abraham et de Mohammad. La deuxième est de cesser de commettre ce péché tout en s’efforçant de suivre des cours de religion pour ne plus recommencer. La troisième est de ne plus recommencer ce péché.

Il n’y a que trois conditions et quiconque les accomplit, ses péchés seront effacés. Un homme est venu demander au prophète (BP. sur lui) : « Si je me repentis, mes péchés seront-ils effacés ? ». Le prophète répondit : « oui ». L’homme demanda : « Et mes grands péchés et les turpitudes ? ». Le prophète répondit : « et tes grands péchés et les turpitudes ». L’homme s’en alla en pleurant et en criant : « Allah est le plus Grand, Il pardonne même les grands péchés et les turpitudes ». Imaginez-vous que chacun parmi nous peut se repentir sur le champ et avoir sa feuille [xvii][iii] toute blanche (sans aucun péché inscrit).

« Notre Seigneur ! Envoie l’un des leurs comme messager parmi eux, pour leur réciter Tes versets.. » (TSC, Al-Baqara : 129) 

Abraham demanda à Allah, il y a des millénaires, d’envoyer aux habitants de la Mecque un messager parmi eux et c’est cette invocation qu’Allah exauça en envoyant le prophète Mohammad (BP. sur lui). Notre prophète affirma lui-même cela quand un de ses compagnons lui demanda : « Comment l’histoire de ta prédication a-t-elle commencé ? ». Le prophète répondit : «  Le début de mon histoire date du jour où Abraham supplia Allah de m’envoyer ».

Ce qu’il faut donc retenir de la réponse du prophète est que Dieu exauce les demandes de Ses serviteurs même si cela prend du temps. Tâchez d’invoquer Dieu et de Lui présenter vos demandes car le prophète nous disait : « Allah se fâche contre ceux qui ne l’invoquent pas ».

Et, évitez d’être pressés dans vos invocations. Le prophète dit dans un Hadith : « Vos demandes seront exaucées si vous ne vous pressez pas ». On demanda au prophète : « qu’est ce qu’une invocation pressée ? ». Il répondit : « de dire : j’ai beaucoup supplié sans que ma demande ne soit exaucée, puis d’arrêter les invocations ce qui fait que Dieu n’exauce pas la demande. S’il patientait, sa demande serait exaucée ». Il ne faut jamais se désespérer et poursuivre toujours ses invocations.

Il y a des gens qui commettent, par exemple, des péchés et qui se repentissent ensuite en suppliant Dieu de les aider à ne plus recommencer. Il se peut qu’ils récidivent mais se repentissent aussitôt et refont leurs supplications pour arrêter ce péché. Ces gens finissent enfin par l’arrêter d’une manière ou d’une autre. Savez vous pourquoi ? Parce qu’il faut être patient en suppliant Allah.

C’est exactement ce qu’Abraham faisait pendant la construction de la Ka‘ba : il demandait l’assistance de Dieu. Et c’est exactement ce que nous devons tous faire face aux problèmes qui nous rencontrent dans la vie courante que ce soit dans le travail ou au foyer : se diriger vers le Seigneur de l’Univers pour demander Son aide avant de la demander à qui que ce soit.

Demandez donc, d’abord, l’aide d’Allah  puis essayez ensuite de trouver quelqu’un qui puisse vous aider. Le prophète Abraham suppliait Dieu et alla demander à son fils Ismaël de l’assister dans la construction de la Ka‘ba. On raconte dans Al-Boukhârî que Abraham alla dire à Ismaël : « Allah m’a demandé de lui bâtir une Maison ». Ismaël répondit : « Faites alors mon père ce qui vous a été demandé ». Abraham demanda : « m’assisteras-tu ? ». Ismaël dit : « je t’assisterai ».

Toi aussi, si tu comptes guider l’un de tes amis ou tu veux consacrer du temps à la lecture du Coran cherche quelqu’un pour t’aider et faites-le tout les deux ensemble. Et c’est en suivant cette méthode que notre religion sera renforcée : en s’entraidant.

« …Envoie l’un des leurs comme messager parmi eux, pour leur réciter Tes versets, leur enseigner le Livre et la Sagesse, et les purifier… » (TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 129) 

Ce verset nous indique la mission du prophète : réciter à son peuple les versets d’Allah, lui enseigner le Livre et la Sagesse et le purifier. Mais dans un autre verset (151) de la même sourate, Allah dit –ce qui peut être traduit comme : « Ainsi, Nous avons envoyé parmi vous un messager de chez vous qui vous récite Nos versets, vous purifie, vous enseigne le Livre et la Sagesse et vous enseigne ce que vous ne saviez pas ». Remarquez bien la différence entre les deux versets : dans le premier, la purification est mentionnée après l’enseignement du Livre et de la Sagesse, ce qui n’est pas le cas dans le deuxième verset où la purification devance l’enseignement. En fait, les trois missions du prophète sont mentionnées quatre fois dans le Coran : la première lorsqu’ Abraham suppliait Allah d’envoyer un prophète et dans les trois autres c’est Allah qui énumère les missions du prophète. Et c’est dans les trois versets semblables qu’Allah donne une priorité à la purification pour montrer qu’elle est plus importante que l’enseignement et c’est cette priorité qu’Abraham ignorait en devançant, dans ses invocations, l’enseignement par rapport à la purification.

Il vaut mieux donc, avoir un bon comportement et de bonnes mœurs que d’apprendre la science religieuse et de ne rien appliquer. L’ordre des missions dans les versets nous indique que les mœurs priment sur l’enseignement. Quelqu’un qui a un bon comportement sans avoir beaucoup appris la science religieuse est plus utile à l’Islam qu’un ‘alim[xviii][iv] qui se comporte rudement ou de façon impolie.

Tâchez de vous purifier et d’apprendre simultanément et sachez que si votre niveau scientifique augmente sans que cela ne se reflète sur votre comportement, cela signifie qu’Allah n’est pas satisfait de vous.

Une autre question sur laquelle il faut insister est la ruse de Satan qui essaye de nous faire oublier la réalité que Dieu exauce nos invocations. Si je vous demande combien de fois Dieu vous a-t-il exaucé une demande je n’aurai pas de réponse. Savez-vous pourquoi ? C’est, ou bien parce que vous ne suppliez pas Allah, ou bien parce qu’après L’avoir supplié, Il exauce vos demandes mais Satan intervient pour vous faire oublier qu’il s’agit d’une grâce divine.

Satan suit cette méthode essentiellement pour vous désespérer de vos supplications. Si chacun de nous est persuadé que Dieu exaucera ses demandes, on n’arrêtera jamais de supplier et notre confiance en Dieu augmentera, ce qui est absolument le contraire de ce que Satan désire.  Il faut que chacun de nous échappe à cette ruse et tâche de faire le lien entre ce qu’il fait et ce qui lui arrive. Par exemple, s’il demande à Dieu quoique ce soit et qu’il trouve qu’Allah la lui exauce, il doit comprendre que c’est à cause de ses supplications sincères et patientes. Et, au contraire, s’il commet un péché et trouve qu’il lui arrive des malheurs, il doit comprendre que ces malheurs sont arrivés à cause de ses péchés. Il faut être sensible et comprendre les choses de cette façon.

Poursuivons l’histoire de la construction de la Ka‘ba… Abraham bâtit donc la Ka‘ba rien qu’en utilisant de grandes pierres entassées les unes sur les autres sans ciment. Vers la fin, il ne lui restait qu’une pierre à ajouter dans un coin de la Ka‘ba. Lui et Ismaël allèrent chercher une pierre qui puisse remplir l’endroit vide qui restait dans la Ka‘ba. Quand ils revinrent, ils trouvèrent une pierre blanche posée dans l’endroit précis et Ismaël dit à son père qu’il n’avait rien ramené. Abraham dit : « C’est une pierre que Gabriel fit descendre du paradis ». Et c’est cette même pierre qui fut l’objet d’une querelle entre les tribus arabes voulant contribuer dans la reconstruction de la Ka‘ba. Chacune des tribus voulait que son représentant soit la personne chargée de remettre la pierre noire à sa place. Mais en voyant Mohammad (BP. Sur lui) arriver, elles demandèrent toutes à ‘l’honnête et le véridique[xix][v] d’arbitrer entre eux dans cette affaire. Mohammad prit alors la pierre noire, la mit sur un grand tissu et demanda aux représentants des tribus de tenir chacun l’un de ses bouts. Quand ils s’approchèrent tous de l’endroit précis, Mohammad (BP. sur lui) pris la pierre noire et la remit à sa place. Il fut ainsi le seul être humain à l’avoir jamais touchée.

Ce que je n’ai peut être pas dit au sujet de cette pierre venant du paradis est qu’elle était d’abord toute blanche. Elle était pure mais ce sont les péchés des hommes qui l’ont rendue noire. Le prophète (BP. Sur lui) dit, dans un Hadith raconté par Imâm Ahmad, que « cette pierre représente la Dextre du Miséricordieux sur Terre avec la quelle Il salue Ses serviteurs de la même manière que chacun de vous salue son frère». Faites attention et ne tombez pas dans le piège d’essayer d’imaginer la main d’Allah ou de lui dessiner une image dans ton esprit : c’est une erreur fatale dont il faut se méfier. Face à un Hadith comme celui-ci, nous ne devons que répéter ce verset –ce qui peut être traduit comme : «… Il n’y a rien qui Lui ressemble ;… » (TSC, Ach-Choûrâ ‘La Consultation’ : 11). Mais c’est essentiellement à cause de ce Hadîth, que les gens se précipitent pour embrasser la pierre noire. Embrasser cette pierre veut dire prêter serment de cheminer dans la voie droite et de ne plus désobéir à Allah. La sunna est d’aller toucher la pierre noire, l’embrasser doucement sans grand bruit et de ne pas pousser la foule qui l’entoure.

Après avoir bâti la Ka‘ba, le prophète Abraham a essayé de l’élever. Il voulait parfaire son travail et pour ce faire, il passait de longues heures à construire la Ka‘ba. Il demanda à Ismaël de lui ramener une pierre sur laquelle il voulait se mettre debout pour élever la Ka‘ba. Et, à force de rester longtemps sur cette pierre, les traces des pieds d’Abraham apparurent sur sa surface. Elle est appelée « maqâme Ibrahim » ce qui signifie le lieu où il se tenait debout et non son tombeau. C’est une pierre qui, jusqu’à nos jours, est restée à côté de la Ka‘ba pour commémorer l’effort sans précédent d’Abraham dans le désert chaleureux de la Mecque : «… Adoptez donc pour lieu de prière, ce lieu où Abraham se tint debout… » (TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ :125).

Voici les efforts et les traces d’Abraham. Et toi, où sont tes traces et tes efforts pour renforcer l’Islam ? Si ton enthousiasme pour la renaissance de l’Islam reste faible, notre Umma restera pour toujours dans cette situation critique et arriérée qu’elle vit actuellement. Il faut avoir de l’enthousiasme pour le renfort de l’Islam et ne pas avoir honte de prendre les mesures nécessaires pour atteindre cet objectif. Il faut aimer l’Islam comme s’il était un membre de ta famille. Si ton père tombe malade à minuit, auras-tu honte d’aller appelé un médecin pour le sauver ? Si ce médecin ne peut pas t’accompagner, n’iras-tu pas chercher un autre et un autre jusqu’à ce que tu rentres chez toi accompagné d’un médecin ? Il ne faut pas avoir honte de porter le voile, il faut travailler pour l’Islam comme s’il était un membre de ta famille, il faut aimer le prophète (BP. Sur lui) et l’imiter, il faut que l’Islam devienne l’un des composants de ton sang. Les musulmans, pendant la bataille de Badr, avaient un slogan : « ta religion est ta chair et ton sang ». Et toi également, ton slogan devra être « ma religion est ma chair et mon sang ». Tu dois défendre ta religion de la même manière que

tu te défends toi-même. 

Ecoutez ce que disait le compagnon du prophète Al-Barâa Ibn Malek[xx][vi] : « Je serai le pire parmi ceux qui ont appris le Coran, si l’Islam est vaincu à cause de moi (si je n’arrive pas à le défendre) ». Mais votre enthousiasme pour l’islam ne doit pas se transformer en un comportement agressif envers vos amis qui continuent à désobéir à Dieu. Nouez des relations avec les gens et évitez de mettre des obstacles devant ces amis en leur tournant, par exemple, le dos, en cessant de les fréquenter ou en leur parlant rudement. Au contraire, Il faut que cet enthousiasme se traduise en un beau sourire sur ton visage et un bon comportement avec eux. Quand Al-Muthanna Ibn Harithah alla conquérir la Perse, il confia l’aile droite de son armée à la tribu de Banî Bakr. Mais quand les pertes les plus lourdes se firent remarquer dans les rangs droits de l’armée, Al-Muthanna Ibn Harithah envoya à la tribu de Banî Bakr le message suivant : « D’ Al-Muthanna Ibn Harithah à la tribu de Banî Bakr, ne scandalisez pas l’Islam ! ». Par conséquent, la victoire vint du côté droit de l’armée dont l’enthousiasme fut exacerbé par ce message. Toi aussi, tu dois avoir peur de scandaliser l’Islam avec ta mauvaise conduite ou ta paresse. C’est à cause de ces facteurs et de ces péchés que les ennemis de l’Islam nous prennent à la légère et nous attaquent.     

Quand Abraham construisait la Ka‘ba, il n’avait pas une perception précise de ce qu’elle allait devenir. Il construisait la Maison qu’Allah lui avait demandée. Il aurait pu construire une petite maison humble qui ne nécessite pas beaucoup d’effort mais il choisit de parfaire sincèrement son travail et construit cette grande et merveilleuse ka‘ba. Ceci attire notre attention sur l’importance de soigner la qualité de notre travail, même si nous n’avons pas une perception précise de ce qu’il deviendra et la contribution qu’il ajoutera au renfort de la religion. Il ne faut jamais mépriser un travail quelque soit sa dimension : élever un orphelin, faire un iftâr[xxi][vii], apprendre à quelqu’un à lire le Coran… tous contribuent au renforcement de l’Islam même s’il s’agit de travaux simples. Mais l’important c’est qu’ils soient accomplis avec un grand soin et une grande sincérité. Et rappelez vous que la montagne n’est rien qu’un ensemble de cailloux et la pluie n’est qu’un ensemble de gouttelettes.

L’ordre arriva ensuite à Abraham d’appeler les gens à accomplir leur Hajj[xxii][viii] : « Et fais aux gens une annonce pour le Hajj… » (TSC, Al-Hajj ‘Le Pèlerinage’ : 27).  

Mais la question qui se posait était : comment annoncer aux gens le pèlerinage alors qu’Abraham était dans un désert vide. C’est pour cette raison qu’Abraham demanda : « Comment et jusqu’où ma voix arrivera-t-elle ? ». Allah répondit –ce qui peut être traduit comme : « Tu n’as qu’à faire l’appel et c’est à Nous de le faire parvenir aux gens ». L’homme n’est chargé que d’appeler les gens vers le bon chemin mais cela revient à Allah de les guider. Abraham monta sur la plus haute montagne, le mont Arafat, qu’il pu trouver et appela au pèlerinage que nous accomplissons de nos jours depuis des millénaires: « Et fait aux gens une annonce pour le Hajj. Il viendront vers toi, à pied, et aussi sur toute monture, venant de tout chemin éloigné, … » (27). C’est pour cette raison que les musulmans répètent lors du pèlerinage : « Labbayka Allahomma labbayk. Labbayka la sharîka laka labbayk. Inna-l hamda wa-l ni‘mata laka wa-l mulk »[xxiii][ix]. 

Ce que j’ai peut être oublié de vous dire est que la ka‘ba a été construite et détruite cinq fois. Le prophète Adam fut le premier à l’avoir bâtie, Abraham le deuxième et la tribu arabe de Quraysh la reconstruisit pour la troisième fois. Mais ce qui doit attirer notre attention dans cette troisième fois c’est que, quand les arabes voulurent reconstruire la ka‘ba, ils décidèrent de ne financer ce projet qu’avec de l’argent halâl[xxiv][x]. Même les idolâtres prêtaient une grande importance à la question du halâl (licite) et du harâm[xxv][xi] (illicite) alors que pour bon nombre de gens maintenant, cette question n’occupe qu’une place minime dans leurs centres d’intérêts.

Mais quand les tribus arabes ont trouvé que l’argent n’était pas suffisant, elles ont décidé de construire, à côté de la ka‘ba, ce qu’on appelle « Hijr Ismaël » (le giron d’Ismaël) qui est en fait la partie de la ka‘ba que les arabes n’ont pas eu les moyens d’achever. Et, c’est pour cette raison que pendant le Hajj ou la ‘Omra, il faut tourner autour de la ka‘ba, y compris le giron d’Ismaël. Vous pouvez trouver des gens qui ne savent pas cela et qui, pour finir rapidement le tour de la ka‘ba, n’incluent pas le giron dans leur tour ; ce qui peut gâcher leur ‘Omra. Mais le giron reste une grâce divine parce qu’il permet aux gens de prier à l’intérieur de la ka‘ba[xxvi][xii].

Entre la pierre noire et la porte de la ka‘ba, vous trouverez ce qu’on appelle « Al-Multazam »[xxvii][xiii] : une partie qui peut prendre au maximum deux personnes. Le prophète (BP. sur lui) avait l’habitude de venir mettre sa joue droite, ses bras et son ventre contre « Al-Multazam » en invoquant Allah : un état de soumission totale. Il pleurait en invoquant Allah et disait à Omar Ibn Al-Khattâb : « C’est ici qu’il faut verser des larmes ». C’est pour cela que cet endroit a été appelé « Al-Multazam » :  parce que Dieu s’est engagé à exaucer les invocations des gens qui le supplient à cet endroit mais aussi parce que le prophète (BP. sur lui) y restait pour longtemps.

Nous arrivons maintenant à la fin de l’histoire du prophète Abraham quand il dit –ce qui peut être traduit comme : « …Seigneur ! Montre-moi comment Tu ressuscites les morts », Allah dit : « Ne crois-tu pas encore ? » « Si ! dit Abraham ; mais que mon cœur soit rassuré »… » (TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 260). 

Abraham ne demandait pas cela parce qu’il doutait que Dieu puisse ressusciter les morts. Il ne doutait pas de la puissance divine mais il croyait en cette puissance par son cœur et voulait la voir avec ses yeux. Pour comprendre cette question, il faut savoir la différence entre ‘ilm al-yaqîne (la science de la certitude) et ‘ayn al-yaqîne (l’œil de la certitude). ‘La science de la certitude’ est le fait d’être sûr de l’existence de Dieu et du paradis et de l’enfer tandis que ‘l’œil de la certitude’ est un degré rarement atteint par les gens (d’habitude un degré atteint par les prophètes) et qui n’est attribué qu’aux personnes qui ont réalisé un niveau élevé de ‘La science de la certitude’. Et c’est pour cette raison qu’on trouve qu’Allah n’a attribué ce degré à Abraham que vers la fin de sa vie et après toutes les expériences qu’il a vécues et tous les sacrifices qu’il a présentés. Omar Ibn Al-khattâb avait également un petit mot à propos de ce sujet. Il disait : « Si le ciel se déchire jusqu’à ce que je voie le paradis et l’enfer, cela n’ajoutera rien à ma certitude ». Et, notre prophète (BP. sur lui) à qui a été également été attribué ce degré pendant son voyage nocturne (Al-isrâa wa-l mi‘rajj) dit : « Je suis rentré dans le paradis, j’ai mangé de ses fruits et j’ai bu de ses fleuves ». Et regardez ce que l’un des compagnons du prophète fit lorsqu’il entendit le prophète dire cela. Le prophète (BP. sur lui) demanda, un jour, à ses compagnons : «  Qui parmi vous est entré au paradis ? ». Abdullah Ibn Omar répondit : « moi ». Omar Ibn Al-khattâb, surpris, mis sa main sur sa tête comme s’il voulait dire « Mon fils m’a scandalisé ! ». Le prophète demanda : « Qui parmi vous a bu des fleuves du paradis ? ». Abdullah Ibn Omar répondit : « moi ». Omar Ibn Al-khattâb a failli fermer la bouche de son fils pour qu’il se taise. Le prophète demanda : « Qui parmi vous a mangé des fruits du paradis ? ». Abdullah Ibn Omar répondit : « moi ». Omar Ibn Al-khattâb a failli laisser la réunion et les autres compagnons regardaient son fils en essayant de comprendre ce qu’il voulait dire par ces réponses. Le prophète (BP. sur lui) demanda à Abdullah Ibn Omar de clarifier à ses compagnons ce que ses réponses signifiaient. Abdullah Ibn Omar dit : « Je suis rentré au paradis en apprenant que tu y es rentré, j’ai bu de ses fleuves en apprenant que tu en as bu et j’ai mangé de ses fruits rien qu’en apprenant que tu en as mangé et j’ai même le goût de ces fruits dans ma gorge ». Et, il va de soi que cette histoire signifie que ce compagnon n’éprouvait aucun doute envers ce que racontait le prophète. 

Poursuivons maintenant l’histoire d’Abraham à qui Allah dit –ce qui peut être traduit comme : « Prends donc dit Allah, quatre oiseaux, apprivoise-les (et coupe-les) puis, sur des monts séparés, mets-en un fragment ensuite appelle-les : ils viendront à toi en toute hâte. Et sache qu’Allah est Puissant et Sage » Imaginez quatre oiseaux coupés en morceaux : les plumes d’un côté, le sang d’un côté, les os d’un autre et la tête dans un endroit différent). Abraham a reçu l’ordre de confondre ces morceaux, en faire quatre ensembles et de mettre chacun sur quatre monts distincts. Le miracle divin arriva quand Abraham trouva que chaque morceau du oiseau alla chercher son morceau complémentaire pour enfin former de nouveau le corps d’un oiseau vivant.

Dans une situation comme celle-ci, on ne peut que sentir notre impuissance totale devant la grande puissance d’Allah. On ressent fortement qu’on appartient à Lui et seulement à Lui et on arrive à la conviction totale que dans cet univers, Il est le seul digne d’être adoré et que Sa puissance est illimitée. Il est capable de nous rendre la mosquée d’Al-Aqsa, de régler nos problèmes familiaux, de guider les gens égarés mais à condition que nous changions tout de nous-mêmes : «… En vérité, Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant que [les individus qui le composent] ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes » (TSC, Ar-Ra‘d ’Le Tonnerre’ : 11).

Enfin, Abraham mourut à l’âge de 185 ans après le décès de sa femme Sara. Ses fils Ismaël et Isaac l’enterrèrent ensuite dans la ville d’Al-khalîl en Palestine. Sa vie fut pleine de grands événements et de difficultés. « Abraham était un guide (’Umma) parfait[xxviii][xiv]… » et c’est lui qui sera le premier à être vêtu le jour de la résurrection. C’est aussi lui le seul prophète qui, pendant le voyage nocturne du prophète (BP. sur lui), envoya avec lui un message pour les musulmans. Il lui dit : « Ô Mohammad, transmets mes Saluts à ta ‘Umma et dis leur que le paradis a une terre fertile et une eau douce et qu’ils peuvent enrichir leur paradis en disant « Subhâne Allah wa-l hamdu-l-illah wa lâ illaha illa Allah w-allahu akbar »[xxix][xv]. Ce sont quelques mots très courts, qui ne nous coûtent rien, faciles à répéter et dont nous pouvons tous bénéficier. Rien qu’en les prononçant pendant une promenade ou même pendant notre temps libre, nous pouvons ajouter un fleuve, des oiseaux ou des palais dans notre jardin au paradis.  

Note :

[xxx][i] Tes Musulmans

[xxxi][ii]  TSC : Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du saint Coran.

[xxxii][iii] Où sont inscrites les actions de chacun

[xxxiii][iv] Savant de religion

[xxxiv][v] Adjectif donné à Mohammad par les tribus arabes avant le début de sa prédication

[xxxv][vi] Frère de Anas Ibn Malek

[xxxvi][vii] Repas pour rompre le jeûne

[xxxvii][viii] Pèlerinage à la Mecque

[xxxviii][ix] Nous répondons à Ton appel, Notre Seigneur. Nous répondons à Ton appel, Toi qui n’as aucun associé. Loué sois Tu, Toi à qui les bienfaits et l’univers appartiennent.

[xxxix][x] Gagné de façon licite

[xl][xi] L’illicite

[xli][xii] De nos jours, la porte de la ka‘ba n’est ouverte qu’occasionnellement et, d’habitude pour des gens précis. 

[xlii][xiii] Lieu d’engagement ou lieu toujours fréquenté.

[xliii][xiv] ’Umma en générale signifie nation ou communauté. Le verset pourrait signifier que l’adoration que faisait Abraham équivalait à l’adoration que peut faire une ‘Umma entière.

[xliv][xv] « Glorifié soit Allah, loué soit-Il, il n’y a aucun dieu qu’Allah et Allah et le plus Grand »

 

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  • : LE NOUVEL ORDRE MONDIAL ILLUMINATI / DEPUIS JANVIER 2010
  • LE NOUVEL ORDRE MONDIAL ILLUMINATI / DEPUIS JANVIER 2010
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