DEPUIS JANVIER 2010 ISLAM 48 : « Appel aux musulmans: Islam ou Laïcité ? » - Jésuites/Juifs noachides, Illuminati, Franc-maçons, Satanisme
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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 23:22

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux

ISLAM 48 :

« Appel aux musulmans: Islam ou Laïcité ? »

 L'Islam contre le nouvel ordre mondial

---------o ISLAM PRIME NATURE DE L’HOMME ET BON CONSEIL o---------

http://ansar-alhaqq.net/forum/showthread.php?t=16746

25-02-12

GLADIATEUR

 

Appel aux musulmans: Islam ou Laîcité?

Apres une brève absence me voici parmi mes frères et mes sœurs et, j’espère que tout le monde va bien.

Nous sommes dans une époque ou même la personne la plus aguerrie et la plus clairvoyante est laissée sans défense devant un flot continu d'informations et d'idées si bien qu'elle ne saurait prendre du recul pour en vérifier le contenu ou au moins émettre un avis quelconque. Certes l'homme musulman ne fait pas l'exception. Parmi les concepts que l'on voudrait imposer dans la conscience musulmane est l'idée de laïcité. Le cheval de Troie utilisé pour la faire admettre est ce courant dit: "islamisme modéré".

Ma brève intervention dans cet intitulé portera sur le questionnement suivant :

- Un musulman peut-il être laique ?

- Et si ce n’est pas le cas : peut-il être le dirigeant d'un Etat qui se dit laïque?

Dans un premier temps, il sera question de définir :

- Qu'est ce que l'Islam (définition du Dine al Islam)?

- Qu’est-ce que la Laïcité ?

Après avoir défini successivement les deux notions, on abordera le rapport que pourrait avoir un musulman avec la notion de laïcité dans deux espaces différents.

- Le rapport du musulman dans un espace (une terre) de kufr assli.

- Le rapport du musulman dans un espace (une terre) musulman.

Je terminerais par une conclusion de synthèse.

Cette synthèse sera la réponse à notre premier questionnement :

- Un musulman peut-il être un laïque ?

- Et si non : peut-il être un gouverneur ou un dirigeant dans un Etat laïque?

_________________________________

1- Qu'est-ce que : "Dine al Islam" ? (1)

"Très peu sont ceux qui ont cherché à saisir ce que signifie vraiment le terme "Religion" en Islam. Il en ressort que ce terme aujourd'hui est tellement vulgarisé qu'il prend le sens de spiritualité. Dans les sciences religieuses musulmanes, l'Islam est défini comme un Dine. Il faut souligner que l'idée occidentale commune et usuelle de "religion" ne se retrouve pas dans la signification du terme arabe "Dine", mais plutôt dans un autre terme, celui de "Madhab" (courant de pensée d'ordre juriste). L'idée de madhab renvoie en effet à toutes les différentes écoles de pensée ou doctrines de jurisprudence de l'Islam. Mais étymologiquement, il signifie aussi opinion, idée, ou croyance ; or on ne dit jamais "al madhab al islami " pour signifier la "religion musulmane" mais plutôt "Dine al Islam".

Car le terme « Dine » recouvre une réalité beaucoup plus large, qui ne renvoie absolument pas à l'idée de religion dans le sens qui lui est généralement attribué dans l'occident sécularisé, et notamment dans la France laïque. Même un adepte de la sécularisation de l’Islam, Lamchichi dit :" Dine, qui ne regroupe pas exactement le concept occidental de religion, se définit par trois éléments: le contenu de la foi (al imane), la pratique de l'Islam et tous les commandements de la chari'a". Le champ pour définir le terme de "Dine" est en effet très vaste en voici quelques significations qui peuvent renvoyer à : obéissance, soumission, loi, us, convictions, jugement, autorité, règle, gouvernement, pouvoir..

En effet, dans le Coran, le terme Dine se réfère à :

- Le commandement, la royauté et l'autorité qui n'appartiennent qu'à Allah.

- L’obéissance, la soumission et l'allégeance à son autorité et à son commandement.

- Le système de vie établi par cette autorité, c'est à dire toutes les lois et les règles qui régissent la vie spirituelle, cultuelle et sociale.

- La rétribution et le jugement : la récompense attribué par cette autorité (Allah) à ceux qui suivent ce mode de vie (l’Islam) et qui s'y soumettent, et le châtiment infligé à ceux qui y désobéissent et se rebellent.

Voici les versets qui expriment ces quatre grandes différentes significations:

" Nous te révélons ce livre en toute vérité. Adore donc Allah et voue Lui un culte ( Dine) sans partage" S39V2 Ici "Dine "est traduit par "culte".

" Aujourd’hui, j'ai parachevé pour vous votre religion (Dine) et j'ai accompli sur vous Mon bienfait" S5V3 Ici "Dine" est traduit par système de vie imposé par l'Islam.

" Souverain du jour de la rétribution" S1V4 Ici "Dine" est traduit par l'idée de rétribution (rendre des comptes).

" Joseph commença par les sacs des autres avant celui de son frère ; il en retira la coupe. Ainsi suggérâmes-Nous cet artifice à Joseph sans lequel il ne pourrait retenir son frère près de lui selon la loi (Dine) du roi, à moins qu'Allah ne l'eut voulu." S12V76 Ici "Dine " est traduit par jugement (hukm).

L'Islam est donc un "Dine", une religion car il possède un dogme, un culte, des rites, une spiritualité, un droit, des lois, des jugements, un système de vie et une éthique de conduite. Ce qui voudrait dire que l'Islam a donc une vision du monde, de l'homme, de la société et du pouvoir, de l'ordre terrestre et de l'ordre céleste.

Tous ceux qui étudient objectivement, scientifiquement et rationnellement le Coran témoignent de la présence de versets qui soulignent l'évidente dimension politique et sociale de l'Islam. Il est encore plus évident que si l'on ajoute à la source coranique, la source prophétique (la Sunnah) et toute la jurisprudence (al fiqh) qui en découle (du droit privé, droit public et du droit constitutionnel), cette constatation devient un axiome indéniable.

Il est inconcevable pour un musulman de faire abstraction après ce constat, ce concernant le sens réel donné à la notion de religion en Islam. Le Coran lui-même condamne celui qui croit à une partie du livre sans l'autre partie : " auriez-vous donc foi en une partie du coran tout en mécroyant en une autre partie" S2V85.

Apres cette ébauche de définition qui nous a permis de signifier le "Dine" : on pourrait conclure que le "Dine" englobe la dounya (la temporalité) et la dawla ( res publica: la chose publique) et qu'il considère par essence tout système idéo-philosophique comme un dine également.

Les auteurs occidentaux les plus pertinents qui ayant profondément exercé leurs réflexions sur le sujet des "idéologies" : communisme, démocratie, nationalisme... ont toujours su nommer ces idéologies séculières issues de la mutation du christianisme comme des "néo-religions".

Qu'est ce que la laïcité? (2)

Avant tout propos introductif à la notion de laïcité : Il faudrait au préalable admettre sans larmoiement que la laïcité est une exception française. En d'autres termes un principe universellement franco-français.

De premier abord la laïcité est intimement liée au christianisme de Paul et non de Jésus. Maurice Barbier en parlant de la laïcité, il dit : «  la laïcité est apparue dans les pays de tradition chrétienne et résulte d'une longue évolution à laquelle les sociétés musulmanes n'ont pas participé. Elle s'est instaurée face au christianisme ou au catholicisme et parfois contre eux, sans avoir à se confronter à l'Islam. »

Jacques Zylberberg dit:  « Comme doctrine, comme idéologie, la laïcité est un phénomène singulièrement lié à l'histoire républicaine française, à la construction d'une gouverne atypique dans le monde occidental, dans ses relations avec la société civile, son ordonnancement centralisé des reproductions culturelles sociales et économiques et sa production unitaire d'une citoyenneté informée par un projet rationaliste et républicain hégémonique dans la cité ».

L'exception française:

Trois points essentiels qui ont singularisé la France :

- Le gallicanisme.

- La pensée rousseauiste.

- La révolution française

La France comme tout pays chrétien européen a connu l'inévitable affaiblissement de l'emprise de la religion sur la société et la phase de sécularisation.

On entend par gallicanisme, la soumission du religieux au pouvoir politique royal qui par la suite deviendra absolu. Sans omettre que le peuple est astreint à adopter la religion et la loi du roi. Louis XIV "roi soleil", monarque absolu de droit divin proclamant que l'Etat et lui ne faisait qu'un. C'est l'absolutisme.

L'absolutisme français, intègre en son sein cette division du temporel et du religieux, mais c'est le roi qui endosse le rôle que détenait auparavant le pape. C'est ce gallicanisme d'Etat qui va être à l'origine d'une radicalité antichrétienne et antireligieuse de la part de certains philosophes des lumières, ou du moins un puissant vecteur du déisme, de l'agnosticisme et même de l'athéisme. C'est de là ou est né la singularité française de la laïcité.

Rousseau est à l'origine (contrat social) de la religion civile. Il dit :" sitôt que les hommes vivent en société il leur faut une religion qui les y maintiennent. Jamais un peuple n'a subsisté sans religion et si on lui donné point, de lui-même il s'en ferait une ..." Il dit : " La religion peut et doit entrer come partie constitutive dans la composition du corps politique" Il dit encore: " il y a donc une profession de foi purement civile dont il appartient au souverain de fixer les articles non pas précocement comme dogmes de religion, mais comme sentiments de sociabilité sans lesquels il est impossible d'être bon citoyen ni sujet fidèle. Sans pouvoir obliger personne à les croire, il peut bannir de l'Etat quiconque ne les croient pas ; il peu le bannir, non comme impie, mais comme incapable d'aimer sincèrement les lois, la justice et d'immoler au besoin sa vie à son devoir".

La révolution française est venue accomplir cette religion civile après décapitation du roi et la proclamation de la république. Il ne s'agit pas d'interdire les religions, il ne s'agit pas de remplacer le dogme chrétien par de nouvelles croyances, mais simplement créer une nouvelle religion pour la nouvelle république :

- Cette religion pourra prendre le culte de la nation.

- Cette religion pourra prendre le culte de la raison.

La révolution française en tant que fille ainée des lumières accouchera du courant des Hébertistes, dit les "enragés " qui cherchent à faire disparaitre autant le christianisme que la notion même de Dieu. Agissant comme de véritables extrémistes athées en croisade contre toute idée de religion divine et ils seront les responsables des pires exactions et atrocités contre le clergé, les églises et les fidèles.

Quatre ans plutôt, en 1790 les prêtres avaient été contraints de prêter serment d'allégeance à la constitution qui rappelait la profession de foi que souhaitait Rousseau.

La chute de Robespierre en juillet 1794 marqua aussi la fin de la tentative d'instaurer une religion civile et chose étonnante, ce ne fut qu'a partir de ce moment précis que les premières lois laïques purent être votées. Des le mois de septembre de la même année, la convention vote la séparation de l'église et de l'Etat: Depuis la religion catholique n'a qu'un visage symbolique, elle n'était plus un danger c'est à dire en mesure d'insuffler un esprit de résistance et d'être une source de changement au sein de la société française.

Si la France et sa république sont aujourd'hui laïque c'est parce que la France était :

- Un pays chrétien et profondément catholique.

- Ayant connu l'absolutisme divin.

- Société divisée en castes inégalitaires

Tout ceci favorisa l'émergence d'une philosophie des lumières matérialiste, rationaliste et antireligieuse qui a préparé la Révolution et la déchristianisation.

Au terme de ce qu'est la laïcité nous sommes obligés d’admettre que le processus amenant à la laïcité est un processus qui s'inscrit dans l'histoire chrétienne et qu'il est fondamentale de reconnaître que la laïcité est une norme qui exerce son autorité sur la cité.

• Le rapport du musulman avec la laïcité

Dans un premier temps et avant d'aborder la relation que pourrait avoir un musulman à l'encontre d'un espace de kufr assli, nous allons rapidement définir c'est quoi être "musulman"

Celui qui s'e penche sur la période antéislamique ( al Jahiliya) se rendra compte de ce qui suit:

- Ils ne reniaient pas l'existence d'Allah ni ses attributs comme étant le créateur, le pourvoyeur et Celui qui donne la vie et la mort…

- Ils croyaient à l'existence des anges, des Jin (Djinns), au Jour Dernier etc..

- Ils accomplissaient des rites d'adoration comme le hajj, la circombulations autour de la Kaa'ba, le sacrifice et le nadr pour Allah

Al kalbi et al Kortoubi rapportent dans leur tafsir respectif qu’il y avait des tribus, les arabes qui appliquaient la peine "couper la main" au voleur.

Toutes ces pratiques et comportements ne leur seront d'aucune utilité ni n’intercéderont pour eux auprès d'Allah. Allah les considèrera comme des Kafir et des mouchrik.

La da'wa de Mohammed (Salla Allahou ‘alayhi wa salam) et de tous les Prophètes (‘alayhim salam) avant Lui est de faire connaître Allah à ses créatures et les appeler à Son adoration exclusive et sans rien Lui associer.

La da'wa du Prophète Mohammed ( Salla Allahou ‘alayhi wa salam) est "at-Tawhid", c'est le premier appel avant tout autre.

L'adoration c'est al Islam, c'est al Imane, c'est at-Tawhid. Tout autre da'wa sans at-tawhid est vaine et non avenue.

Al Boukhari n'a-t-il pas rapporté le hadith qui dit : " Nous, l'ensemble des Prophètes, Notre père est unique mais nos mères sont différentes" ce qui signifie: le Père unique, c'est le tawhid et les mères différentes, ce sont les différentes législations pour chaque époque.

La da'wa n'a de sens que lorsqu’elle met en avant at-tawhid qui signifie rendre le culte exclusivement à Allah et obéir à Son Prophète (Salla Allahou ‘alayhi wa salam) par le légiféré.

L'Islam c'est tout simplement : Une croyance, un culte et une législation.

L'unicité dans la 'ibadah veut dire:

- Adorer Allah dans le légiféré sans lui associer qui que ce soit : Roi, république, oligarchie, parlement ...

- Adorer Allah en vouant alliance à Lui et à Ses alliés sans rien Lui associer.

- Adorer Allah dans le culte sans rien Lui associer.

Comme on reçoit d'Allah l'ordre d'accomplir la Salat, la Zakat, le Siyam etc… de même reçoit-on de Lui la chari'a qui a le monopole d'émettre les jugements de ce qui est Halal et de ce qui est haram. Aucun être sur terre, individu soit-il ou collégialité soit-elle n'a le droit de dire ceci est halal et cela est haram. Celui ou celle qui accepte et agrée l’ordre de cette entité est un mouchrik kafir.

Accepter l'ordre d'Allah est le synonyme de Son obéissance et de sa soumission.

" La Ilaha Illa Allah" représente l'identité du musulman et le premier pilier avant la pratique de la salat et d’as-siyam ...

Les facteurs qui peuvent amener à réduire la compréhension de la notion d’al 'Ibadah sont nombreux. Parmi eux :

- Le mimétisme de l'occident après la décadence des musulmans

- Perte de la personnalité musulmane dans les méandres des idéologies et religions nouvelles.

- L'apport négatif de la pensée soufi (secte)

- Al irja' sortant al 'amal de la notion de foi.

Enfin la concrétisation de la chahada est tributaire d’al koufr bi-taghout et le taghout aujourd'hui comme hier est celui qui se prend pour un Illah "Un Dieu" en légiférant selon son hawa et ses désirs. Que ce soit un individu, un groupe de personne ou une oligarchie.

Celui qui légifère c'est Allah et ce ne doit pas être le parlement.

La chari'a, c'est la volonté d'Allah, mais ce n'est pas la volonté de la oummah (la nation).

Qui dit musulman, dit un être qu'Allah a choisi pour l'adorer sans rien lui associer, un être témoin qu'il ne voue aucun culte, aucun ordre à autre qu'Allah. Toute sa vie est réglée par ce qu'Allah a légiféré pour lui. Le musulman est celui qui admet qu'il est créé pour se soumettre à Allah par amour, peur et espoir. C'est celui qui reçoit l'ordre de son Seigneur, ni d'un roi, ni d'un parlement, ni d'une quelconque oligarchie.

• Le musulman dans un espace laïque ( terre de kufr assli)

La question qui se pose :

- Comment un musulman pourrait-t-il vivre dans une terre de kufr açli ? Le fait de vivre dans une terre de kufr est en elle-même un péché capital. En effet, cette façon d'être est contraire à l'esprit du monothéisme. Hors la volonté d'Allah voudrait la séparation entre al kufr et al imane et non la vie en communion laïque. Si nous partons du principe que l’homme musulman doit se soumettre à la double volonté d'Allah, alors il ne peut que s’opposer et faire preuve d’inimitié envers l'ordre laïque.

Deux manières de s'y prendre:

- Al hijra est de règle pour celui ou celle qui n'arrive pas à vivre pleinement sa religion. C'est à dire idhar al Dine : Sans remise en cause de son tawhid et de son culte. Sinon, la hijra est obligatoire pour celui ou celle qui en ont la capacité. Quant à ceux et celles qui sont affaiblis, ils (elles) attendent l'occasion pour fuir.

- Mettre en œuvre un projet de microsociété en s'affranchissant de l'ordre laïque.

Contraint de vivre en milieu laïque, le musulman pourrait constituer un groupement communautaire sans accorder une once de légitimité au pouvoir sus-établi. C'est-à-dire que rien ne doit obliger le musulman à participer aux rites démocratiques, rien ne doit l'obliger de militer dans les partis...(Ribaat : aux Diables donc les cartes électorales, désavouez-vous du Taghout du nationalisme) Allah dit : " Quiconque renie Dieu après avoir cru - à moins d'y être contraint tout en demeurant fidèle intérieurement à sa foi , ainsi que ceux qui ouvrent délibérément leur cœur à l'impiété, ceux-là, la colère d'Allah s'abattra sur eux...")

La meilleure voie pour protéger l'individu musulman et ses biens des rituelles des nouvelles religions, c'est de se communautariser ou bien solliciter auprès du pouvoir la permission d'une vie contractuelle. Ainsi l'individu musulman ne reniera pas sa foi en pratiquant les rites de ces idéologies-religions. En effet, la foi musulmane est définie comme un ensemble de croyances, de paroles et d'actes et dont le reniement explicite peut aussi se faire par la croyance, la parole et les actes. (3)

• Musulman dans espace laïque ( terre d'Islam)

Pour ne pas s'éloigner de la réalité des révoltes des peuples arabo-musulmans, je dirais que la meilleure manière, celle qui plait à Allah est que ces révoltes continuent dans le temps et dans l'espace en réclamant l'application de la chari'a. Tout retard dans l'application de la chari'a est une concrétisation insidieuse du maintien de l'ancien ordre laïque. Mais cette fois-ci, celui-ci a un visage pseudo-islamique : salafo-ikhwaniste. L'occident et à leur tête les Etats-Unis tiennent à maintenir leurs privilèges stratégiques et d'intérêts par ceux qui ne les remettent pas en cause. Après le 11 septembre et l'agression sauvage de l'Iraq et de l'Afghanistan, deux grandes mouvances se sont mis du coté de l'agresseur et l'ont défendu… ne sont-ils pas les ikhwane et salafi quiétistes.

Personne ne renie la vassalité d'un Tarek Ramadan, cherchant à tout pris d'inscrire son action qui consiste d'un coté à l'assimilation du musulman vivant en occident dans la magma laïquo-démocratique et de l'autre coté de la rive, à la démocratisation des sociétés musulmane. Ce dernier est devenu - je ne sais par quel miracle de cooptation - un conseiller du premier ministre britannique en guerre contre les musulmans ! Tous le monde dans cet auditoire ne peut qu’acquiescer avec moi que les leaders ikhwanistes sont allés très loin dans leurs agissements. Je fais remarquer que l'Islam pour les ikhwane n'est qu'un moyen pour un bien être terrestre mais en aucun cas un acte d'adoration suprême.

L'occident et à leur tète les Etats-Unis vont tout faire pour imposer les ikhwane et les salafi quiétistes en terre d'Islam comme alternative politique car ce sont les seuls qui ne s'opposent pas aux intérêts américains et les plus prompts à transfigurer la religion d'Allah tel Paul de Tarse qui altéra la religion monothéiste de Jésus (I'ssa, ‘alayhi salam).

Un musulman qui prône at-tawhid ne doit jamais céder dans son dogme, doit continuer la da'wa du tawhid et combattre dans la voie d'Allah.

L'action du musulman mouwahid se résume en une triptyque : Tawhid, Da'wa et Jihad.

• Ma conclusion est une réponse à mon questionnement sus-cité : Le musulman peut-il se considérer comme laique ?

Nous avons donc établi que l'Islam est un Din englobant toute la réalité humaine, que rien de l'activité humaine ne lui échappe. Le Din al islami gère l'homme, son cœur et la cité.

Nous avons aussi établi que la laïcité est une sortie de la religion, un combat contre Dieu, contre toute religion, non pas la disparition de toute croyance religieuse mais l'anéantissement par Démocratie représentative du caractère structurant de la religion sur le plan politique. (4)

Est-ce qu’un musulman qui unifie Allah dans Son ordre (le légiféré), dans Ses attributs et caractères, dans Son culte pourrait se considérer laïque ? Admettre ça, c'est admettre qu'il était chrétien avant de s’émanciper du christianisme pour cette nouvelle religion la laïcité. Admettre ça, c'est admettre renier un fondement essentiel de sa foi : l'ordre n'appartient qu'à Allah. Et dire le contraire de cela, c'est l'annulation complète de sa foi.

L'ordre d'Allah, c'est tout simplement reconnaitre Allah comme Créateur et que Sa volonté chari' soit établi dans la cité.

Si le musulman refuse catégoriquement le titre de laïque et refuse de s'y conformer, peut-il pour autant diriger ou gouverner un Etat laïque?

Avant d'émettre un jugement, il faudrait premièrement définir qu'est ce qu'un Etat moderne aujourd'hui?

Un Etat est le modèle paradigmatique d'organisation et d'exercice du pouvoir. Il organise les rapports entre humains.

Il est possible de dater l'avènement de l'Etat moderne à la fin du 16ème siècle. A partir de ce moment l'Etat est le triple mouvement de :

- La concentration du pouvoir

- Sa sécularisation

- Son abstraction

Ce triple mouvement a donné naissance au cours du temps à un corps appelé "Etat-Nation": Le roi en affirmant sa puissance sur l'ensemble des seigneurs et des féodaux en dégagea l'unité du royaume. Cette unité n'allait pas sans l'ordination de la population sous cette autorité. Qu'est ce qu'un Etat, si ce n'est une collectivité qui se compose d'un territoire et d'une population soumise à un pouvoir politique organisé. Ce pouvoir au préalable s'est émancipé de la tutelle de l'église en imposant la séparation du temporel et du spirituel.

Ce qu'il faut savoir c’est que ce modèle "Etat-Nation" s'est imposé dans les terres d’Islam suite à la colonisation et suite à la chute du califat (vers 1926). L'Islam dans l"Etat-Nation" ne représente plus un ordre dans la cité des musulmans et nous n’avons plus recours à ses règles et à ses lois pour gouverner et diriger la société. Tous les Etats nés après la décolonisation ont été constitués sur le modèle européen. L'émancipation de ses nouveaux Etats passait par la destitution de la chari'a (La loi d’Allah, notre Dieu Législateur) et le rétablissement de la démocratie comme un sous produit de la laïcité. La parole revient au peuple ou à ses représentants dans le légiféré. Ce modèle prôné dans le monde musulman anéantira le substratum de la foi :

- Aucune différence entre un kafir et un musulman, tous égaux devant les lois laïques.

- L’appartenance à la nation prime sur l'appartenance à l'Islam.

- L’intérêt commun de la population ne tire plus sa source du char' (Loi d’Allah) mais seulement de ce que dictera la volonté du peuple ou de l'oligarchie.

- Les relations internationales entre les Etats sont dictées non par la chari'a mais par le droit international. Ce droit qui spolie les terres musulmanes et appauvri leur population.

Tout dirigeant ou gouverneur est sensé appliqué ses normes et devant toute défaillance ou négligence de sa part dans ce domaine entraîne systématiquement sa destitution ou son détrônement.

Dans l'Islam, il n'y a pas une séparation entre le "être" en "privé" et le "être" en "publique". Toute séparation est un kufr en soi. C'est à dire : je ne peux pas me vanter d'être un musulman chez moi et dans mes relations mondaine et d'un autre coté donner vie à un Etat qui prône al kufr et combat la chari'a d'Allah dans la cité et dans l’exercice du pouvoir.

Tous les Etats du monde sont solidaires les uns les autres contre l'émergence d'un "Etat islamique" et leur dispute obéit à des calculs d'ordre stratégique ou économique.

Beaucoup peut être ne se rendent pas compte de la portée de ce texte. Mais sachez bien que les conflits de demain entre musulmans seront la consécration de tel concept ou tel autre.

Je ne souhaite pas des conflits entre musulmans : la réalité politique et sociale après les révoltes arabes et l'aide occidentale portée à la mouvance ikhwaniste -qawmiste chemine vers cet affrontement.

Pour éviter tout conflit inter-musulman, nous devrions :

- Mettre à nu la laïcité et son bras séculier la démocratie (religion de Kufr)

- Diffuser la da'awa de tawhid auprès des musulmans à grande échelle (prendre l'exemple de ceux qui interviennent après la khoutba de al Jumou'a, c'est à dire prendre la parole. Personne ne nous donnera la parole si on ne la prend pas)

- Animer des débats avec ceux qui prônent la démocratie, les ikhwane d'ici et d'ailleurs

- Mettre à la portée de la population musulmane des audios et des vidéos qui expliquent le koufr de la démocratie et de la laïcité.

Je crains que si rien n'est fait : La oummah adoptera les normes laïques par le biais des sorciers ikhwane et leurs complices.

Enfin : Tous ensemble contre la laïcisation de l'Islam et la démocratisation des sociétés musulmanes.

Nb : (1) (2) En dehors des titres, ces passages pris et résumés de la partie III ( De l’Islam et de la Laïcité) du livre de Aîssam Aît – Yahya qui s’intitule : De l’idéologie islamique française, éloge d’une insoumission à la modernité. (3) voir le livre de Aîssam, partie III. (4) Note sur oeuvre, équipe scipto: analyse du livre de Marcel Gauchet (La religion dans la Démocratie).

Livres consultés :

- La laïcité, textes choisis et présentés par Henri Pena-Ruiz.

- Dictionnaire de la Culture Juridique.

 

 

YA ALLAH FAIT REGNER TA JUSTICE (L’ISLAM) SUR TERRE

ET MONTRE AUX CROYANTS LA MECREANCE DU TAGHOUT DE LA DEMOCRATIE ET SES SEMBLABLES

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