DEPUIS JANVIER 2010 ISLAM 60 : « La Mécréance expliquée par les Sunnites » - Jésuites/Juifs noachides, Illuminati, Franc-maçons, Satanisme
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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 21:41

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux

ISLAM 60 :

« La Mécréance expliquée par les Sunnites »

 L'Islam contre le nouvel ordre mondial

---------o ISLAM PRIME NATURE DE L’HOMME ET BON CONSEIL o---------

 

 

Définition Sunnite : Ahl Sunna wal Djama'a

http://dine.islam.free.fr/tahawiyya/ahl_sunna.html

Louange à Allah le seigneur des mondes

Le savant qui fait autorité en Islam, l'Imam Abû Dja`far Tahâwi d'Egypte a dit : "Ceci est un rappel exposant le dogme de "Ahl Sunna wal Djama`a" (sunnites)

Définition des "Ahl Sunna wal Djama`a"

La dénomination Ahl Sunna wal Djama`a est composée de deux noms :

Le premier nom Ahl Sunna signifie : ceux qui ont adhéré à la religion pratiquée par le Prophète (saw).

Une pratique de la religion de l'Islam que l'on connaît sous le nom de sunna. L'équivalent en français, de Ahl Sunna est : Les sunnites.

Le deuxième nom determinée, al Djama`a, signifie éthymologiquement un groupe d'individus. Au niveau religieux, al Djama`a désigne le groupe d'individus constituant une communauté formée sur le modèle de la pratique religieuse du prophète (saw). al Djama`a a pour équivalent en français : La communauté sunnite. [1] Cela dit, la dénomination "Ahl Sunna wal Djama`a", est employée chez les savants pour deux significations, l'une particulière, et l'autre générale :

La signification particulière :

C'est lorsqu'elle signifie les Ancêtres pieux, c'est-à-dire les trois premières générations de l'Islam. Dans ce cas, les deux expressions sont synonymes :

Ahl Sunna wal Djama`a = Ancêtres pieux

Plus précisément, les Ahl Sunna wal Djama`a sont les Compagnons du Prophète (saw), la génération qui leur a succédé, puis la suivante, et enfin, tous ceux qui, parmi la communauté, adhèrent à leur conception de la religion. De cette signification spécifique, sont exclues toutes les tendances "dites" innovatrices.

Toujours dans ce cas précis, le terme sunna (voie établie, instituée, ou tracée) est opposé à bid`a (innovation) et le terme djama`a (communauté) est opposé à firqa (division) [2].

Ce sens, bien qu'il soit spécifique, c'est celui qui est le plus employé chez les savants musulmans.

La signification générale :

C'est la signification incluant certaines tendances innovatrices qui dans leurs propos sont parfois en accord avec les Ancêtres pieux (trois premières générations) dans une question donnée, et qui sont en opposition avec une tendance en particulier. Ce type de signification est le moins employé du fait qu'il dépend de conditions particulières, qui sont :

    1) - Qu'il doit s'agir d'un article de foi en particulier.

    2) - Qu'il doit s'agir d'opposition à une tendance en particulier.

Exemple : L'emploi de la désignation "Ahl Sunna wal Djama`a" permet de se distinguer des rafidites dans les questions relatives au califat ou aux Compagnons. On dit dans ce cas que les membres de la communauté sont divisés en deux parties : d'un côté les sunnites et de l'autre les rafidites. Certains courants innovateurs comme les ach`arites, maturidites, kulabites, sont rangés aux côtés des sunnites pour leurs propos concordant avec celui des Ancêtres pieux, dans les deux questions que sont le califat et les Compagnons. Ceci lorsqu'il discorde avec les rafidites.

Ibn Taymiyya explique que : "L'on veut désigner par l'expression "ahl sunna" : tous ceux qui reconnaissent et attestent le califat aux trois Califes. Toutes les tendances y sont comprises, excepté les rafidites.

Parfois, on veut désigner par ce nom, uniquement, les Ahl al-hadith (les traditionnistes) dans son sens pur. Ne sont concernés que ceux qui attestent les attributs d'Allah en disant : le Coran est incréé, Allah sera vu après la résurrection. Qui attestent également la prédestination, ainsi que d'autres fondements connus chez les "Ahl Sunna wal Djama`a."

Ainsi, Ibn Taymiyya parle des deux cas comme suit :

- Le premier cas : Les Ahl sunna en terme général, cela englobe tout, sauf les rafidites.

- Le deuxième cas : Les Ahl sunna en terme particulier, cela désigne uniquement les traditionnistes (ahl al-hadith) [3]

Les synonymes de "Ahl Sunna wal Djama`a"

 les Sunnites sont désignés par différentes appellations, qui sont : 

Ahl Sunna : les Sunnites en tant que partisans de la sunna.

Al-Djama`a : les Sunnites en tant que communauté.

Ahl al-hadith ou Ahl al-athâr : les partisans d'un enseignement religieux transmis traditionnellement. Autrement dit les traditionnistes (ou traditionnalistes). [4]

Al-firqa an-nadjya : la partie préservée [par Allah].

Al-firqa al-mansûra : la partie assistée [par Allah].

Note :

[1] Nous traduisons "Ahl Sunna wal Djama`a" par le seul nom au pluriel de sunnites, car ce nom désigne, en français, aussi bien ceux qui adhèrent à la sunna du prophète saw (Ahl Sunna) et ceux qui forment une communauté fondée sur la sunna (al-djama`a).

[2] `Abdullah Ibn `Abbas dit à propos de l'explication du verset suivant : "Le jour où des visages blanchiront et d'autres noirciront." [S.3 / V.106]. Ce sont les visages des Sunnites qui blanchiront et ce sont ceux des partisans de l'innovation et de la division qui noirciront." [Tafsîr Ibn Kathir]

[3] Docteur. Muhammad Khalîfa at-Tamîmî, Mu'taqad Ahl Sunna wal Djama`a fî al-'asmâ' wa sifât.

[4] Il est important de faire la distinction entre le muhaddith qui désigne la personne qui procède à l'analyse critique de la transmission de hadith et le nom Ahl al-hadith dont le sens est bien plus large. Le nom Ahl al-hadith désigne les gens qui se limitent à un enseignement de la religion transmis traditionnellement de génération en génération et qui remonte jusqu'au Prophète (saw). Leurs principales références sont le Coran, la sunna, le consensus des Ancêtres pieux et la véritable analogie. Ceci dit, le nom de Ahl al-hadith englobe la fonction de muhaddith.

« LA MECREANCE » EXPLIQUEE PAR LES SUNNITES

En introduction du livre Zahir Al Chawichi a écrit cette lettre pour Sa'd Ed Dine, l'auteur de "Dhawabète Al Takfir".

Traduit par Nooreddine T, mise en page Oum Assya

 

"La dissension ou la sédition (Fitna) s'est répandue, les maux (troubles) ont débordé et les dires sur la croyance ('Aqida) se sont beaucoup multipliés. A tel point que certains individus se sont mêlés de la croyance de notre communauté musulmane en mettant l'accent sur des sujets très subtils, dont seuls les enracinés dans la science peuvent parler. Ces individus ont demandé aux gens de les suivre et cela les a entraînés à jeter la mécréance sur ceux qui s'y refusent... Alors que le Prophète (SAS) a laissé les gens sur un plan clair et sur le droit chemin qui mène à l'agrément d'Allah et à Son Paradis.

Et quant aux sujets cachés qu'Allah Exalté n'a pas révélés, nul ne connaît leur interprétation à part Lui. Gloire à Allah. La recherche de la compréhension de ces sujets n'a de résultat que l'égarement et l'empêchement. C'est pour ces raisons que les anciens (Salafs) de cette communauté ont pris la marche des sujets simples, de la Sounna claire, se sont éloignés des disputes, ont délaissés les paroles vides d'intérêts et ont acceptés l'aspect extérieur des gens, sauf quand il s'agit d'un comportement de mécréance claire.

Nous demandons à Allah l'Exalté de nous maintenir dans Sa religion juste et dans la voie propre du Prophète (SAS).

Allah l'Exalté a dit: "C'est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre: il s'y trouve des versets sans équivoque, qui sont la base du Livre, et d'autres versets qui peuvent prêter à interprétations diverses. Les gens, donc, qui ont au cœur une inclination pour l'égarement, mettent l'accent sur les versets à équivoque, cherchant la dissension en essayant de leur trouver une interprétation, alors que nul n'en connaît l'interprétation à part Allah. Mais ceux qui sont bien enracinés dans la science disent: "Nous y croyons: tout est de la part de notre Seigneur!" Mais, seuls les doués d'intelligence s'en rappellent." (Sourate 3 - Verset 7)

Il continue cette lettre en parlant de Sa'd Ed Dine, l'auteur du livre: "Il a écrit ce sujet, dès lors que la dissension (Fitna) a pris de l'ampleur parmi les musulmans et dès lors que des groupes égarés ont fait leur apparition, en ne donnant pas aux musulmans leur juste droit, en ne fraternisant pas avec eux, mais en jetant gratuitement la mécréance sur des savants et des personnes...! Partant de leurs interprétations de textes, ces groupes vont jusqu'à jeter la mécréance sur des savants et des prêcheurs de la parole d'Allah (Imams et Chouyoukhs). Ceci a fait que des personnes ont été perturbées et se posaient des questions sur leurs relations avec les savants et avec les prêcheurs de la parole d'Allah.

Sa'd Ed Dine a écrit ce livre qui contient des conseils en espérant éclaircir le sujet avec la permission d'Allah, par Son bienfait et par sa noblesse... Louange à Allah, Maître des mondes.

" Pourquoi saisir ce sujet qui traite de la mécréance chez les Sunnites? "Personne ne peut ignorer cette vivacité et ce merveilleux retour des gens vers la belle religion islamique, qui prend à témoin le monde entier et qui inquiète l'occident et l'orient, malgré toutes les stratégies et toutes les ruses, malgré les énormes dépenses en argent et en temps pour détourner la communauté de sa religion. Allah L'Exalté dit à leur sujet: "(Et rappelle-toi) le moment où ils complotaient contre toi pour t'emprisonner ou t'assassiner ou te bannir. Ils complotèrent mais Allah a fait échouer leur complot, et Allah est le meilleur en stratagèmes." (Sourate 8 - Verset 30)

Mais nous remarquons aussi que la jeunesse est confrontée à son extrême impatience de religion, qui elle (la religion) demande science et compréhension, confrontée à la rapidité dans les jugements et à l'empressement dans la plupart des sujets: l'empressement des démarches à suivre, la rapidité de trancher en matière de droit (Fatwa) et la rapidité de porter un jugement sur les autres... Alors que le principe du droit musulman dit: "Celui qui s'empresse d'une chose avant son terme (aboutissement final) sera puni pour sa fausse décision."

En réalité, chacune de ces trois questions, mérite une réponse ou une conférence particulière.

Je parle de l'empressement dans les démarches à suivre, la rapidité de trancher sur une décision en matière de droit et la rapidité de porter un jugement sur les autres. Il est plus urgent aujourd'hui de parler de la rapidité de porter un jugement sur les autres, je veux dire par là, de jeter la mécréance car c'est un rasage. Je ne dis pas le rasage de la tête, mais plutôt celui de la religion.

Cette manière de jeter la mécréance sur les autres est de plus dangereux et plus particulièrement sur les Oulamas (hommes de science) en les désignant comme tels et en salissant leur honneur. Au point ou certains disent: "Tel Cheikh est mécréant, tel autre est lâche, etc..." et d'autres se basent sur le principe: "Celui qui n'affirme pas la mécréance d'un mécréant devient lui-même mécréant." En le prenant comme un principe général et ferme, au point où ils sont arrivés à jeter la mécréance sur de nombreux groupes de musulmans et sur un nombre important de Oulamas.

Cela entraîne la perte de confiance de la part des musulmans pour les plus éminents des Oulamas et pour les prêcheurs de la parole d'Allah. Ils n'acceptent rien d'eux, n'écoutent pas leurs décisions en matière de droit et ne prennent pas en considération leurs conseils. Ils sont tombés dans les filets du diable, qui les a fait perdre toute confiance en leurs Oulamas. Il y en a même qui se permettent de donner des preuves à la place des Oulamas, de trancher eux-mêmes une décision en matière de droit et même de juger malgré le peu de science qu'ils possèdent, ils croient que leurs paroles est la vérité, leur décision juste et tous les autres sont dans l'erreur, donc des mécréants. Ce groupe d'individus exagère en louant leur plan et leur voie.

La meilleure définition de ces personnes revient au Cheikh al Islam Ibnou Taimiyah (RA) qui a dit: "Mais ils se fâchent contre celui qui s'oppose à eux, même si ce dernier fait plein d'efforts, de réflexion (Moujtahad) donc excusable (car il peut se tromper) Allah ne se met pas en colère contre lui. Par contre, ils acceptent et agréent celui qui les suit et leur donne raison même si ce dernier est ignorant, de mauvaise intention ou de bonne intention, ne possédant pas de science. Cela leur suffit pour louer celui qu'Allah et Son Messager ne louent pas et de se dresser contre celui qu'Allah et Son Messager (SAS) acceptent. Ils pratiquent l'alliance et le reniement selon leurs propres passions, non selon la religion d'Allah et de Son Messager." (Minhaj As Sunna An-Nabawiya 5/255)

1ère base: "La règle appliquée sur le musulman est qu'il reste sur son Islam jusqu'à la véracité de sa sortie de l'Islam avec certitude."

Al Hafid Ibnou Hajar Al 'Asqalani a dit: "Celui qui a confirmé le pacte de l'Islam avec certitude ne sort de l'Islam qu'avec certitude." (Al Fath 2/314)

2ème base: "Ahl Sunna wal Djama'a (le groupe sounnite) ne considère pas comme mécréant celui qui fait des péchés, même s'il s'agit de grands péchés."

Ils sont tous d'un commun accord la dessus. Leur consensus est cité dans les livres suivants:

* L'Imam Al Ajrayi dans Al Shari'a

* Al Sabouni dans Al 'Aqidah Asshab al Hadith

* Le savant Al Lalkayi dans Oussoul Ahl As Sunna Fi Al A'tiqad

* et d'autres livres.

3ème base: "Que la mécréance est rattachée au mensonge" et Al Jouhoud (renier par arrogance et refus).

L'Imam An Nawawi (RA) a dit: "Et sache que le plan (voie) de la famille de la vérité (les sounnites) est qu'on ne jette pas la mécréance sur aucune personne qui se dirige vers la Qibla (La Mecque) pour son péché, et qu'on ne jette pas la mécréance sur ceux qui suivent leurs passions (Ahl Al Ahwa) et sur les innovateurs (Al Bid'a). Mais celui qui dément ce qu'il connaît de la religion islamique, il est obligatoire de le juger comme apostat et mécréant." (Sharh Mouslim 1/151)

Ibnou Taymiyah a dit: "... Et la mécréance concerne celui qui dément le Prophète (SAS) sur ce qu'il a rapporté ou sur le fait d'empêcher les autres de suivre le Prophète (SAS) en sachant qu'il dit la vérité comme l'exemple de Pharaon et les juifs..." (Daraa Ta'aroud al 'Aql Wal Naql 1/242)

Le savant Ibnou Al Wazeir Al Yamami a dit: "... Et sache que la base de la mécréance est le fait de démentir volontairement une chose du Livre d'Allah ou un seul de Ses messagers ou encore une seule chose qu'ils ont rapportés. Et si la personne dément une chose qu'elle connaît de la religion (volontairement), il est obligatoire et tous les avis se rejoignent pour dire que cet acte est Koufr et que cette personne devient mécréante." (Idhar Al Haq 'Ala Al Khalq page 372)

4ème base: "C'est de ne pas témoigner d'une personne déterminée (désignée) qu'elle est mécréante ou qu'elle fait parie des gens de l'Enfer. Car ce jugement est celui du mécréant après sa mort."

L'éminent savant Ibn Abi Al 'Iz a dit: "On ne témoigne pas d'une personne déterminée qu'elle fait partie des gens de l'Enfer et quelle est mécréante, sauf si cela permet le témoignage. Car il est très grave de témoigner d'une telle personne qu'Allah ne lui pardonnera pas et ne lui accordera pas Sa miséricorde et qu'elle sera éternellement en Enfer car ceci est le jugement du mécréant après la mort." Puis il a ajouté: "Il se peut que cette personne ait fait beaucoup d'efforts personnels de réflexion, se trompant est pardonnable. Ou il se peut qu'elle n'ait pas reçu ce qu'il y a derrière les textes (les bonnes interprétations) et il se peut aussi quelle possède une grande croyance (foi) et a fait des bonnes oeuvres qui lui font mériter la miséricorde d'Allah.

Comme Allah a pardonné à celui qui a dit à ses enfants: "Quand je mourrai brûlez-moi et dispersez mes cendres." (Partie du Hadith rapporté par Al Boukhari, Mouslim, Ibnou Maja, An Nassaï et Ahmad, rapporté d'après Abou Horeyra), et Allah lui a pardonné car cette personne avait la crainte d'Allah. Elle pensait qu'Allah ne pourrait pas la rassembler ou elle avait un doute sur cela." (Charhehi 'Ala Altahawiya page 318 édition Tab' Al Islam)

Le Cheikh de l'Islam Ibnou Taymiyah a dit: "Ceux qui m'ont côtoyé savent que je suis un de ceux qui réprimandent le plus que l'on désigne une personne de mécréante, de perverse ou de pécheur sauf si l'on sait que l'on lui a démontré la preuve du message. Que celui qui contredit le message devient une fois mécréant, une fois pervers et une fois pécheur. Et, je souligne qu'Allah a pardonné à cette communauté (musulmane) ses erreurs (Hadith: "Qu'Allah a pardonné à ma communauté l'erreur, l'oubli et tout ce qui a été fait sous la contrainte.") (Voire Sahih Al Djami d'Albani).

Et jusqu'à présent les Salafs (les anciens) divergent sur plusieurs sujets, mais personne d'entre eux ne jette la mécréance et la perversion sur un autre." (Al Majmou' 3/229) puis le Cheikh continue: "Et j'ai prouvé que ce que disaient les Salafs et les Imams c'est à dire: "Celui qui dit ça ou ça a mécru" est aussi vérité. Mais il faut savoir distinguer entre le fait de dire "celui qui a fait ça ou ça a mécru" et le fait de désigner une personne de mécréante. Pour cela il faut savoir que la parole ou l'acte peuvent être des actes de mécréance ou de perversion, mais ceci n'implique pas que celui qui a fait ses actes est mécréant. Car il se peut que les conditions de la mécréance sont absentes chez cette personne ou bien qu'elle a des prétextes juridiques qui l'empêchent d'être mécréante." Les prétextes juridiques sont: l'ignorance, l'interprétation, la confusion. (Qawa'id al Mouthla de l'éminent Cheikh Mouhammad Ben Salah Al 'Atimaine)

I - le prétexte de l'ignorance

Premièrement:

Ibnou Taymiyah a dit: "... Mais il se peut que la personne n'a pas reçu le message islamique ou qu'elle habite une contrée lointaine, on ne peut pas dire que cette personne est mécréante sauf si elle renie une fois qu'on lui a démontré les preuves. Et il se peut aussi que la personne n'a pas entendu parler de tel ou tel texte, ou bien elle les a entendu mais pour elle ces textes n'étaient pas fermes ou qu'elle les a interprété en se trompant." (Majmou' 3/231)

Ibnou Qoudama a dit: "Il faut préciser une chose à propos de celui qui renie l'obligation de la prière: s'il était ignorant il est comme ceux qui ignorent le message car il ne leur est pas parvenu ou qu'il habite une contrée lointaine. Il faut lui montrer l'obligation de la prière et lui apprendre sa pratique sans le juger de mécréant." (Voire Al Moughni 2/156)

Deuxièmement:

Cheikh Jamal Ed Dine Al Qassimi a dit: "Et quant à l'ignorant il est celui qui s'est trompé de cette communauté, même s'il a fait de la mécréance ou du Shirk (association) il n'est ni mécréant, ni associateur car il est sous le prétexte de l'ignorance et de l'erreur jusqu'à ce qu'on lui prouve les arguments qui montrent clairement que l'acte commis rend la personne mécréante et s'il renie ce qui est connu de la religion islamique. Ce point a été tranché fermement par le consensus." (Voire Tafsir 2/156)

Ibnou Qatada a dit: "Et s'il n'est pas de ceux qui ignorent cela, son prétexte n'est pas valable et ne peut pas prétendre à l'ignorance. Et il est jugé mécréant". Puis il a précisé en disant: "Car l'évidence (preuve) de son obligation (la prière) est claire dans le Livre et la Sounna et les musulmans l'ont pratiquée continuellement. Donc son obligation était apparente. Et ne la renie que celui qui dément Allah l'Exalté, le Prophète (SAS) et consensus de cette communauté." (Voire Al Moughni 2/156 et Al Moukni 3/514)

(Remarquez comment il a précisé le jugement qu'après avoir donné la preuve apparente (claire) malgré que les musulmans l’aient pratiquée (la prière) continuellement. Commentaire de Talhadjt Norreddine le traducteur)

Et le Cheikh de l'Islam Ibnou Taymiyah a fait remarquer le Hadith de celui qui a dit à ses enfants: "Quand je meurs brûlez-moi..." en disant "Cet homme avait un doute sur sa résurrection, il était convaincu qu'il n'allait pas être ressuscité. Et cela est de la mécréance avec l'accord de tous les musulmans, mais il était ignorant et ne savait pas cela alors qu'il était croyant et avait la crainte d'Allah et de sa punition. Pour cela Allah lui a pardonné. (Voire Al Majmou' 3/231)

Ad Dahabi a dit: "Personne n'est considéré pécheur qu'après le savoir et qu'après lui avoir indiqué les preuves et Allah est compatissant et doux envers Ses créatures. Allah l'Exalté dit: "Et Nous n'avons jamais puni (un peuple) avant de (lui) avoir envoyé un messager." (Sourate 17 - Verset 15)" (Voire Al Kabaïr 47)

Et Ibnou Al Qayim a dit: dans son livre Madharij As Salikine Tome 1 page 367: "A propos de la mécréance du refus par arrogance, il y a deux types:

1 - Mécréance du refus total: les athées renient tous, Allah, Ses anges, Ses Livres...

2 - Mécréance du refus particulier (partiel): c'est celui qui renie un acte obligatoire parmi les actes obligatoires de l'Islam ou bien celui qui renie le licite d'Allah ou une chose qui émane d'Allah sans aucune excuse (volontairement) ou par intérêt. Mais celui qui renie cela par ignorance ou par interprétation est excusé: il n'est pas mécréant. Il est comme celui qui a renié le pouvoir d'Allah sur lui et qui a demandé à sa famille de le brûler et de disperser ses cendres une fois mort. Et, malgré cela, Allah lui a pardonné à cause de son ignorance. Car ce qu'il a fait était son plus haut degré de science mais n'a pas renié le pouvoir d'Allah de le ressusciter par arrogance ou par refus." (On voit bien qu'Ibnou Al Qayim n'a pas essayé d'interpréter le Hadith autrement. Il a suivi le même avis que son Cheikh (maître) Ibnou Taymiyah. )

II - Le prétexte de l'interprétation

La famille sounnite ne jette pas la mécréance sur ceux qui interprètent les textes (versets coraniques ou Hadiths).

Leur évidence est basée sur ce qu'a fait Hataba Ibnou Abou Beltia (RA) lorsqu'il a envoyé une lettre par l'intermédiaire d'Al Ta'ina aux Mecquois avant la libération de la Mecque, en leur annonçant que les musulmans se préparaient à entrer à la Mecque. Le Prophète (SAS) ne l'a pas appelé mécréant. Et Allah l'Exalté a révélé à ce sujet, ce verset: "O vous qui avez cru! Ne prenez pas pour alliés Mon ennemi et le votre, leur offrant, l'amitié alors qu'ils ont nié ce qui vous était parvenu de la vérité." (Sourate 60 - Verset 1)

Le Cheikh Al Chanqiti (RA) a dit: "Et tous les interprétateurs du Qur'an sont unanimes pour reconnaître que ce verset a été révélé sur Hataba Ibnou Abou Beti'a et l'histoire de la lettre avec Al Ta'ina, envoyée aux Mecquois, avant la libération de la Mecque leur annonçant les préparatifs des musulmans pour y pénétrer..." (Voire Adhwa Albayne 8/130)

Ibnou Qoudama a dit sur le prétexte de l'interprétation: "Et si l'interprétation est comme celle de "Khawarij" nous avons rappelé que la plupart des savants ne les jugent pas comme des mécréants malgré que les Khawarijs ont déclaré licite le sang et les biens des musulmans en pensant que cela les approcherait d'Allah l'Exalté." (Voire Al Moughni 9/21)

Puis il a ajouté: "N'est pas mécréant celui qui a interprété (en se trompant) comme l'exemple qu'on vient de voir."

Il a dit aussi: "Il a été rapporté que Kadama Ibnou Madh'oun a bu du vin en interprétant qu'il était licite. 'Omar (RA) lui a appliqué la peine mais ne l'a pas Kafar.

Et aussi Abou Djindel Ben Sahil avec un autre groupe de personnes qui étaient avec lui ont bu du vin dans Chams (en Syrie) en pensant qu'il était licite car ils ont interprété (faussement) le verset d'Allah l'Exalté qui dit: "Ce n'est pas un péché pour ceux qui ont la foi et font de bonnes oeuvres en ce qu'ils ont consommé..." (Sourate 5 - Verset 93) On ne les a pas Kafar (jeté sur eux la mécréance), on leur a montré son interdiction. Ils se sont repentis et on a appliqué sur eux la peine méritée. Et celui qui est dans ce même cas doit avoir le jugement." (Voire Al Moughni 9/22)

Ibnou Raouf a dit: "Et celui qui combat en se basant sur une interprétation (fausse) n'est pas mécréant car à la base, les compagnons se sont entre-tués. Et, en vérité le mécréant est celui qui dément et non celui qui interprète mal les textes." (Voire Al Moujtahid 2/248)

Le Cheikh de l'Islam Ibnou Taymiyah a approuvé et a rappelé que les "Khawarijs" étaient les plus acharnés des gens en mal envers les musulmans. Plus que les juifs et les chrétiens et malgré cela il ne les a pas Kafar (jeté sur eux la mécréance). " (Voire Minhaj As Sounna 5/248)

Il a dit aussi: "Et malgré cela (les khawarijs) 'Ali (RA) a dit clairement qu'ils étaient croyants, ni des mécréants et ni des hypocrites." (Voire Minhadj As Sounna 5/244)

III - Le prétexte de la confusion.

La famille sounnite accepte aussi le prétexte de la confusion.

Ibnou Qoudama a dit: "Celui qui est convaincu qu'une chose est licite alors que le consensus l'a déclarée illicite et que le jugement d'une telle chose est apparent (clair) parmi les musulmans et qu'il n'y a pas de confusion dans les textes au sujet de cette chose, comme par exemple, la viande de porc, l'adultère et autres... il n'y a aucun désaccord là-dessus pour dire que cette personne est mécréante." (Voire Al Moughni 9/21) Remarquons bien qu'il a précisé en disant: "Et que le jugement d'une telle chose est apparent (clair) parmi les musulmans et qu'il n'y a pas de confusion..."

Ibnou Abou Al 'Iz a dit: "Il n'y a aucun doute que celui qui refuse le jugement du Livre est mécréant. Mais, celui qui a interprété ce jugement avec confusion on lui montre la vérité pour qu'il revienne." (Voire Charh Al 'Aqidah Al Tahawiya page 262 édition Al Maktab Al Islami)

Ce qui est étonnant chez certaines personnes (musulmans) ceux-là même qui ne possèdent aucun vestige dans la science appliquent la base (les actes annulatoires): "Celui qui n'affirme pas la mécréance d'un mécréant le devient de ce fait lui-même." Qui concerne la mécréance de souche dont il n'y a aucun désaccord sur sa mécréance. Mais ils l'appliquent sur les autres, là où il y a justement un désaccord et jusqu'à ce qu'ils sont arrivés à l'expliquer (la base) sur eux-mêmes en se jetant mutuellement la mécréance. Et la vérité de cette base est que celui qui n'affirme pas la mécréance d'un mécréant qu'Allah et Son Messager (SAS) on désigné comme tel, devient effectivement lui-même mécréant, comme la mécréance de Pharaon, d'Abou Jahl, le peuple de Sodome (le peuple de Loth) et la femme de Nouh (Noé) et tous ceux qui leur ressemblent car si on ne dit pas qu'ils sont mécréants, on dément ainsi Allah et Son Messager (SAS).

Or on sait que c'est ce mensonge qui est rattaché à la mécréance qui fait sortir de l'Islam. Sinon il était du devoir des Al Hanbali de jeter la mécréance sur les Al Chafi'i sur les Al Hanafi et sur les Malikites car ceux-ci n'ont pas jeté la mécréance sur celui qui délaisse la prière. Et ça, jamais un savant Sounnite ne s'est permis de le dire. C'est à dire jeter la mécréance sur les autres (musulmans).

Enfin pour que chacun d'entre nous se situe lui-même s'il est parmi la famille des sounnites ou de la famille des innovateurs, je voudrais rappeler ce qu'a dit Ibnou Abou Al 'Iz (RA): "Ceux qui sont de la famille des innovateurs se jettent mutuellement la mécréance, et ceux qui prétendent être de la famille du savoir savent qu'ils peuvent se tromper mais qu'ils ne jettent jamais la mécréance entre eux."

Et la belle parole revient au Cheikh de l'Islam, Ibnou Taymiyah (RA) qui a dit: "Que l'homme prenne garde du comportement des groupes ignorants et égarés qui dénigrent et persécutent les savants musulmans, alors que l'on entend jamais de ces derniers la moindre injure... ces groupes ont dépassé les limites en salissant l'honneur et les biens des savants par de nombreux dires et paroles injustifiés..." (Voire Al Rad 'Ala Al Bakiri et Al Djawahir Al Naquiya)

Qu'Allah accorde Sa miséricorde sur le serviteur qui lorsqu'il parle le fait avec savoir et connaissance ou bien qui se tait, qui accepte la volonté d'Allah l'Exalté, qui diminue ses paroles en contrôlant sa langue, qui se met à la récitation du Qur'an, qui considère les Sahihaïnes (les livres de la Sounna) et qui adore Allah avant que son heure n'arrive. Allah Accorde-nous Ta miséricorde! (Voire l'introduction du Kitab Al Chari'a d'Al Ladjri Mouhammad Hamid Al Faqui.)

Que la prière et le salut d'Allah soient sur notre Prophète Mouhammad, sa famille et sur ses compagnons. Amine

Et Allah est le plus Savant.

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  • : LE NOUVEL ORDRE MONDIAL ILLUMINATI / DEPUIS JANVIER 2010
  • LE NOUVEL ORDRE MONDIAL ILLUMINATI / DEPUIS JANVIER 2010
  • : RIBAAT: Derrière la Démocratie se cache les lieutenants Sataniques/lucifériens Illuminati et Franc-maçons des hauts degrés. Cependant un chef CACHE donne les ordres : LES JÉSUITES/JUIFS NOACHIDES AU VATICAN A ROME ! Ces derniers veulent illusoirement conquérir le monde sous le vocal d’un Nouvel ordre mondial ; c'est-à-dire un monde sans foi ni loi en Allah notre Créateur !
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