DEPUIS JANVIER 2010 L’Evangile de Barnabé Apôtre de Jésus (5/8) - Jésuites/Juifs noachides, Illuminati, Franc-maçons, Satanisme
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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 20:58

Au  nom d’Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux

L’Evangile de Barnabé Apôtre de Jésus

(5/8)

(Paix sur eux)

Rabia 2ème 1432H / Mars 2011 (Mise à jour Juin 2011)

L'EVANGILE DE BARNABE

PARTIE 5 SUR 8

Chapitre 106 de l'évangile de Barnabé

Après la prière de l'aurore, Jésus s'assit sous un palmier et ses disciples s'approchèrent de lui. Il dit : «Vive Dieu, en présence de qui se tient mon âme, beaucoup se trompent sur notre vie! En effet, l'âme, la sensibilité et la chaire sont si unies que la plupart des hommes affirment que l'âme et la sensibilité sont une seule et même chose. En la divisant selon son activité et son selon son essence, ils l'appellent âme sensitive, végétative et intellective. Mais en vérité je vous le dis, c'est la même âme qui comprend et qui vit. Oh, les sots, où trouveront-ils une âme intellective qui soit sans vie? Certainement jamais! Par contre, la vie peut se rencontrer sans la sensibilité, comme chez celui qui est à moitié mort et que la sensibilité abandonne.

Thaddée dit : «Maître, quand la sensibilité abandonne la vie, l'homme est mort!» Jésus répondit : «Ce n'est pas vrai! C'est quand l'âme s'en va que l'homme est mort, car elle ne reviendra dans le corps que par miracle. Mais la sensibilité s'en va en raison de la peur qu'elle éprouve ou de la grande douleur qu'éprouverait l'âme. La sensibilité, Dieu l'a créée en effet, pour le plaisir et elle ne vit que pour cela, comme le corps vit de nourriture, et l'âme de connaissance et d'amour! Elle se rebelle maintenant contre l'âme à cause de l'indignation qu'elle éprouve d'être privée du plaisir du paradis par le péché. Il est donc de la plus grande importance que celui qui ne veut pas qu'elle vive de plaisir charnel, la nourrisse de plaisir spirituel. Comprenez-vous? Je vous le dis en vérité, Dieu après l'avoir créée la condamna à l'enfer, au neiges et aux glaces intolérables parce qu'elle disait qu'elle était Dieu. Mais quand il la privé de nourriture et lui enleva les aliments, elle reconnut qu'elle était servante de Dieu et œuvre de ses mains. Or, dites-moi, chez les impies, comment la sensibilité agit-elle? Assurément, elle est en eux comme Dieu, puisqu'ils la suivent et qu'ils abandonnent la raison et la loi de Dieu. Aussi deviennent-ils abominables, sans rien faire de bien.
 

Chapitre107 de l'évangile de Barnabé

C'est pourquoi la première chose qui suit le regret du péché, c'est le jeûne. En effet, celui qui voit qu'un aliment l'a rendu malade, regrette d'abord de l'avoir mangé et puis l'abandonne pour ne pas tomber malade, car il craint la mort. Ainsi doit faire le pécheur. Sachant que le plaisir, en suivant la sensibilité dans les biens de ce monde, l'a fait pécher contre Dieu son créateur, il regrette d'avoir agi ainsi, parce que cela le prive de Dieu qui est sa vie, et lui donne la mort éternelle de l'enfer.
Mais étant donné que l'homme doit user des biens de ce monde pour vivre, il lui faut jeûner ici-bas pour parvenir à mortifier sa sensibilité et connaître Dieu son Seigneur. Quand tu vois que la sensibilité déteste les jeûnes, montre-lui l'état de l'enfer où on ne prend nul plaisir, mais où on éprouve une douleur infinie, et montre-lui les délices du paradis qui sont tels qu'un seul grain de raisin du paradis est meilleur que tous les délices du monde. De cette façon elle se tiendra facilement tranquille. Il vaut mieux en effet se contenter de peu pour recevoir beaucoup, que d'être sans retenue dans les petites choses mais privé de tout dans les tourments.
Pour bien jeûner, vous devez vous rappeler le riche bien vivant; pour avoir voulu tous les jours sur cette terre faire très bonne chère, il fut privé d'une goutte d'eau dans l'éternité. Tandis que Lazare, en se contentant des miettes sur cette terre, se tiendra éternellement dans les délices sans bornes du paradis.
Mais que le pénitent soit prudent, car Satan cherche à détruire toute œuvre bonne; et plus encore chez un pénitent que chez d'autres, car le pénitent s'en rebellé contre lui et s'est changé de fidèle serviteur en ennemi rebelle. Satan cherchera donc à tout prix à l'empêcher de jeûner sous prétexte de maladie. Et quand cela ne vaudra pas il l'invitera à un jeune extrême pour qu'il tombe malade et qu'il vive ensuite dans les délices. Et s'il n'y réussit pas, il cherchera à ne le faire jeûner que d'aliment corporel, pour qu'il soit pareil à lui qui ne mange jamais et qui pèche toujours.
Vive Dieu! il est abominable de priver son corps de nourriture et de remplir son âme d'orgueil tout en méprisant ceux qui ne jeûnent pas et en se prétendant meilleur qu'eux! Dites-moi, le malade se glorifiera-t-il de la diète que lui fait suivre le médecin et traitera-t-il de fous ceux qui ne la font pas? Certes non! Il déplorera plutôt la maladie pour laquelle il est à la diète. De même, je vous le dis, le pénitent ne doit pas se glorifier du jeûne, ni mépriser ceux qui ne jeûnent pas, mais il doit déplorer le péché pour lequel il jeûne.
Que le pénitent qui jeûne ne se procure pas d'aliments recherchés, mais qu'il se contente d'aliments grossiers! Est-ce que l'homme donnera des aliments recherchés au chien qui mord et au cheval qui regimbe? Certainement pas! Mais tout le contraire! Que cela vous suffise à propos du jeûne!
 

Chapitre 108 de l'évangile de Barnabé

Mais écoutez ce que je vais vous dire des veilles, car de même qu'il y a deux sortes de sommeil, celui du corps et celui de l'âme, de même il faut être prudent dans les veilles pour que l'âme ne dorme pas alors que le corps veille, ce qui serait une très grave erreur!
Dites-moi, par comparaison : voici un homme qui heurte une pierre en marchant et qui, pour ne plus la heurter du pied, la heurte de la tête. Que dit-on d'un tel homme ?» Les disciples répondirent : «C'est un malheureux, un détraqué!» Jésus dit alors : «Vous avez bien répondu. En vérité je vous le dis, celui qui veille avec son corps et dort avec son âme est détraqué. Il est d'autant difficile à guérir que l'infirmité spirituelle est plus grave que l'infirmité corporelle. Ainsi ce malheureux se glorifiera de ce que son corps qui est le pied de sa vie, ne dort pas, tandis que qu'il ne s'aperçoit pas, dans sa misère, que son âme dort, elle qui est la tête de sa vie!
Le sommeil de l'âme, c'est l'oubli de Dieu et son terrible jugement. Ainsi l'âme qui veille, c'est celle qui reconnaît Dieu en tout et partout, c'est celle qui remercie sa majesté en tout, pour tout, par-dessus tout, qui reconnaît que toujours et à tout moment elle reçoit grâce et miséricorde de Dieu. Dès lors, dans la crainte de sa majesté, la voix angélique résonne toujours à son oreille : «Créatures, venez au jugement, car votre créateur veut vous juger!» Aussi demeure-t-elle habituellement dans le service de Dieu.
Dites-moi, que préférez-vous, voir à la lumière d'une étoile ou à la lumière du soleil?» André répondit : «A la lumière du soleil, Maître! Parce qu'à la lumière de l'étoile nous ne pouvons pas voir les montagnes qui sont proches, tandis qu'à la lumière du soleil, nous voyons le plus petit grain de sable. C'est avec crainte que nous marchons à la lumière de l'étoile, tandis qu'à la lumière de soleil nous marchons avec assurance.»
 

Chapitre 109 de l'évangile de Barnabé

Jésus dit : «Eh bien, je vous le dis, c'est ainsi que vous de veiller avec l'âme sous ce soleil de justice qu'est notre Dieu. Mais ne vous glorifiez pas des veilles du corps! Il est très vrai pourtant qu'il faut fuir le sommeil corporel autant qu'on peut, mais il est impossible de l'éviter tout à fait, puisque la sensibilité et la chair sont alourdies d'aliments et la raison d'affaires. Que celui qui veut dormir peu, évite donc le trop grand nombre d'affaires et qu'il évite de manger beaucoup! Vive Dieu, en présence de qui se tient mon âme, il est permis de dormir un peu chaque nuit, mais il n'est jamais permis d'oublier Dieu et son terrible jugement; un tel oubli c'est le sommeil de l'âme!»
Celui qui écrit demanda : «Maître, comment pourrions-nous toujours nous souvenir de Dieu? Cela nous paraît tout à fait impossible!» Jésus dit avec un soupir : «Voilà la plus grande misère que puisse souffrir l'homme, Barnabé! Sur cette terre. il ne peu pas toujours se souvenir de Dieu son créateur, sauf ceux qui sont saints, car ils le gardent toujours en mémoire : ils ont tellement en eux la lumière de la grâce de Dieu qu'il ne peuvent pas oublier Dieu.
Pourtant dites-moi, avez-vous vu ceux qui travaillent pour équarrir des pierres brutes? Ils ont tellement appris à frapper par un continuel exercice qu'ils parlent avec d'autres tout en frappant sans regarder le ciseau qui travail la pierre. Et pourtant ils ne se frappent pas sur les mains! Faites donc ainsi vous-mêmes! Ayez le désir d'être des saints si vous voulez surmonter complètement cette misère de l'oubli! Il est certain que l'eau désagrège les pierres les plus dures quand une goutte y tombe pendant longtemps. Savez-vous pourquoi vous n'avez pas surmontée cette misère? Parce que vous ne savez pas que c'est un péché! Je vous dirai donc ceci : quand un prince te fait un cadeau, ô homme, c'est une faute de fermer les yeux et de lui tourner le dos. De même, ceux qui oublient Dieu commettent une faute, car l'homme reçoit à tout instant de Dieu dons et miséricorde.
 

Chapitre 110 de l'évangile de Barnabé

Maintenant, dites-moi, chaque instant ne vous est-il pas donné par notre Dieu? Oui, certes, car il vous accorde sans cesse le souffle dont vous vivez. En vérité, en vérité, je vous le dis, chaque fois que votre corps reçoit le souffle, votre cœur devrait dire : «Que Dieu soit remercié!»
Jean dit alors : «Tes paroles sont très vraies, Maître! Enseigne-nous donc le moyen de parvenir à cet état bienheureux!» Jésus répondit : «En vérité, je vous le dis, on n'y parvient pas avec les forces humaines, mais par la miséricorde de Dieu notre Seigneur. Il est bien vrai que l'homme doit désirer le bien pour que Dieu le lui donne. Dites-moi, quand vous êtes à table, pensez-vous de ces aliments que vous ne voulez même pas voir? Bien sûr que non! De même, je vous le dis, vous ne recevrez pas ce que vous ne voulez pas désirer. Si vous désirez la sainteté, Dieu est assez puissant pour vous rendre saints en moins de temps qu'il n'en faut pour cligner de l'œil. Mais notre Dieu veut que nous attendions et que nous demandions, pour que l'homme reconnaisse le don et le donateur.
Avez-vous vu ceux qui s'exercent à tirer à l'arc sur une cible? Certes, ils tirent souvent en vain. Pourtant jamais ils ne veulent tirer en vain, ils ont toujours l'espoir d'atteindre la cible! Eh bien, vous qui voudriez toujours avoir en mémoire notre Dieu, faites-le vous aussi. Quand vous l'oubliez, déplorez-le, et Dieu vous donnera la grâce de parvenir à tout ce que je vous ai dit.
Le jeûne et la veille spirituelle sont si unis entre eux que dès qu'on rompt la veille, on rompt aussi le jeûne. En effet, en péchant l'homme rompt le jeûne de l'âme et oublie Dieu. Il faut donc que notre âme et celle de tous veillent et jeûnent sans cesse; car il n'est permis à personne de pécher.
Quand au jeûne corporel et aux veilles, croyez-moi, on ne peut toujours en faire, et tous ne peuvent pas les faire, par exemple les malades, les vieillards, les femmes enceintes, les voyageurs, les enfants, et ceux qui ont une complexion délicate. Que chacun choisisse donc son jeûne tout comme il s'habille sur mesure! Car, de même que les vêtements d'un enfant ne vont pas à un homme de trente ans. ainsi les veilles et les jeûnes de l'un ne sont-ils pas faits pour l'autre.
 

Chapitre 111 de l'évangile de Barnabé

Pourtant prenez garde : Satan mettra tous ses efforts à vous amener à veiller la nuit, pour qu'en suite vous dormiez, quand sur l'ordre de Dieu vous devrez prier et écouter sa parole! Dites-moi, vous plairait-il qu'un de vos amis mange de la viande et vous laisse les os?» Pierre répondit : «Non, Maître! Un tel homme, il ne faut pas l'appeler ami, mais insulteur!» Jésus dit en soupirant : «Tu dis vrai, Pierre. En vérité, celui dont le corps veille plus qu'il s'est nécessaire, dormira ou aura la tête lourde de sommeil en priant ou en écoutant la parole de Dieu. Ce malheureux insulte Dieu son créateur et il est coupable de ce péché. C'est même un voleur : il vole le temps qu'il doit donner à Dieu et il le dépense quand il lui plaît et dans le mesure où cela lui plaît.
Du tonneau d'un excellent vin, un homme donna à boire à ses ennemis tant que le vin fut bon; mais arrivé à la lie, il en donna à boire son seigneur. Que pensez-vous que fera le maître à ce serviteur quand il l'apprendra et que le serviteur sera devant lui? Evidemment, il le fouettera et le tuera dans une juste indignation selon les lois du monde! Et Dieu, que fera-t-il à l'homme qui emploie ses meilleurs moments aux affaires et ses plus mauvais à la prière et à l'étude de la loi? Malheur au monde, car son cœur est lourd de ce péché-là et de plus grave encore!
Donc, quand je vous ai dit : que le rire se change en pleurs, les orgies en jeûnes et le sommeil en veilles, je vous ai résumé en trois mots ce que vous avez entendu, c'est-à-dire que sur cette terre il faut toujours pleurer, mais que les pleurs doivent venir du cœur parce qu'on a offensé Dieu notre créateur; que vous devez jeûner pour dominer la sensibilité et veiller pour ne pas pécher; et qu'il faut mesurer les larmes, le jeûne et les veilles corporels à la complexion de chacun.
 

Chapitre 112 de l'évangile de Barnabé

Jésus ajouta : «Il faut que vous cherchiez des fruits et des herbes pour nous sustenter, car voilà huit jours que nous n'avons pas mangé de pain. Je prierai donc notre Dieu et je vous attendrai avec Barnabé.» Tous les apôtres et les disciples s'en allèrent donc par quatre et par six selon la parole de Jésus. Celui qui écrit resta avec Jésus.
Jésus dit alors en pleurant : «Barnabé, il faut que je te fasse connaître de grands secrets que tu révéleras au monde quand je serai parti.» Celui qui écrit répondit en pleurant : «Maître, les pleurs laisses-les nous, à moi et aux autres hommes, car nous sommes pécheurs, mais toi, saint et prophète de Dieu, il ne convient pas que tu pleures tant!» Jésus répondit : «Crois-moi, Barnabé, je ne peux pas pleurer autant que je ne devrais! Si les hommes ne m'avaient pas appelé Dieu, j'aurais vu Dieu ici-bas comme on le verra au paradis et j'aurais été assuré de ne pas craindre au jour du jugement! Pourtant, Dieu le sait, je suis innocent, jamais je n'ai eu la pensée d'être tenu pour autre chose que pour un vil serviteur. Je te dis même que si je n'avais pas été appelé Dieu, j'aurais été emporté au paradis en quittant le monde, tandis que je ne m'y rendrai pas avant le jugement. Tu vois bien que j'ai raison de pleurer!
Sache, Barnabé, que je dois être grandement persécuté pour cela et que je serai vendu par un de mes disciples pour trente deniers. Ainsi, même si je suis assuré que celui qui me vendra sera tué sous mon nom car Dieu m'enlèvera du monde et transformera tellement le traître que chacun croira que c'est moi, comme il mourra mal, je resterai néanmoins longtemps avec ce déshonneur dans le monde.
Mais quand viendra Muhammad, messager sacré de Dieu, cette infamie sera enlevée. Dieu le fera parce que j'ai proclamé la vérité du Messie. C'est celui-ci qui me donnera la récompense : on saura que je suis vivant et étranger à cette mort infâme!»
Celui qui écrit répondit : «Maître, dis-moi quel est ce coquin que je l'étrangle!» -«Tais-toi, répondit Jésus, car Dieu le veut ainsi et on ne peut pas faire autrement! Pourtant fais ceci : quand ma mère en sera affligée, dis-lui la vérité afin qu'elle soit consolée!» Celui qui écrit répondit : «Je ferai tout cela, Maître, s'il plaît à Dieu!»
 

Chapitre 113 de l'évangile de Barnabé

Les disciples rapportèrent des pignons et trouvèrent une bonne quantité de dattes par la volonté de Dieu. Après la prière de midi, ils mangèrent donc avec Jésus. Mais les apôtres et les disciples voyant que celui qui écrit était triste, craignirent que Jésus ne dût quitter bientôt le monde, Jésus les rassura en disant : «Ne craignez pas : l'heure n'est pas encore venue où je vous quitterai. Je resterai encore un peu de temps avec vous. Il faut donc que je vous enseigne maintenant, pour que vous alliez prêcher la pénitence partout en Israël comme je vous l'ai dit, afin que Dieu pardonne le péché d'Israël.
Que chacun se garde donc de l'oisiveté, surtout celui qui fait pénitence, car toute arbre qui ne produit pas de bon fruit sera coupé et jeté au feu. Il était une fois un habitant de la ville qui possédait une vigne. Au milieu, il avait un jardin planté d'un beau figuier. Pendant les trois ans que vint le maître, ce figuier ne produisit pas de fruit. Voyant que les autres arbres de lieu produisaient du fruit, il dit à son vigneron : «Coupe ce mauvais arbre : il occupe inutilement le terrain!» Le vigneron répondit : «N'en fais rien, maître, car c'est un bel arbre!» -«Tais-toi, dit le maître, je ne prends pas soin de beauté inutiles!
Tu dois savoir que le palmier et le baume sont plus nobles que le figuier. Or, j'avais planté dans la cour de ma maison, un plant de palme et un plant de baume que j'avais entourés de murs coûteux; pourtant comme ils ne produisaient pas de fruit mais des feuilles qui pourrissaient et gâtaient le terrain devant la maison, je les ai fait enlever tous les deux. Et maintenant, je ferais grâce à un figuier éloigné de la maison et qui occupe inutilement mon jardin et ma vigne, là où tout autre arbre produit du fruit? Non, je ne le supporterai plus!» Le vigneron dit alors : «Seigneur, le terrain est trop gras, attends encore un an, j'émonderai la frondaison, je dégraisserai la terre en y mettant de la terre maigre et des cailloux, et il produira du fruit!» Le patron répondit : «Eh bien, fais-le! J'attendrai que le figuier porte du fruit!»
Comprenez-vous cette parabole?» Les disciples répondirent : «Non, Seigneur! Explique-la-nous!»

Chapitre 114 de l'évangile de Barnabé

Jésus répondit : «En vérité je vous le dis, le maître, c'est Dieu; le vigneron, c'est sa loi. C'est donc Dieu qui avait en paradis le palmier et le baume. Le palmier, c'est satan, et le baume, c'est le premier homme. Comme ils ne produisaient pas de bonnes œuvres et qu'ils disaient des paroles impies qui condamnèrent beaucoup d'anges et beaucoup d'hommes, il les chassa. A présent, Dieu a placé l'homme dans le monde, au milieu de ses créatures qui toutes le servent selon son précepte, alors que l'homme ne produit rien, comme je l'ai dit. Volontiers il le retrancherait et l'enverrait en enfer puisqu'il n'a pardonné ni à l'ange ni au premier homme et qu'il a puni l'ange pour l'éternité et l'homme pour un temps; mais la loi de Dieu intervient et dit : «l'homme a trop de bien dans cette vie; il faut qu'il soit affligé et qu'on lui enlève les biens de ce monde pour qu'il fasse le bien.
Notre Dieu attend donc que l'homme fasse pénitence. Je vous le dis en vérité, notre Dieu condamna l'homme à travailler, de sorte que comme le dit Job, ami et prophète de Dieu : «L'homme naît pour travailler comme l'oiseau pour voler et le poisson pour nager.» Et le prophète de Dieu, David notre père, dit : «Nous serons heureux et nous nous trouverons bien de manger des œuvres de nos mains.» Que chacun travaille donc selon sa condition! Dites-moi : si David, notre père, et Salomon, son fils, travaillaient de leurs mains, que doit faire le pécheur?»
Jean répondit : «Maître, il est bien de travailler, mais c'est aux pauvres de le faire!» Jésus répondit : «Oui, puisqu'ils ne peuvent pas faire autrement, mais ne sais-tu pas que le bien, pour être bien, doit être libre d'obligation? Le soleil et les autres planètes y sont forcés par ordre de Dieu et ne peuvent pas faire autrement; ils n’auront donc pas de mérite! Dites-moi, lorsque Dieu donna l'ordre de travailler, il ne dit pas : «L'homme pauvre vivra à la sueur de son visage!» Et Job ne dit pas : «L'homme pauvre naît pour travailler comme l'oiseau pour voler!» Mais Dieu dit à l'homme : «A la sueur de ton visage, tu mangeras ton pain!» Et Job dit que l'homme naît pour travailler. C'est pourquoi celui qui n'est pas homme est exempt de cet ordre.
Si tout est cher, c'est bien parce qu'il y a des foules d'oisifs, et pas autre chose. S'ils travaillaient, soit à cultiver la terre, soit à pêcher, le monde serait dans une abondance extrême. Mais il faudra rendre compte de sa pénurie au jour du redoutable jugement.
 

Chapitre 115 de l'évangile de Barnabé

Que l'homme me dit un peu ce qu'il a apporté dans ce monde pour vouloir vivre sans rien faire! Il est clair qu'il est né nu, incapable de rien faire! Il n'est donc pas le patron de tout ce qu'il a trouvé, mais l'intendant qui devra rendre compte au jour redoutable.
Tu dois craindre beaucoup l'abominable luxure qui rend l'homme semblable aux animaux sans raison, car ton ennemi est si familier que tu ne peux aller nulle part sans qu'il y vienne aussi. Oh combien ont péri par la luxure! A cause de la luxure, vint le déluge, et le monde péri avant la miséricorde de Dieu; seuls Noé et quatre-vingt-trois personnes se sauvèrent! A cause de la luxure, Dieu ensevelit trois cités malfaisantes et seul Lot s'enfuit avec ses deux filles! A cause de la luxure, la tribu de Benjamin fut quasiment éteinte! Je vous le dis en vérité, si je vous énumérais tous ceux qui sont morts à cause de la luxure, cinq jours n'y suffiraient pas!»
Jacques dit : «Maître, que veut dire luxure?» Jésus répondit : «La luxure est un désir effréné d'amour qui, n'étant pas dirigé par la raison, envahit tellement l'intelligence et les sentiments de l'homme que celui-ci, ne se connaissant plus lui-même, aime ce qu'il devait haïr. Croyez-moi, quand l'homme aime quelque chose, non parce que Dieu la lui a donnée, mais comme son propriétaire, c'est un fornicateur, car il uni à la créature l'âme qui doit être unie à Dieu son Créateur. Aussi Dieu se lamente par Isaïe le prophète en disant : «Tu as forniqué avec de nombreux amants. Pourtant, reviens à moi et je te recevrais!» Vive Dieu, en présence de qui se tient mon âme, si l'homme n'avait pas de luxure à l'intérieure, dans son cœur, il n'y tomberait pas à l'extérieur, car l'arbre meurt vite une fois arrachée la racine.
Que l'homme se contente donc de l'épouse que son créateur lui a donnée et qu'il oublie toute autre!» André demanda : «Comment l'homme oublierait-il les femmes alors qu'il vit en ville où elles se trouvent en grand nombre?» Jésus répondit : «Certes, André, celui qui vit en ville aura du mal, car la ville est un éponge qui absorbe toute iniquité!»

Chapitre 116 de l'évangile de Barnabé

En ville, il faut que l'homme vive exactement comme le soldat dont la forteresse est assiégée d'ennemis : à chaque assaut, il se défend et il craint toujours la trahison des habitants. Qu'il repousse de même, comme je l'ai dit, toute invitation externe au péché et qu'il craigne la sensibilité, car elle désir par-dessus tout les saletés.
Mais comment se défendra-t-il s'il ne réfrène pas son œil qui est à l'origine de tout péché de la chair? Vive Dieu, en présence de qui se tient mon âme, celui qui est privé des yeux du corps est sûr de ne recevoir de peine qu'au troisième degré, tandis que celui qui a des yeux la recevra au septième degré.
Au temps du prophète Elie, il advint ceci. Voyant pleurer un aveugle qui était homme de bien, Elie l'interrogea : «Pourquoi pleures-tu, frère?» lui dit-il. L'aveugle répondit : «Je pleure parce que je ne peux pas voir Elie, prophète saint de Dieu!» Elie le reprit alors : «Cesse de pleurer homme, dit-il, car tu pèches en pleurant!» L'aveugle répondit : «Dis-moi donc, est-ce un péché de voir un saint prophète de Dieu qui ressuscite les morts et qui fait descendre le feu du ciel?» Elie répondit : «Ce n'est pas vrai : Elie ne peut rien faire de ce que tu dis; c'est un homme comme toi; et tous les hommes ensemble ne peuvent faire naître une seule mouche!»
L'aveugle reprit : «Tu dis cela, homme, parce qu'Elie t'aura reproché un péché que tu as commis. C'est pour cela que tu le hais!» Elie répondit : «Plaise à Dieu que tu dise vrai, frère, car si je haïssais Elie, j'aimerais Dieu! Et plus je haïrais Elie, plus j'aimerais Dieu!» A ces mots, l'aveugle se mit fort en colère et dit : «Vive Dieu, tu es un impie! On aime donc Dieu en haïssant le prophète de Dieu? Va-t-en à l'instant, je ne veux plus t'entendre!» Elie répondit : «Eh bien, frère, tu peux voir avec ton intelligence comme il est mauvais de regarder avec les yeux du corps : tu désires la vue pour regarder Elie, mais tu le hais avec ton âme.» L'aveugle : «Va-t-en donc! Tu es le diable et veux me pécher contre le saint de Dieu!»
Elie soupira alors et dit en pleurant : «Tu dis vrai, frère, car ma chair que tu voudrais voir te sépare de Dieu.» L'aveugle dit : «Je ne veux pas te voir et même si j'avais des yeux, je les fermerais pour ne pas te voir!» Elie dit alors : «Sache, frère, que je suis Elie!» L'aveugle répondit : «Tu ne dis pas la vérité!» Alors les disciples d'Elie dirent : «Frère, en vérité, c'est le prophète de Dieu dit l'aveugle, qu'il me dise de quelle tribu je suis, et comment je suis devenu aveugle!»

Chapitre 117 de l'évangile de Barnabé

Elie répondit : «Tu es de la tribu de Lévi! Notre Dieu te priva de la vue parce qu'au moment d'entrer dans son peuple, alors que tu étais près de sanctuaire, tu regardas de façon mauvaise une femme!» Alors l'aveugle dit en pleurant : «Pardonne-moi, saint prophète de Dieu, car j'ai péché en te parlant.
Si je t'avais vu je n'aurais pas péché!» Elie répondit : «Que notre Dieu te pardonne, frère! Quant à moi, je sais que tu m'as dit la vérité. En effet, plus je me hais moi-même, plus j'aime Dieu, Si tu me voyais, ton désir s'apaiserait, ce qu'à Dieu ne plaise! Car ce n'est pas Elie ton créateur, mais Dieu.
Selon toi, je suis le diable, dit Elie en pleurant, puisque je te détourne de ton créateur! Pleure donc, frère, car tu n'as pas cette lumière qui te ferait voir le vrai du faux. Si tu l'avais, tu n'aurais pas méprisé ma doctrine. Aussi je te le dis, beaucoup qui méprisent mes paroles veulent me voir et viennent de loin pour cela. Il vaudrait mieux pour leur salut qu'ils n'aient pas d'yeux, car celui qui se complaît dans la créature quelle qu'elle soit et qui ne s'efforce pas à se complaire à Dieu, s'est fait une idole dans le cœur et a abandonné Dieu.»
Jésus dit alors en soupirant : «Avez-vous compris tout ce qu'a dit Elie?» Les disciples répondirent : «Certes, nous l'avons compris et nous sommes stupéfaits d'apprendre que sur cette terre bien peu ne sont pas idolâtres.»

Chapitre 118 de l'évangile de Barnabé

Jésus dit alors : «Vous dites la vérité, car récemment Israël voulait, en me prennent pour Dieu, réaliser l'idolâtrie qu'ils ont dans le cœur! Beaucoup d'entre eux ont méprisé ma doctrine sous prétexte que je pouvais me rendre maître de toute la Judée en me reconnaissant Dieu. Ils prétendent que je suis fou de vouloir vivre pauvrement au milieu des déserts au lieu de demeurer continuellement parmi les princes, dans le luxe. Oh, malheureux homme, tu apprécies la lumière que nous avons en commun avec les mouches et fourmis et tu méprises la lumière qui n'est partagée que par les anges, les prophètes et les saints amis de Dieu!
Si on ne surveille pas son œil, André, je te le dis, il est impossible de ne pas tomber dans la luxure! A ce propos, le prophète Jérémie dit justement et en pleurant : «Mon œil est un voleur qui dérobe mon âme!» Et avec une extrême ferveur, votre père David priait Dieu notre Seigneur de détourner ses yeux pour qu'ils ne voient pas les vanités, car en vérité, tout ce qui a un terme est vain. Dites-moi donc : si quelqu'un avait deux sous pour acheter du pain, les dépenserait-il pour acheter de la fumée? Certes non, car la fumée fait mal aux yeux et n'apporte rien au corps. Que l'homme fasse donc de même : qu'il cherche à l'extérieur par le regard de ses yeux et à l'intérieur par le regard de son intelligence, à connaître Dieu son créateur et le bon plaisir de sa volonté! Que la créature ne soit pas son but et ne l'égare pas loin du créateur!

Chapitre 119 de l'évangile de Barnabé

Car en vérité, chaque fois que l'homme voit quelque chose et qu'il oublie Dieu qui l'a faite à son intention, il y a péché! En effet, si ton ami te donne quelque chose à garder en souvenir de lui, mais qu'en le voyant tu l'oublie lui-même tu l'as offensé. Ainsi fait l'homme. Quand il voit une créature et qu'il ne se souvient pas du créateur qui l'a créée par amour pour lui, il pèche par ingratitude envers Dieu son créateur.
C'est pourquoi, celui qui voit une femme et qui oublie Dieu qui l'a créa pour le bien de l'homme, il l'aime, la désire et sa luxure déborde tellement qu'il aime tout ce qui ressemble à celle qu'il aime. C'est ainsi que naquit ce péché dont il est honteux de garder en mémoire.
Mais si l'homme met un frein à ses yeux, il dominera la sensibilité, qui ne peut désirer que ce qui lui est présenté, et la chair sera assujettie à l'esprit. Car de même que sans vent le bateau ne peut avancer, de même la chair pécher sans la sensibilité.
Qu'ensuite, il soit nécessaire pour le pénitent d'abandonner les contes pour la prière, c'est ce que montre la raison si ce n'était déjà un ordre de Dieu.
L'homme en effet pèche en toute parole inutile, tandis que notre Dieu efface le péché par la prière. Or la prière est avocate de l'âme; elle est remède de l'âme, elle est défense du cœur, arme de la foi, frein de la sensibilité, sel de la chair qu'elle empêche de pourrir dans le péché. Je vous le dis, la prière, c'est les mains de notre vie!
Aussi l'homme qui prie se défendra-t-il au jour du jugement, car sur cette terre il aura guéri son âme du péché, il aura préservé son cœur de l'atteinte des mauvais désirs et offensé Satan en maintenant sa sensibilité dans la loi de Dieu. Sa chair marchera dans la justice et recevra de Dieu tout ce qu'il demandera.
Vive Dieu, en présence de qui nous sommes, sans prière il est aussi impossible à l'homme de faire le bien qu'à un muet de dire son fait à un aveugle; qu'à une plaie de guérir sans onguent; aussi impossible que de se défendre sans bouger, d'attaquer sans armes, de naviguer sans gouvernail ou de conserver de la viande sans sel. Car en vérité, celui qui n'a pas de main ne peut pas prendre.
Si l'homme pouvait changer l'ordure en or et la boue en sucre, que ferait-il?» Comme Jésus se taisait, les disciples répondirent : «Chacun ne s'occuperait qu'à faire de l'or et du sucre!» Jésus dit alors : «Pourquoi donc l'homme ne transforme-t-il pas en prière la sotte habitude de raconter des histoires? Le temps lui est-il donné par Dieu pour qu'il l'offense? Certes non, quel prince donnerait en effet une ville à son sujet pour qu'il lui fasse la guerre? Vive Dieu, si l'homme savait comme l'âme se déforme par les paroles vaines, il se trancherait la langue avec les dents plutôt que de parler! Oh, malheureux monde : aujourd'hui les hommes ne se rassemblent pas pour prier, mais sous les portiques du temple et dans le temple même Satan y reçoit le sacrifice des paroles vaines, et qui pis est, des choses dont on ne peut parler sans honte!

Chapitre 120 de l'évangile de Barnabé

Voici le fruit des paroles vaines : elles affaiblissent tellement l'intelligence qu'elle n'est plus apte à recevoir la vérité. De même qu'un cheval accoutumé de porter une once d'ouate ne peut pas porter cent livres de pierre.
Mais il y a pire, c'est quand l'homme passe son temps en plaisanteries. Satan lui remet ses plaisanteries-là en mémoire pendant la prière, et au moment ou il devrait pleurer ses péchés pour provoquer la miséricorde de Dieu et en recevoir le pardon, il provoque sa colère en riant. Dieu le châtiera et le réprouvera. Malheur donc à ceux qui racontent des plaisanteries et qui parlent inutilement.
Pourtant si notre Dieu a en abomination ceux qui plaisantent et ceux qui parlent inutilement, quel cas fera-t-il de ceux qui murmurent et qui diffament le prochain? Et en quel état sont ceux qui traitent du péché comme d'une affaire absolument nécessaire? Oh, monde immonde, je ne peux pas imaginer la punition que tu recevras de Dieu!
Je vous le dis, celui qui veut faire pénitence doit donner ses paroles à prix d'or!» Ses disciples répondirent : «Qui donc achètera des paroles d'homme à prix d'or? Sûrement personne! Et puis, comment ferait-il pénitence? Il en deviendrait certainement avare!» Jésus répondit : «Votre cœur est si lourd que je ne peux pas le soulever. Faut-il donc que je vous donne le sens de chacune de mes paroles? Pourtant remerciez Dieu qui vous a donné la grâce de connaître ses mystères. Je ne dis pas que le pénitent  doit vendre ses paroles, mais qu'il doit s'imaginer quand il parle qu'il jette de l'or. Comme on ne dépense de l'or que pour les choses nécessaires, il ne parlera que lorsqu'il sera nécessaire de parler. Comme personne ne dépense de l'or pour ce qui nuit au corps, ainsi ne parlera-t-il pas de ce qui nuit à l'âme!
 

Évangile de Barnabé (2)

Chapitre 121 de l'évangile de Barnabé

Tandis que le gouverneur juge le criminel qu'il a fait arrêter et que le chancelier écrit, comment cet homme parle-t-il, dites-moi ? » Les disciples répondirent : « II parle avec crainte et à propos, pour ne pas se trahir; il prend garde de ne pas dire ce qui déplairait au gouverneur, et il cherche au contraire à dire ce qui pourrait le faire libérer. » Jésus répondit alors : «C'est cela que le pénitent devrait faire pour ne pas perdre son âme, car Dieu a donné à chaque homme deux anges comme chanceliers, pour inscrire l'un le bien, l'autre le mal que fait l'homme. Si donc l'homme veut recevoir miséricorde, qu'il surveille son langage encore mieux qu'on ne surveille l'or.

Chapitre 122 de l'évangile de Barnabé

Quant à l'avarice, qu'elle se transforme en aumône! En vérité je vous le dis, l'avare a pour terme l'enfer comme le plomb a pour terme le centre de là terre, car il est impossible que l'avare possède quoi que ce soit au paradis! Savez-vous pourquoi? Je vais vous le dire. Vive Dieu, en présence de qui se tient mon âme, bien que l'avare se taise avec sa langue, il proclame par ses ouvres « II n'y a pas d'autre Dieu que moi !.» Tout ce qu'il a, en effet, il entend le dépenser à son gré sans considérer ni d'où il vient, ni où il va, alors qu'il vient au monde nu et qu'il laissera tout en mourant. Dites moi donc, si Hérode  vous donnait un jardin à garder, mais que vous vouliez en disposer en maître, sans envoyer aucun fruit à Hérode, si vous chassiez les envoyés qu'il enverrait pour réclamer des fruits, dites-moi, ne vous constitueriez-vous pas vous-mêmes rois de ce jardin ? Oui, certes! Eh bien, je vous le dis, l'homme avare se constitue lui-même Dieu des biens qu'il a et que Dieu lui a donnés! L'avarice est une soif qu'éprouve la sensibilité. Comme elle vit de plaisir et qu'elle ne peut prendre son plaisir en Dieu qui lui est caché puisqu'elle l'a perdu parle péché, elle s'efforce d'amasser des choses temporelles qu'elle considère comme son bien. Elle est d'autant plus forte qu'elle se voit privée de Dieu, car la conversion du pécheur vient de Dieu qui donne la grâce de se repentir. Comme le dit notre père David : « Ce changement vient de la droite de Dieu » !
Il faut que je vous dise ce qu'est l'homme si vous voulez savoir comment il doit faire pénitence. Mais remercions aujourd'hui Dieu qui nous a fait la grâce de communiquer sa volonté par mes paroles. Alors, les mains levées, il pria : « Seigneur, Dieu tout-puissant et miséricordieux, toi qui, en nous créant dans ta miséricorde, nous accordas le rang d'hommes, tes serviteurs, et la foi de ton messager véridique, nous te remercions pour chacun de tes bienfaits et nous voulons t'adorer, toi seul, tout le temps de notre vie, en pleurant nos péchés, en priant, en faisant l'aumône, en jeûnant, en étudiant ta parole, en instruisant ceux qui ignorent ta volonté, en souffrant de la part du monde pour ton amour, et en nous mortifiant pour te servir, Toi, Seigneur, sauve-nous de Satan, de la chair et du monde, comme tu sauves tes élus pour ton amour, pour l'amour de ton messager pour qui tu tous créas, et pour l'amour de tous tes saints et prophètes ! » Les disciples répondaient toujours : «Ainsi soit-il Ainsi soit-il, Seigneur! Ainsi soit-il, notre Dieu miséricordieux !»

Chapitre 123 de l'évangile de Barnabé

Au lever du jour, le vendredi matin, de bonne heure Jésus convoqua ses disciples après la prière et leur dit : « Asseyons-nous et, s'il plaît à Dieu, je vous dirai ce qu'est l'homme puisque c'est aujourd'hui que Dieu le créa de la boue de la terre. » Chacun s'étant assis, Jésus reprit : « Pour démontrer à ses créatures sa bonté, sa miséricorde, sa toute-puissance, sa libéralité et sa justice, notre Dieu composa en un seul et même être quatre choses opposées l'une à l'autre. Cet être, c'est l'homme. Ces choses sont : la terre, l'eau, l'air et le feu, pour que chacune tempère son excès par l'autre. Il fit de ces quatre choses un réceptacle qui est le corps de l'homme : chair, os, sang, moelle, 'peau, nerfs et veines, et tout ce qu'il y a dedans.
A l'intérieur il mit l'âme et la sensibilité,' comme les deux mains de cette vie. Il donna pour emplacement à ta sensibilité toutes les parties du corps et celui-ci se diffusa en lui comme de l'huile. A l'Ame, il donna pour emplacement le cœur. Unie à la sensibilité, elle y dirige toute la vie.
Ayant ainsi créé l'homme, Dieu mit en lui une lumière qu'on appelle la raison. Celle ci devrait unir la chair, la sensibilité et l'âme dans le but unique de travailler au service de Dieu. Puis il plaça cette œuvre dans le paradis. Mais la sensibilité ayant séduit la raison à l'instigation de Satan, la chair perdit le repos, la sensibilité perdit le plaisir dont elle vit et l'âme perdit sa beauté. Et l'homme est resté en cet état. La sensibilité qui n'est plus dirigée par la raison, ne s'apaise pas dans le travail; au contraire, elle cherche le plaisir et suit la lumière
que lui montrent les yeux. Mais comme les yeux ne peuvent voir que la vanité, elle se trompe et en choisissant les choses terrestres, elle pèche.
Pour que la raison distingue le bien du mal et le vrai plaisir, il faut donc qu'elle soit de nouveau illuminée par la miséricorde de Dieu. Quand elle le distingue, le pécheur se convertit à la pénitence. C'est pourquoi, je vous le dis en vérité, si Dieu notre Seigneur n'illumine pas le cœur de l'homme, les raisonnements des hommes ne serviront à rien! »
Jean dit : « A quoi servent donc les paroles des hommes » Jésus répondit : « L'homme, en tant qu'homme, ne sert à rien pour convertir quelqu'un à la pénitence, mais en tant que moyen dont Dieu se sert, il convertit. Aussi, comme Dieu agit secrètement dans l'homme pour son salut, il faut écouter chacun et le recevoir comme celui en qui Dieu nous parle. »
Jacques demanda : « Maître, si par hasard un faux prophète ou un docteur en mensonges se présente et prétend nous enseigner, que devons-nous faire ? »

Chapitre 124 de l'évangile de Barnabé

Jésus répondit par une comparaison : « Un homme s'en va avec son filet pour pécher. Il prend beaucoup de poissons, mais il jette ceux qui sont mauvais. Un homme sort pour semer, mais seul, le grain qui tombe en bonne terre fructifiez. Ainsi devez-vous faire : écoutez chacun, mais ne recevez que la vérité, car la vérité seule fructifie pour la vie éternelle.
André répondit : «Mais comment reconnaîtra-t-on la vérité ? » Jésus répondit : «Recevez comme vrai tout ce qui est conforme au livre de Moïse. Car Dieu est un, la vérité est une. En conséquence, la doctrine est une, le sens de la doctrine est un et c'est pourquoi est une aussi la foi. Je vous le dis en vérité, si la vérité n'avait pas été effacée du livre de Moïse, Dieu n'aurait pas donné le second livre à David, notre père. Et si le livre de David n'avait pas été contaminé, Dieu ne m'aurait pas envoyé l'évangile, car le Seigneur notre Dieu est immuable et il a tenu un seul langage à tous les hommes. C'est pourquoi, quand le messager de Dieu viendra, il purifiera tout ce que les impies auront contaminé dans mon livre.
Celui qui écrit répondit : « Maitre, que fera l'homme si la foi est contaminée et que parle un faux prophète? » Jésus répondit : Grande est ta demande Barnabé! Eh bien, je te le dis, en ce cas-là, peu se sauvent! Car alors les hommes ne font plus attention à Dieu qui est leur but. Vive Dieu en présence de qui se tient mon âme, toute doctrine qui détourne l'homme de son but, c'est-à-dire de Dieu, est une doctrine exécrable. Toi qui as offensé Dieu et qui l'offenses chaque jour, tu considéreras trois choses dans la doctrine : l'amour envers Dieu, l'affection envers le prochain et la haine envers soi-même. Toute doctrine contraire à ces trois points, fuis la, elle est exécrable! »
 

Chapitre 125 de l'évangile de Barnabé

J'en reviens à l'avarice, et je vous dis ceci : quand la sensibilité veut s'emparer d'une chose ou la conserver avec ténacité, que la raison dise : « Cette chose aura un terme.» Il est évident que si elle a un terme, c'est folie de l'aimer et qu'il faut aimer et conserver ce qui n'aura pas de terme.
Que l'avarice se transforme donc en aumône! Que l'avare donne bien ce qu'il a amassé pour le mal et qu'il prenne garde que sa main gauche ignore ce que donne sa main droite! Ce sont les hypocrites qui veulent être vus et loués par le monde quand ils font l'aumône. En vérité, ils sont stupides, car c'est de celui pour lequel il travaille que l'homme reçoit son salaire. Si c'est de Dieu que l'homme veut recevoir quelque chose, c'est Dieu qu'il doit servir!
Soyez attentifs en faisant l'aumône : considérez que tout ce que vous donnez pour l'amour de Dieu, vous le donnez à Dieu. Ne rechignez pas à donner! Donnez pour l'amour de Dieu ce que vous avez de meilleur! Dites-moi, voudriez-vous recevoir de Dieu quelque chose de mauvais? Certes non, poussière et cendre! Alors, comment avez-vous la foi en vous si vous donnez quelque chose de mauvais pour l'amour de Dieu? II vaudrait mieux ne rien donner que de donner quelque chose de mauvais.
En effet, si vous ne donniez rien, vous auriez quelque excuse selon le monde, mais si vous donnez quelque chose de mauvais en conservant pour vous le meilleur, quelle « sera votre excuse! Voilà tout ce que j'ai à vous dire au sujet de la pénitence. » Barthélémy répondit : « Combien de temps doit durer la pénitence? » Jésus répondit : « L'homme doit se repentir et faire pénitence aussi longtemps qu'il est en état de péché. Or, l'être humain pèche toujours. Aussi doit-il toujours faire pénitence! à moins que vous ne vouliez faire plus grand cas de vos chaussures que de votre âme, puisque vous les réparez chaque fois qu'elles s'abîment! »

Chapitre 126 de l'évangile de Barnabé

Ayant convoqué ses disciples, Jésus les envoya deux à deux dans tout Israël en disant : «Allez et prêchez comme vous avez entendu ! » ils assirent et il leur posa la main sur la tête en disant « Au nom de Dieu, rendez la santé aux malades, chassez les démons et détrompez Israël à mon sujet en lui disant ce que j'ai dit devant le pontife! »
Et tous partirent sauf celui qui écrit, ainsi que Jacques et Jean. Ils allèrent par toute la Judée, prêchant la pénitence comme le leur avait dit Jésus et guérissant toute sorte : d'infirmité à tel point que furent confirmées en Israël les paroles de Jésus : Dieu est un et Jésus est prophète de Dieu, puisqu'une grande foule les voyait faire ce que Jésus lui-même faisait, c'est-à-dire guérir les malades. Mais les fils du diable, c'est-à-dire les prêtres et les scribes, trouvèrent un autre moyen de persécuter Jésus. Ils commencèrent à dire que Jésus aspirait à régner sur Israël. Cependant ils craignaient le peuple; aussi c'est en secret qu'ils complotaient contre Jésus.
Après avoir parcouru la Judée, les disciples retournèrent à Jésus. Il les reçue comme un père reçoit ses enfants, en disant : « Dites-moi ce qu'a fait le Seigneur notre Dieu. Oui j'ai vu Satan tomber sous vos pieds; vous le piétiniez comme le vigneron le raisin. » Ils répondirent : « Maure, nous avons guéri une infinité de malades et chassé beaucoup de démons qui tourmentaient les hommes. »
Jésus dit : « Dieu vous pardonne, frères, mais vous avez péché en disant : « Nous avons guéri », c'est Dieu qui a tout fait ! » Ils répondirent : « Nous avons parlé comme des sots. Enseigne-nous donc comment nous devons parler! » Jésus répondit: « En toute bonne action, dites : « Dieu a fait », Et en toute mauvaise action, dites : « J'ai péché ». ? « Ainsi ferons-nous! » dirent les disciples.
Jésus dit alors : « Et qu'a dit Israël après avoir vu Dieu faire par les mains de tant d'hommes ce qu'il a fait par les miennes'' » Les disciples répondirent
« Ils disent qu'il y a un seul Dieu et que tu es prophète de Dieu. » Jésus répondit, le visage joyeux : Béni soit le saint nom de Dieu qui n'a pas dédaigné le désir de son serviteur.» Cela dit, ils allèrent se reposer.
 

Chapitre 127 de l'évangile de Barnabé

Jésus quitta le désert et entra à Jérusalem. Tout le peuple courut au temple pour le voir. Aussi, après la lecture des psaumes, Jésus monta sur le pinacle à l'endroit où montait le scribe. Ayant de la main réclamé le silence, il dit : « Frères, béni soit le saint nom de Dieu qui nous a créés de la boue de la terre et non d'esprit ardent, car quand nous péchons nous trouvons miséricorde auprès de Dieu, tandis que Satan ne la trouvera jamais puisqu'il est incorrigible dans son orgueil. Il répète toujours qu'il est noble puisqu'il est esprit ardent.
Avez-vous entendu, frères, ce que notre père David dit de notre Dieu : qu'il s'est souvenu que nous sommes poussière, que notre esprit va et ne revient pas et que c'est pour cela qu'il nous a fait miséricorde ? Heureux ceux qui connaissent ces paroles car ils ne pécheront pas à jamais contre leur Seigneur; comme ils se repentent après leur péché, celui-ci ne dure pas.
Malheur à ceux qui s'exaltent car ils seront humiliés dans les ardentes braises de l'enfer! Dites-moi, frères, pourquoi s'exalter? En tire-t-on quelque bien ici-bas ? Certes non! comme le dit le prophète de Dieu, Salomon : « Tout ce qui est sous le soleil est vanité! »
Mais si les choses du monde ne nous fournissent pas de raison de nous exalter dans notre coeur, encore beaucoup moins nous en donne notre vie, tourmentée qu'elle est de nombreuses misères. Toutes les créatures inférieures à l'homme luttent en effet contre nous! Oh, combien en a tués l'été brûlant! Combien en a tués l'hiver gelé et froid! Combien ont été tués par la foudre et la grêle ! Combien se sont noyés en mer par l'impétuosité du vent! Combien sont morts de la peste, de la famine, dévorés par des fauves, mordus par des serpents, étouffés par des aliments! Oh, malheureux homme qui s'exalte malgré tant de contrepoids qui l'exposent à être assailli en tout lieu par toutes les créatures!

Chapitre 128 de l'évangile de Barnabé

Mais que dirais-je de la chair et de la sensibilité qui ne désirent que l'iniquité? Que dirai-je du monde qui ne présente que le péché? des réprouvés qui, pour servir Satan, persécutent celui qui veut vivre selon la loi de Dieu? Oui, frères, si l'homme ouvrait les yeux, comme le dit David notre père, il ne pécherait jamais !
S'exalter dans son coeur, ce n'est pas autre chose que fermer la porte à la pitié et à la miséricorde de Dieu pour qu'il ne pardonne pas! Notre père David dit que notre Dieu s'est souvenu que nous sommes poussière et que notre esprit va et ne revient pas". Or, celui qui s'exalte nie qu'il est poussière. Comme il ne reconnaît pas le besoin où il se trouve, il n'appelle pas à l'aide, et il irrite Dieu qui pourrait l'aider. Vive Dieu, en présence de qui se tient mon âme, Dieu pardonnerait à Satan si Satan reconnaissait sa misère et demandait miséricorde à son créateur, qui est béni à jamais !
Or donc, frères, moi, un homme, poussière et boue cheminant sur la terre, je vous dis : faites pénitence et reconnaissez vos péchés! Je sais, frères, que Satan vous a trompés au moyen de l'armée romaine quand vous disiez que j'étais Dieu.
Gardez-vous donc de les croire : ils sont tombés dans la malédiction de Dieu en servant des dieux faux et menteurs ainsi que notre père David les invectiva : « Les dieux des nations sont d'argent et d'or, couvre de leurs mains : ils ont des yeux et ne voient pas, des oreilles et n'entendent pas, un nez et ne sentent pas, une bouche et ne mangent pas, une langue et ne parlent pas, des mains et ne touchent pas, des pieds et ne marchent pas ! » C'est pourquoi notre père David dit en priant notre Dieu vivant : « Qu'ils leur soient semblables ceux qui les font et qui se confient en eux ! » ils font toutes sortes de scélératesses. Moi je jeûne deux fois la semaine, et je donne la dîme de tout ce que je possède ! »
Le publicain se tenait au loin. prosterné à terre. Il disait en se frappant la poitrine et la tête inclinée « Seigneur,  je ne suis pas digne de regarder le ciel ni ton sanctuaire car j'ai beaucoup péché. Aie pitié de moi ! »
En vérité, je vous le dis, le publicain redescendit du temple meilleur que le pharisien, car notre Dieu le rendit juste en lui pardonnant tous ses péchés. Mais le pharisien descendit pire que le publicain car notre Dieu ayant ses actions en abomination, le réprouva.
 

Chapitre129 de l'évangile de Barnabé

La hache se glorifiera-t-elle d'avoir coupé la forêt où l'homme a fait un jardin? Certainement pas, car c'est l'homme qui a tout fait de ses propres mains. Et il a fait la hache elle-même. Et toi, homme, tu te glorifierais d'avoir fait quelque bien, alors que notre «?»
Oh, orgueil inouï que celui des hommes créés par Dieu à partir de la terre, ils oublient leur condition et veulent se faire un Dieu à leur gré. Sans rien dire, ils se moquent de Dieu; c'est comme s'ils disaient : « II ne sert à rien de servir Dieu! » car c'est ce que montrent leurs oeuvres.
C'est à cela que voulait vous réduire Satan, frères, vous faire croire que je suis Dieu, alors que je ne peux vous être d'aucune utilité, moi qui ne peux même pas créer une seule mouche" et qui suis passible et mortel. Si j'ai moi-même besoin de tout, comment vous aiderais-je en tout, comme c'est le propre de Dieu? Mais nous qui avons notre grand Dieu qui a tout créé par sa parole, nous nous moquerons des gentils et de leurs dieux.
Deux hommes montèrent ici, au temple, pour prier; l'un était pharisien et l'autre publicains. Le pharisien se rendit près du sanctuaire. Priant la tête haute, il dit : «Je te remercie, Seigneur mon Dieu. car je ne suis pas comme les autres hommes pécheurs, et particulièrement comme ce publicain : Dieu t'a créé à partir de la boue et qu'il opère en toi tout le bien qui s'y fait pourquoi méprises-tu ton prochain? Ne sais-tu pas que si Dieu ne te gardait pas de Satan, tu serais pire que Satan? Ne sais-tu pas qu'un seul péché transforma le plus beau des anges en le plus hideux des démons ? Qu'un seul péché transforma Adam, l'homme le plus parfait qui soit venu au monde en malheureux, le soumettant lui et toute sa descendance à tout ce que nous soutirons?
Quel décret as-tu qui te permette, de vivre à ton gré sans craindre personne ? Malheur à toi, boue, car pour avoir voulu t'exalter au-dessus de Dieu ton créateur, tu seras prostrée sous les pieds de Satan ton tentateur. » Cela dit, Jésus pria, les mains levées vers le Seigneur. Et tout le peuple disait : «Qu'il en soit ainsi ! Qu'il en soit ainsi ! »
toucher!» Jésus dit alors : « Simon, je dois te dire quelque chose ». Simon répondit : « Parle, Maître, car je désire ta parole !»

(Ribaat : Vérité du Coran : Allah Sobhana wa Ta’la a dit:« Et lorsque Nous dîmes aux anges : "Prosternez-vous devant Adam", ils se prosternèrent, excepté Iblis [Satan] qui était du nombre des djinns et qui se révolta contre le commandement de son Seigneur. » (Sourate 18 verset 50)

Chapitre 130 de l'évangile de Barnabé

Jésus dit : « II était une fois un homme qui avait deux débiteurs. L'un lui devait cinquante sous et l'autre cinq cents. Comme ils n'avaient pas de quoi payer. pris de pitié, il remit à chacun sa dette. Lequel aima le plus son créditeur?» Simon répondit : « Celui auquel fut remise la plus grande dette! » Jésus dit : « Tu as bien dit ! »
Aussi je te le dis, considère cette femme ainsi que toi-même. Tous deux vous étiez débiteurs de Dieu. l'un pour la lèpre du corps et l'autre pour la lèpre de l'âme, c'est-à-dire le péché. Pris de pitié par mes prières,  Dieu notre Seigneur. a voulu guérir chez toi le corps, et chez elle l'âme. Mais toi, tu m'aimes
Quand il eut terminé la prière, il descendit du pinacle. On lui présenta alors de nombreux infirmes auxquels il rendit la santé et il quitta le temple.
Alors Simon le lépreux, qu'il avait guéri, l'invita à manger le pain. Les prêtres et les scribes qui haïssaient Jésus racontèrent à l'armée romaine ce que Jésus avait dit contre leurs dieux. Aussi cherchaient-ils un moyen de le tuer, mais ils ne le trouvaient pas car ils craignaient le peuple.
Jésus étant entré dans la maison de Simon, ils se mirent à table. Tandis qu'ils mangeaient, voici qu'une femme du nom de Marie, pécheresse publique, entra dans la maison. Prosternée à terre, derrière les pieds de Jésus; elle les lavait de ses larmes, les oignait d'un onguent précieux et les essuyait de ses cheveux. Simon et tous ceux qui mangeaient se scandalisèrent. Ils disaient en eux-mêmes : «S'il était prophète, il saurait qui et comment est cette femme et il ne se laisserait pas peu car tu as peu reçu : Quand je suis entré dans ta maison, tu ne m'as pas donné un baiser, tu n'as pas oint ma tête. Par contre cette femme, tu as vu qu'aussitôt entrée chez toi elle s'est placée à mes pieds ; elle les a lavés de ses larmes et les a oints d'un onguent précieux. C'est pourquoi je te dis en vérité, beaucoup de péchés lui sont remis parce qu'elle a beaucoup aimé! »
Et se tournant vers la femme, il dit : « Va en paix car le Seigneur notre Dieu t'a pardonné tes péchés ! Mais prends garde de ne plus pécher! Ta foi t'a sauvée!»

Chapitre 131 de l'évangile de Barnabé

Après la prière de la nuit, les disciples s'approchèrent de Jésus et dirent : « Maître, comment devons-nous faire pour fuir l'orgueil ? » Jésus répondit : « Avez-vous vu un pauvre, invité par un prince à manger le pain? » Jean répondit: « Moi j'ai mangé le pain chez Hérode, car avant de te connaître, j'allais pêcher et je vendais le poisson à la maison d'Hérode. Un jour que celui ci donnait un repas, j'avais apporté un beau poisson et il me fit rester pour manger.
Jésus dit alors : «Comment? Tu as mangé le pain avec des infidèles! Que Dieu te pardonne, Jean! Mais dis-moi, comment t'es-tu componé à table ? As-tu cherché à avoir la place la plus honorable ? As-tu demandé les aliments les plus recherchés ? As-tu parlé sans être interrogé? As-tu pensé que tu étais plus digne que les autres de t'asseoir à table ? »
Jean répondit : « Vive Dieu! En me voyant moi, vil pécheur mal vêtu, assis parmi les barons du roi, je n'osais pas lever les yeux! Puis, le roi m'ayant donné un morceau de viande, il me sembla que le monde me tombait sur la tête à cause de la grandeur de cette faveur. Je le dis en vérité, si le roi avait été de notre loi, j'aurais voulu le servir tout le temps de ma vie! »
Jésus cria : « Tais-toi, Jean. je crains que Dieu ne nous engloutisse comme Abiron à cause de notre orgueil ! » Les disciples tremblèrent d'épouvante aux paroles de Jésus. Puis il ajouta : « Craignons que Dieu ne nous engloutisse à cause de notre orgueil ! »
« Frères, vous avez entendu Jean et comment on fait chez un prince. Malheur aux hommes qui viennent au monde, car s'ils vivent dans l'orgueil, ils mourront dans l'ignominie et s'en iront dans là confusion.
Ce monde en effet est une maison

où Dieu invite les hommes à manger; tous les saints et prophètes de Dieu y ont mangé. Je vous le dis en vérité, tout ce que reçoit l'homme, il le reçoit de Dieu. Aussi l'homme devrait-il demeurer dans une extrême humilité, en reconnaissant sa bassesse et la grandeur de Dieu, et le grand bienfait qu'il nous accorde en nous nourrissant. II n'est donc pas permis à l'homme de dire : « Pourquoi fait-on ceci et pourquoi dit-on cela dans le monde?» Qu'il se regarde lui-même au contraire et qu'il se reconnaisse indigne ? ce qu'il est en vérité, de se tenir dans le monde à la table de Dieu.
Vive Dieu, en présence de qui se tient mon âme, en ce monde on ne reçoit de Dieu rien de si petit que l'homme ne doive donner sa vie en retour pour l'amour de Dieu! Vive Dieu, tu n'as pas péché, Jean, en mangeant avec Hérode, car Dieu t'y disposa pour que tu sois notre maître et celui de quiconque craint Dieu. Faites en sorte, dit Jésus à ses disciples, de vivre dans le monde comme vécut Jean chez Hérode quand il mangea le pain avec lui. et, en vérité, en toute chose vous serez exempts d'orgueil ! »

Chapitre 132 de l'évangile de Barnabé

Tandis qu'il cheminait au bord de la mer de Galilée, Jésus fut entouré d'une grande multitude de gens.  monta alors dans une barque qui d'elle-même s'éloigna un peu de la rive, et s'arrêta assez près de la terre pour qu'on puisse entendre sa voix. Tous s'approchèrent de la mer, s'assirent et attendirent qu'il parle.
Ayant donc ouvert la bouche, il dit : « Voici que sortit le semeur. En semant, une partie de la semence tomba sur la toute; elle fut piétinée par les hommes et mangée par les oiseaux. Une partie tomba sur les pierres, mais en poussant, comme elle n'avait pas d'humidité, elle sécha au soleil. Une partie tomba dans les haies, et en poussant, les épines étouffèrent la semence. Enfin une partie tomba dans la bonne terre et elle produisit jusqu'à trente, soixante, et même cent. »
Jésus dit encore : « Voici qu'un père de famille sema du bon blé dans son champs. Puis, tandis que dormaient les serviteurs du brave homme, l'ennemi de leur patron vint et sema l'ivraie par-dessus la bonne semence. Quand le blé leva, on vit qu'une grande quantité d'ivraie avait poussé avec le blé. Les serviteurs s'approchèrent du patron et dirent
« Seigneur, n'as-tu pas semé de la bonne semence dans ton champ? Pourquoi donc une grande quantité d'ivraie a-t-elle levé ? » Le patron répondit : « Du bon blé, j'en ai semé, mais pendant que les hommes « ? »
Jésus dit encore : « Voici un citadin dont la source fournit de l'eau à tous ses voisins pour laver leurs saletés alors que lui-même laisse détériorer ses propres habits. »
Jésus dit encore : « Deux hommes sortirent pour vendre des pommes. L'un voulait vendre la peau de la pomme au poids de l'or, sans s'occuper dé la pulpe ; l'autre cherchait seulement à donner les pommes contre un morceau de pain pour le voyage. Mais les hommes achetèrent la peau des pommes au poids de l'or, sans s'occuper de celui qui voulait les leur donner; bien plus, ils le méprisèrent ! »
Et ainsi, ce jour-là, Jésus parla à la foule en paraboles. Ayant congédié celle-ci, il se rendit avec ses disciples à Naïn où il avait ressuscité le fils de la veuve. Celui-ci et sa mère le reçurent chez eux et le servirent.

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"L’Evangile de Barnabé Apôtre de Jésus" 

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  • : LE NOUVEL ORDRE MONDIAL ILLUMINATI / DEPUIS JANVIER 2010
  • LE NOUVEL ORDRE MONDIAL ILLUMINATI / DEPUIS JANVIER 2010
  • : RIBAAT: Derrière la Démocratie se cache les lieutenants Sataniques/lucifériens Illuminati et Franc-maçons des hauts degrés. Cependant un chef CACHE donne les ordres : LES JÉSUITES/JUIFS NOACHIDES AU VATICAN A ROME ! Ces derniers veulent illusoirement conquérir le monde sous le vocal d’un Nouvel ordre mondial ; c'est-à-dire un monde sans foi ni loi en Allah notre Créateur !
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