DEPUIS JANVIER 2010 LES COMPAGNONS DU PROPHETE MOHAMMED SAW (2): « Umar Ibn AI-Khattâb (raa) Deuxième Khalife Bien Guidé » (1/2) - Jésuites/Juifs noachides, Illuminati, Franc-maçons, Satanisme
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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 19:43

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux

LES COMPAGNONS DU PROPHETE MOHAMMED SAW (2):

« Umar Ibn AI-Khattâb  (raa) Deuxième Khalife Bien Guidé »

(1/2) 

Mohammed (saw) : Salla Allahou 'Alayhi wa Salam: paix et bénédiction d’Allah sur lui

 OMAR AL KHATTAB 2ème KHALIFE BIEN GUIDE

  

Umar Ibn AI-Khattâb  (raa) radhiallahu ‘anhou: Que Allah soit satisfait de lui

 

BIOGRAPHIE N°1 SUR OMAR IBN AL-KHATTAB

Note Ribaat : Erreur de Traduction dans le texte, IL FAUT LIRE ALLAH, car il semble que le traducteur français n’a pas respecter la transcription d’Allah qui ne se traduit pas est reste tel quel de l’Arabe au français !

Source : http://www.sajidine.com/vies/compagnons

« Dans ma communauté, il y a des gens inspirés. Par Dieu, 'Umar est l'un d'entre eux ! »

[Parole du Prophète Muhammad paix sur lui, rapportée par  Al-Bukhârî d'après Abû Hurayra et aussi Muslim d'après 'Aïsha.]

D'un homme rude et dur comme 'Umar, l'islam en a fait un des chefs d'état les plus justes et les plus magnanimes dans l'histoire de l’humanité.

Cet homme qui, étant encore dans l'ignorance du polythéisme, alla jusqu'à enterrer sa fille vivante, s'inquiétait du sort d’une simple mule lorsqu'il devint un chef ayant sous son autorité plus grand territoire que n'aurait jamais pu posséder un roi ou un empereur.

L'auteur de ce miracle est l'islam. Seul le Saint Coran a pu attendrir un tel homme et le faire fléchir.

Laissons-le-nous raconter lui-même sa conversion.

En effet, dans l'ouvrage intitulé Usdu al-ghâba (les lions de la forêt) d'Ibn Al-Athîr, il est écrit : Umar Ibn Al-Khattâb – que Dieu l'agrée – a dit :

"Aimeriez-vous savoir comment Dieu m'a guidé vers l'islam ?’’ On lui répondit : « Oui ! »

Il dit : "J'étais l'un des pires ennemis du Prophète paix sur lui.

Mais voilà qu'un jour, alors que je marchais, sous une chaleur torride, dans une ruelle de la Mecque, un homme est venu à ma rencontre et m'a dit, sur un air de reproche: Tu prétends vouloir éliminer Muhammad alors que ce qu'il prêche a contaminé même ta famille.

Je lui demandai d'être plus explicite, et il me répondit : «Ta sœur a renié la foi de ses ancêtres.»

Sous le coup de la colère, je me précipitai chez ma sœur pour voir de quoi il retournait. Il faut préciser que le Prophète avait l'habitude de répartir les premiers convertis en petits groupes et de les placer sous la responsabilité et à la charge du plus aisé d'entre eux. C'est ainsi qu'il avait adjoint deux hommes à mon beau-frère. Arrivé à la demeure de ma sœur, je frappai à la porte, décidé à en avoir le cœur net. On a demandé qui était là et j'ai décliné mon identité. Ce fut comme une panique à l'annonce de mon nom.

Les gens qui étaient réunis pour lire le Coran et le méditer, en entendant ma voix, avaient quitté précipitamment la pièce où ils étaient, oubliant derrière eux un feuillet du Coran. En m'ouvrant la porte, ma sœur était troublée.

Je l'interpellai rudement : 'Ô ennemie de toi-même, on m'a dit que tu avais renié la religion de tes ancêtres !' Devant son silence, je l'ai frappée au visage, provoquant une saignée de sang. Alors, en pleurant, elle m'a répliqué : 'Oui ! Je me suis soumise à Dieu : Fais ce que tu veux !' Puis, je suis entré à l'intérieur de la maison et je me suis assis sur un divan. C'est alors que j'ai aperçu le feuillet dans un coin. J'ai dit à ma sœur : 'Qu'est-ce que c'est ? Fais-moi voir.' Elle me répondit : `Non ! Je ne peux te le donner. Tu n'es pas digne de le toucher ! Tu ne te purifies pas ! Car seuls les gens en état de purification peuvent le toucher.' Je ne cessai d'insister, jusqu'à ce qu'elle me l'eut donné. J'ai commencé à lire :

'Au nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très-miséricordieux !'

J'ai aussitôt été saisi de panique et j'ai lâché le feuillet.

Reprenant mon calme, j'ai ramassé le feuillet et j'ai continué à lire :

'Tout ce qui est dans les cieux et la terre glorifie Dieu. Et c'est Lui le Puissant, le Sage."

[ Sourate 57 - Verset 1 ]

Chaque fois que je lisais un passage mentionnant le Nom de Dieu (Lire Allah), je ressentais un tressaillement en moi, jusqu'à ce que j'arrive à la parole du Très-Haut:

"Croyez en Dieu et en Son Messager, et dépensez de ce dont Il vous a donné la lieutenance. Ceux d'entre vous qui croient et dépensent (pour la cause de Dieu) auront une grande récompense. Et qu'avez-vous à ne pas croire en Dieu, alors que le Messager vous appelle à croire en Votre Seigneur ? Et Dieu a déjà pris acte de votre engagement si vous êtes sincères dans votre foi."

 [ Sourate 57 - Versets 7/8 ]

Là, je me suis arrêté et, touché par tant d'éloquence et de Majesté, je proclamai :

Il n'y a de dieu que Dieu (Lire Allah) et Muhammad est le Messager de Dieu (Lire Allah) !

Les gens cachés dans une autre pièce sortirent alors en criant 'Dieu est grand !'

Ils me dirent : 'Réjouis-toi, ô Ibn Al-Khattâb ! Nous avons entendu le Messager de Dieu invoquer Dieu  ce lundi en disant : Seigneur, honore l'islam par la conversion de l'un de ces hommes : 'Amr Ibn Hishâm ou 'Umar Ibn Al-Khattâb ! Nous espérions qu'il en soit ainsi !' Je leur ai demandé alors de me montrer où je pourrais trouver le Prophète. On m'indiqua une demeure au bas de la colline de Safâ.

Je m'y rendis et, en arrivant, j'ai frappé à la porte en m'annonçant. Les musulmans, connaissant ma dureté et ma haine envers le Prophète, refusèrent d'ouvrir la porte. Mais l'Envoyé de Dieu ordonna qu'on m'ouvrit. Après m'avoir ouvert, deux d'entre eux essayèrent de s'emparer de moi, mais le Prophète leur ordonna de me laisser.

Alors, il s'approcha de moi, prit par les vêtements et me dit : 'Soumets-toi à Dieu, Ibn-Al-Khattâb, il ajouta, ô Seigneur, guides-le !' C'est alors qu'entre ses mains, j'annonçai ma conversion en prononçant l'attestation de foi (shahâda). L'assistance accompagna mon annonce par un Allâhu akbar (Dieu est grand) que tous les habitants de la Mecque entendirent." »

Umar Ibn Al-Khattâb  est né à la Mecque, treize ans après la naissance du Prophète. Issu de la tribu des Banu 'Adi, son père Al-Khattâb était un des notables de Quraysh, tandis que sa mère Hintima appartenait au clan des Banû Makhzûm, par son père Hâshim Ibn Al-Mughîra.

Depuis des temps immémoriaux, sa famille avait charge d'arbitrage et de médiation entre les tribus, de même que la mission de traiter et de négocier avec les tribus ennemies.

Il appartenait donc à la noblesse de la Mecque et à sa classe dirigeante. Dans son enfance, il s'occupa de paître le bétail de son père en compagnie d'autres enfants de la Mecque. Plus tard, il s'adonna au commerce, allant quelque fois même en Syrie avec des caravanes.

Il n'était pas, ce qu'on peut appeler, un riche commerçant, mais il arrivait à vivre aisément et dignement, ce qui lui assurait une place respectable au sein de la société mecquoise. D'un caractère dur et quelque peu brutal, il fut élevé dans la fierté, vaillance et la justesse dans la décision.

Sa forte personnalité inspirait la crainte et le respect. Sa fermeté et son courage étaient légendaires.

On verra plus loin, comment, lorsque devenu musulman, il affrontait ouvertement les qurayshites sans craindre leurs représailles, alors que les musulmans se cachaient pour entreprendre quoi que ce soit. Et pourtant, cet homme dur, dont les compagnons avaient appréhendé la succession, craignant sa rudesse, avait un cœur magnanime et une âme sensible.

Abû Bakr  ne s'était pas trompé en disant à ceux qui contestaient sa décision : « J'ai nommé à la de la communauté de Muhammad, celui qui sera le plus magnanime à son égard. »

Qu'on en juge. Dhahâbi, dans son ouvrage Al-Kabâ'ir (Les grands péchés), rapporte ce qui suit :

« Un jour, un aveugle se présenta chez `Umar Ibn Al-Khattâb  avec l'intention de se plaindre du mauvais caractère de son épouse. Tandis qu'il allait frapper à sa porte, il entendit des éclats de voix. C'était l'épouse du Calife qui criait après son époux. 'Umar  ne répondait pas. Entendant cela, l'homme rebroussa chemin en disant : "Si telle est la vie de 'Umar qui est réputé pour sa rudesse et sa sévérité, et qui plus est, le commandeur des croyants, que dire alors de la mienne !" À ce moment-là, 'Umar  sortit de chez lui et l'aperçut qui s'éloignait. Il l'appela et lui demanda l'objet de sa visite. L'homme lui répondit : "J'étais venu me plaindre de mon épouse, mais en entendant ce que j'ai entendu, je me suis retiré en disant : Si le commandeur des croyants vit ainsi avec son épouse, que dire alors de mon cas." 'Umar  lui dit: "Mon frère, si je la supporte comme tu vois, c'est parce qu'elle a des droits sur moi : C'est elle, en effet, qui prépare ma nourriture, qui cuit mon pain, qui lave mes vêtements et qui allaite mes enfants, alors qu'elle n'est pas obligée de le faire ! À ses côtés, mon cœur s'apaise et s'abstient de commettre l'adultère. Pour toutes ces raisons-là, je dois la supporter !" L'homme dit "C'est vrai ! Il en est de même pour ma femme !- 'Umar  lui dit "Alors, supportes-là mon frère ! Car la vie n'est qu'un court moment !" »

Ainsi, cet homme dur et sévère, cachait un cœur plein de compassion et de douceur qui s'attendrissait jusque sur le sort de ses sujets non-musulmans.

On rapporte qu'un jour, alors qu'il se promenait dans les rues de Médine, pour s'enquérir de la situation des sujets de l'état, il vit un vieil homme aveugle en train de mendier. Il s'approcha alors de lui, et lui demanda : « De quelle religion es-tu ? » Le vieil homme répondit : « Je suis juif ! » 'Umar  lui dit : « Qu'est-ce qui t'a poussé à mendier ? » Il lui répondit : « C'est pour pouvoir payer l'impôt (jizya)*, car je suis vieux et sans ressources ! »

(Ribaat : La Jizya  est un paiement obligatoire que Les gens du livre sous commandement de l’Islam doivent payer (le seul est unique d’ailleurs) en échange de leur protection d’eux même et de leur biens, synagogues, églises, par l’armée musulmane en cas d’invasion externe, les gens du Livre n’ont pas à protéger l’Etat Islamique, Les gens du Livre qui embrasse l’Islam, n’ont plus à payer cette impôt)

Ému, le Calife  le conduisit chez lui et demanda à son épouse de lui donner à manger. Ensuite, il l'envoya au bayt al-mâl (le trésor public) avec des instructions quant à sa prise en charge avec tous ceux qui sont dans le même cas que lui. Le vieil homme, une fois parti, 'Umar  s'exclama devant ceux qui étaient près de lui :

« Par Dieu ! Il serait injuste qu'après avoir usé sa jeunesse - en lui faisant payer la jizya – nous le négligions dans sa vieillesse. » Il ordonna alors de ne plus faire  payer les gens du Livre se trouvant dans sa situation.

Au sein de son foyer, 'Umar était d'une tendresse extraordinaire. C’était un très bon père de famille plein de compassion pour ses enfants.

Il avait l'habitude de dire : « J'aime que l'homme soit avec les siens tel un enfant, mais dès que l'on a besoin de lui, qu'il soit un homme ! »

Pourtant, il était sévère avec ses enfants lorsqu'il s'agissait de leur faire prendre conscience de leurs responsabilités. Il leur disait :

« J'ai ordonné aux musulmans d'éviter telle ou telle chose, ils ont les yeux braqués sur vous. Si vous ne respectez pas mes ordres, et si vous tombez dans la désobéissance, ils en feront de même. Mais si vous obéissez aux lois instaurées, ils en feront de même aussi. Aussi, je jure par Dieu que si l'un de vous transgresse la loi, je lui doublerai son châtiment, à cause de son lien de parenté avec moi. Maintenant, que celui qui veut enfreindre la loi le fasse, et que celui qui veut la respecter le fasse ! »

 'Umar  avait épousé plusieurs femmes qui lui ont donné de nombreux enfants. Les plus célèbres d'entre eux furent son fils 'Abdallah,  l'illustre compagnon et l'un des premiers commentateurs du Coran ainsi que Hafsa  qui deviendra l'épouse du Prophète.

Nous avons vu comment il s'était converti à l'islam.

Avant sa conversion, 'Umar  n'était pas aveuglé par sa haine contre le Prophète, et son cœur n'était pas insensible au Coran, d'autant plus qu'il était lettré et savait apprécier le sens et la beauté des mots. Seulement, son attachement à la solidarité tribale et aux croyances des ancêtres qui assuraient plus ou moins une certaine cohésion des tribus, le poussaient à voir dans le Prophète un diviseur.

On rapporte, que lorsque les premiers musulmans émigrèrent en Abyssinie, 'Umar devint fou de rage.

Il s'exclama : « Tout cela est arrivé par la faute de Muhammad ! Il sème la division entre le fils et le père et entre les frères eux-mêmes. Il n'y a pas de doute ! C'est Muhammad la cause de ce malheur, et il faut mettre fin à cette agitation ! »

Sa conversion fut une bénédiction divine pour les musulmans. Ainsi, Ibn Abbâs  a rapporté que lorsque 'Umar  s'est converti, les païens de Quraysh ont dit : « Aujourd'hui, ces gens ont pris une revanche sur nous ! » Alors Dieu  fit révéler le verset suivant :

« Ô prophète ! Il te suffit d'avoir (avec toi) Dieu et ceux des croyants qui t'ont suivi. »

[ Sourate 8 - Verset 64 ]

 Après que 'Umar  eut embrassé l'islam, il demanda au Prophète 

« Ô Envoyé de Dieu ! Sommes-nous sur la juste voie ? »

Le Prophète  répondit : « Assurément ! »

'Umar  lui dit : « Dans ce cas, pourquoi devons-nous nous cacher. »

Il ajouta ensuite : « Nous sommes sortis, alors, Hamza et moi, chacun à la tête d'un groupe, et nous nous sommes dirigés vers l'enceinte de la Ka'ba. Les dignitaires qurayshites étaient assis là. J'ai regardé vers eux, et j'ai aperçu sur leurs visages une tristesse, comme je n'en ai jamais vu de semblable. Ce jour-là, l'Envoyé de Dieu  m'a surnommé al-fârûq ! »

Ibn Mas'ûd  a dit, quant à lui :

« La conversion de 'Umar fut comme une conquête pour nous, son émigration une victoire, et son règne une bénédiction ! Si vous aviez vu notre situation avant qu'il ne se convertisse !

On ne pouvait même pas prier dans l'enceinte de la Ka'ba ! Une fois celui-ci devenu musulman, nous avons pu enfin faire front et repousser les exactions que nous subissions, et nous avons pu accomplir la prière dans l'enceinte de la Ka'ba ! »

'Umar  avait alors vingt-six ans.

C'était un homme plein de force et de vigueur. Ses contemporains l'ont décrit comme étant : «Un homme de grande taille, d'une forte carrure et chauve. Sa peau était blanche. Le blanc de ses yeux était rouge. Il avait une moustache dégarnie au milieu, mais touffue et de couleur rousse aux extrémités. »

Il était d'un courage exemplaire. Nous verrons plus loin des exemples à ce sujet. 'Umar  était le quarantième homme à se convertir à l'islam, mais il en sera l'un des plus célèbres et l'un de ceux qui marqueront le plus l'histoire.

Son dévouement pour l'islam ne se démentira jamais. Il en fut l'un des piliers les plus solides avant et après la disparition du Prophète. Il avait parfaitement conscience de sa vocation et du rôle que l'islam avait dévolu aux arabes de Quraysh.

Il avait l'habitude de dire : « Nous étions avilis et l'islam nous a honorés. » Ainsi, dès que Dieu  l'honora par l'islam, il ne voulait plus se cacher pour Le remercier et rendre le culte qui Lui revenait à Lui seul !

C'est ainsi, nous dit-on, qu'il n'hésita pas annoncer publiquement sa conversion. Pour ce faire, il se renseigna pour savoir qu'elle était la personne la plus bavarde de la Mecque, afin de répercuter le plus loin possible la nouvelle de sa conversion. Il la trouva en la personne de Jamîl Ibn Mu'ammar AI-Jumâhî, passé maître dans les commérages. Il l'informa donc et le suivit pas à pas.

Comme prévu, cette personne sortit dans les rues de la Mecque et fit répandre la nouvelle de la conversion de 'Umar dans tous les cercles des qurayshites. C'est alors que certains négateurs se jetèrent sur 'Umar et se mirent à le frapper. Mais la foi en Dieu  s'était incrustée dans le cœur de 'Umar  et désormais, celui-ci n’avait plus peur de rien.

Ce n'est pas sans raison, que le Prophète avait dit à son sujet : « Je vous assure que je vois les démons, qu'ils soient de l'espèce des djinns ou de l'espèce humaine, prendre la fuite devant 'Umar ! »

 'Umar  montrera ce même courage tout au long des événements qui caractérisent l'islam. Il ira même jusqu'à décliner l'offre de protection d'un de ses oncles se suffisant de celle de Dieu.

Lorsque le moment d'émigrer à Yathrib - la future Médine - vint pour les musulmans victimes des persécutions des païens, ils partirent par petits groupes et en cachette, par peur des représailles. Leur départ était tenu dans le plus grand secret. Seul 'Umar  annonça publiquement le sien.

En effet, Ibn 'Abbâs  rapporte de l'émigration de 'Umar  la version suivante :

« Lorsque 'Umar décida de partir à Yathrib, il attacha son épée autour de la taille, mit son arc à l'épaule, et des flèches dans sa main, puis se dirigea vers la Ka'ba. Après avoir fait le tawâf (la circumanbulation), il effectua deux génuflexions dans l'oratoire d'Ibrâhîm. Ensuite, il passa près des groupes de dignitaires qurayshites réunis dans l'enceinte de la Ka'ba, et leur dit à tous: « Que celui d'entre vous qui veut que sa mère le perde, et ses enfants deviennent orphelins ou que sa femme soit veuve, me suive au-delà de cette vallée ! »

 Personne n'eut le courage et l'audace de le poursuivre. Quelques temps après, il arriva à Yathrib, précédant le Prophète et Abû Bakr.

A partir de ce jour, la vie de 'Umar  sera intimement liée à celle du  Prophète. Il sera tout à la fois son garde du corps, son conseiller et son bras droit.

Il n'y eut aucune bataille à laquelle il ne participa aux côtés de l'Envoyé de Dieu, que ce soit à Badr, à Uhud, à Hunayn, etc. Il était toujours présent et s'illustrait vaillamment sur les champs de bataille.

À Uhud, il fit partie du petit groupe qui resta ferme autour de la personne du Prophète  contrairement à ceux qui avaient négligé les instructions de l'Envoyé de Dieu. Lors du serment d'allégeance que le Prophète renouvela le jour d'Al-Hudaybiya, c'est à 'Umar  qu'il délégua le pouvoir de le représenter en appelant les gens à faire leur allégeance.

Le Prophète avait une confiance totale en lui. De son côté, 'Umar vouait à l'Envoyé de Dieu  un amour infini.

On rapporte qu'un jour le Prophète dit aux compagnons  :

« Personne ne devient vraiment croyant qu'une fois que je devienne plus cher à ses yeux que sa femme, ses enfants et sa propre personne ! »

'Umar, d'une sincérité profonde dit : « Par Dieu ! Ô Prophète ! Tu m'es plus cher que ma femme et mes enfants, mais ma propre personne, pas encore. »

Quelque temps après, il alla auprès du Prophète et lui dit : « Ô Envoyé de Dieu ! Tu m'es plus cher que ma propre personne ! »

Celui-ci lui dit : « Maintenant, `Umar, tu y es parvenu ! »

La sincérité de 'Umar et son amour du Prophète et de l'islam l'amenaient même parfois à contredire l'Envoyé de Dieu sur des choses dont il ignorait, à priori, la signification et la finalité.

C'est ainsi que lors de la signature du traité d'Al-Hudaybiya, qui semblait, à première vue, favorable aux qurayshites, 'Umar, que la sincérité guidait, montra son opposition à ce traité qu'il assimilait à une concession aux négateurs.

Il exprima son désaccord à Abû Bakr  en lui disant : « N'est-il pas le Prophète de Dieu ? » Abû Bakr  répondit : « Bien sûr que si ! »« Ne sommes-nous pas sur la voie de la vérité ? »« Oui, bien sûr ! »« Ne sont-ils pas dans l'erreur ? »« Oui, bien sûr ! » répondit Abû Bakr.

'Umar  dit alors : « Dans ce cas-là, pourquoi accepter que notre religion soit rabaissée ? »

Abû Bakr  lui rétorqua : « 'Umar demeures aux côtés du Prophète, car je certifie qu'il est l'Envoyé de Dieu ! »

'Umar  dit : « Moi aussi, je certifie qu'il est l'Envoyé de Dieu ! »

Laissant Abû Bakr, il alla voir le Prophète et lui dit la même chose, celui-ci lui répondit : « Je suis le serviteur de Dieu et Son Envoyé, et je ne faillirai pas à ce que Dieu m'a ordonné de faire ! Je sais qu'il ne m'abandonnera pas ! »

`Umar  raconta ensuite : « Après cette réponse du Prophète, je n'ai cessé de prier, de jeûner et d'affranchir des esclaves, pour expier mon audace de m'être opposé à l'Envoyé de Dieu, car aujourd'hui encore, j'ai peur des conséquences de ce que j'ai dit ce jour-là ! »

Les appréhensions de 'Umar étaient finalement non fondées, puisque le traité s'avéra être un grand succès pour l'islam et les musulmans.

Il avait l'habitude de dire : « Nous étions avilis et l'islam nous a honorés ! »

C'est pour cela qu'il ne voulait faire aucune concession aux qurayshites. D'ailleurs, les témoignages du Prophète et des autres compagnons concernant sa personnalité sont édifiants.

 C'est ainsi que le Messager de Dieu a dit :

« De toute ma communauté, c'est 'Umar qui est le plus ferme lorsqu'il s'agit de respecter les limites de Dieu ! » [ Rapporté par Ibn Sa`d dans les Tabaqât. ]

Dans un autre hadith, rapporté par Abû Dharr Al-Ghifârî, le Prophète a dit également :

« Dieu a fait en sorte que la vérité sorte facilement de la bouche de 'Umar »  [ Rapporté par Ibn Mâjah et AI-Hâkim. ]

Dans un autre hadith rapporté par 'Uqba Ibn 'Amâr – que Dieu l’agrée – l'Envoyé de Dieu  a dit :

« S'il y avait un Prophète après Moi, ce serait 'Umar ! »

Il a dit aussi :

« Chaque fois que Dieu a envoyé un prophète dans une communauté, il a fait en sorte qu'il y ait dans celle-ci un homme à qui l'on parle ! Quant à ma communauté, s'il doit y avoir quelqu'un, ce sera 'Umar ! »

On lui demanda : «  Ô Prophète de Dieu, qu'est-ce qu'un homme à qui l'on parle ? » Il répondit : « C'est celui à qui les anges dictent les paroles. »

Ibn Mas`ûd a dit pour sa part : « Si l'on mettait la science de 'Umar sur le plateau d'une balance et la science de tous les vivants sur l'autre plateau, nul doute que celui de 'Umar serait plus lourd. »

Hudayfa  a dit quant à lui : « Je ne connais pas d'homme qui ne craigne personne, pour la cause de Dieu, comme 'Umar ! »

‘Umar était un homme exceptionnel par ses nombreuses qualités et dons spirituels acquis grâce à son amour de Dieu et de Son Prophète.

Ce n'est pas sans raison que le Prophète  l'a qualifié d'homme « à qui les anges dictent les paroles ! »

On rapporte aussi, que lorsque l'Envoyé de Chosroês vint lui rendre visite à Médine, il le trouva endormi sous un arbre, les vêtements tous rapiécés.

N'en croyant pas ses yeux, il eut ces mots sublimes : « Tu as gouverné avec justice, tu peux dormir l'âme tranquille ! »

On raconte à son sujet des faits de thaumaturgie transmis de génération en génération.

Un jour, rapporte-t-on, alors qu'il faisait un sermon sur la chaire de la mosquée, il s'arrêta tout à coup et se mit à dire : « Ô Sariyya, prends garde du côté de la montagne ! » Il répéta par deux fois cette phrase sans que les musulmans présents à la mosquée ne comprennent ce qu'il voulait entendre par-là.

Ce n'est qu'une fois la prière terminée, qu'ils l'interrogèrent sur son étrange comportement. Il leur répondit qu'il avait vu l'image de l'armée musulmane en campagne en Perse sous le commandement de son général Sariyya.

Les armées perses étaient sur le point de l'encercler par les montagnes et c'est alors qu'il appela Sariyya pour l'avertir du danger. Le plus étrange encore, est que le général Sariyya, de retour de Perse, confirma avoir entendu la voix de 'Umar qui l'avertissait du danger. « C'est en suivant ses instructions, dira-t-il, que j'ai pu éviter une défaite évidente. »

'Umar  avait atteint ce degré de spiritualité et de certitude qui lui permettait d'être un canal par lequel la vérité s'exprimait en réalisant par son comportement la finalité visée par le verset coranique qui dit :

« Craignez Dieu et Dieu vous enseignera. Dieu est Omniscient. »

[ Sourate 2 - Verset 282 ]

(Ribaat : Bonne Traduction, Allah Qu’Il soit Glorifié dit :

« …Et craignez Allah. Alors Allah vous enseigne et Allah est Omniscient. »

C'est ainsi, rapportent les commentateurs, que plusieurs de ses avis et opinions furent corroborés par la Révélation.

On en veut pour exemples les cas de la station d'Ibrâhîm, du voile (hijâb) et d'une dispute du Prophète  avec ses épouses.

En effet, Anas Ibn Mâlik a rapporté que 'Umar a dit :

« Mon opinion a été confirmée par la Révélation à trois reprises.

La première fois, quand j'ai suggéré au Messager de Dieu  de prendre la station (maqâm) d'Ibrâhîm – que le salut de Dieu soit sur lui – comme lieu de prière, Dieu a révélé :

« Adoptez donc pour lieu de prière, ce lieu où Ibrâhîm se tint debout. »

 [ Sourate 2 - Verset 125 ]

La seconde fois, quand j'ai dit au Prophète  « Tes épouses voient entrer chez toi aussi bien l'homme pieux que le pernicieux. Il serait plus convenable si tu leur ordonnais de se voiler, et de se soustraire à la vue des hommes... »

Dieu  révéla : « Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles ; elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. » [ Sourate 33 - v59 ]

Troisièmement : lorsque des épouses du Prophète  firent montre d’une jalousie excessive qui a fini par exaspérer l'Envoyé de Dieu, je leur ai dit : « S'il se séparait de vous, Dieu serait capable de vous remplacer auprès de lui par d'autres qui se montreraient meilleures que vous !»

Et Dieu  a révélé : « S'il vous répudie, il se peut que Son Seigneur lui donne en change des épouses meilleures que vous, musulmanes, croyantes, obéissantes, repentantes, adoratrices, jeûneuses, déjà mariées ou vierges. »  [Sourate 66 - Verset 5]

C'est à cet homme aux qualités exceptionnelles que va échoir la direction de l'état musulman après la mort d'Abû Bakr. Avec lui, l’islam connaîtra son apogée et rayonnera sur une grande partie de la Terre. 'Umar  fera preuve d'un grand génie politique, ce qui permit d’asseoir solidement les institutions de cet État et de donner à celui-ci son heure de gloire. Abû Bakr  ne s'était pas trompé.

À ceux qui disaient que 'Umar  était trop dur et qu'il ne pouvait lui succéder, il répondit sur son lit de mort : « J'ai désigné à la tête des musulmans le meilleur d'entre eux ! »

Il est vrai qu'avant de prendre cette vision, Abû Bakr  avait consulté les plus proches compagnons du Prophète.

 Dans son Târîkh, l'historien Tabarî a rapporté ce qui suit :

« Selon Muhammad Ibn Jarr, lorsque Abû Bakr  est tombé malade et voyant que le terme de sa vie arrivait, il commença à se préoccuper de sa succession. Pour ce faire, il appela 'Abd Ar-Rahmân ibn 'Awf  et se confia à lui à ce sujet. Il lui demanda ce qu'il pensait de 'Umar.  Ibn 'Awf  ne trouva aucun inconvénient à cette succession mais fit remarquer que 'Umar était un homme sévère et dur. Abû Bakr  répondit : « S'il se montre aujourd'hui sévère et dur, c'est parce que moi je suis très conciliant et trop doux avec les gens ; une fois qu'il sera au pouvoir, il deviendra plus indulgent. » Les autres compagnons consultés donnèrent la même opinion. A la fin, le Calife confirma nomination par écrit. »

Le lendemain de la mort d'Abû Bakr — que Dieu l'agrée — 'Umar  fut proclamé Calife.

Le jour de son élection, il fit le sermon suivant :

« Ô peuple ! J'ai été désigné pour diriger vos affaires, et si je n'espérais pas être le meilleur d'entre vous pour vous servir et le plus à même de supporter les responsabilités qui touchent aux affaires de l'état et à vos propres affaires, je n'aurais jamais accepté cette charge. Il me suffit déjà d'avoir sur les épaules le lourd fardeau d'appréhender le Jour du Jugement (dernier) si je vous lèse dans vos droits ! Comment puis-je vous garantir vos droits ? Comment dois-je les préserver et dans quelles œuvres vais-je les faire fructifier ? Quelle politique devrai-je suivre pour assurer au mieux vos droits ? 'Umar ne peut plus se fier ni à sa force ni à son intelligence, si Dieu — qu'Il soit glorifié — ne lui vient pas en aide et ne lui porte secours par Sa miséricorde ! »

 Homme de direction, il le prouvera en continuant l'œuvre laissée par Abû Bakr. 'Umar  déploiera tout son génie pendant son Califat. Suivant de près toutes les affaires de la cité. Il œuvrera pour la propagation de l'islam.

Il s'impliquera dans les batailles par ses conseils et ses instructions.

C'est ainsi que la victoire du général Abû 'Ubayda Ibn AI-Jarrâh sur les Byzantins à Hims — l'ancienne Emesse —fut acquise grâce aux instructions du Calife. En effet, ayant appris que les musulmans, sous le commandement d'Abû 'Ubayda se trouvait à Hims, les Byzantins décidèrent d'aller à leur rencontre avec une armée considérable. Apprenant la nouvelle, Abû 'Ubayda réunit ses lieutenants et leur demanda conseil.

Khâlid Ibn Al-Walîd  lui suggéra d'aller à la rencontre de l'ennemi, tandis que les autres lui conseillèrent de se retirer de la ville et d'écrire au Calife pour demander conseil. 'Umar reçut l'émissaire d'Abû 'Ubayda et lui donna ses instructions.

Il lui ordonna de demeurer sur place et de soutenir le siège. Ensuite, il ordonna à Sa'd Ibn Abî Waqqâs d'envoyer à Abû 'Ubayda des renforts avec le fameux Al-Qa'qâ' Ibn 'Amr. La conquête de la Syrie s'accéléra alors par une suite de victoires successives.  En l'an 18 de l'Hégire (639 après J.-C.), la conquête de la Syrie était pratiquement achevée.

Le grand quartier général des musulmans était Jabiya dans le Jawlân, à un jour de marche au sud de Damas; les princes ghassanides y avaient eu leur résidence et la ville avait conservé son importance militaire jusqu'au temps des 'Umayyades.

C'est là que 'Umar  se rendit avec un grand nombre de compagnons afin d'organiser les institutions et d'y nommer des gouverneurs. C'est là, dit-on, qu'il fixa les bases du système des pensions qui assurait aux combattants un revenu régulier.

'Umar envoya de là à Jérusalem Châlit Ibn Thâbit, ville sainte si chère à l'islam.

La ville sainte ouvrit ses portes aux musulmans et c'est 'Umar  lui-même qui se déplaça pour accepter les conditions de sa reddition.

Il faut dire que celles-ci étaient sans précédent dans l'histoire de l'humanité. En effet, jamais on ne vit un conquérant entrer dans une ville et traiter ses habitants de la même manière que le fit 'Umar  avec les habitants — chrétiens et juifs —de Jérusalem.

Moyennant paiement du tribu ordinaire, il accorda aux chrétiens la sécurité de leurs biens, le maintien de leurs lieux de culte et la liberté religieuse. Ensuite, invité par le patriarche de Jérusalem à accomplir la prière rituelle dans l'église de la Résurrection, il refusa, préférant l'accomplir sur la place du Rocher sacré.

Aux musulmans qui l'interrogeaient sur son geste, il répondit qu'il avait craint en faisant sa prière à l'intérieur d'un lieu de culte chrétien que cela ne serve de précédent aux musulmans pour réclamer un jour la restitution du lieu.

Attitude sage et responsable qui contraste fortement avec celle des conquérants chrétiens qui, quelques siècles après, durant les fameuses croisades, mettront à feu et à sang la ville sainte en massacrant des milliers de musulmans et de juifs et en saccageant leurs lieux de culte. Cette tolérance-là accompagna les musulmans tout au long de leurs conquêtes. C'est ce qui explique d'ailleurs la propagation rapide de l'islam à travers le monde quelques années seulement après la mort du Prophète.

À l'est, sur le front perse, les musulmans continuèrent leur avancée. Pourtant, les débuts de la conquête furent quelque peu désastreux. En effet, à Qûs An-Natif, près de Hîra, une armée persane se présenta face aux musulmans sous le commandement d'Ab Ubayda Ath-Thaqâfi et leur infligea une sévère défaite. Abû Ubayda mourut. Le Calife nomma AI-Muthanna à sa place. Celui-ci fit preuve d'une grande stratégie qui sauva les musulmans du désastre. L'année suivante, les persans revinrent à l'attaque. AI-Muthanna les attendit à Buwayb, derrière un des canaux occidentaux de l'Euphrate. La bataille qui s'ensuivit fut appelée « la bataille du pont ».

Les Persans, malgré une vigoureuse contre-attaque, furent sévèrement battus. Les musulmans pouvaient alors pousser des reconnaissances à l'intérieur du pays, tandis que les persans rassemblaient leurs troupes pour la bataille décisive.

Le général Al-Muthanna étant mort à la suite de ses blessures, le commandement passa alors au prestigieux Sa`d Ibn Abî Waqqâs, l'un des plus fidèles compagnons du Prophète.

À la tête de l'armée persane, se trouvait le général de l'empire, Rostom.

La rencontre des deux armées eut lieu à Al-Qâdisiyya, au sud du Najaf actuel, à trente kilomètres de Kûfa qui, de camp militaire, devint une grande ville musulmane. Après une période d'expectative de plusieurs semaines, les deux armées se heurtèrent violemment dans une bataille décisive qui déterminera le destin de la Perse. Peu nombreux, mais bien plus motivés, les musulmans infligèrent à leurs adversaires une défaite cinglante dont ils ne purent jamais se relever. Les aimées persanes se retirèrent avec de lourdes pertes. Les musulmans qui avaient reçu des renforts de Syrie, avancèrent par l'Euphrate sur Ctésiphon-Séleucie, la capitale de l'empire sassanide que Yezdegerd, le nouveau roi, évacua en catastrophe.

Les musulmans étaient maîtres du légendaire royaume sassanide et de ses fabuleux trésors. Mais ce ne sont pas ces trésors aussi merveilleux soient-ils qui ont motivé la venue des musulmans en Perse. Ils sont venus pour un but plus noble que celui-là. Au général Rostom qui l'interrogeait sur les véritables motivations qui les ont amenés en Perse

Rabî' Ibn 'Amâr répondit : « Dieu nous a envoyés vers vous, avec pour mission de sortir les gens de l'adoration de leurs semblables vers l'adoration du Dieu des hommes, de les sortir de la vie étroite d'ici-bas vers la félicité de l'Au-delà et de les faire sortir de l'injustice des religions perverties vers la justice et l'équité de l'islam ! »

Tour à tour, toutes les villes persanes tombèrent aux mains des musulmans. Le destin de l'empire perse s'accomplit sous l'avancée de l'armée musulmane commandée par Nû'mân Ibn Muqarrim. Celui-ci était en contact permanent avec le Calife à Médine.

Il faut dire que 'Umar  suivait avec une attention particulière la situation sur le front perse. On rapporte même qu'il lui tenait à cœur de prendre le commandement de l'armée et d'être présent sur le front, n'était-ce l'insistance des autres compagnons qui lui conseillèrent de demeurer à Médine où sa présence était indispensable.

La Perse était désormais musulmane. Ainsi venait de se concrétiser la prophétie du Messager de Dieu  qui avait prédit, lors de la bataille des tranchées (al-khandaq), la future conquête des palais de Chosroês et la prise de la Perse par les musulmans.

Après la prise de la Syrie et de la Babylonie, il restait aux musulmans à conquérir la Mésopotamie, située entre les deux.

Il faut dire que la population autochtone d'origine araméenne était constamment opprimée par l'orthodoxie grecque aux commandes à cause de sa religion monophysite - [ def : Doctrine christologique du Ve s. affirmant l'union du divin et de l'humain dans le Christ en une seule nature ] . Les autorités byzantines n'étaient représentées que par des forteresses isolées des habitants et repliées sur elles-mêmes.

La déchirure était totale entre les populations locales et les autorités byzantines. L'Islam, avec sa tolérance et sa justice, viendra combler ce vide.

C'est de Syrie que les musulmans pénétrèrent en Mésopotamie. Après la mort d'Abû 'Ubayda à 'Amwas, 'Umar  avait nommé à sa place `Iyâd Ibn Ghanîm en lui recommandant la conquête de la Mésopotamie.

Celle-ci fut accomplie un temps très court.

Toutes les villes furent prises sans résistance, à l’exception de Rashayna.

Avec la conquête de la Mésopotamie, la route de l'Égypte était ouverte pour y porter le message de l'islam. Celle-ci fut dévolue à 'Amr Ibn Al-'Âs  .Il la mena avec succès, en devenant même un libérateur pour les populations coptes opprimées par les autorités byzantines.

La première mosquée qui portera le nom de 'Amr sera construite à Fustat, qui deviendra le vieux Caire.

Quelque temps après, la majorité de la population adhérera à l'islam.

Dans plusieurs autres parties du monde, l'islam fit des progrès considérables. Sous le califat de 'Umar, les frontières de l'état islamique s'étendaient jusqu'au pays des Afghans* et atteignaient la limite de la frontière chinoise à l'Est, l'Anatolie et la mer Caspienne au Nord, la ville de Barqa, en Tripolitaine à l'Ouest, et la Numidie au Sud.

Ribaat : « jusqu'au pays des Afghans » Une des Prophéties de la Fin des Temps, est l’armée instopable du Khurassan qui s’élancera, sans qu’aucune puissance ne l’ai arrêtera, jusqu'à Jérusalem ou ils planteront leur épée dans sa terre ! Cela fais plus de 60 ans que l’Etat Terroriste « Israël » usurpe la Terre Islamique de Jérusalem, Ne voyez-vous pas la Vérité sous vos yeux ? »

Cet immense territoire qui prenait forme se devait d'être aménagé et organisé.

Là aussi, 'Umar montra son génie de bâtisseur, et de gestionnaire, de même que ses grandes capacités de chef d’état soucieux du bien-être de ses administrés. C'est ainsi qu'il fut à l’origine de la création de nombreuses villes dans les provinces conquises, entre autres, Bassorah, Al-Kufâ, Mossoul en Irak, Fustat (le vieux Caire) en Égypte, Tawaj en Perse...

Il fut aussi à l'origine de la construction de plusieurs mosquées pour l'enseignement de l'islam.

Dans toutes les grandes villes, il nomma des gouverneurs pour administrer les affaires des cités et défendre les intérêts des habitants. Conformément à l'esprit de l'islam, il laissa aux anciens fonctionnaires tous leurs postes. En Égypte, par exemple, beaucoup de postes administratifs furent occupés par des coptes.

Les gouverneurs nommés directement par 'Umar avaient pour attributions de diriger les prières du vendredi et des fêtes légales, de veiller à la bonne application des lois, de protéger les frontières de l'état et de veiller à l'enseignement de l'islam. Ils étaient aussi tenus de faire régner la justice et l'équité entre les citoyens quelle que soit leur confession. Il leur faisait adjoindre un juge (qâdi), un responsable du cadastre (sâhib al-kharâj) et un directeur des finances (sâhib al-mâl).

De ce fait, le gouverneur ne risquait pas de devenir injuste et oppresseur.

Comme nous l'avons vu plus haut, le credo de 'Umar  était la justice. Il ne permettait à personne – si puissant soit-il – de la transgresser.

On connaît l'histoire de la plainte déposée par un jeune copte d'Égypte auprès du Calife contre 'Amr Ibn Al-'Âs et son fils. Ce dernier, rappelle-t-on, avait perdu dans une course de chevaux contre le jeune copte et, furieux de cet échec, avait fouetté puis emprisonné celui-ci en faisant valoir sa qualité de fils de deux nobles.

Après s'être échappé de la prison, le copte alla trouver le Calife et lui raconta sa mésaventure. 'Umar fit convoquer alors 'Amr Ibn Al-'Âs  et son fils à Médine.

S'étant assuré de la véracité des faits, il donna un fouet au copte et lui ordonna d'infliger au fils du gouverneur le même châtiment que celui-ci lui avait fait subir. Ensuite, il ordonna d'en faire de même avec le père. Mais le jeune copte refusa, considérant que le châtiment infligé au fils était suffisant pour réparer le préjudice. C'est à la suite de cet événement que 'Umar prononça sa célèbre maxime : « Depuis quand vous permettez-vous d'asservir des gens alors que leurs mères les ont enfantés libres ? »

`Umar  savait que les gouverneurs étaient, par leur statut et leur autorité, enclins à outrepasser leurs prérogatives et à dévier de la juste voie.

C'est pour cela qu'il les faisait surveiller et, le cas échéant, destituer. Afin d'être informé des doléances des administrés, il nomma comme wakîl – sorte de procureur – un compagnon, Muhammad Ibn Maslama, réputé pour son intégrité, pour lui rendre compte de la véracité des plaintes que les administrés – musulmans ou non –déposaient contre leurs gouverneurs.

'Umar  savait que la justice au sens large du terme était à la base de la stabilité et de la prospérité des sociétés. C'est pour cela qu'il donna à celle-ci toute son importance. La volonté de justice de 'Umar était effective et transparaissait dans tous ses actes.

Il avait l'habitude de dire dans certains de ses discours :

« Ô peuple ! Je jure par Dieu que je ne vous délègue pas mes gouverneurs pour qu'ils vous oppriment ou pour qu'ils vous lèsent dans vos droits ! Non, ils sont envoyés vers vous pour vous enseigner votre religion ainsi que la tradition de votre Prophète et pour qu'ils jugent entre vous avec justice et équité. Si l'un d'entre eux transgresse ces règles, n'hésitez pas à m'en informer, car je jure par Celui qui détient l'âme de 'Umar entre Sa main, il aura des comptes à me rendre ! »

Nous l'avons vu, joignant le geste à la parole, convoquer 'Amr Ibn Al-'As, le gouverneur d'Égypte et son fils lorsque ce dernier maltraita un jeune copte.

 Une autre fois, rapportent les historiens, il entendit parler d'un gouverneur en exercice à Al-Ahwâz, qui avait bâti une demeure sur une colline, obligeant, à une ascension pénible, ceux qui venaient lui présenter des doléances.

'Umar  lui envoya un message dans lequel il était écrit :

« J'ai appris que tu t'es installé dans une demeure en retrait des habitants qui ne peuvent y accéder que difficilement ! Choisis donc une demeure plus facile d'accès et ne t'isoles pas des musulmans et des autres administrés. Accomplis ton devoir avec conscience : c'est ainsi que tu gagneras l'Au-delà et que la vie d'ici-bas te sera aisée... »

À un de ses gouverneurs, il écrivit :

« Ouvres ta porte à tes administrés et veilles personnellement à résoudre leurs problèmes car, en vérité, tu n'es que l'un d'entre eux, à qui Dieu a simplement donné une charge plus lourde à porter ! »

 Il n'hésitait pas à descendre lui-même dans les rues de Médine pour s'enquérir de la situation de ses habitants.

C'est ainsi, qu'une nuit, alors qu'il circulait dans les rues de Médine, en compagnie de son compagnon Aslam, il vit un feu en dehors de la ville et s'arrêta pour voir ce qu'il en était. 'Umar  dit à son compagnon : « Quelqu'un a fait halte à cet endroit : Allons voir qui c'est. » Ils s'approchèrent du feu et virent une femme entourée de deux ou trois enfants qui pleuraient.

La femme s'affairait à allumer du feu sous un pot, tout en disant à ses enfants : « Ne pleurez pas mes enfants et dormez jusqu'à ce que la nourriture soit prête. Je vous réveillerai pour manger. Mes pauvres enfants, je me plaindrai à Dieu de 'Umar qui, lui, doit dormir rassasié, alors que nous, nous souffrons des affres de la faim ! » En entendant les plaintes de cette femme, 'Umar en fut très touché et très peiné. Il salua la femme et lui demanda la permission d'entrer sous la tente. « Si vous êtes animé de bonnes intentions, répondit-elle, entrez ! »

Il entra et lui demanda la cause des pleurs de ses enfants. Elle répondit : « J'ai quitté mon pays avec mes enfants pour gagner Médine, mais j'ai été obligée de m'arrêter à cet endroit, car la fatigue et la faim nous empêchaient de continuer. Maintenant nous n'arrivons plus à dormir à cause de la faim qui nous tenaille ! » Le Calife  lui dit : « Mais pourquoi invoques-tu Dieu contre 'Umar ? » Elle répondit : « Parce qu'il a envoyé mon époux à la guerre où il a été tué. Depuis ce jour, je vis dans la misère, moi et mes enfants ! »

Il lui demanda ce qu'il y avait dans la marmite. « Il n'y a que de l'eau, répondit-elle, mais j'ai monté cette astuce pour faire patienter mes enfants jusqu'à ce que le sommeil les terrasse ! » 'Umar  demanda à la femme de l'attendre et fit signe à son compagnon Aslam de le suivre. Ils coururent vers la ville et allèrent vers la boutique d'un marchand de farine. Ne trouvant pas celui-ci dans sa boutique, ils allèrent le chercher chez lui. 'Umar  le fit sortir et lui acheta un sac de farine. Ils allèrent ensuite chez le boucher où ils demandèrent de la viande. Le boucher n'en avait pas, mais il leur donna de la graisse. 'Umar  le paya et s'apprêta à partir.

Il alla prendre le sac de farine, lorsque son compagnon lui dit : « Ô Émir des croyants ! Laisse-moi porter cela. » Mais il rétorqua « Ô Aslam ! Si tu prends cette charge, qui portera le poids de mes péchés ? Et qui prendra sur lui le poids de la plainte de cette femme ? » Il pleura si fort que son compagnon en fut ému. Ils retournèrent aussi vite vers la femme et la trouvèrent toujours en train d'attiser le feu sous la marmite pleine d'eau. 'Umar déposa sa charge devant elle et resta debout, attendant sa réaction.

Elle lui dit : « Que Dieu récompense ta charité ! Tu es plus digne d'être le protecteur des pauvres que 'Umar. » Tout ému, le Calife, qui ne voulut décliner son identité, prit un peu de graisse et la mit dans un pot. Il invita la femme à préparer la pâte, puis il demanda à son compagnon d'apporter du bois. Lorsque celui-ci revint, il trouva le commandant des croyants, accroupi, la barbe touchant la terre, occupé à souffler sur le feu. Quant à la femme, elle s'affairait à cuire la pâte qu'elle avait préparée dans une assiette et la mélangeait à la graisse. Lorsque la nourriture fut prête, 'Umar  la versa dans une assiette et invita cette dernière et ses enfants à en manger.

Il lui dit : « Servez-vous ainsi que vos enfants et rassasiez-vous. Remerciez le Seigneur et priez pour 'Umar, qui n'était pas au courant de votre situation ! » Après quoi, il retourna chez lui.

'Umar  était ainsi.

Un caractère sévère, mais un cœur doux qui était sensible à la moindre détresse humaine.

On rapporte que, sous son règne, une terrible sécheresse frappa le territoire de l'Arabie.

On appela cette période l'année des cendres en raison de la poussière que les vents charriaient et qui ressemblait à la cendre.

Les gens, dit-on, souffraient beaucoup et ne trouvaient pas de quoi se nourrir.

Voulant partager les souffrances de ses administrés, le Calife fit le vœu de ne plus consommer de nourriture à base de viande, ni de boire de lait, tant que les musulmans et leurs enfants ne pourraient se nourrir et manger comme ils en avaient l'habitude. Il se priva de tout à l'exception de pain et d'huile à tel point que sa peau devint jaune. Se considérant comme responsable du sort des musulmans, il voulait partager leurs souffrances.

Cela dura presque une année.

Cet homme avait le sens de l'État. Il était très préoccupé du sort des  musulmans et des non-musulmans qui vivaient sous la protection de l’état islamique. Il avait l'habitude de dire : « Si un mulet trébuche en Irak, Dieu m'en demandera compte en me disant : "Pourquoi, ‘Umar, ne lui as-tu pas aplani la route ?" »

Un jour, alors qu'il travaillait à l'intérieur du bayt al-mâl, 'Ali Ibn Abî Tâlib entra. 'Umar lui dit : « Ô Abû Al-Hassan est-ce personnel ou est-ce une affaire qui concerne les musulmans ?» 'Ali  répondit : C'est plutôt une affaire personnelle. »

'Umar  éteignit alors la bougie qui éclairait la chambre en disant :

« Dans ce cas-là, nous n'avons pas le droit de gaspiller les biens des musulmans ! »

On interrogea un jour Aslam qui était le secrétaire de bayt al-mâl (Trésor Public), pour savoir si `Umar  n'avait jamais rien pris indûment dans le trésor. Il répondit : « Jamais ! Seulement, quand il n'avait pas de quoi subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, il empruntait au bayt al-mâl ce dont il avait besoin, et, une fois sa pension reçue, il le restituait.»

Il avait une grande crainte de Dieu. Sa piété et sa vertu étaient ses traits de caractère les plus en vue. Sa foi et son amour de Dieu transparaissaient dans chacun de ses actes. Il disait avec émotion et sincérité :

« Si mon Seigneur disait au Jour de la résurrection, toutes les créatures entreront au Paradis sauf une, je craindrai que ce soit moi ! »

Cet homme, que les gens craignaient pour sa sévérité et sa dureté, n'hésitait pourtant pas à s'adoucir spontanément et à faire amende honorable, lorsque des arguments étaient invoqués contre lui.

Lors d'un sermon sur le mariage, il critiqua l'enchérissement de la dot et annonça sa volonté d'en fixer un montant raisonnable. Une voix de femme se fit entendre et qui disait : « Ô commandeur des croyants ! Comment peux-tu faire cela, alors que Dieu a dit :

"Si vous voulez remplacer une épouse par une autre et que vous avez donné à l'une d'elles un quintal (d'or), n'en reprenez rien."

[Sourate 4 - Verset 20 ]

 En entendant ces paroles et la vérité qui s'en dégageait, 'Umar  revint sur sa décision et dit :

« 'Umar s'est trompé et la femme a vu juste ! »

Une autre fois, nous dit-on, il était en train de faire sa tournée nocturne à Médine en compagnie de 'Abd ar-Rahmân Ibn 'Awf , lorsqu'ils virent une lampe allumée dans une maison. Ils s'approchèrent de la demeure et entendirent des voix. Le Calife demanda à son compagnon à qui appartenait la maison. Il lui répondit qu'elle appartenait à Rabî'a Ibn Umayya Ibn Khalaf et que celui-ci devait tenir une séance de beuverie. Il lui demanda ce qu'il allait faire. « Je crois que nous avons commis une erreur que Dieu a rigoureusement condamnée. » Et il récita la parole du Très-Haut:

« Ne vous espionnez pas. » [ Sourate 49 - Verset 12 ]

Il reprit : « Or, nous venons de commettre cette erreur ! » Ils s'éloignèrent alors.

Un jour, il vit un homme en train de commettre un vol. 'Umar  l'interpella, mais l'homme nia cet acte et jura par Dieu qu'il était innocent. Le Calife  lui dit : « Tu dis vrai et les yeux de 'Umar ont menti ! »

Sa vénération pour Dieu était telle qu'il refusait d'admettre qu'on puisse jurer en Son Nom et mentir.

 C'est à juste titre que le Prophète a dit à son propos, en le montrant du doigt :

« Celui-là est la clef de voûte qui vous protégera de la désunion (fitna). Tant qu'il sera parmi vous, il sera comme une Porte bien fermée devant toute division. » [ Rapporté par Al-Bazzâr.]

En effet, durant tout son califat qui dura dix ans et quelques mois, jamais les musulmans ne connurent de troubles ou de guerres fratricides. La stabilité et la sécurité étaient de vigueur sur tout le territoire du califat qui s'étendait sur des millions de kilomètres carrés. Il est vrai que 'Umar  n'était pas un homme ordinaire. Son sens de la responsabilité et ses grandes qualités de meneur d'hommes talent ses principaux atouts dans l'exercice du pouvoir.

Il savait choisir ses gouverneurs et n'hésitait pas à les réprimander lorsqu'ils outrepassaient leurs prérogatives ou dépassaient les limites imposées par la loi. On le voyait même effectuer des rondes dans les rues de Médine pour s'informer de la situation des gens et veiller à leur bien-être. Malgré tous les soucis qu'il se faisait pour la sécurité et le bonheur de ses administrés, il aimait toujours dire :

« Que Dieu soit clément à l'égard de quiconque me montre mes faiblesses ! »

C'est que l'homme était d'une modestie rare chez les hommes ayant exercé le pouvoir.

Un jour, une délégation avec Al-Ahnaf Ibn Qays à sa tête, vint d'Irak pour rendre visite au Calife. C'était un jour de grande chaleur. 'Umar, la tête couverte d'un turban, était en train de soigner une chamelle offerte à titre de don aux nécessiteux. En voyant Al-Ahnaf, il lui dit : «Ô Al-Ahnaf ! Débarrasses-toi de tes vêtements, et vient aider le commandeur des croyants à soigner cette chamelle, elle fait partie d'un don offert aux orphelins, aux pauvres et aux veuves ! »

Un homme présent lui dit : « Que Dieu te pardonne, ô commandeur des croyants ! Pourquoi n'ordonnes-tu pas à un esclave de t'aider ? » 'Umar  répondit : « Y a-t-il plus esclave que ce Al-Ahnaf-là ou moi ? Celui qui prend en charge les affaires des musulmans est considéré comme leur esclave. Ils ont sur lui le droit qu'a le maître sur son esclave : celui de lui donner des conseils et de bien gérer ses affaires. »

Ainsi était 'Umar Ibn Al-Khattâb  au summum de sa puissance. Il ne voyait aucune différence entre lui et un simple esclave.

L'Envoyé de Dieu  n'a-t-il pas dit : « S'il y avait un prophète après moi, ce serait 'Umar. »

Les maximes que 'Umar  a laissées dénotent d'une grande sagesse digne des plus grands moralistes et éducateurs de l'humanité.

Il disait :

– « Le plus sage parmi les hommes est celui qui leur trouve des excuses et accepte celles qu'on lui présente. »

– « Trois choses mènent l'homme à sa perdition : une avarice à laquelle il se plie, une passion qui le guide et le fait qu'il soit fier de lui-même. »

– « Celui qui agit avec bienfaisance envers quelqu'un de fautif est un noble. »

– « Que Dieu soit clément à l'égard de quiconque me montre mes faiblesses. »

– « Jugez vous-mêmes avant qu'on ne vous juge, et pesez vos actes avant qu'on ne les pèse, car ceci est plus facile pour vous que d'être jugés le Jour de la Résurrection. »

– « Je voudrais tant sortir de ce monde comme je suis entré : sans bonnes actions et sans péchés. »

– « Celui qui cherche la fréquentation des rois, sa relation avec Dieu en sera affectée, et il ne sera plus content de son Seigneur. »

Ces paroles en disent long sur le caractère d'ascète et de spiritualité du personnage.

La communauté avait encore grandement besoin de ses nombreuses vertus et qualités, lorsqu'une main criminelle vint mettre un terme à une vie pleine de bienfaits et de mansuétude pour les créatures de Dieu.

Alors qu'il était recueilli dans la prière de l'aube à la mosquée, un captif persan appelé Fayrûz et surnommé Abû Lu' lu'a, l'assassina par traîtrise en le poignardant à plusieurs reprises.

Touché, 'Umar eut le temps de désigner Ibn 'Awf  pour qu'il continue la prière collective, puis il s'affaissa sous l'effet de la douleur. Lorsqu'il sut l'identité de son agresseur, il dit :

« Béni soit le Seigneur  qui a fait que mon assassin ne soit pas un musulman. Je sais que les Arabes n'auraient jamais pensé à faire une chose pareille ! »

Sur les causes de son assassinat, les versions divergent. On rapporte que son assassin l'avait tué à cause d'une affaire de justice dans laquelle il s'était estimé lésé.

On rapporte aussi que son assassinat entrait dans le cadre d'un complot foment

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