DEPUIS JANVIER 2010 LES COMPAGNONS DU PROPHETE MOHAMMED SAW (5): « Salman Al-Farisi (raa) -fait partie de notre Famille- a dit le Prophète » (1/2) - Jésuites/Juifs noachides, Illuminati, Franc-maçons, Satanisme
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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 15:55

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux

LES COMPAGNONS DU PROPHETE MOHAMMED SAW (5):

« Salman Al-Farisi (raa) -fait partie de notre Famille- a dit le Prophète »

(1/2)

Mohammed (saw) : Salla Allahou 'Alayhi wa Salam: paix et bénédiction d’Allah sur lui

 

SALMAN AL FARISI

Salman al Farisi (raa) radhiallahu ‘anhou: Que Allah soit satisfait de lui

**

 « Salmân fait partie de notre famille. »

[Parole du Prophète Muhammad. Voir Sifât as-safawa d’Ibn al-Jawzî et Tarîkh al-Islâm de Dhahabî]

***

BIOGRAPHIE N°1 SUR SALMAN AL FARISI

Source : http://www.sajidine.com/vies/compagnons/salman_al_farisi.htm

Salmân al Farisi Compagnons du Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui)

La vie de ce compagnon  fut une véritable et inlassable quête de la Vérité. C'est l'histoire d'une âme passionnée et assoiffée d’Allah, qu'elle chercha à travers plusieurs cultes et religions avant de Le trouver dans l'Islam, la dernière et ultime Vérité.

Dans un récit émouvant, Salmân nous raconte lui-même les péripéties de son cheminement spirituel qui le mena vers le Prophète de l'Islam  dont il devint un des plus fidèles compagnons :

   « J'étais un persan originaire d'Ispahân. Notre village s'appelait Jayyân. Mon père était un des notables du village et un des hommes les plus en vue par leurs richesses et leurs connaissances dans la religion de Zoroastre. Moi-même, j'étais un adepte de la religion des Mages adorateurs du feu et j’avais tellement de ferveur pour cette religion qu'il m’arrivait de rester des heures durant devant le feu sacré pour attiser ses flammes à chaque fois qu'il risquait de s'éteindre. Mon père possédait, à quelques kilomètres de notre village, une ferme qui lui procurait beaucoup de richesses. Il entretenait lui-même cette ferme et y allait plusieurs fois par mois. Un jour, ne pouvant y aller, il me chargea de cette tâche. Sur mon chemin, je vis une église chrétienne où on célébrait le culte chrétien. C'était la première fois que je voyais une église chrétienne car mon père m'empêchait de sortir de notre village. Ma curiosité était telle que j'entrai à l'intérieur de l’église pour écouter les chants des fidèles. Leurs prières m’attirèrent et je me suis dit que cette religion était meilleure que la mienne. Je restai donc avec eux jusqu’au soir, oubliant et mon père et la tâche dont il m’avait chargé. Je sentis que cette religion m’attirait et me fascinait. Je demandai à ses adeptes d’où elle venait. On me répondit de Damas. (Sham)

Une fois la nuit tombée, je revins chez moi où je trouvais mon père très inquiet à mon sujet. À sa question de savoir ce que j’avais fait, je répondis que j’avais fait la découverte d’une religion meilleure que la nôtre et que ceci m’avait amené à entrer dans l’église où les adeptes de cette religion faisaient leurs prières, et à rester avec eux jusqu’à oublier d’aller à la ferme.

Ces paroles déplurent à mon père qui essaya de me convaincre de la supériorité de notre religion sur celle des chrétiens, mais en vain, car je persistais à croire que la religion chrétienne était meilleure que la nôtre. Alors en désespoir de cause, et craignant que je n’abandonne ma religion pour celle des chrétiens, il m’enchaîna dans une chambre pour que je ne puisse sortir.

Or, je réussis à transmettre un message aux chrétiens leur disant que j’avais embrassé leur religion et que je voulais partir à Damas. Je les priai donc de m’informer du départ de la prochaine caravane pour Damas afin que je parte avec elle. Quelques jours après, on vint m’informer de me tenir prêt au départ :

Je me débarrassai donc de mes chaînes et m’enfuis en cachette de la maison pour rejoindre la caravane en partance pour la Syrie.

Là-bas, j’ai demandé aux chrétiens de m’indiquer où se trouvait le plus grand de leurs prêtres. Ils me répondirent que c’était l’évêque qui officiait à la grande église. J’allai le trouver et lui demandai la permission de rester dans son entourage et de le servir à condition qu’il m’apprenne les enseignements du christianisme. Il accepta et me permit de demeurer avec lui.

Je me rendis compte, quelque temps après, combien cet évêque était mauvais. Il n’hésitait pas à accaparer les aumônes destinées aux pauvres et à les garder pour lui. À cause de son comportement, je me mis à le haïr et à le mépriser. Mais il ne tarda pas à mourir. Son successeur fut tout à fait différent. C’était un homme bon, pieux, charitable et détaché des plaisirs de ce monde. Je l’ai aimé comme je n’ai jamais aimé quelqu’un d’autre. Je restai avec lui jusqu’à ce qu’il fut sur le point de mourir.

À sa mort, je lui demandai : "À qui me recommandes-tu mon père ?" - "Mon fils, je ne connais qu’une seule personne qui me ressemble et de qui tu peux apprendre. Cette personne se trouve à Mossoul, en Irak. Vas et trouve-la."

Je me rendis chez la personne indiquée et lui exposai l’objet de ma visite. Elle accepta que je demeure chez elle et que j’apprenne sous sa conduite. Cet homme aussi était bon et pieux. Je demeurai chez lui un certain temps jusqu’à ce qu'il fût sur le point de mourir.

Je lui demandai alors de me confier à quelqu’un d’autre pour parfaire mon éducation spirituelle. Il m’indiqua la demeure d’un moine à Nassibin. Je me rendis à cet endroit et trouvai l’homme que je cherchais. Après avoir écouté l'objet de ma visite, il accepta de me prendre à son service. Au cours de mon séjour chez ce vieux moine, j’eus l'occasion d’apprécier sa bonté et sa piété. Je restai avec lui jusqu’à ce qu’il mourut à son tour. Avant de quitter ce monde, il eut, cependant, l’amabilité de me confier à un autre moine établi à `Ammuriya, du côté de Byzance.

À la mort du moine de Mossoul, j’allai à la recherche de son coreligionnaire de `Ammuriya. Je le trouvai et lui rapportai les recommandations du défunt moine de Mossoul. Il m’accueillit chaleureusement et m’accepta à son service. Je m'installai donc chez lui en emmenant avec moi les vaches et les brebis que j’avais acquises grâce à mon travail. Lorsqu’il fut sur le point de mourir, je lui demandai :

"À qui me recommandes-tu ô mon père ?" - "Ô mon fils ! Je ne vois personne ayant les qualités que tu recherches mais je sais qu’un Prophète va apparaître, prêchant la religion d'Ibrâhîm. Son avènement est imminent. Il sortira du pays des Arabes et émigrera vers une terre plantée de palmiers située entre deux zones couvertes de pierres volcaniques.

Cet homme possède des signes particuliers par lesquels tu peux le reconnaître. Il refuse les aumônes mais accepte les cadeaux. Entre ses épaules, se trouve le sceau de la Prophétie. Si tu le vois, tu le reconnaîtras aisément. Si tu trouves le moyen de rejoindre ce pays, n'hésite pas."

Après la mort de ce moine, je demeurai à `Ammuriya jusqu’à l’arrivée de négociants arabes de la tribu des Kahb en Arabie. Je suis allé les voir en leur proposant de m’emmener en Arabie en échange des vaches et brebis que j’avais avec moi. Ils acceptèrent ma proposition et je partis avec eux. Or, en cours de route, ils trahirent leurs engagements et me vendirent à un juif de Wâdi Al-Qurâ. Je restai chez lui jusqu’à ce qu’un de ses cousins des Banû Qurayda vienne lui rendre visite et m’achète pour me prendre à son service. C’est ainsi que je parvins à Médine.

L’homme qui m’avait acheté possédait une palmeraie à Yathrib. J’étais chargé de son entretien. Un jour, alors que j'étais sur le sommet d’un palmier, j’entendis mon maître, assis dans le jardin, discuter avec un de ses cousins. Ce dernier lui disait : "Maudits soient les Banû Qâhila - les Aws et les Khazraj - : ils se sont rassemblés à Quba autour d’un homme venu de la Mecque qui prétend être Prophète..." En écoutant ces paroles, je me mis à trembler et faillis tomber sur mon maître assis sous le palmier. Je descendis précipitamment de l’arbre en demandant à l’homme de répéter ce qu’il venait de dire. Mon audace déplut à mon maître qui me donna un coup de poing en me disant : "Ceci ne te concerne pas, retourne à ton travail".

Je remontai sur le palmier et repris mon travail. Le soir venu, je pris avec moi une quantité de dattes que j’avais pu économiser et je partis à la recherche du Messager d’Allah. Arrivé à Qubâ où celui-ci s’était établi, je le trouvai avec un groupe de ses compagnons. Je me suis adressé à lui en ces termes : "J’ai appris que tu étais un saint homme et que tes compagnons sont étrangers à cette ville et ont besoin d’aide. Voici de la nourriture que j'envisageais de donner en aumône, je crois que vous en avez besoin plus que d’autres.".

Le Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) avança le sac de dattes vers ses compagnons  et leur dit : "Mangez." Quant à lui, il s’abstint de manger. Voyant cela, je me suis dit : "Voilà un premier signe. » Après son déplacement de Qubâ à Médine, je revins voir le Messager d’Allah en apportant avec moi une autre quantité de dattes que j’avais économisées sur mes parts. Je lui dis : "J’ai remarqué que tu ne mangeais pas les aumônes. C’est pourquoi je t’ai apporté cette quantité de dattes comme cadeau." Il en mangea cette fois-ci et invita ses compagnons  à en faire de même. Je fus réjoui par ce geste et me suis dit : "Par Dieu, il mange ce qui lui est offert comme cadeau. C’est le deuxième signe.".

Quelque temps après, je revins le voir alors qu’il était à Al-Baqî` pour l’enterrement d’un de ses compagnons. Je le vis assis, drapé de deux manteaux, au milieu de ses compagnons. Je le saluai et il me rendit mon salut. Je me mis alors à regarder le haut de son dos, dans l’espoir de voir le sceau de la prophétie, ce qui attira son attention. Devinant ma pensée, il ôta l’un de ses manteaux, et je vis entre ses épaules le fameux Sceau de la Prophétie, tel que décrit par le vieux moine. Je l’entourai de mes bras et l’embrassai en pleurant. Il m’invita à m’asseoir et me demanda de lui relater les péripéties vécues avant ma venue à Médine. À la fin de mon récit, il me souhaita la bienvenue et m'accueillit parmi ses compagnons.

À partir de ce jour, je devins un des familiers des cercles d’enseignement du Messager d’Allah. Je ne le quittai plus. Cependant, n’étant pas encore affranchi de l’esclavage, je ne pus assister aux batailles de Badr et de Uhud. Plus tard, l’Envoyé de Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) et ses compagnons  m’aidèrent à m’affranchir de mon maître en me donnant l'argent nécessaire pour cela. »

 

Telle fut la quête passionnée de ce compagnon pour la vérité, une quête qui trouvera son aboutissement à Médine où Salmân venait de trouver son maître spirituel. II ne quittait plus l’entourage du Messager Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui), maintenant qu’il avait trouvé ce qu’il cherchait depuis longtemps, depuis qu’il avait tout abandonné dans ce bas monde pour écouter les appels de la vérité et suivre la quête de son âme.

À Médine, il sera le compagnon inséparable d’Abû Ad-Dardâ, un autre disciple du Prophète Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui). Il habitera chez lui et partagera avec lui sa vie sobre et ascétique. Les deux hommes étaient célèbres pour leur détachement des plaisirs de ce monde et leur piété. Un jour, Salmân reprocha à Abû Ad-Dardâ son excès de mortification, celui-ci priait la nuit et jeûnait le jour. Il essaya de lui faire rompre son jeûne, mais en vain. Abû Ad-Dardâ s’en défendit en ces termes :

« Voudrais-tu m’interdire de jeûner et d’adorer mon Seigneur ? »Salmân lui répondit par une parole du Prophète Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) : « Tes yeux ont un droit sur toi de même que ton épouse. Jeûne et mange. Prie la nuit et dors. »

Apprenant cela, le Messager d’Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) dira : « Salmân a fait preuve de plus de perspicacité. » Salmân Al-Fârisî était très aimé et estimé de l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) qui le considérait comme un membre à part entière de sa propre famille. Un jour, en effet, alors que les Ansârs et les Muhâjirîn revendiquaient les uns et les autres l’appartenance de Salmân à leur communauté, le Messager d’Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) s’adressa à eux en ces termes :

« Salmân fait partie de notre famille. »

 Salmân Al-Fârisî était devenu un des compagnons les plus proches du Messager d’Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui). Son statut d’étranger et de pauvre l’avait amené à se rapprocher de plus en plus du Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) qu’il quittait rarement. C’est ainsi qu’il faisait partie des gens de la Sufa (ahl as-suffa), ces pauvres parmi les musulmans qui habitaient une aile de la mosquée et passaient leur temps dans l’adoration du Seigneur. Le Messager d’Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) pourvoyait aux besoins de ces hommes parmi lesquels se trouvait notre illustre Salmân Al-Fârisî.

Mais celui-ci n’était pas qu’un adorateur tourné vers la méditation, c’était aussi un homme d’action doué de surcroît d'une très grande intelligence en matière de stratégie militaire. Lors de la fameuse bataille des tranchées, il donnera un magistral aperçu de son génie et de sa tactique inconnue jusque-là chez les Arabes.

Ce jour-là, plus de 20.000 infidèles issus des tribus de Quraysh et de Ghatafân, et dirigés par Abû Sufyân et `Uyayna Ibn Hisn, marchèrent sur Médine qu’ils voulurent prendre d’assaut avec la complicité des juifs des Banû Qurayda. Jamais les musulmans ne furent confrontés à un danger d’une si grande ampleur. Ils en furent tellement surpris qu’une grande frayeur s’empara d’eux et ils en arrivèrent à succomber au désespoir. Le Coran nous a dépeint cette scène en ces termes :

{Quand ils vous vinrent d’en haut et d’en bas (de toutes parts), et que les regards étaient troublés et les cœurs remontaient aux gorges, et vous faisiez sur Allah toutes sortes de suppositions. Les croyants furent alors éprouvés et secoués d’une dure secousse.} [Sourate 33 - Versets 10-11]

 

Cette expédition des « coalisés » comme l’appela le Coran, visait la neutralisation définitive du sanctuaire médinois avant que celui-ci ne se fortifie et ne propage l’islam dans la péninsule arabique. Pour arriver à ce but, les tribus arabes ameutèrent tous ceux qui étaient en mesure de combattre et qui avaient un compte à régler avec cette religion qui venait menacer leurs croyances et leurs intérêts. Les juifs des Banû Qurayda établis à Médine participèrent à ce complot en prenant sur eux la tâche perfide d’attaquer les musulmans de l’intérieur. Le Messager Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) rassembla alors ses compagnons  et se concerta avec eux sur l’attitude à adopter en ces circonstances exceptionnelles. La décision fut prise à l’unanimité de résister aux coalisés et de soutenir leur siège. Mais comment ? Et avec quels moyens ? La question taraudait l’esprit du Messager Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) et de ses compagnons. Il est vrai que c’était la première fois que les musulmans se trouvaient confrontés à un siège.

D’habitude, les batailles se déroulaient en plein air avec l’avantage qu’avaient les deux adversaires de se déployer et de se mouvoir comme bon leur semblait :

Là, un seul adversaire pouvait se permettre ce luxe. Quant à l’autre, il n’avait d’autre choix que de se trouver acculé à se défendre. Alors que le Messager Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) réfléchissait aux moyens à entreprendre pour défendre la ville, un homme à la taille longue et aux cheveux touffus se présenta à lui et lui dit :

« Ô Messager d’Allah! La ville est bien protégée sauf certains endroits par où l’ennemi peut s’infiltrer et nous surprendre. Je crois qu’il serait plus prudent que nous creusions des tranchées en ces endroits afin d'empêcher les assaillants d’arriver jusqu’à nous. C’est ainsi qu’on faisait chez nous en Perse. »

Le Messager Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) approuva cette idée très lumineuse et donna l’ordre de la mettre en œuvre. Aussitôt, les musulmans se mirent à creuser avec un enthousiasme et une volonté extraordinaires. L’homme en question n’était autre que notre compagnon Salmân Al-Fârisî. L’idée qu’il proposa au Prophète d’Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) était inconnue jusque là chez les Arabes. Elle allait surprendre les coalisés et les désarçonner en les obligeant à abandonner leur funeste projet.

Les compagnons se mirent donc à creuser des tranchées afin de dissuader les ennemis d’attaquer leur ville. Le Messager Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) lui-même se mit à la tâche. Au cours des travaux, certains compagnons découvrirent une roche épaisse et dure qui les empêchait de creuser davantage. Ils tentèrent de la casser mais sans succès. Celle-ci semblait très solide. Salmân s’en alla voir le Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) pour lui demander l’autorisation de contourner cet obstacle un peu plus loin.

L’Envoyé Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) retourna avec son compagnon vers l’endroit indiqué et jeta un coup d’œil sur là roche. Il se fit apporter ensuite une pioche et demanda à ses compagnons de s’éloigner des éventuels éclats qui pouvaient s’en dégager.

Il saisit alors la pioche de ses deux mains bénies, prononça le nom d’Allah et donna un grand coup sur la roche qui se fissura et dégagea des étincelles, ainsi qu’une vive lumière qui se propagea à l’horizon. Salmân témoignera qu’il a vu cette lumière éclairer les extrémités de Médine et le Messager Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) de s’écrier :

« Allah est grand ! On m’a donné Les clefs de la Perse. Je viens de voir les palais de Hirâ et les villes de Chosroês éclairés et ma communauté conquérante. »

Il donna un autre coup de pioche et la roche se fissura davantage. Une autre lumière s’en dégagea et se propagea à l'horizon. Le Messager Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) s’écria de nouveau :

« Allah est grand ! On m’a donné les clefs de l’empire byzantin. Je viens de voir les palais muges éclairés et ma communauté conquérante. »

Au troisième coup, la roche s’effrita et une lumière très vive s’en dégagea, suscitant les cris de louange et de bénédictions des musulmans. Le Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) les informa qu’il venait de voir les palais de Damas, de Sanaa et de l'Abyssinie éclairés et sa communauté conquérante. Les musulmans, ajoutera Salmân, crièrent avec une grande ferveur :

« Voilà ce que nous a promis Allah ainsi que Son Messager. Allah et Son Messager tiennent parole. »

Notre compagnon Salmân vivra longtemps. Il verra l’Islam conquérir l’empire perse, les possessions byzantines en Égypte et en Syrie et porter l’étendard du Tawhîd (l’Unicité Divine) dans toutes les contrées du monde. Mieux encore, il sera lui-même le gouverneur d’Al-Madyan, une ville de l’empire perse.

Mais n’anticipons pas les choses et restons encore à Médine où les musulmans venaient de terminer de creuser les tranchées. En arrivant devant la ville qu’ils voulaient prendre d’assaut, les coalisés restèrent figés en voyant ce moyen de défense inconnu jusque-là parmi les Arabes.

Ils avaient beau essayé de trouver une faille dans le système de défense de la ville, mais en vain, d’autant plus que les juifs des Banû Qurayda, sur lesquels ils comptaient pour les aider de l’intérieur, avaient fini par se désister.

Alors, en désespoir de cause, après un mois de siège, et une nuit de violente tempête qui souleva leurs tentes et dispersa leurs hommes et leurs montures, Abû Sufyân et `Uyayna Ibn Hisn, les deux chefs de l’expédition, décidèrent de lever le siège et de retourner à la Mecque, le profil bas et l’arrogance écorchée.

Après la mort de l’Envoyé Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui), Salmân fut l’objet du respect et de la considération de tous les califes. Sous le califat de `Umar, on lui confia le poste de gouverneur d’Al-Madyan dans la province de Perse qu’il connaissait si bien, puisqu’il en était originaire. Mais cette fonction officielle n’était pas pour plaire à Salmân à qui le Messager Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) avait appris à mépriser ce bas monde et à ne pas se laisser tenter par ses ornements. Il refusa donc le poste.

Mais `Umar avait aussi ses raisons. Il ne voulait confier le poste de gouverneur qu’à ceux en qui il avait confiance, c'est-à-dire ceux qui étaient dignes. Il insista donc pour que Salmân accepte ce poste.

Hishâm Ibn Hassan rapporte que le salaire de Salmân était de cinq mille dirhams, mais celui-ci n’en prenait rien et préférait manger les fruits de son labeur. Mieux encore, il ajouta qu’on le voyait s’adresser à 30.000 personnes, assis sur la moitié d’un drap et portant l’autre comme habit. »

Notre compagnon parlait de lui-même en disant :

« J’achète pour un dirham des joncs, je les tresse, en fais des paniers puis les vends à trois dirhams. Je garde un seul dirham des ventes pour en acheter d’autres joncs, j’en donne un en aumône et je dépense le troisième pour subvenir aux besoins de ma famille. J’aurais toujours agi ainsi, si `Umar ne me l’avait pas interdit. »

Ainsi était Salmân et ainsi l’avait formé l’école du Prophète d’Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui)

Un jour, alors qu’il était toujours gouverneur, il rencontra un voyageur venant de Damas qui portait des sacs contenant des figues et des dattes. Voyant l’aspect très modeste de Salmân, l’homme crut avoir affaire à un portefaix ou à un pauvre soucieux de gagner quelques pièces en portant des charges.

Il appela donc Salmân et lui dit : « Porte-moi ceci.» Salmân s’exécuta sans rien dire. En cours de route, ils rencontrèrent des gens que Salmân connaissait. Il les salua et ceux-ci lui rendirent son salut en ces termes : « Que la paix soit sur toi ô émir. » Le voyageur crut à une plaisanterie, à une méprise ou à toute autre chose, sauf à ce que son porteur soit émir.

Mais au fur et à mesure que les gens saluaient Salmân en l’appelant émir, il sentit un certain gène l’envahir et il devint tout confus. Il comprit alors qu’il avait affaire au gouverneur d’Al-Madyan en personne. Ne sachant comment s'excuser, il pria Salmân de le laisser reprendre sa charge mais celui-ci refusa et insista pour la porter à destination. La piété et l’ascétisme de cet homme étaient tels qu’il était difficile de le dissocier du plus modeste de ses administrés.

C’était un sage parmi les sages, car seuls ceux qui possèdent la sagesse peuvent résister à l’arrogance et à la condescendance qu’induit l’ivresse du pouvoir. `Umar qui avait une bonne connaissance de la nature humaine ne s’y trompa pas en lui confiant la responsabilité de la province d’Al-Madyan. Sous son gouvernement, cette ville nouvellement conquise prospéra et l’Islam s’y propagea à une vitesse extraordinaire. Sa sagesse, sa justice et sa piété y étaient pour beaucoup dans la propagation de l’Islam en Perse.

Et les jours passèrent, notre pieux compagnon, devenu un vénérable vieillard aux cheveux et à la barbe blanchis par le temps, s’apprêtait à rejoindre le bien-aimé Muhammad (paix et bénédiction d’Allah sur lui) et ses compagnons dont l’absence lui pesait. Et pourtant, le voilà qu’il pleurait sur son lit de mort. À Sa`d qui lui demandait les raisons de son chagrin, alors que le Messager Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) est mort satisfait à son égard, il répondit :

« Par Allah, je ne pleure pas parce que je crains la mort ou parce que j’aime la vie. Mais je me suis souvenu de ce que le Messager nous a dit : "Que chacun de vous prenne de la vie ce que prend un voyageur comme provisions." Or, me voilà entouré de toutes ces richesses.»

Sa`d dira : « Je regardai autour de moi et je ne vis qu’une grande écuelle et un récipient pour les ablutions. » Le jour de sa mort, il appela son épouse et lui dit : « Apporte-moi le dépôt que je t’ai confié. » Il s’agissait d’un sac contenant du musc qu’il gardait précieusement depuis de nombreuses années avec l’intention d’en être lavé le jour de sa mort. Elle le lui apporta ainsi qu’un verre d’eau selon ses dernières volontés. Il prit le musc le versa dans le verre d’eau et le mélangea avec son doigt. Ensuite, il tendit le verre à son épouse en lui disant : « Répands le musc autour de moi car je vais recevoir des créatures d’Allah qui ne mangent pas de nourriture mais aiment le parfum. » À la fin, il la pria de fermer la porte et de le laisser seul. À son retour, il était déjà mort. La quête passionnée de cette âme venait de trouver son aboutissement final après un long parcours fait de privations et de sacrifices en ce bas monde.

{Ô toi, âme apaisée, retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée.

Entre donc parmi Mes serviteurs, et entre dans mon paradis.}

[Sourate 90 - Versets 27 à 30]

FIN

BIOGRAPHIE N°2 SUR SALMAN AL FARISI

Le Comité International de Soutien au Dernier des Prophètes, en 6 langues.

http://www.whymuhammad.com/fr/

 

7.Salman le Persan

Par Saleh Al-Saleh, 15 juin 2008

Table des matières

•          Introduction

•          Salman raconte

•          Une religion différente?

•          Son intérêt s’éveille

•          Il se heurte à une résistance

•          L’échappatoire

•          Mais …

•          Son désir de savoir grandit encore

•          Un autre voyage

•          Puis encore un voyage

•          Le grand voyage

•          La soumission exclusive à Allah

•          Et ces nouvelles générations viendront

•          Références

Au nom d’Allah Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Introduction

Toutes les louanges sont dues à Allah; nous Le louons, cherchons secours auprès de Lui et implorons Son pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah, le Très-Haut, contre le mal qui se trouve en nous-mêmes et contre nos mauvaises actions. Quiconque Allah guide, nul ne peut l’égarer; et quiconque Allah égare, nul ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre Dieu digne d’être adoré en dehors d’Allah; Lui seul mérite d’être adoré et rien ni personne ne doit Lui être associé dans l’adoration. Et j’atteste que Mohammed est Son véritable serviteur et messager. Qu’Allah, le Très Élevé, apporte Sa paix et Ses bénédictions à son dernier prophète, Mohammed, à sa bonne et pure famille et à tous ses nobles compagnons.

De nos jours, de nombreuses personnes éprouvent une curiosité envers l’Islam et aimeraient mieux connaître cette religion. Chaque personne ne possède pas les mêmes connaissances sur l’islam. Certaines ont acquis quelques connaissances en lisant un article, un livre ou encore un texte lorsqu’elles étaient à l’école, d’autres ont rencontré des musulmans, visité une mosquée, visionné un documentaire (ou un film), entendu certaines choses aux nouvelles du soir, vécu dans un pays musulman, etc. Pour certaines, c’est « juste une autre religion ». Pour plusieurs, toutefois, c’est devenu une « chose » intéressante à « étudier ». Ce livre s’adresse à toutes ces personnes qui s’interrogent et cherchent des réponses à certaines questions : Qui suis-je? Qui est le véritable Dieu? Quelle est la véritable voie menant au salut? Est-ce l’islam? Si je deviens musulman(e), quel impact cela aura-t-il dans ma vie, sur ma famille et sur la société en général?

Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui réalisent que les progrès de nos sociétés ont provoqué un vide spirituel qui, à son tour, a amené divers problèmes sociaux, économiques, politiques et psychologiques. C’est pourquoi ces gens qui disaient naguère « profitons de la vie au maximum » ou « laissez-nous tranquilles avec vos histoires de religion » sont toujours en quête de vérité et se posent des questions similaires à celles posées dans le paragraphe précédent. Cela parce que la nature innée de l’homme reconnaît le bien et le mal, la vérité et le mensonge. Cette nature, lorsque non corrompue, reconnaît que les attributs de Dieu sont vrais, uniques et parfaits; elle ne se sent pas à l’aise lorsque les attributs de Dieu sont dénigrés ni lorsqu’on attribue au Créateur des caractéristiques humaines. Elle reconnaît qu’il ne peut exister plus d’un seul et unique Dieu véritable et par conséquent, il ne peut y avoir qu’une seule et unique religion agréée par Lui. Il ne demande pas à une partie de l’humanité de n’adorer que Lui sans rien Lui associer tout en demandant à une autre partie d’adorer Jésus (que la paix soit sur lui), Bouddha, le feu, la lumière, Krishna, Joseph Smith, le soleil, la lune, Khomeini, Rama, les prophètes, Élijah, Farakhan, la croix, les arbres, les triangles, les saints, les prêtres, les moines, etc.

Tout, en dehors d’Allah, est une chose ou un être créé. Ces choses et ces êtres sont donc imparfaits. Et ils ont besoin d’Allah, alors qu’Allah Se suffit à Lui-même. Il est le Premier, rien ne l’a précédé; et Il est le Dernier, car tout connaîtra une fin à part Lui, l’Éternel. C’est vers Lui que nous retournerons tous. Il n’engendre pas et n’a pas été engendré. Aucun homme ne L’a nommé; Il S’est Lui-même nommé Allah, ce qui signifie « le seul véritable Dieu qui soit digne d’être adoré ». Il n’est pas un Dieu appartenant à une tribu ou à un pays; Il est le Créateur de toute chose. C’est pourquoi Il mérite que nous nous soumettions à Lui exclusivement. Et c’est cette soumission qu’Il a appelée islam.

L’homme est devenu confus en matière de religion parce que des gens se sont mis à adorer des choses ou des êtres créés en dehors d’Allah ou parallèlement à Lui. Dans le dernier message révélé à l’humanité, c’est-à-dire le Coran, Allah explique clairement la raison d’être de l’existence de l’homme en ce monde. Extérieurement [i.e. dans ses gestes quotidiens] et intérieurement [i.e. dans ses croyances profondes], l’homme est appelé à vivre en suivant la voie d’Allah. C’est là la signification de l’adoration en islam et c’est la raison pour laquelle nous avons été créés. Certaines personnes reconnaissent Allah comme le seul Dieu digne d’être adoré, mais refusent de se conformer à Ses commandements. Leur mode de vie diffère donc de celui de l’islam et ils ne doivent pas être pris comme exemples pour juger l’islam. L’islam est parfait tandis que l’homme ne l’est pas. C’est pourquoi le Coran invite les gens à réfléchir et à étudier la religion.

L’objectif de ce livre est d’appeler les gens à trouver leur salut en considérant l’exemple de Salman al-Farisi, le Persan, dont la longue quête de vérité est bien connue dans l’histoire de l’islam. Pourquoi pas? Nous savons que l’air que nous respirons ne nous appartient pas, que nous ne nous sommes pas créés nous-mêmes et que nous n’avons rien créé non plus; il est donc normal de chercher à en savoir plus sur Dieu (Allah), Celui qui nous a créés, qui nous a donné la vie et qui, un jour, nous rappellera vers Lui. Ce jour-là, nous connaîtrons soit la félicité éternelle, soit un tourment éternel.

L’histoire de Salman

Salman raconte

Nul ne peut raconter l’histoire de Salman (qu’Allah soit miséricordieux avec lui) mieux que Salman lui-même. Il a raconté son histoire à l’un des compagnons et proche parent du prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), Abdoullah ibn Abbas.

Salman raconte :

« J’étais un Persan de la tribu d’Isfahan, d’une ville connue sous le nom de Jayi. Mon père était le chef de cette ville. À ses yeux, j’étais la plus précieuse créature d’Allah.

[Cela indique une bonne disposition du fils envers son père. Aussi, Salman utilise le véritable nom de Dieu, i.e. Allah. Allah est le nom qu’ont utilisé tous les prophètes et messagers, incluant Jésus (que la paix soit sur lui), qui utilisait ce nom en araméen.]

Il m’aimait tant qu’il finit par me faire confiance pour surveiller le feu qu’il allumait régulièrement et qui jamais ne devait s’éteindre.

Une religion différente?

Mon père possédait un dayi’ah, c’est-à-dire un immense domaine comprenant des terres arables. Un jour qu’il était occupé, il me demanda d’aller inspecter son dayi’ah et d’en rapporter certaines choses dont il avait besoin. En chemin, je croisai une église chrétienne et j’entendis des gens prier à l’intérieur. Je n’avais aucune idée des choses de la vie et des différentes personnes qui peuplaient mon pays, car mon père me confinait le plus souvent à la maison. Lorsque j’entendis, donc, les voix de ces gens, j’entrai dans l’église pour voir ce qu’ils faisaient.

Son intérêt s’éveille

Lorsque je les vis, j’aimai tout de suite leur façon de prier et cela éveilla mon intérêt envers leur religion. Je me dis en moi-même : « Par Allah, cette religion est meilleure que la nôtre. »

[Il prit le temps de s’informer sur cette religion qu’il croyait, à ce moment, être la bonne. Un cœur empli de bonté, d’ouverture et de patience est nécessaire à un individu pour qu’il se libère de pensées telles que : « Ouais, je vais peut-être m’informer là-dessus, mais je suis un peu occupé en ce moment… ». La mort peut frapper à la porte d’une personne plus tôt que prévu...]

Je m’arrêtai là et n’allai pas inspecter le domaine de mon père, tel qu’il me l’avait demandé. Je demandai aux gens de l’église : « Quelle est l’origine de cette religion? ».

[ Chercher à connaître l’origine. Voilà un exemple à suivre pour ceux qui sont en quête de vérité. L’origine, l’essence, voilà des termes à prendre en considération. Quelle est l’origine de l’islam et quelle est son essence? L’islam provient d’Allah, le Créateur, le seul véritable Dieu (Unique), et son essence est la soumission à Allah, le Digne de louanges, le Très-Haut.]

Ils répondirent : « Elle vient d’ash-Shaam ». Je retournai chez mon père qui déjà s’inquiétait et avait envoyé quelqu’un à ma recherche. Lorsque j’arrivai, il me dit : « Ô mon fils! Où étais-tu? Ne t’avais-je pas confié une tâche? » Je dis : « J’ai trouvé sur mon chemin des gens qui priaient dans une église et j’ai aimé ce que j’ai vu et entendu de leur religion. Par Allah, je suis resté avec eux jusqu’au coucher du soleil. »

[Remarquable honnêteté de la part d’un fils qui sait à quel point son père est attaché à sa propre religion. Ce genre d’ouverture est nécessaire à celui ou celle qui cherche la vérité.]

Il se heurte à une résistance

Mon père dit : « Ô mon fils! Il n’y a rien de bon dans cette religion. La religion de ton père et de tes ancêtres est meilleure. »

[Tel est le raisonnement de ceux qui suivent aveuglément les autres en matière de foi. Cela n’est pas sans rappeler les paroles d’Allah :]

« Ceux qui ne croient pas disent : « N’écoutez pas ce Coran! »(Coran 41:26)

« Nos ancêtres suivaient une certaine religion et nous nous guidons sur leurs pas. » (Coran .43:22)

« Nous suivons plutôt ce que suivaient nos ancêtres. »(Coran 3I:21)

« Jamais nous n’avons entendu parler de cela chez nos ancêtres.»(Coran 28:36)

[Plusieurs personnes qui se sont converties à l’islam ont entendu les mêmes arguments de la part des gens de leur entourage. « Abandonneras-tu la religion de tes parents et de tes ancêtres? » Et souvent, les parents et la famille élargie se liguent contre le nouveau converti, leur opposition se manifestant parfois uniquement par des paroles, d’autres fois par de l’ostracisme et, plus rarement, par des menaces de toutes sortes. Toutefois, il existe des cas où les parents demeurent neutres ou même acceptent la conversion.]

Salman poursuit :

Je répondis : « Non, par Allah : cette religion est meilleure que la nôtre. »

[Il aimait profondément son père, mais plutôt que de le flatter, il préférait lui dire la vérité, sans compromis. Quelle fut la réponse de son père?]

Salman dit :

Il me menaça, m’enchaîna par un pied et m’emprisonna dans sa maison.

[Un père qui torture son fils tant aimé pour l’empêcher de chercher une vérité autre que la sienne. De nombreux prophètes ont vu les membres de leur famille s’opposer à eux et les maltraiter pour avoir rejeté la « tradition ». Mais Salman abandonna-t-il sa quête pour autant?]

L’échappatoire

Salman poursuit :

Je me débrouillai pour envoyer une missive aux chrétiens leur demandant de me faire connaître l’arrivée de toute caravane commerciale chrétienne en provenance du Shaam. Une caravane arriva finalement et j’en fus informé. Je demandai aux chrétiens de me faire connaître le moment où ces commerçants en auraient terminé avec leurs affaires et où ils seraient sur le point de retourner chez eux. Lorsque je reçus l’information, je me libérai de mes chaînes et je me sauvai dans la région du Shaam avec la caravane.

[ Il ne s’abandonna donc pas au traitement injuste de son père. Il savait qu’il devait faire tout son possible pour trouver la vérité, ce qui allait l’amener, plus tard, à trouver l’unique et ultime vérité sur son Créateur, Allah.]

« Quant à ceux qui luttent pour Nous, Nous les guiderons certainement sur Nos sentiers. Et en vérité, Dieu est toujours avec les bienfaisants. »(Coran 29:69)

[Salman avait pris une décision et entrepris le voyage malgré une certaine appréhension à se retrouver en terre lointaine et inconnue. Mais Allah, le Très-Haut, connaissant sa sincérité, l’aida en lui faisant trouver facilement quelqu’un prêt à le conduire jusqu’au Shaam.]

Mais…

Arrivé dans la région du Shaam, je demandai : « Qui est la meilleure personne fidèle à cette religion qui est la vôtre? »

[Salman tient à connaître la vérité et vise haut. Il cherche à rencontrer les meilleures personnes. Pourquoi pas? Ne cherche-t-il pas à connaître la vérité, après tout?]

On me répondit : « L’évêque. Il est à l’église. » J’allai le voir et lui dis : « J’aime votre religion et j’aimerais demeurer avec vous, dans cette église, à votre service; j’aimerais apprendre de vous et prier avec vous. »

[Salman avait compris que le savoir s’acquiert en compagnie des gens de savoir. En retour, il offrait d’être au service de l’évêque. L’humilité de ceux qui cherchent la vérité les rapproche de cette dernière. Le contraire de l’humilité est l’arrogance. Certaines personnes voient clairement la vérité, mais leur arrogance les en éloigne et les mène à leur propre destruction.]

« Et bien qu’au fond d’eux-mêmes ils fussent convaincus de (Nos signes), ils les rejetèrent injustement et orgueilleusement. » (Coran 27:14)

[Les richesses, le statut social, etc, ne doit pas empêcher une personne de chercher la vérité. Car ces choses sont éphémères et chaque personne se retrouvera dans une tombe, un jour, avec rien d’autre que ses actions, bonnes et mauvaises. Ces actions sont celles du cœur (croyance), et celles de la langue et du corps, qui sont les manifestations des actions du cœur. Me suis-je soumis à mon Créateur? Ai-je vécu en conformité avec Ses commandements tels qu’expliqués par le Coran et par les enseignements du dernier messager, le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui)? Voilà ce qui comptera réellement au jour de la Rétribution.]

« … le jour où ni ses biens ni ses enfants ne seront d’aucune utilité (à l’homme), et où seul se réjouira celui qui viendra à Dieu avec un cœur pur. »(Coran 26:88-89)]

Il répondit : « D’accord, tu peux rester avec moi. » Alors je me joignis à lui.

Après un moment, Salman commença à connaître l’évêque. Il s’avéra être un homme mauvais qui n’ordonnait aux gens de donner en charité que pour en profiter lui-même sans jamais rien donner aux pauvres. Salman découvrit qu’il avait ainsi rempli sept jarres de pièces d’or et d’argent!

[Voilà un exemple de personne corrompue et malfaisante, hypocrite et grossière, comme il y en a eu à toutes les époques et dans toutes les contrées. Mais cela découragea-t-il Salman dans sa quête? Non. Il poursuivit sa quête et jamais il ne se détourna de la religion.]

Voyant ce qu’il faisait, je le détestai profondément pour cela.

[Mais sa haine de l’évêque ne le détourna pas de son but premier, qui était de trouver la vérité. Allah, le Très-Haut, le guida à cause de sa sincérité.]

Salman poursuit :

L’évêque mourut. Les chrétiens se rassemblèrent pour l’enterrer. Je leur dis qu’il avait été un homme mauvais qui ne les avait poussés à donner en charité que pour en profiter lui-même sans jamais rien donner aux pauvres. Ils dirent : « Comment sais-tu cela? » Je dis : « Je peux vous montrer son trésor. » Ils dirent : « Oui, montre-nous. » Je leur montrai l’endroit et ils y trouvèrent sept jarres pleines d’or et d’argent. En voyant cela, ils dirent : « Par Allah, nous ne l’enterrerons pas! ». Alors ils le crucifièrent et lapidèrent son corps.

Son désir de savoir grandit encore

Salman dit :

Ils remplacèrent l’évêque. Jamais je ne rencontrai d’homme meilleur que ce nouvel évêque parmi ceux qui ne prient pas cinq fois par jour, ni d’homme plus détaché des choses de ce monde et plus attaché à l’au-delà. Et jamais je ne rencontrai de personne plus engagée que lui, qui travaillait sans relâche de jour comme de nuit. Je l’aimai plus que tout ceux que j’avais aimés jusqu’alors.

[Il y a cinq prières quotidiennes obligatoires, en islam. Allah a enseigné au prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) la façon de les accomplir, de même que leurs heures respectives. Ce sont des prières différentes de celles accomplies par les fidèles des autres religions. La prière constitue le fondement de l’islam. Si elle est accomplie comme le Prophète l’a enseignée, elle purifie celui/celle qui la fait des péchés qu’il/elle commet durant la journée.] (Ribaat : Cher Chrétiens, je vous conseil fortement l’Evangile de Barnabé vous lirez les moments ou Jésus et ses Apôtres Priez, ainsi que l’Annonce de bonnes nouvelles et surtout toute la Vérité sur son compte, sur Mohammed, et Allah :

-           http://islammedia.free.fr/livres/35_evangile_de_Barnabe.pdf

-          http://islammedia.free.fr/Pages/barnabe.html

-          http://www.aimer-jesus.com/evangile_barnabe_texte.php

Je demeurai avec lui quelque temps. Lorsqu’il devint mourant, je lui dis : « Ô (untel) : je suis resté avec toi et je t’ai aimé plus que tous ceux que j’ai aimés par le passé. Le décret d’Allah se rapproche maintenant de toi; qui donc me recommandes-tu et qu’aimerais-tu me conseiller?»

[Salman ne perd pas de vue la nécessité de rencontrer des gens de savoir. Son désir de connaître la vérité est ferme et grandit sans cesse.]

L’évêque dit : « Par Allah, les gens courent à leur perte; ils ont altéré et corrompu leur religion. Je ne connais personne qui suive fidèlement la voie que je suis à part un homme de la région d’al-Moosil. Va le trouver. » Et il me donna son nom.

 

Suite page suivant,

LES COMPAGNONS DU PROPHETE MOHAMMED SAW (5):

« Salman Al-Farisi (raa) -fait partie de notre Famille- a dit le Prophète »

(2/2)

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  • : LE NOUVEL ORDRE MONDIAL ILLUMINATI / DEPUIS JANVIER 2010
  • LE NOUVEL ORDRE MONDIAL ILLUMINATI / DEPUIS JANVIER 2010
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