DEPUIS JANVIER 2010 LES MOUDJAHIDIN (113): Les partisans du Tahwid (Unicité de Allah) aiguisent le sabre du Jihad sur la tête des menteurs 1/5 - Jésuites/Juifs noachides, Illuminati, Franc-maçons, Satanisme
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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 14:12

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux


LES MOUDJAHIDIN (113):

Les partisans du Tahwid (Unicité de Allah) aiguisent le sabre du Jihad sur la tête des menteurs 1/5

 

LES MOUDJAHIDIN JUSQU'A LA FIN DES TEMPS

   ----------o LES MOUDJAHIDIN JUSQUE LA FIN DES TEMPS o----------

Livre du Frère Abou Ishaq Saif Al Masloul

 

01 Janvier 2007

 

« Ansar al Tawhid, yassinouna saif al Jihad, ‘ala ro’oussi al kadhibin »

 

« Les partisans du Tahwid (Unicité de Allah) aiguisent le sabre du Jihad sur la tête des menteurs »

 

PARTIE 1 SUR 5

 

Citation d’un Frère :

 

Au nom de Dieu, le miséricordieux, le tout miséricordieux

 

Ibn ‘Abbas rapporte que le Messager de Allah a dit : « Quel Beau présent est-ce, une parole de vérité que tu entends, rapportes a ton frère musulman et la lui apprend ».

(Rapporte par At Tabarani)

 

Le prince des croyants Omar ibn Al Khattab a dit : j’ai entendue le messager de Dieu dire « Les actions ne valent que par les intentions. Et chacun sera tenue compte de ses intentions… » (Rapporte par Boukhari et Mouslim)

 

Un frère, s’appuyant sur ces deux hadiths, a voulut rédiger un exposé détaillé afin de rétablir la vérité sur l’obligation inconditionnelle du Jihad Défensif dans notre temps. Cet analyse a le mérite de procéder a une étude qui se veut complète du sujet, a la lumière du Coran et de la Sunna, mais aussi a travers le champ d’étude de l’histoire et de la géopolitique : champs d’études souvent délaissées du a la fausse perception « profane » qu’en ont certains.

 

Son but est de démontrer que la majeure partie des arguments prétendument islamiques pour ne pas reconnaitre la légalité de ce Jihad n’est issue que d’une manipulation d’origine purement politicienne subordonnée au bon vouloir d’un seul état : l’Arabie Saoudite.

 

Ce frère, voyant que même les plus extrémistes dans cette démarche trompeuse, n’arrivent plus a fabriquer d’argumentation capable de résister a la clarté des événements tragiques qui secouent le monde islamique, espère que cet humble travail éclaircira encore plus la masse des musulmans francophones avides de vérité et surtout avides de mieux comprendre les enjeux complexes du monde dans lequel ils vivent : a travers les positions authentiques de l’Islam, ses vérités historiques, mais aussi, les mensonges et les manipulations sournoises…

 

Allah le Dieu Unique dit :

 

« Si vous ne vous lancez pas au combat, il vous châtiera d’un châtiment douloureux et vous remplacera par un autre peuple » (Coran : Sourate 9 verset 39) 

 

Le Messager de Allah (paix et bénédiction de Allah sur lui) a dit : « Une nation n’abandonne pas le Jihad dans le chemin d’Allah sans être Humilié » (Hadith, Sunan Abou Daoud).

 

Fin Citation

 

SOMMAIRE

 

INTRODUCTION

 

1/ Le positionnement des adeptes du Hizb « Salafi » face aux interrogations des questionneurs.

2/ Conditions de ce pseudo Salafiya.

 

I) REFUTATION DE LA CONDITION MATERIELLE ET HUMAINE POUR REALISER LE JIHAD DEFENSIF

 

- A. Eclaircissement sur ce pseudo condition à la lumière des sources authentiques.

1/ Al Qu’ran Al Karim

2/ La Tradition Prophétique (As Sunna) :

a) La bataille du siège des coalisés

b) La bataille de Muta

3/ Ijma’ Al ‘Oulama

 

- B. Eclaircissement sur ce pseudo condition à la lumière d’arguments historiques.

1/ Les Conflits aux rapports de forces déséquilibrés : 

a) la guerre d’Algérie (1954-1962)

b) La guerre du Vietnam (1964-1973)

c) La guerre d’Afghanistan (1979-1989)

2/ Critique de la pensée défaitiste

 

II) REFUTATION DE LA CONDITION DE LA ‘AQUIDA PURIFIEE POUR REALISER LE JIHAD DEFENSIF

 

- A. ‘Aquida et Jihad :

1/ Pas de Jihad s’il s’agit de combattre avec des musulmans innovateurs ?

2/ Pas de Jihad s’il s’agit de défendre des musulmans innovateurs ? :

- B. Le Jihad comme moyen de purification des ‘aquida.

- C. Le Jihad Défensif comme moyen de protection et de sauvegarde de l’Islamité des peuples sous occupation.

- D. Eclaircissement sur les ambiguïtés utilisées par les cœurs malades.

1/ Ambiguïté n°1 : concernant la ‘aquida des Moudjahidin

2/ Ambiguïté n° 2 : Jihad An Nafs ou Jihad al Qital ?

 

III) REFUTATION DE LA CONDITION DE L’EMIR POUR REALISER LE JIHAD DEFENSIF

 

- A. Avertissement et précision.

- B. Analyse des ambiguïtés majeures du texte :

1/ Jihad Fard Kifaya/’Ayn et (ou ?) Jihad Individuel/Groupe/Jama’a

2/ Pas de Jihad pour le moment ?

- C. Condition du Khalifa/Emir pour le Jihad Fard ‘Ayn?

1/ Khalifa comme garant du Jihad ? Rappel historique des croisades :

a) Le Cadi de Damas cheikh Al Harawi et le Calife Al Moustazhir-Billah

b) Le Cadi de Tripoli Fakhr Ibn Ammar et le Sultan Malikshah

c) Le Cadi d’Alep Cheikh Al Khachab à Bagdad

2/ Réfutation de la condition de l’Emir/Imam/Khalife

 

IV) CONCENTRE DES PREUVES ISLAMIQUES : LE JIHAD DEFENSIF, SON OBLIGATION IMMEDIATE SANS CONDITIONS

 

- A. L’authentique des preuves concernant le devoir obligatoire et l’inconditionnalité du Jihad défensif : selon le Saint Coran.

- B. L’authentique des preuves concernant le devoir obligatoire et l’inconditionnalité du Jihad défensif : selon la Tradition Prophétique.

- C. L’authentique des preuves concernant le devoir obligatoire et l’inconditionnalité du Jihad défensif : selon le Consensus des Savants.

- D. Vers l’argument décisif.

1/ Fatwas du Cheikh Fawzan

2/ Dévoilement de l’Hypocrisie de l’état saoudien

3/ « Les hypocrites cherchent à tromper Allah, mais Allah retourne leur tromperies (contre eux-mêmes). Coran

 

V) CONCLUSION GENERALE

 

-A Un triste constat.

-B L’évolution de la politique saoudienne, ses incidences sur la da’wa issue de ce pays et sur ses adeptes.

-C Eclaircissement sur le positionnement des partisans du Tawhid, selon le dogme authentique d’Ahl Oul Sunna wa Jama’A.

 

ANNEXE 1

 

ANNEXE 2

 

ANNEXE 3

 


 

 

INTRODUCTION

 

Frère Abou Ishaq Saif Al Masloul, 01 Janvier 2007

Beaucoup savent que la da’wa (prédication) islamique issue du bilad al harameïn (Arabie) depuis l’alliance bénie entre l'Emir Mohammed Ben Saoud (l’ancêtre de la famille Saoud qui 

dirige actuellement l’Arabie dite saoudite), et le Cheikh Mohammed Ibn ‘Abdelwahab , en 1745, fut une da’wa révivificatrice et régénératrice, une magnifique da’wa qui bouleversa profondément, durablement et positivement la nation islamique mondiale, et cela pendant plus de 2 siècles, tous s’accordent aujourd’hui (musulmans et non musulmans) pour dire que le renouveau islamique du 20éme siècle, fut l’un des fruits mûres de cette alliance historique décisive.

 

Malheureusement, peu et pas assez de musulmans savent que les conditions politiques ne sont plus les mêmes, et qu’aujourd’hui le pouvoir saoudien est l’allié le plus ferme des Etats-Unis

d’Amérique, chef du camp mécréant occidental, et, est son plus fidèle soutien dans toutes les affaires politiques, économiques, nationales, régionales et internationales ; alors que l’ancêtre

des Saoud actuels avait mit son épée au service de la plume du cheikh Al Islam, et que l’alliance reposait sur le Tawhid et le Jihad, aujourd’hui se sont les USA qui protègent le trône des Saoud et c’est le pétrole, issues des terres islamiques, qui irriguent les veines de l’économie des pires ennemis de la nation islamique, et accroissant leurs forces.

 

Mettre en garde contre les tentatives de manipulations du dogme authentique de la religion islamique par cet état perfide, qui utilise cette légitimité historico-réligieuse en couverture, est une des entreprises les plus importantes de ce siècle.

 

Car le fruit de l’union illicite, de l’Arabie saoudite et des Etats-Unis, est une nouvelle et dangereuse da’wa, qui s’est incrusté au sein de l’antique et authentique da’wa dont le Cheikh

ibn Abdelwahab fut l’un des révivificateurs, et tout comme un parasite elle s’y est établit, elle

y a grandit, et s’est élevé en assurance, et elle est devenue un hizb (parti/secte) dont la

méthodologie est prédatrice, incisive, et méticuleuse, mettant tout à profit pour se renforcer,

que ce soit les erreurs d’interprétations, fatwas erronés de savants qu’elles exploitent à son

avantage, ou que se soit leurs disparitions pour pouvoir avancer avec encore plus d’aisance, sans risquer de se faire démasquer au grand jour, et tout cela avec sous l’oeil bienveillant,

l’aide et la complicité du gouvernement saoudien et de son mentor/protecteur américain.

 

Patiemment ce hizb a avancé ses pions et ses acteurs, patiemment elle a éduqué et formé des

centaines de talib oul ‘ilm, dont certains sont reconnut désormais comme savant, les

nourrissant d’une nouvelle méthodologie et idéologie, de nouvelles caractéristiques : cette

pseudo da’wa qui se prétend « Salafiya » (1) s’est armé d’un savoir religieux considérable,

malheureusement tout comme un fils indigne poignardant son père nourricier, elle se sert

aujourd’hui, de toute cette science, pour polir les dents pourries et ensanglantées des tawaghits arabes apostats et leurs alliés américains, et plus grave encore, elle s’en sert pour

stigmatiser la vrai da’wa islamique d’Ahl Oul Sunna en la décrivant comme une déviance

erronée de l’Islam.

 

Et ce qu’elle appelle la guerre contre le terrorisme et l’extrémisme est en réalité une

guerre contre les fondements même de la religion islamique, fondements dont le hizb

salafi (2) mourji (3) s’est éloigné, les remplaçants par des ambiguïtés majeures, rendant leur da’wa au yeux des hypocrites laïcs et mécréants, une da’wa « acceptable et honorable ».

 

Et cet ainsi que des milliers de musulmans à travers le monde, sortent de leurs jahiliya

(période d’ignorance), en buvant les paroles de cette pseudo Salafiya, tout comme boit à la

première source d’eau, l’assoiffé qui a traversé le désert : sans se préoccuper des impuretés

qui s’y trouve. Et cela est d’autant plus préoccupant que ce hizb ne forme pas ses adeptes à la

remise en question, la modestie de l’autocritique, ou la simple réflexion personnelle dans un

cadre islamique légale, mais seulement au suivisme aveugle (taqlid) sous le prétexte de

« suivre les savants ». Or c’est avec peine et affliction que nous voyons l’évolution de cette

da’wa qui a pris la forme d’un hizb haineux et ultra sectaire, et nous remarquons que certains

événements de l’actualité international, ont complètement mit en lumière, cette da’wa, qui

s’est engouffrée, parfois dans l’irja le plus extrême et ouvert les portes du taqlid (4), qui permet une soumission absolue et inconditionnelle aux pouvoirs corrompues en place dans le monde musulman, et à leurs alliés mécréants. Cette inféodation des hommes de sciences au pouvoir est inquiétante en toute circonstance : or cela l’est encore plus, si comme nous le voyons aujourd’hui, cet état est un allié ferme et historique des pires ennemis de la nation islamique.

 

Car nous nous interrogeons profondément sur le pouvoir de critique et de l’indépendance des oulémas ainsi que des pressions qu’ils subissent, et de la capacité d’émettre encore des avis juridiques de manière libre surtout dans des affaires qui ont des influences politiques internationales considérables. En sachant que nous respectons certains de ces savants, et que nous faisions seulement la distinction entre eux par leurs degrés de sciences, d’indépendance et d’intégrité, mais nous savons que tous ne sont que des hommes comme tous les hommes : faibles ou forts, craintifs ou courageux, doux ou intransigeants, envers le pouvoir étatique et ses moyens de pressions et de nuisances. Et d’ailleurs, c’est avec inquiétude que nous avons vu les arrestations massives de da’i, de talib al ‘ilm succédant à l’emprisonnement de nos grands chouyoukh, qu’Allah mettent fin à leurs emprisonnement (4).

 

Note :

 

(1). Sur le fait de se dénommer Salafi : Cheikh AbdelAziz Ar Radjihi (Réponse à une question posé le lundi 2 du mois de Rabi' Al Awwal), Cheikh Fawzan (cours sur l'explication d'Al Fatawah Al Hamwiyah du shaykh Al Islam Ibn Taymiyya, prononcé le samedi 21 chawal 1424), dénoncent le fait de se dénommer ainsi, Cheikh Bin Baz énonce que toutes les dénomination sont inutiles, l’important est la ‘aquida et les actes qui en découlent (Madjmou’ Fatawa Mutanawwia, Vol.8, p. 181), Cheikh Otheymine également. On fait croire à beaucoup que ce terme de Salafi a toujours existé, or seul le terme de Salaf, fut utilisé par les savants d’Ahl oul Sunna : l’adjectif Salafi ou Salafiyoun en langue arabe, construit à partir du terme Salaf, est relativement récent, Ibn Taymiya par exemple énonce dans son Majmou’ al Fatawa (4 :149) : « Il n'y a aucune critique pour celui qui se proclame de la voie des Salafs, [et non salafi] qui s'attache à elle et se réfère à elle. Plutôt, il est obligatoire d'accepter cela de lui à l'unanimité parce que la voie des Salafs n'est rien d'autre que la vérité ». Ce Terme de Salafi à été utilisé dès la fin du 19éme et début du 20éme siècle, par des auteurs voulant revivifié l’Islam selon les bases méthodologiques des Salafs Salihs, afin d’actualiser l’ijtihad enfermé dans le taqlid, combattre les innovations et les influence étrangères nocives, l’un d’eux, le syrien Rachid Ridda, dans les années 20 et 30, eut beaucoup d’influence, sur un certain Nassroudine Albani, comme il le dira lui-même, or Albani est justement celui qui avait insisté le plus sur ce terme. Dans sa célèbre réplique au prêcheur ‘Aid Al Qarni, intitulé « J’insiste je suis salafi » il dit : « Cependant, il y a parmi ceux qui prétendent avoir de la science, certaines personnes qui rejettent cela, prétendant qu'il n'y a aucune base pour cela! Et donc ils disent : « il n'est pas permis à un musulman de dire : ' je suis un Salafi. » Donc c’est comme s'ils disaient qu’il n'est pas permis à un musulman de dire : « je suis les Salaf As Salih dans ce sur quoi ils étaient dans la croyance, l'adoration et la méthodologie » Et il n'y a aucun doute qu'un tel rejet - si c'est ce qu'il visait- nécessite que qu’il se détache de l'islam correct ». Mais il dit bien par ce passage qui peut paraître anodin « …un tel rejet si c'est ce qu'il visait… », que si le fait de rejeter le terme Salafi, sans pour autant rejeter le minhaj des Salafs Salih, est fait dans un autre but, comme aujourd’hui celui d’éviter la fitna, le Qila wa Qal, la hizbiyya, le Ta’assoub et le taqlid nuisible au vrai minhaj des Salafs Salih, alors cela est permis, Ainsi même Cheikh Al Albani que certains cite abondamment, n’interdit pas de manière absolu le rejet de cette appellation, cela comme tous ses pairs que nous avons cités précédemment… Et nous insistons sur le fait que l’authentique Minhaj des Salafs Salih est innocent de certaines prises de positions de ceux qui se prétendent aujourd’hui comme salafi…

(2) Sur l’existence de ce hizb salafi, voir le cours de Cheikh Al Otheymine et son explication des 40 hadiths de l’imam An Nawawi, faites à l’université de Uzaynah (été 1421/2000), la déviance de ce hizb dans le Irja’ n’était à l’époque pas aussi flagrante qu’elle l’est aujourd’hui, plus de 6 ans après les paroles du cheikh…

(3) Cheikh Al Maqdissi explique l’Irja dans lequel ils sont tombés et pourquoi nous les nommons ainsi : « Quant au Irja présent chez ceux qui s’affilient à la science et à la prêche, ceux la mêmes qui sont l'objet de notre livre et avec qui nous sommes pas d’accord, en grande majorité, leur erreur n'est pas dans la définition de la foi, ils la définissent au contraire d'une manière correcte, en disant que la Foi est une parole du coeur, une croyance du coeur, et des actes par les membres, ou bien ils disent que la Foi est paroles et actes, et ceci est la parole juste des gens de la Sunna. Mais quand il s’agit d'appliquer cela concrètement dans la réalité, et surtout d'un point de vue scientifique concernant les actes annulatifs de la Foi, tu verras que le point des actes extérieures qu'ils ont pourtant introduit dans la définition de la Foi, est négligé, et voir même exclu. » (Source : Mise en garde pour ceux doués d'intelligence contre les feintes des gens de Tadjahum wa al irja’a)

(4) On nomme cette da’wa taqlidiya, (Taqlid = le fait de suivre passionnément des avis juridiques sans chercher leur degré d’authenticité, car émanant d’une école spécifique ou de certains savants) car elle pousse à suivre aveuglément, sans aucune remise en cause possible, certaines personnalités, même si pourtant, elle reconnaît, en théorie, que nul n’est infaillible alors qu’en pratique il est quasiment hérétique d’émettre des avis existants opposés aux leurs, elle n’accepte pas les paroles de vérités d’autres ou les mises en gardes de leurs erreurs, restant dans la pratique fanatiquement attaché aux personnalités et à leurs avis, alors qu’en théorie toujours, elle énonce bien qu’il faut suivre la seule vérité. Elle est aussi dénommée ainsi car elle s’est approprié le droit exclusif de la nomination de Savant, qu’elle ne reconnaît pas à certaines personnalités alors mêmes qu’ils sont reconnut par leurs éruditions, leurs hauts degrés de sciences, et leurs attachement au dogme d’Ahl oul sunna wa jama’a, conformément à la compréhension et à la méthodologie de nos pieux prédécesseurs.

(5) En Arabie Saoudite, les Cheikhs : Hamoud ‘Oqla Shu’aibi, Souleymane Al Alwane, Nasser Al Fadh, Khodair Al Khodair, Saïd Ibn Uzair, Bishr ibn Fadh Al Bishr, Abu Jandal Az Zahrani, Ahmed Al Khalidi…

 

 

1/ Le positionnement des adeptes de la Pseudo Salafiya face aux interrogations des questionneurs :

 

Et les fruits de ce hizb, qui n’a de Salafi que le nom, se récolte jusqu'au coeur des terres de

mécréance, et nous remarquons que plus elle s’éloigne des terres d’Islam et plus elle se

renforce de l’ignorance de ses adeptes et plus elle gagne en partisan. Pour qui recherche la

science et la vérité, et qui est touché dans son honneur et dans sa chair, par les multiples

invasions et occupations, par les crimes et les humiliations, qui précède l’occidentalisation et

la laïcisation programmée de la nation islamique, rencontrera sûrement, ces individus, sur son chemin. Nous nous n’attarderons pas sur leurs caractéristiques bien connues de tous désormais, mais sur la manière et la méthodologie employés par ceux-ci pour répondre aux injonctions de ceux qui appelle innocemment, comme issue de leur première nature islamique, aux armes et au Jihad, au combat, afin de repousser l’envahisseur. Ainsi le chercheur de vérité obstiné franchira plusieurs étapes, destinés tout simplement à lui mettre des obstacles sur cette route qu’il emprunte, dangereuse pour les forces mécréantes de l’occident et de leurs alliés

hypocrites arabes. Et si le chercheur de vérité n’est pas un novice dans l’Islam, et qu’il a une

connaissance minimum des fondements de sa religion et de son dogme, une connaissance qui

lui permettra tout simplement, sans le moindre effort de sa part, de repousser les premiers

assauts et les premiers échanges, du type des éternels :

 

« Et apprend ta ‘aquida avant….. Et connais tu le tawhid d’abord ?…As tu l’arabe ?

Connais tu sa grammaire et ses règles ?…Sais tu faire tes ablutions et la prière de manière

parfaite…. ».

 

Et nous leurs répondons, mon frère et ma sœur en quête de vérité, que combien même nous

apprenons cela de manière parfaite, les cœurs atteint par cette maladie issue de cette da’wa contagieuse nous répondrons encore par :

 

« …Et as tu lu et appris les 40 Hadiths de Nawawi ? Oussoul thalatha ? Que connais tu du

coran ? …Et le Tajwid … Ya akhi, Ya oukhty, retourne à la science et son étude…… ».

 

Et nous répliquons que la science islamique, qui est en définitive la science universelle, est

aussi vaste que les océans, si vaste que les plus grands de nos savants sont ceux qui au soir de

leurs vies ne se considèrent encore comme de simple étudiant. Ainsi mon frère et ma soeur, si

par malheur pour eux, tu leur réponde, sur cette question du Jihad, en citant maintes exemple

de Sahaba et de Tabi’ine, ou d’autres, qui s’engagèrent pour le Jihad en ayant moins de savoir

et d’acte islamique que d’autres en ont à leur compte, alors la réponse ultime et décisive

tombe, comme les derniers fruits, qui finisse par tombé d’un arbre que l’on a bien secoué. :

 

«.. Le Jihad est une adoration… les actes d’adoration ont leurs conditions…il n’ y a pas de

jihad car les conditions ne sont pas présentes…lisez les avis des savants, car ce sont les

héritiers des prophètes, ont doit suivre leurs avis…Ils ont parlé des conditions… »

 

Ainsi tu tombera peut être, mon frère ou ma soeur, sur les tristes adeptes de cette da’wa,

prévenants à ton égard, certains sincère dans leur ignorance et réellement soucieux de ta

guidance, qui, comme on l’avait fait avant pour eux, reproduiront pour toi, aujourd’hui, la

même procédure, jusque dans les moindres détails, comme issue d’un rituel auquel tout

novice se doit de passer : et cela malgré toute la science que tu pourra acquérir, tu ne saura

être autre chose pour eux qu’un débutant ; ignorant si tu simule la naïveté, ou qui suit sa

hawa (passion) si par les dalils que tu as, tu reste ferme dans tes convictions…Et alors il te

feront lire ces rissala (traités), textes et fatwas en tout genre : reproduits, copiés, collés,

photocopiés, envoyés, imprimés, des milliers de foi, et qui sont présent sur les dizaines de

sites francophones de cette mouvance. Et parmi leurs best seller sur la question du Jihad, tu

pourra lire sûrement la Rissala du cheikh Abdelmalik Ibn Ahmed Ramdani (6) intitulé « Assabil Al Izz Wal Tamkine » ou encore le dialogue du cheikh Al Albani, avec un soi disant

« partisan du Jihad », mais d’autres textes et fatwas existent encore, et ces deux lectures sont

cités précisément, car elle montre parfaitement l’envergure de la manipulation et de la

désinformation et est emblématique de leur méthodologie.

 

Et nous ne nous focaliserons pas, bien entendue, sur les auteurs de ces documents, mais

que sur les preuves et arguments exposés, car se sont celles-ci qui nous préoccupent ici.

Pourtant ces différentes « preuves » ne sont qu’un échantillon de la poudre aux yeux, utilisé par cette da’wa, pour induire en erreur la masse des musulmans, qui imbibée de fraternité, est

désireuse de porter secours aux nôtres. Et malheureusement, pour les adeptes du hizb "salafi"

taqlidi mourji, ces lectures sont amplement suffisantes, comme autant de somnifères pour qui

d’entre eux aurait une once de doute à ce sujet, or pour celui ou celle, qui comme nous,

recherche l’authentique vérité cela ne fait qu’attiser sa volonté de comprendre et d’assouvir sa

soif de savoir. Ces deux rissala, comme toutes leurs autres pseudo-preuves, ont, en effet, le

point commun de donner des conditions au Jihad Al Qital (jihad militaire) en général, il y

incluent sans complexe et sans faire de distinction précise le Jihad Défensif, ainsi ils énoncent

qu’il y a des étapes qu’il faut absolument franchir pour pouvoir prétendre commencer le Jihad

Défensif, qui est celui qui consiste à repousser l’envahisseur non musulman des terres

d’Islam.

 

Note :

 

(6) Nous utilisons « Cheikh » par pur forme, sans lui prêter ici son sens reconnut, Abdelmalik Ramdani n’a en effet qu’un simple niveau de Licence en Shari’a, il office actuellement en Algérie, après avoir étudié en Arabie Saoudite. Nous savons, par expérience, que n’importe quels individus partageant leurs idéologies, est ayant un titre aussi minime, peut être aussitôt érigé en Maître à suivre, alors que des titulaires de doctorats ne partageant pas la leur, passent pour des ignares…Or aujourd’hui, ce même Ramdani, auparavant adulé par les membres de

ce hizb, est boycotté par certains d’entre eux, suite aux luttes intestines entre ces « savants » qui se disputent le contrôle de ce hizb, et leurs places au sein de sa hiérarchie, bien évidemment, sous le prétexte de « Jarh wa Ta’dil », afin de purifier, selon eux, le « bon minhaj de l’erreur et de l’égarement »…

 

2/ Conditions de ce hizb « Salafi » :

 

Nous pouvons les regroupés dans trois grands ensembles, il est a noté que pour ce hizb, ces

trois conditions ne sont pas indépendantes mais nécessaires les trois ensembles et

concomitantes, de plus l’ordre de celles-ci n’est pas immuable et définit de manière explicite,

quoi qu’il en soit, voici les trois types de conditions au Jihad propagés par cette da’wa, qui les

propose aux musulmans comme condition à respecter obligatoirement pour pouvoir

commencer à résister à l’envahisseur et le combattre :

 

1. L’apprentissage de la aquida et de son summum le tawhid : La préparation de la

foi et de la croyance, compréhension et mise en pratique du tawhid, correction, apprentissage,

de la ‘aquida authentique…

 

2. L’obligation d’avoir un seul émir (Imam) et une seule bannière (Ar Rayah) : Un

commandant des armées et de la stratégie, responsable de l’organisation et de l’unité de

l’ensemble des musulmans et de leurs troupes, de toutes les armées musulmanes…

 

3. La préparation matérielle et humaine : Préparation militaire, armement, la

logistique, le matériel, la technologie et tout ce qui est nécessaire pour le combat armé…

 

Pour qui est au courant de la situation de certains pays musulmans et de l’urgence liée à

l’actualité préoccupante, et qui étudie la science du Jihad Défensif, son ahkam, et qui lit

parallèlement les « pseudo preuves » issue de ce hizb salafi, en remarquant que toute leur

rhétorique est toujours articulée autour de ses trois axes : et bien ce lecteur ne peut

s’empêcher de rester dubitatif et perplexe, et se poser naturellement des questions de toute

sortes.

 

Quiconque est conscient de l’état général de faiblesse de la communauté islamique en terme

de préparation de foi, de force, ainsi que d’union, voit et comprend bien les problèmes posés

par ces conditions, et comprend également l’immense défit qu’elles représentent pour

accomplir cette obligation religieuse de défense militaire de l’Islam. Et des questions ne

tarderont pas à lui échauder l’esprit :

 

A quand ces conditions seront elles réalisé ?

L’urgence vitale et immédiate de défendre l’intégrité des terres et des populations islamiques

ne prévalent elles pas sur ces conditions ?

Mais surtout des questions beaucoup plus importantes nous harcellent, nous, qui s’efforçons de rechercher la vérité absolue et ses preuves authentiques, comme :

 

Ces conditions citées sont-elles réellement véridiques ?

Ont-elles toujours existés au sein de nos règles islamiques (fiqh wa ahkam al jihad) issue

de l’ensemble de nos sources authentiques ?

Ou ne sont elles plutôt pas des simples avis n’engageant que leurs auteurs, se basant sur

leur compréhension et savoir propres sur le sujet ?

 

Ainsi, étudions et examinons à la lumière du Coran, de la Sunna, de l’Ijma’ de nos savants

reconnut, l’ensemble de ces « preuves et arguments », recherchons sans préjugés, sans partis

pris, la vérité et l’authenticité, essayons de percevoir et de comprendre qu’en est-il réellement du poids scientifiques de ces conditions, de leur valeurs et de leurs autorités ou

non.

 

« O Allah, c’est toi certes le meilleurs des guides, quiconque tu guides, personne ne peut

l’égarer, quiconque tu égares, personne ne peut le guider,

 

O Allah, nous te demandons de nous faire voir la vérité en tant que vérité, et de nous faire

voir le mensonge en tant que mensonge,

 

O Allah, fait nous aimer la vérité, que l’on s’y attache et que nous l’appliquons même si elle nous est désagréable,

 

O Allah, fait nous haïr le mensonge, que l’on s’y éloigne, et que nous l’abandonnions même si il nous est agréable.

Allahoumma Amine. »

 

I) REFUTATION DE LA CONDITION MATERIELLE ET HUMAINE POUR REALISER LE JIHAD DEFENSIF

 

Cette condition matérielle est un de leur argument qui se veut rationnel et logique, argument

soutenu néanmoins par des prétendues "preuves islamiques"; ils énoncent en effet, que nos ennemis sont forts, nombreux et puissamment armé et que nous, musulmans, nous sommes

faibles, et que nous ne devons pas les combattre et nous exposés ainsi inutilement à la mort et

à la destruction de nos biens, de nos vies, et de nos terres.

 

Les paroles comme celle-ci, issue de cette da’wa prétendue Salafiya sont nombreuses, un des

exemple les plus argumentés, parmi d’autres, est donc celui du « Cheikh » Abdelmalik Ibn

Ahmed Ramdani, dans sa « Rissala As Sabil al Izz wal Tamkine », dans laquelle, il écrit :

 

« La règle concernant la préparation humaine est que le nombre des combattants

mécréants doit être au maximum le double des combattants musulmans ; s’il dépasse cela,

les musulmans ne sont pas tenus de s’engager dans la bataille. […]

« O Prophète, incite les croyants au combat. S'il se trouve parmi vous vingt endurants, ils

vaincront deux cents ; et s'il s'en trouve cent, ils vaincront mille mécréants, car ce sont

vraiment des gens qui ne comprennent pas. Maintenant, Allah a allégé votre tache, sachant qu'il y a de la faiblesse en vous. S'il y a cent endurants parmi vous, ils vaincront deux cents ; et s'il y en a mille, ils vaincront deux mille, par la grâce d'Allah. Et Allah est avec les endurants. » (Sourate 8 ; verset 65/66) 

Comment se fait-il que vienne aujourd’hui certains autour de qui se rassemble 1000, 2000 

ou 10000 personnes faisant face à 1 millions de combattants, et celui qui manque à l’appel

est considérer par eux comme faible de foi, hypocrite ou apostat ? » (Fin citation) 

 

Ce commentaire suggère donc plusieurs idées ; que les moujahidines soient au minimum

moitié moins que leurs adversaires, que c’est un minimum obligatoire, et que si ce ratio n’est

pas respecté, il pourrait s’agir d’une désobéissance à Allah dans le cas où les moujahidines engagerait quand même le combat, comme pourrait nous le faire croire les versets qui ont été cités par le Cheikh Ramdani. Verset, qui d’ailleurs ne donne pas une règle à suivre, encore moins un ordre obligatoire, il s’agit juste d’une facilité, d’un allégement qu’Allah a gratifié ses moujahidines, comme nous le verrons.

 

Alors qu’en est-il vraiment du respect obligatoire ou non de cette soi disante condition ?

 

A. Eclaircissement sur cette pseudo-condition à la lumière des sources

Authentiques.

 

1/ Al Qu’ran Al Karim

 

Avant même de réfuter directement cet argument du rapport de force, rappelons nous les paroles d’Allah illustrant ce point précis que Ramdani a voulu soulever, en croyant y trouver un argument de taille en citant ce verset sans en avoir comprit son Tafsir et les circonstances précises de sa révélation. Le coran d’Allah à une parole beaucoup plus explicite, il dit :

 

« […]Combien de foi une troupe peu nombreuse a, par la grâce d’Allah, vaincu une troupe très nombreuse ! Et Allah est avec les endurants » (Sourate 2 ; verset 249)

 

Ce passage est une affirmation des pieux parmi l’armée de Talout , qui faisait face aux

hypocrites refusant le combat contre l’armée de Goliath, or cette affirmation, « combien de

foi..» suggère une réponse indéterminée et/ou indéfinie, une réponse inconnue ; on peut en

tirer donc un sens général, car il a une formulation absolue non relative et non conditionnelle,

c’est ce qui donne à ce verset le sens d’une affirmation d’ordre générale.

Ibn Kathir dit dans son tafsir de ce verset :

 

« Mais les docteurs des fils d’Israël qui savaient que la promesse de Dieu est une vérité, les

encouragèrent car la victoire ne provient que de dieu sans tenir compte du nombre et combien de fois une petite troupe d’hommes a vaincu une troupe nombreuse avec la permission de Dieu »

 

Alors que celui cité par Ramdani, est plus spécifique et se limite plutôt à une simple

permission due à la condition (≪ S'il y a… ≫ / « fa-in yakun… »)

 

Le célèbre exégète du Coran, l’imam Ibn Kathir , dit dans son tafsir à propos du verset

65/68 de la Sourate 8 cité par Ramdani comme argument :

 

« Ibn ‘Abbas rapporte que quand ce verset fut révélé et que chacun des croyants devait

combattre dix mécréants sans penser jamais à les fuir, les fidèles éprouvèrent une grande

peine. Puis la tache fut allégée en mettant cents croyants contre deux cents infidèles en

imposant la même condition d’être fermes sans esquiver si leur nombre est la moitié de celui

des ennemis. Mais s’il est inférieur à la moitié, ils ont droit aux manœuvres. »

 

Considérons bien cette dernière parole « mais s’il est inférieur à la moitié, ils ont le droit aux

manœuvres ».

 

Ce commentaire d’Ibn Kathir n’interdit pas explicitement le combat dans le cas où les proportions sont désavantageuses pour les musulmans, au contraire il énonce que les manoeuvres sont autorisées. Et pour plus de précaution quant à l’interprétation du terme « manoeuvre » rappelons nous de la parole d’Allah :

 

« O vous qui croyez quand vous rencontrez (l'armée) des mécréants en marche, ne leur

tournez point le dos. Quiconque, ce jour-la, leur tourne le dos, - a moins que ce soit par

tactique de combat, ou pour rallier un autre groupe, - celui-là encourt la colère d'Allah et son refuge sera l'Enfer. Et quelle mauvaise destination ! » (Sourate 8 ; verset 15/16) 

 

Ibn kathir énonce dans son commentaire de ce verset souligné :

« …c’est à dire en usant d’un stratagème par exemple en fuyant devant l’ennemi le faisant

croire qu’il a peur de lui, et ce dernier le suit pour le battre, mais le fidèle, en saisissant cette

occasion d’être seul, retourne vers lui et le tue. « Ou rallier un autre groupe » en se

déplaçant d’un coté à l’autre pour venir en aide à ceux qui en ont besoin d’être secourus ou

joindre un chef. »

 

Ainsi nous comprenons bien que manoeuvre dans son sens classique, renvoie à toutes les

stratégies militaires et tactiques de combats, qui rendent le nombre de l’ennemi obsolète en

utilisant l’ingéniosité et des ruses de guerres, pour que l’avantage de départ de l’ennemi soit

considérablement réduit au cours de la bataille ou de la guerre contre des musulmans

inférieurs en nombre.

 

La meilleur preuve, non seulement de la nullité de cette condition (1 combattant musulman

pour 2 mécréant « au maximum »), mais aussi de l’importance des manoeuvres (stratégie et

tactique), en cas de rapport de force défavorable se trouve directement dans les campagnes

militaires menés du vivant même de notre Prophète notamment deux épisodes distincts

qui permet même d’aller plus loin, dans la réfutation de cette condition.

 

2/ La Tradition Prophétique

 

a) La bataille du siège des coalisés :

 

Le livre As Sira Al Halabiya, t.II, p.96, détaille avec précisions le siége de la ville de Médine

entrepris par une alliance regroupant les forces des tribus arabes de Qoraich et de Ghatafan et

celle des juifs de Banu Qurayda.

 

Le total des effectifs mécréants était de prés de 11000 guerriers (6000 pour Ghatafan, 4000

pour Qoraich, et 1000 pour les Banu Qurayda), or l’armée du Prophète était estimée à

plus forte évaluation à 3000 combattants au départ, et cela, avant la défection des hypocrites.

Ainsi nous avons un ratio de départ (maximum) égale à 1 musulman pour 3.5 mécréants, (en

effet ce ratio va considérablement se détériorer pour les musulmans à la suite de la défection

des hypocrites), or pour réduire cette avantage et pour éviter une collision frontale

défavorable avec les coalisés, la « manoeuvre » préconisé et autorisé, fut ici l’idée de Salman

Al Farissi : la construction d’un fossé (tranchée) qui a parfaitement paralysé les capacités

militaires des Coalisés, notamment de sa puissante cavalerie.

 

Or nous remarquons ici, qu’il s’agit d’un Jihad Défensif : et même, les musulmans de Médine

ne subissaient pas une simple attaque, mais au vue des effectifs engagés, cela était une

tentative d’invasion ; ainsi, même si le désavantage en terme de préparation humaine et

d’effectif est flagrant, il n’eut aucune négociation ou tentative politique, de la part du

Prophète pour éviter le combat, comme par exemple la conclusion d’une trêve ou

d’une conciliation (comme certains aujourd’hui osent l’exiger, sur certaines de nos terres

occupées).

 

Ainsi ceci constitue une réfutation de taille, pour tous ces extrémistes de la préparation

humaine qui dépasse largement le cadre de la Sunna de notre Prophète Mohammed

d’ailleurs nous comprenons biens qu’il est illogique religieusement mais aussi

rationnellement, au vue de cette épisode, dans le cadre d’un Jihad défensif, de conditionner la

défense à la préparation matérielle et humaine.

 

De plus cette règle n’était même pas une condition obligatoire à respecter même dans le cadre

d’un Jihad offensif, c’est à dire dans le cas d’une attaque des musulmans en dehors de leurs

territoires.

 

b) La bataille de Muta :

 

Le Maghazi d’Al Waqidy, t.II, p.720/756, nous apprend que cette expédition, eu pour mobile

la vengeance d’émissaires musulmans, l’un envoyé au nord de l’Arabie et 13 autres en Syrie

Byzantine, exécutés par traîtrise.

 

Le corps expéditionnaire musulmans étaient formée de 3000 hommes, or les gouverneurs des

régions du sud de la Syrie et du nord de l’Arabie, reçurent de leurs espions des informations

Les partisans du Tahwid aiguisent le sabre du Jihad sur la tete des menteurs sur l’attaque imminente des musulmans, après un petit accrochage au nord de Wadi el Qura, les musulmans pénétrèrent dans l’extrême sud de la Syrie où ils rencontrèrent, d’après l’historien Al Waqidiy, une armée formée de byzantins et de leurs alliés arabes regroupant

150000 fantassins et 50000 cavaliers.

 

Face au nombre et au rapport de force (1 pour 50 !), les chefs de l’armée musulmane,

commandé par Zayd ibn Haritha , se consultèrent tant, la tournure des événements compliquait la situation des moujahidines, devaient ils informés le Prophète des effectifs et lui demander des renforts ou la permissions de se retirer ?

 

Que firent ces grands Sahabas, qui apprirent la ‘aquida parfaite au prés de la meilleur des

créatures ? Eux qui ont assimilés les paroles d’Allah de la meilleurs des façons ? Ont-ils craint une désobéissance s’ils engageaient le combat ? Ou de s’exposer inutilement à la mort ? D’après Al Miqarizy , dans « Inuta’ al ‘Asma » (p.347), Abdallah Ibn Rawaha , harangua les moujahidines sous ses termes :

 

« O hommes ! Ce que vous craignez n’est autre que ce que vous êtes sortis pour l’avoir : le

martyr pour la cause de Dieu. Nous n’avons jamais combattus en nous basant sur le nombre

ou sur la force. C’est en nous armant de cette religion, dont Dieu nous a fait notre honneur,

que nous avons combattus…Par Allah, à Badr nous n’avions que deux chevaux et un seul a

Ouhud. »

 

De la même manière, dans Al Bidaya wa-n Nihaya d’Ibn Kathir, t. III, p 366 et At Tabari, t. II,

p 650 ainsi que dans As Sira Al Halabiya de Ibn Hicham t. II, p 368, on peut y lire comment

Abou Horaïra nous raconte cette situation :

 

« …ils (les musulmans) virent alors des infidèles qui étaient fort nombreux et équipés, à un point ou toute résistance était vaine. Je fus pris de stupéfaction et de frayeur. En me voyant ainsi Thabit Ben Aqram me dit : « Qu’as tu, Abou Horaïra ? Il me semble que tu es abasourdi devant le grand nombre de l’ennemi ?

- Oui…

- Tu n’était pas à Badr…Ce n’était pas par le nombre que nous avions vaincu »

 

Alors il engagèrent le combat, celui si fut si féroce que les 3 chefs désignés par le Prophète pour prendre le commandement de l’armée tombèrent successivement en martyr, et c’est ainsi

que le commandement échoua à Khaled Ibn Walid , l’épée d’Allah , lui qui raconta que « le jour de Mu’ta, neuf épées se sont cassés dans mes mains. Un seul sabre yéménite put

résister. ».

 

Et la encore pour rétablir la situation défavorable aux musulmans dont les pertes devenaient

de plus en plus dramatiques au cours des 6 jours de combat intense, et pour faire face au

désavantage numérique, des manoeuvres tactiques furent utilisés. Khaled Ibn Walid

imagina différent stratagème pour déstabiliser l’ennemi :

 

1°) Il réorganisa les troupes ordonna à quelques cavaliers de se diriger au sud en direction de l’Arabie

 

2°) Il ordonna à ces cavaliers de se disperser une foi à un endroit convenu, en plusieurs corps, dont chacun avait son chef

 

3°) Il leur commanda ensuite de revenir, traînant derrière eux des fagots de bois (pour faire soulever le plus de poussière), en faisant le plus de bruit possible, en prononçant les Takbir et les Tehlil

 

4°) Il changea les étendards des corps d’armée, ainsi que les hommes, des flancs et du centre. Il désigna d’autres chefs.

 

Ainsi aux yeux des byzantins tout laissait croire que des renforts étaient arrivés, et qu’on était devant une nouvelle armée qui n’était pas fatiguée les accrochages des 6 derniers jours.

 

Ainsi les musulmans purent se retirer sans être exterminés et sans que cette immense armée ne les poursuivent jusqu'à Médine.

 

Quelques historiens avancent que les byzantins craignaient, en pourchassant Khaled et ses hommes de tomber dans un piège.

 

Et on aurait pu citer maintes et maintes batailles ou expéditions, qu’elles soient défensives ou offensives, où jamais les musulmans n’étaient avantagés numériquement et matériellement.

Ces deux exemples, la bataille du siége des coalisés (bataille défensive) et la bataille de Mu’ta

(bataille offensive) sont juste deux exemples significatifs.

 

D’ailleurs il est pratiquement la règle que du vivant du prophète , et même après, les

musulmans furent toujours, dans l’immense majorité des cas, en infériorité numérique,

que cela soit en mode offensif ou en mode défensif.

 

Et nous avons encore l’exemple de cette belle parole de Khâlid ibn Al Walid quant il

arriva de l’Irak, lors de la guerre contre les Byzantins qui a vue la conquête de la partie du

Bilad Ar Rafidayn (Irak) qui était sous domination byzantine par les forces musulmanes (sous

le califat de Abû Bakr), un arabe chrétien lui dit:

 

« Comment était le grand nombre des Romains et comment était le petit nombre des musulmans? Khaled lui répondit : «Me vois-tu terrifié des romains? L’abondance des troupes peut faire croire à la victoire et la modicité des troupes à la défaite ! Par Allah je souhaite que les rouges (les chevaux et les chameaux) soient guéris de leurs blessures, pour que je procède à l’attaque des romains même si leur nombre est double. »

 

Malheureusement, beaucoup sont encore dans cet état d’esprit : regarder avec un oeil terrifié

les effectifs et les moyens dont disposent nos ennemis, puis tirer prétexte de cela pour ne pas

combattre ou du moins ne pas appeler au combat quant celui-ci est pourtant obligatoire, en

argumentant à tord et à travers….

 

A ce propos, ‘Omar Ibn Al-Khattab avait envoyé une lettre au commandant Sa’d ibn Abi

Waqqas quand il l’envoya pour la conquête de la Perse, il y écrivit:

«... […] Les musulmans sont victorieux seulement parce que leurs ennemis sont désobéissants

à Allah et s’ils ne sont pas ainsi, nous ne pourrons pas les vaincre, car ni notre nombre, ni

nos armes sont égaux aux leurs. »

 

Cette condition érigée en obligation est une erreur, on le comprend bien, cette condition n’est

pas d’ordre réglementaire ou une injonction impérieuse à respecter, nous l’avons vu à la bataille de Mu’ta, qui se déroule dans le cadre d’un Jihad offensif où pourtant les règles de préparation sont rationnellement plus évidentes, les Sahaba ne se sont pas retournez en arrière comme Allah leur permit, alors nous pouvons énoncer sans erreur que cette règle perds encore plus de son caractère "réglementaire" dans le cadre du Jihad défensif où se sont les musulmans qui se font surprendre par une attaque ennemie.

 

Au vue des preuves apportées le rapport de 1 pour 2, dont le cheikh Abdelaziz Al Ramdani a fait référence, n’est en réalité, comme nous allons le voir en détail, qu’un minimum que les

forces musulmanes ne doivent pas franchir pour prétendre faire une retraite et avoir ainsi une excuse valable pour éviter le combat sachant qu’Allah n’impose pas à ces esclaves ce qu’ils ne peuvent supporter, conformément à sa parole :

« Allah n'impose à aucune âme une charge supérieure a sa capacité. Elle sera récompensée du bien qu'elle aura fait, punie du mal qu'elle aura fait. Seigneur, ne nous châtie pas s'il nous arrive d'oublier ou de commettre une erreur. Seigneur ! Ne nous charge pas d'un fardeau lourd comme Tu as charge ceux qui vécurent avant nous. Seigneur ! Ne nous impose pas ce que nous ne pouvons supporter, efface nos fautes, pardonne-nous et fais nous miséricorde. Tu es Notre Maître, accorde-nous donc la victoire sur les peuples infidèles. » (Sourate 2 ; verset 286)

 

3/ Ijma’ Al ‘Oulama

 

Le cheikh Ramdani est dans l’erreur manifeste, en faisant de ce rapport existant, une condition

à respecter, et nous n’avons jamais lu ou entendue de la part de nos vrais et authentiques

savants ce que nous avons lu de lui, le rapport de 1 pour 2 n’est qu’un minima légale dans les

règles juridiques du Jihad al Qital pour avoir la permission de se replier et d’effectuer une

retraite, ainsi dans Al-Majmou' (19/291), Al-Mouti'i dit :

 

« Si les mécréants sont deux fois plus nombreux que les musulmans et que ceux-ci ne craignent pas leur propre perte, il est obligatoire de rester ferme. S'ils sont persuadés que le combat provoquera leur perte, alors il y a deux possibilités :

1) Ils se replient ; c'est basé sur le verset (Ne contribuez pas à votre destruction)

2) Ils ne se replient pas ; c'est l'opinion la plus correcte, basée sur le verset (Lorsque vous rencontrez une force, soyez endurants), car le moujahid combat uniquement pour tuer ou pour être tué. Si les mécréants sont deux fois plus nombreux, alors les Musulmans peuvent se replier…

 

Ibn Qoudamah dit dans Al-Moughni (9/309) : « Si le nombre des infidèles dépasse le double des croyants et que ceux-ci sont certains de leur victoire, alors il est préférable de rester ferme compte tenu du bénéfice que cela renferme ; il leur est permis de se replier car ils ne sont pas à l'abri d'une destruction… »

 

Pour conclure et montrer définitivement l’erreur de compréhension de Ramdani, citons-le

grand savant Ad Dhahabi qui a écrit dans son célèbre ouvrage Al Kabaïr, au chapitre "La

Fuite du Combat" : « Si l’armée de l’ennemi n’est pas plus du double de l’armée musulmane et que le détournement n’est pas pour un mouvement militaire nécessaire ou pour rejoindre son groupe, alors cela sera considéré comme une fuite de la guerre sainte »

 

Récapitulons ces informations par des exemples concrets souvent plus faciles à assimiler que des textes qui peuvent paraître abstraits :

 

- La fuite ou la retraite, dans un combat opposant 100 moujahidines contre 199 mécréants,

(soit un ratio inférieur au ratio minimum et légale de 1 pour 2), est considéré comme une désobéissance, un grand péché, un manque de confiance en Allah.

- La retraite dans un combat opposant 100 moujahidines contre 201 mécréants est islamiquement autorisé.

- La poursuite du combat opposant 100 moujahidines à plus de 200 mécréants est islamiquement autorisé, et cela même si l’issue est leurs destructions totales, mais l’une des opinions correctes, en suivant la Sunna, est d’user, comme le prophète et ses compagnons, de manoeuvre pour réussir à remporter quand même le combat.

 

Malgré ces précisions claires, nous ne pouvons bien entendue pas affirmer que les moujahidines n’ont besoin d’aucune préparation matérielle et humaine, cela serait bien

entendue totalement erronée et en contradiction même avec la parole d’Allah , qui énonce :

 

« Et préparez [pour lutter] contre eux tout ce que vous pouvez comme force et comme cavalerie équipée, afin d'effrayer l'ennemi d'Allah et le votre, et d'autres encore que vous ne connaissez pas en dehors de ceux-ci mais qu'Allah connaît. » (Sourate 8 ; verset 60) 

 

Mais nous réfutons, seulement, l’utilisation de cet argument de la préparation matérielle

et humaine comme condition obligatoire à respecter dans le cadre d’un Jihad défensif.

Car en effet, plusieurs savants ont déjà parlé de cette soi disante condition matérielle et les

avis sont clairs et unanimes, et encore plus dans le cadre d’un Jihad Défensif, le cheikh Al

Islam Ibn Taymiyya énonce dans « As Siyasa Ach Shari’A Fi Islah Ar Ra’i Wa Ar

Ra’iya » (La politique légale dans la réforme du gouverneur et de son peuple) :

 

« Il n'y a aucune condition pour ce Djihad, même pas la nécessité d’un voyage ou des problèmes de santé »

 

C'est-à-dire que l’équipement habituellement nécessaire pour un voyage, n’est même pas

obligatoire quant il s’agit de partir effectuer le Jihad défensif, encore plus explicite, dans son

Fatawa Al Koubara, il écrit : « Il n'est requis aucune exigence particulière comme les provisions ou le transport, et on combat plutôt avec lui en usant de toute la capacité immédiate. Les oulémas, nos égaux et d'autres ont parlé de cela. »

 

Ibn Taymiyya développe, plus longuement son avis concernant l'absence de l'exigence de

transport dans une réponse à un Juge (cadi) qui a dit : "Si le jihad devient Fard Ayn sur les gens d'un pays, une des exigences, en comparaison au Hadj, est qu'il faut avoir des provisions et une monture si la distance est tel que l'on raccourcit la prière".

 

Ibn Taymiyya avait répondu à cela : "Ce que le Juge a dit en compara

ison au Hadj n'a jamais été exposé auparavant par personne et est un argument faible. Le Jihad est obligatoire parce qu'il est pour la répulsion du mal de l'ennemi, donc il a la priorité sur le Hajd. Or pour le Hajd aucun transport n'est considéré nécessaire. Lors du Jihad, certaines choses prennent des priorités. On rapporte dans un hadith sahih relaté par Ibn Ebaad Asaamat que le Prophète a dit : "Il est (obligatoire) sur le Musulman d'écouter et d'obéir dans la privation comme dans la prospérité, dans ce qu'il aime comme dans ce qu'il déteste et même si on ne lui donne pas ses droits ". Donc, le pilier de la plus importante des obligations, est de marcher en avant dans les temps difficile aussi bien que prospère. Comme il a été exposé et contrairement au Hadj, l'obligation reste donc présente dans les temps de privation. Et cela est (mentionné) dans le Jihad offensif. Il donc est clair que le jihad défensif porte un plus grand degré d’obligation […]"

 

«... dans les temps difficile aussi bien que prospère » : nous devons comprendre que le Jihad

Ad Difa’ Fard ‘Ayn doit se faire dans un état matérielle (hommes, transports, équipements,

logistiques…) aussi bien favorable que défavorable, ainsi ni la condition du transport, cité ici

textuellement, mais également n’importe quelle autre condition d’ordre matériel n’est valable. Cette précision d’ Ibn Tayymiya , nous renvoie directement au verset 41 de la sourate 9, où Allah énonce :

 

« Lourds ou légers, courez au combat et mettez vos biens et vos personnes au service d’Allah. C’est la votre intérêt, si vous le comprenez. » (Sourate 9 verset 41)

 

Al Qourtoubi dans son tafsir, a recensé jusqu'à dix rapports (différents ou complémentaires) pour interpréter ce verset : or il est très intéressant de voir, que sept commentaires sur dix, interprètent ce verset en terme de capacité : que se soit une capacitéphysique, financière, familiale, sociale ou autres, (Ibn Abbas, Moujahid, Hassan al Basri, Zayd Ibn Ali et Al Hakam Ibn Utaybah, Zayd Ibn Aslam, Ibn Zayd, Al Naqqash), c'est-à-dire, que sept versions des dix commentaires de ce verset, convergent tous vers l’affirmation suivante, reprit par Ibn Kathir dans son tafsir, et rappeler également par cheikh Abdallah Azzam ,soit :

 

« Élancez-vous, que la tache soit pour vous légères ou lourdes. »

 

C'est-à-dire : accomplissez le devoir du Jihad que vous en ayez la capacité, les moyens, ou non. Or nous savons pertinemment que ce verset, est descendus lors de l’expédition de Tabouk, qui est une expédition offensive contre les forces byzantines et leurs alliés, et malgré cela, ce verset donne quand même un ordre de mobilisation général et inconditionnel, alors quand serait-il, encore une foi, s’il s’agissait de défendre le territoire, l’honneur, les biens et les vies des musulmans ?

 

Si la capacité matérielle et humaine ne fut pas une excuse dans ce cas, on peut raisonnablement imaginer son statut dans le cadre d’un Jihad Défensif… Nous pouvons malheureusement voir, aujourd’hui certains « savants» cité et/ou inventé des conditions X et Y pour réaliser ce Jihad, certains par erreur, d’autres afin de plaire à leurs maîtres qui eux même sont soumit aux puissances occidentales : et le plus désolant est de voir la multitude de ceux qui suivent ces avis erronés.

 

Malgré ces preuves évidentes dénuées de toutes ambiguïtés, certains coeurs malades d’ignorance et d’hypocrisie, extrapolent et interprètent les paroles de certains savants, afin de rejeter de cette obligation et surtout, encore une foi, d’obéir aveuglément à leurs maîtres inféodés à l’occident : ils pourront encore, afin de nous convaincre, sur cette condition matérielle, nous cités, par exemple, le commentaire du savant contemporain, Cheikh Otheymine qui énonce dans son explication de Kitab Al Jihad tirés de Boulough Al Ma’ram du Hafiz Al Asqalani :

 

« Le prophète a dit « Si je vous ordonne une chose, faites le selon votre possibilité »

Cela est en général, c’est valable pour tous les domaines, car le terme « une chose » est

indéterminée. Cela est donc valable pour les adorations, le jihad, etc.…Le prophète a appelé les gens à l’unicité d’Allah et à la prière à la Mecque, pendant 13 ans, et pendant cette période de prêche, Allah n’a pas ordonné le jihad malgré les tortures de toutes sortes qu’il vivait. Allah a aussi imposé que peut d’obligations, de pilier durant cette période, mais pourquoi le Jihad n’a pas été légiféré ? Tout simplement car il ne pouvait pas, de peur pour eux. Le prophète est sortit de La Mecque de peur pour lui, et cela est bien connu. Le jihad n’a pas été imposé, mais il le fut qu’après que les musulmans aient un état, une force. Nous ajoutons donc concernant cela que si quelqu’un vient poser la question :

Pourquoi n’allons nous pas combattre les USA, l’Angleterre, la Russie, Pourquoi ? » Tout simplement par manque de moyens, possibilités, les armes qu’ils ont en leurs possessions comparées aux nôtres mettent nos armes à l’équivalent de fourchettes. »

 

Ce commentaire de notre Cheikh, n’est une preuve que pour ceux qui sont dénué de science et de raison, au contraire cela ne vas pas à l’encontre de ce qui a été dit, à savoir que la condition matériel n’est pas une condition pour le Jihad Défensif, cela pour plusieurs raison qui ressortent nettement de ce commentaire ;

- Le cheikh énonce bien dans la question qu’il a lui même imaginé et à laquelle il répond, l’hypothèse d’un Jihad offensif, dans laquelle se sont les musulmans qui ont l’initiative de l’attaque, car le « nous » est le sujet du verbe d’action « attaquer », il ne fait aucun doute qu’il fait référence au jihad d’attaque, c’est a dire un jihad pour propager l’Islam au cœur du Dar Al Harb. Il est logique et raisonnable de penser à la préparation militaire dans le cas d’un jihad offensif, surtout si l’ennemi est connut par sa force.

- Le « nous » peut prêter à confusion, est ce qu’il renvoie à l’ensemble de la communauté islamique ou à l’état saoudien seul ? Nous voyons qu’il cite nommément des pays mécréants les uns à la suite des autres, et non pas les forces mécréantes dans leurs ensembles, on peut penser avec raison qu’il se réfère à l’état saoudien seul.

- De plus le cheikh Otheymine est mort le 10 janvier 2001, avant l’agression des forces américano occidentales contre l’Afghanistan et l’Irak, il est malhonnête et injuste deprendre ce commentaire pour la situation actuelle, et à cet effet, nous remarquons que le cheikh n’a pas cités Israël, alors qu’il est bien connu pour être le centre historique du conflit entre l’Islam et les forces mécréantes, alors pourquoi cet oubli majeur? Le cheikh ne peut évidemment pas oublié, il ne cite pas Israël car le conflit armée contre l’entité juive est déjà en cours et que pour lui, les palestiniens sont dans une situation de Jihad Défensif, cela montre encore une foi qu’il est sujet ici que du Jihad offensif . Pour le cas de la Russie, nous savons de source sur, avec preuve indéniable à l’appui (7), que le Cheikh considéré la guerre en Tchétchénie comme un Jihad Défensif, impliquant prioritairement les musulmans du Caucase, et non pas l’état saoudien, ce qui renforce encore l’avis selon lequel il s’exprime sur l’état des forces armées saoudiennes seules, cela montre encore une foi que le sujet est bel et bien que le Jihad offensif.

- Le cheikh Otheymine a soutenu et encouragé en Afghanistan, comme d’ailleurs tous ses paires de l’époque (8), le Jihad Défensif des afghans contre l’occupation soviétique alors qu’ il dit : « mettent nos armes à l’équivalent de fourchettes » ; contradiction dans ses paroles ? Les armes des paysans afghans n’étaient-elles pas plus que ridicules face à celles de la puissante armée rouge ? Non, aucune contradiction, car le Cheikh ici parle évidemment, encore une foi, du Jihad Offensif, non pas du cas défensif, et donc cette condition de préparation matérielle et humaine est, dans le cas offensif, nécessaire.

- Exactement dans la même logique, le Cheikh Otheymine, dans son Cours de Fiqh Al

Jihad, disponible sur son site officiel (9), a cité en exemple le cas de la Bosnie pour illustrer

le cas du Jihad Défensif où il n’existe aucune condition opposable, ni force ni faiblesse…

Seul les coeurs malades peuvent prendre des paroles hors de leurs contextes pour leurs faire

dire ce qu’ils veulent, or nous ne connaissons aucune erreur significative du cheikh sur ce

point du Jihad, il a toujours été claire et sans équivoque, entre Jihad Ad Difa’ et Jihad At

Talab, ainsi nous pouvons dire, avec certitude, après cette analyse, que non seulement le

cheikh parle bien du cas d’un Jihad d’attaque, mais il semble énoncer la situation précise des

forces armées du royaume saoudien seul, qui sont évidemment incapable humainement et

matériellement, de réaliser un jihad offensif contre n’importe quel pays non musulmans.

 

Ce commentaire est donc un argument qui renforce les nombreuses preuves que nous avons

apportés. Pourtant c’est avec désolation que nous voyons, sur certains sites Internet du hizb

« salafi » taqlidi mourji, les paroles de ce savant utilisées dans cette manipulation perfide de

coeurs malades, habitués à couper textes et fatwas, en prenant ce commentaire pour étayer

l’obligation de la préparation matérielle dans le cas d’un Jihad défensif, afin de remettre à un

temps hypothétique et illusoire, son obligation.

 

Ainsi, islamiquement parlant, nous pouvons affirmer avec certitude, que l‘argument de la

condition matérielle et humaine pour le Jihad Défensif est indéfendable, cet argument, au

vue des preuves authentiques que nous avons apportez, n’a aucun poids juridique et

cette règle de 1 musulman pour 2 mécréant maximum, est une règle qui ne s’applique

pas pour le Jihad défensif et ne peut en aucune manière faire force de loi ou de principe

à respecter.

 

Cheikh Abdelmalik et ceux qui en général énoncent cette condition de la préparation

(matérielle/logistique/humaine) se positionnent dans le registre du raisonnement rationnel, en

argumentant par une certaine logique, synonyme pour eux, de bon sens : « Comment se fait-il que viennent aujourd’hui certains autour de qui se rassemblent 1000, 2000 ou 10000 personnes faisant face à 1 millions de combattants… »

 

En voulant montrer et suggérer, que ce ne sont que des inconscients qui s’engagent dans de

telles luttes, or nous allons leurs répondre, également de manière rationnelle et logique :

l’histoire contemporaine a démontré que les rapports de force ne déterminent en rien l’issue

des conflits, et si le Cheikh Ramdani, entre autres (10), avait oublié les arguments islamiques, qui appuient cela, nous lui présentons désormais les exemples historiques qui balaient son analyse qui se veut d’une réflexion issue du « bon sens » …

 

Note :

 

(7). Voir note N°1 de la page 63, et http://www.ibnothaimeen.com/all/sound/article_16741.shtml.

(8). «Le Jihad Afghan est un Jihad légale contre un état mécréant. L’obligation, c’est de le soutenir et d’aider ceux qui l’accomplissent par tous les moyens de soutient. Et ce Jihad est une obligation individuelle pour nos frères afghans, pour défendre leur religion ainsi que leurs frères et leur terre. » (Cheikh Bin Baz : Majmou’ Al Fatawa volume 5 page 151)

(9). Il est encore plus clair dans cet audio http://www.ibnothaimeen.com/all/sound/article_15439.shtml, où il reconnaît le Jihad légitime en Bosnie, malgré le rapport de force défavorable aux bosniaques…

(10). Dans le sillage du commentaire que nous avons vu de Cheikh Otheymine qui était spécifique à un cas précis, (Jihad d’attaque et situation saoudienne), beaucoup de fatwa d’un niveau médiocre sont apparut : elles sous estiment les forces musulmanes et tentent de justifier la suspension du Jihad même défensif, tel les fatwas de l’un des meilleurs dans ce rôle le Cheikh Obeykan, ou des fatwas d’un autre genre, comme celle du cheikh Fawzan : « […] Toi par exemple, tu n’as que de la poudre et des pistolets et tu vas combattre des avions, des bombes et des missiles, tu ne pourras pas faire face. Ceci est un très grand mal. Si tu as une meilleure préparation ou une préparation équivalente à la leur, alors fais-leur face ». Nous verrons en détail la position clarifiée du cheikh Fawzan p.63.

 

Suite :

LES MOUDJAHIDIN (113):

Les partisans du Tahwid (Unicité de Allah) aiguisent le sabre du Jihad sur la tête des menteurs 2/5

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  • : LE NOUVEL ORDRE MONDIAL ILLUMINATI / DEPUIS JANVIER 2010
  • LE NOUVEL ORDRE MONDIAL ILLUMINATI / DEPUIS JANVIER 2010
  • : RIBAAT: Derrière la Démocratie se cache les lieutenants Sataniques/lucifériens Illuminati et Franc-maçons des hauts degrés. Cependant un chef CACHE donne les ordres : LES JÉSUITES/JUIFS NOACHIDES AU VATICAN A ROME ! Ces derniers veulent illusoirement conquérir le monde sous le vocal d’un Nouvel ordre mondial ; c'est-à-dire un monde sans foi ni loi en Allah notre Créateur !
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