DEPUIS JANVIER 2010 LES MOUDJAHIDIN (113): Les partisans du Tahwid (Unicité de Allah) aiguisent le sabre du Jihad sur la tête des menteurs 3/5 - Jésuites/Juifs noachides, Illuminati, Franc-maçons, Satanisme
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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 14:29

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux


LES MOUDJAHIDIN (113):

Les partisans du Tahwid (Unicité de Allah) aiguisent le sabre du Jihad sur la tête des menteurs 3/5

 

LES MOUDJAHIDIN JUSQU'A LA FIN DES TEMPS   

----------o LES MOUDJAHIDIN JUSQUE LA FIN DES TEMPS o----------

 

PARTIE 3 SUR 5

 

 

D. Eclaircissement sur les ambiguïtés utilisées par les cœurs malades

 

1/ Ambiguïté n°1 : concernant la ‘aquida des moujahidines

 

Après avoir clarifier les interrogations concernant la ‘aquida des populations civiles

musulmanes, quant est-il de l’aquida des moujahidines locaux ou étrangers qui combattent les

agresseurs ?

 

Il ne fait aucun doute que l’apprentissage de la ‘aquida, et la connaissance du Tawhid, sont

des éléments essentielles et primordiales et même obligatoire sans aucune condition possible,

or pourquoi faire de cela une condition obligatoire spécialement pour le Jihad en général et

Défensif en particulier ?

 

En effet les dalils abondent pour montrer que les moujahidines n’ont pas pour obligation

impérieuse et comme condition, d’apprendre prioritairement la ‘aquida avant de pouvoir

s’élancer au combat, pour preuve, un hadith authentique connut de tous (N°2808 du Sahih Al

Boukhari), mettant en scène le Prophète et un homme nommé Omar Ibn Ouqaish dans

l’épisode reprit dans la sirat de Ibn Ishaq :

 

Abou Al Barà a dit: «Un homme couvert d'une armure vint au Prophète et lui dit: «O

Messager de Dieu! Dois-je combattre ou me convertir à l'Islam?». Il lui dit: «Embrasse

d'abord l'Islam puis combats». Il embrassa effectivement l'Islam puis combattit et fut tué. Le

Messager de Dieu (alayhi salat wa salam) dit: «II a fait une petite oeuvre et a reçu un grand

salaire».)

 

Ce hadith est particulièrement significatif, et nous donne des enseignements essentiels dans

notre exposé.

 

1°) « …un homme couvert d’une armure vint au Prophète… » :

Or il l’est bien connu par tous, qu’à l’époque de notre prophète mais pas seulement, les

hommes ne se paraient de leurs armures quant période de mobilisation, c’est à dire pour

préparer une attaque contre les ennemis ou préparer la défense de leurs territoires contre ceux ci. La sirat d’Ibn Ishaq nous apprend que cela fut lors de la bataille d’Ouhoud…

 

2°) «…O messager de Dieu dois-je combattre ou me convertir à l’islam ?… »

Ainsi, il est facile et juste de dire, sans aucune erreur possible, que l’homme en question, était

un non musulman, donc un mécréant étranger à la foi de l’Islam, d’où cette demande

d’autorisation au Prophète . La réponse de celui-ci fut de se soumettre à l’islam d’abord.

 

3°) « …Il a fait une petite oeuvre et a reçu un grand salaire… »

Le commentaire de notre Bien aimée au sujet de cet homme, qui énonce qu’il n’a fait

qu’une petite et simple oeuvre, à savoir, sa soumission a l’Islam et qu’il a reçu pourtant en

retour une récompense improportionnelle à cette acte. Maintenant considérons ce hadith dans son ensemble ;

 

Un homme déjà prêt en armure – l’ordre de mobilisation étaient lancé pour faire face aux

Quraychites qui avançaient vers Médine – mécréant, il se soumet à l’islam et se convertit,

sous le conseil de notre prophète , pour pouvoir aller combattre, et meurt au combat sans

aucune autre oeuvre significative que celle de sa conversion.

 

Dés lors revenons aux ambiguïtés actuelles utilisées par les coeurs ignorants ou malades et

considérons bien que cet homme, à l’origine, n’était pas musulman ;

 

Où est l’apprentissage de la ‘aquida?

 

Où sont même ses oeuvres rituels obligatoires ?

 

Or comment cela se fait-il, qu’aujourd’hui, on rétorque à des musulmans désireux de

combattre les agresseur, ceux que le Prophète lui même n’a pas rétorqué à un

mécréant dans la même situation ?????

 

Ainsi notre noble prophète lui conseilla seulement de se convertir, avant de partir au

combat, et non pas d’apprendre quoi que se soit ou réaliser tel ou tel acte.

 

D’ailleurs à ce propos, Cheikh Al Islam Ibn Tayymiya énonce, toujours dans son oeuvre

intitulé « la Politique légale dans la réforme du gouverneur et de son peuple » :

« D’autre part, toute personne doit vivre et mourir et c’est en faisant le Jihad qu’on peut

vivre et mourir avec un bonheur ultime en ce monde et dans l’après. Abandonner le Jihad

implique la perte partielle ou entière de ce bonheur. Des gens veulent pratiquer des actes

spirituels et temporels complètement difficiles malgré leur manque d’avantages, alors que le

Jihad est religieusement plus salutaire que tout autre acte plein de difficultés. »

Et nous nous rappelons, encore, que d’après les chroniques, le cheikh al Islam, lui même allait

cherchés les habitués des tavernes clandestines de Damas où l’on servait des boissons

alcoolisées, pour les poussés au Jihad contre les tatars.

 

De plus, cela nous rappelle cette histoire, qui nous est relaté par le Cheikh Kandalawi, dans

son livre « Hayatou As Sahaba », transmise auparavant par Ibn Abou Shaybah et Ibn Abdoul

Bar dans Al Isti’ab (V.4 p. 187) :

 

« Ibn Sirine raconte que Abou Mahjan Ath Thaqafa, n’a cessé d’être flagellé à cause de son

alcoolisme qu’à la fin on l’enferma et le ligota. Le jour de la bataille de Qadisiya, et de sa

geôle, il voyait les polythéistes attaquer les musulmans. Il envoya quelqu’un dire à la femme

de Saad Ibn Abi Waqqac, « Si tu le libère et lui assures un cheval en lui donnant une arme, il

sera le premier à revenir à sa geôle s’il ne serait pas tué ». La femme le libéra, lui donna un

cheval qui se trouvait chez elle et un sabre. Abou Mahjan s’élança et commença à abattre les

polythéistes un homme après l’autre. Saad s’étonna du faire de cet homme et demanda aux

fidèles : « Qui est ce cavalier ? ». Les polythéistes subirent une défaite et Abou Mahjan

retourna à sa geôle en mettant les liens aux pieds. A son retour de la bataille la femme de

Saad demanda à son mari comment la bataille s’est déroulée ? Il lui raconta tout et dit à la

fin : « Dieu nous a envoyé un homme sur un cheval bigarré qui a bien lutté. Si je n’avais pas

laissé Abou Mahjan dans sa geôle, j’aurai dit que c’était lui qui luttait car je sais qu’il est un

combattant vaillant ».- Par Dieu, dit sa femme, c’était bien Abou Mahjan, et elle lui raconta

ce qu’en fut avec lui. Saad convoqua Abou Mahjan, le libera de ses chaînes et dit : « Par

Dieu, dorénavant je ne te flagellerai plus pour ton alcoolisme ». Et Abou Mahjan de

répondre : « Désormais je ne boirai plus du vin ».

 

Médites bien cette histoire et tires en les enseignements appropriés, et n’oublie pas, pour une

meilleur réflexion, que la consommation de boisson alcoolisé est, selon une narration de Ibn

Abbas , équivalents au polythéisme, de même Abdullah Ibn Amr l’a considéré comme le

plus grand des péchés capitaux, l’Imam Ahmed , lui, dans son Mousnad énonce que

d’après Abou Horaïra le buveur de vin persévérant est comparable à un adorateur des

idoles !! De plus, dans cette merveilleuse histoire, on remarque, encore une foi l’effet « curatif » du Jihad, qui purifie les coeurs de ses pratiquants…

 

Et aujourd’hui on veut nous faire croire que pour réaliser le Jihad Défensif Obligatoire,

il faut que tous atteignent une perfection au niveau de la foi et de la pratique ?????

 

Cette ambiguïté, qui consiste à rebuter les aspirants au Jihad en leurs faisant croire qu’il ne

sont pas à la hauteur de cet acte, en soulignant ostentatoirement et orgueilleusement leurs

manques, leurs défauts ou n’importe quelles autres imperfections qu’elles soient d’ordre

religieuses ou non, et donc, en conséquence, qu’ils ne peuvent pas et qu’il ne doivent pas

s’élancer au Jihad, est lié directement à une autre ambiguïté majeure, celle de faire croire que

le Jihad al Qital n’est que la dernière étape d’un Jihad beaucoup global et général, un

aboutissement final que seul une « élite » peuvent accomplir, et encore, si toutes leurs pseudo

conditions sont réunies bien sur…Mais d’où vient cette idée érigée en règle à suivre par les ignorants aux coeurs malades ?

 

2/ Ambiguïté n° 2: Jihad An Nafs ou Jihad al Qital?

 

Pour comprendre comment se forme la réflexion des Hizbi ‘‘salafi mourji’’, et d’où elle prend

son origine et comment ils osent prétendre les telles incohérences que nous avons vu, il faut

comprendre, que pour eux, c’est toute une nouvelle approche du Jihad qu’ils ont adopté.

 

Le Jihad dans sa définition usuelle, dans son aspect militaire et guerrier est tout bonnement

abandonné, au profit d’une version « soft », telle que leur ‘aquida de mourji’ l’accepte ; mais

bien sur, comme à l’accoutumer, jamais la majorité d’entre eux (18) ne prétendrons de manière claire et direct qu’ils ont abandonné le Jihad dans sa version de combat militaire, car

l’énormité de ce propos innovateur serait une évidence éclatante de plus contre eux, mais dans

la réalité des faits, il ne faut pas étudier longtemps leurs textes et assimiler leur idéologie pour

comprendre que ce Jihad est assortit de telles conditions qu’il est pratiquement impossible

dans l’état actuel à réaliser, et aux vues des évolutions, cela nous paraît comme une illusion

d’optique, que seul les coeurs malades issus de ce hizb peuvent encore voir et croire.

 

Ainsi nous avons vu sur nombres de sites du hizb salafi, des déviations et des mensonges

grossiers sur cette question du Jihad en faisant croire par de perfides et calomnieuses

manipulations que le Jihad n’était autre que celui sur le Nafs (l’âme et ses incitations aux péchés) ou par la langue ou tout autre forme, en limitant et en réduisant à l’insignifiance

l’aspect purement militaire du terme Jihad. Ils utilisent frauduleusement à cet effet, par

exemple, la partie du chapitre « guidance quant au Djihâd, aux batailles, raids et délégations »

tirés du livre Zâd al-Ma’âd de l’imam Ibn Qayyim .

 

Ils prennent cet exposé finement détaillé du Jihad dans sa définition générale, faite point par

point, par Ibn Qayyim, pour faire croire aux novices, que non seulement le Jihad « militaire »

n’est pas la priorité absolue, mais en plus que pour le réaliser il faut passer par les autres

étapes du Jihad, toujours dans cette volonté, qui devient maladive chez ce hizb de repousser

jusqu’au bout l’obligation de combattre par les armes….

 

Ainsi si l’on suit leurs conceptions, il y aurait des étapes à suivre obligatoirement, et donc

logiquement, à chaque phase réalisé on peut passé à la suivante, et bien entendue, pour eux,

par un « heureux hasard » le jihad al Qital est la dernière étape… Nous leur demandons :

« Ô vous les falsificateurs de texte !Amenez nous la preuve, pour énoncer que l’illustre imam Ibn Qayyim, énonce que le Jihad à des phases ou étapes obligatoires à suivre l’une après l’autre !!! Et amenez nous la preuve où il énonce que ces différents types de Jihad passe avant le Jihad Ad Difa’ fard ‘ayn !!!! »

 

Certes ils ne trouveront rien, car cette question comme nous le verrons, fait l’unanimité historique entre tous les savants reconnus. Alors comment comprendre ces différentes catégories de jihad ? Il y a longtemps déjà, que ce type d’argument a été utilisé par les ignorants ou les hypocrites, (Ou les deux à la fois), pour rejeter cette obligation du jihad, et Cheikh Mohammed Abdel-Salam Faraj , avait déjà écrit dans son opuscule Al Faridah al Gha-ibah :

 

« …mais il y en a qui proteste qu’il a besoin encore de s’éduquer, que le Jihad se divise par

phase et qu’il en ai encore à la phase de combattre son nafs et qui prouve cela par la

classification du jihad faite par ibn Qayyim Al Jawziyya.

Le Jihad contre le Nafs

Le Jihad contre Shaytan

Le Jihad contre les mécréants et les hypocrites

Se servir de cela comme preuve nous montre soit l’ignorance soit la lâcheté de celui qui s’en

sert car l’imam Ibn Qayyim a classé le jihad par catégorie et non pas par phases, autrement

nous devrions cessez de combattre le shaytan tant que nous n’avions pas finit de combattre

notre nafs ! Mais la vérité est que ces trois catégories se continuent sur une même ligne droite. Cependant nous nions pas que celui qui a une iman fort et qui pratique le plus le jihad an nafs sera le plus ferme dans le jihad (Al Qital). Mais celui qui étudie la Sira du Prophète trouvera que quand on appelait au Jihad, tous les gens s’élançaient pour la cause d’Allah, même ceux qui commettaient des Kabaïrs (grand péché) et les nouveaux dans l’Islam. »

 

C’est dans ce même but, que les coeurs malades issues de cette da’wa, utilise un hadith qui

sert à tromper les novices sur la définition même du Jihad et son obligation actuelle.

Ce hadith est mentionnée, à l’origine, par Al Khatib Al Baghdadi dans son livre,

"l'Histoire de Bagdad", transmit par Yahya ibn Al ‘Ala, qui a dit :

 

"Layth nous a rapporté, d'après 'Ata, d'après Abu Rabah, d'après Jabir, que le Prophète en

revenant d'une de ses batailles leur a dit :

"Nous revenons saint et sauf, nous rentrons du Jihad Asghar (petit jihad) vers le Jihad Akbar

(grand Jihad). Les compagnons demandèrent : Ô prophète, quel Jihad peut il être plus grand

que celui que l'ont vient d'accomplir ? Il répondit : Le Jihad (la lutte, l'effort) d'un serviteur

(d'Allah) contre ses propre désirs". [Tarikh al Baghdadi 13/49]

 

Ils prennent donc ce hadith, (et les plus « savants » d’entre eux ne prendront pas

nominalement ce hadith, mais seulement l’idée et l’enseignement qui en découle), pour

montrer que le Jihad al Qital est plus petit que le Jihad An Nafs, donc inférieur et secondaire.

Mais ce hadith est, d’un point de vue scientifique, extrêmement controversé, son authenticité

n’a pas fait l’unanimité, et c’est le moins qu’on puisse dire ; car un certain Khalaf ben

Muhammad ben Ismail al Khiyam qui figure dans la chaîne de rapporteur de ce hadith n’est

pas digne de confiance :

 

- Al 'Iraqy dit dans Takhriju Ahadithil Ihya' que Al Bayhaqi a aussi mentionné ce hadith

nous provenant de Jabir et il a un Isnad da'if (chaîne de transmission faible)"

- Ibn Qayyim dans Manar As Sabil énonce également que cette parole collectée par Al

Bayhaqi est fausse selon lui.

- Al Souyouti a aussi prononcé un verdict de faiblesse dans son livre : "Al Jam'i Al

Saghir".

- Abu Ya'la al Khalil a dit à propos de ce narrateur : "Il se trompait souvent, était peu fiable et

relatait des hadiths inconnus." [Mashariul ' Ashwaq ila Masuril ' Ushshaq 1/31]

Al-Hakim (qui énonce l’incertitude de ce hadith) et Ibn Abi Zur'ah ont statué ainsi : "Nous

écrivons souvent des déclarations de Khalaf ben Muhammad ben Ismail que nous prenons

seulement à titre d'exemple et nous rejetons toute responsabilité venant de lui." [Mizanul

I'tidal 1/662]

 

De plus même le narrateur de ce hadith (Yahya ibn Al ‘Ala) est controversé :

- Ibn Hajar Al ‘Asqalani a dit de lui dans Al-taqrib : "Il a été accusé de forger des

Hadiths."

- Dans Al Mizan de l'Imam Al Dhahabi, ont trouve que Amr ben Ali, An Nasaï et AlDaraqutni

ont dit que "ce hadith doit être rejeté" alors que Abu Hatim a dit qu' "il n'est pas un bon

narrateur" et que l'imam Ahmad Ibn Hanbal soutient que : "c'est un menteur et un trafiqueur

de Hadiths".

- Ibn Adi dit quant à lui : "Ce hadith est faux !" [Tahdhibut Tahdhib 11/261-262]

- Ibn Taymiyya a dit, pour conclure : « Il y a un Hadith lié à un groupe de gens qui déclarent

que le Prophète a dit après la bataille de Tabouk :' Nous sommes rentré du Jihad Asghar vers

le Jihad Akbar '.Ce hadith n'a aucune source, personne parmi les gens de science Islamique

ne l'ont relaté. Le Jihad contre les incrédules est la plus noble des actions et c'est en plus

l'action la plus importante pour l'humanité. "

[Al Furqan baina Auliyair Rahman wa Auliyaisy Shaytan, p 44-45].

 

Ainsi mesurons bien sur quoi repose une partie de l’argumentation de ces personnages, qui

suivent leurs passions ou celles des autres : un hadith dont nous savons pertinemment qu’eux

même dans d’autres circonstances mettraient en garde contre son utilisation, et tout cela dans

l’unique but de ne pas de reconnaître aujourd’hui, l’obligation immédiate et inconditionnelle

du Jihad Ad Difa’…Quant à nous, nous répliquons à ce hadith ou à tous les propos qui vont

dans le sens de ce mauvais hadith (19), par un hadith d’un tout autre niveau d’authenticité,

rapporté par Ibn Hibban

 

Et Ibn Maja : « Jabir rapporte qu'une personne a demandé, " Oh Prophète d'Allah, quel est le meilleur Jihad? " Le Prophète (saluts et bénédictions d’Allah sur lui) dit : " le meilleur Jihad est que les jarrets de votre cheval soient tranchés et que votre sang soit versé (Shahadah). »

Dans le Sahih Al Boukhari (4/50), il énonce que : « Une matinée ou une soirée passée dans le sentier d’Allah est meilleur que le monde et tout ce qu’il contient. »

 

De même, Boukhari, (Sahih, partie « Kitab al jihad ») et dans le Sahih de Mouslim

au chapitre « Kitab al Imaara », il est rapporté que Mansour Ibn oul Mout’amar d’après Abou

Salih d’après Abou Horaïra, qu’un homme a dit :

 

« - O Envoyé d’Allah montre moi un acte par lequel je puisse atteindre la récompense des

moujahidines ! Le prophète lui dit : Serais-tu capable de prier sans interruption et de jeûner

sans rompre le jeune ??

- O envoyé d’Allah je suis trop faible pour faire ceci

Alors le Prophète lui dit :

- Par celui qui tient mon âme entre sa main même si tu avais la capacité de le faire tu

n’atteindra jamais la récompense des moujahidines dans le sentier d’Allah, ne sais-tu pas que

pour chaque excrément que le fait le cheval du moujahid est compté pour son cavalier comme

une hassanat. »

 

Et les hadiths sont extrêmement nombreux sur ce point, apporté la liste complète de tous

ceux-ci serait vraiment inutile car il ne peut y avoir aucune contestation possible avec les

seuls hadiths apportés ; qui peut encore raisonnablement croire que le Jihad Nafs est meilleur ou passe avant le Jihad Al Qital ?

 

Le Jihad An Nafs n’est rien d’autre qu’une forme d’ascétisme ( Az zuhd), où on y multiplierai

rappel d’Allah (Dikhr) et acte d’adoration surérogatoire ( invocation, prière, jeune, etc..) afin

de combattre ses passions incitatrices aux péchés, or conformément aux preuves issues des

paroles authentiques de notre prophète, un Jihad Nafs qui serait "supérieur" au combat,

(Jihad al Qital), est une idée, erronée et mensongère, non seulement d’être dangereuse

entre les mains de manipulateurs. De plus, ces individus, qui diffusent de telles aberrations,

devraient savoir que le véritable ascétisme de la communauté musulmane est justement le

Jihad Al Qital, comme cela est rapporté par l’imam Ahmed , qui énonce dans son Sahih

(3/82) d’après Abou Sa’id Al Khoudri : « Et tu devrais accomplir le Jihad car c’est l’ascétisme de cette oumma »

 

Et ce lion de la sunna qu’est l’Imam Ahmed Ibn Hanbal , a très bien compris et assimiler

la véritable nature ascétique du Jihad Al Qital, Al Fadl Ibn Zyad a dit :« J’ai entendu Abou Abdallah Ahmed Ibn Hanbal alors qu’il parlait à propos des ennemis, il commença à pleurer en disant qu’il n’y a aucun acte de piété meilleur que de les combattre. »

 

Dés lors nous voyons bien que cet argument de l’obligation d’avoir une ‘aqida purifié est

encore un autre artifice, qui ne résiste pas à un examen scientifique approfondi.

Le Jihad Défensif à une obligation d’un tel niveau et est d’une importance si crucial, que non

seulement les moujahidines doivent s’élancer quelques soient leurs niveaux de religiosité et

de perfection de foi, mais aussi ils doivent le faire pour défendre n’importe quelles

populations musulmanes sans examen préalable de leur foi. Et de plus nous remarquons

également que tout cet argumentaire de la ‘aquida purifiée(20) avant de réaliser le Jihad militaire, développé par les abolitionnistes(21) du Jihad, s’est basé implicitement sur le principe du hadith sur le Jihad Nafs, selon eux, prioritaire et meilleur que le Jihad Al Qital, principe totalement faux mais qui pourtant reste profondément encré dans certains esprits, comme une tumeur bénigne, qui mal soigné s’est transformé en un profond cancer…

 

Note :

 

(18). Car toujours ce problème dans cette idéologie néfaste : même si une partie de la théorie, en terme de science, apprise, chez eux, est correcte, son application est inexistante, et quand cette application existe chez d’autres qu’eux, ils sont aussitôt dénoncé comme déviants !!! Et nous n’énonçons même pas le cas où une partie du dogme islamique est délaissé, oublié, puis tout naturellement, rejeté et combattu par des ambiguïtés, lorsqu’il refait surface…

(19). Il est remarquable de voir que leurs paroles, sont même reprit avec plaisir par les mécréants, orientalistes ou islamologues autoproclamés et ainsi que par les laïcs mounafiq, qui cherchent des arguments pour faire avancer leurs idéologies anti-islamiques, des arguments que ce hizb menteur, leurs fournit sans même s’en rendre compte.

(20). Les salafi de types mourji, ont ce point commun avec ces mêmes soufis qu’ils ne cessent de critiquer, de voir en l’ascétisme un Jihad (effort) supérieur ou au moins équivalents au Qital (combat), ils ne font aucun effort, justement, pour comprendre que cette interprétation est faussement véhiculé aujourd’hui par les prêcheurs des états mécréants, pour qui le Jihad al Qital représente une menace pour la pérennité de leurs pouvoir corrompus, soutenu par ces mêmes occidentaux qui envahissent une partie de nos terres. C’est pourquoi les tarîqa soufi sont activement soutenu par tout les pouvoirs politiques (occidentaux ou non): car ils ont développé une ‘aqida qui ne dérange personne, ni les mounafiq laïcs dans les pays musulmans, ni les mécréants dans les pays occidentaux, et ces salafi/mourji sont aujourd’hui leurs relève, juste dans un style beaucoup plus travaillé…

(21). Abolitionnistes, car certains d’entre eux l’ont abolit et annulé, mais la plupart, le retarde seulement, à cause de leurs soit disantes conditions, il est étonnant de voir que retardataire en arabe, ce dit mourji’a. Ce trait caractéristique, qu’ils ont de retardez l’application de tous les points de la ‘aqida qui leurs posent problème, à eux et surtout à leurs tawaghits, est vraiment une dénomination qui ne cesse de se confirmer…

 

III) REFUTATION DE LA CONDITION DE L’EMIR POUR REALISER LE JIHAD DEFENSIF

 

La troisième condition citée par ce hizb menteur, est celle de l’existence au préalable d’un

émir, détenteur de la bannière islamique, pour pouvoir réaliser le devoir obligatoire du Jihad

Défensif.

 

Cette condition est tout aussi aberrante pour tout esprit qui fait preuve simplement de

réflexion rationnelle, avant de voir qu’islamiquement de manière scientifique, cette condition

est toute aussi nulle que les autres, toujours dans le cadre d’un Jihad Défensif. Comme à l’accoutumée les ennemis du Jihad, qui malheureusement se parent des habits de la

‘aquida parfaite comme le loup se déguisant en agneaux, utilise beaucoup d’artifice afin

d’appuyer leurs prétentions.

 

Et parmi ces « preuves » aussi fragile qu’une construction de paille pour ceux qui détiennent

un minimum de science, et que les partisans du hizb salafi, érigent en véritable arme pour

abattre l’amour du Jihad al Qital chez tous musulmans aux coeurs et aux intentions purs : il y a l’utilisation de la célèbre « Discussion entre le cheikh Al Albani et un partisan du Jihad ».

Nous disons « célèbre » car ce passage figure en bonne place dans tous bon site Internet du

hizb salafi mourji pour étayer cette condition de l’émir.

 

Ce passage est l’un de leurs plus puissants arguments, montrant selon eux, de l’obligation

d’avoir un émir pour réaliser l’obligation du Jihad, et plusieurs autres fatwas issue de leur

hizb se basent essentiellement sur cela pour étayées elles aussi cette condition de l’émir.

Aussi il est plus utile de démontrer la nullité de cette condition de l’émir en nous basant

directement sur ce texte, qui pour eux, est un de leur plus fort argument, puisque venant du

cheikh Al Albani.

 

A. Avertissement et précision

 

Le moins qu’on puisse dire en lisant et en analysant attentivement cet échange entre le Cheikh

Al Albani et le questionneur, ce sont les ambiguïtés qui se révèlent très confuses pour tout

esprits refusant le suivisme aveugle, et privilégiant la recherche pure de la vérité, à la lumière

des preuves authentiques. Nous ne commenterons pas la forme générale qui a été donné à la retranscription écrite de ce débat, une forme inique qui cherche à décrédibiliser le questionneur et à soumettre et diriger tout les lecteurs vers une conclusion évidente, toute prête à être consommée sans modération…(22)

 

Tout d’abord nous nous devons de rappeler le sujet général de notre épître : il s’agit de

démontrer à la foi l’obligation immédiate et l’inconditionnalité du Jihad au vue de la situation

internationale actuel. Cette précision, ici n’est pas anodine, car en effet, dés la lecture de ce

document, tout esprit avisé ne peut s’empêcher de se poser la question fondamentale : Mais de

quoi parle t’on?

 

Le questionneur « jihadi » dans la précision qu’il donne au sujet de sa da’wa, nous dirige bel

et bien vers le sujet du Jihad Al Qital, est le fait de ne pas nous donner plus de détail, en vertu

de règles islamiques précises de la réfutation scientifique, nous oblige à écarter, dans cet

échange et dans l’immédiat le statut spécifique et particulier du Jihad Défensif.

 

La Condition de l’Emir, que le cheikh Al Albani cite abondamment, semble donc, ne pas nous

concerner, car on ne peut pas dire avec certitude, en analysant littéralement ce débat que le

Cheikh Al Albani a donné au Jihad Défensif Fard ‘ayn (obligation absolue) la condition

de l’émir, se serait forger un mensonge contre lui, que nous n’énoncerons pas.

 

Car un élément est certain ; nulle part il est fait textuellement mention, au cours de cet

échange, du Jihad Défensif « Jihad Ad Difa’ », cette ambiguïté majeure, pèse, nous le

verrons, très lourdement sur la suite du débat, et amène facilement à faire de très mauvaise

conclusion et on pourrait donc, dés à présent, dans le souci du respect des règles du débat

scientifique, clore cette démonstration, est énoncé que cette « preuve » n’en est absolument

pas une.

 

Cette prudence que nous manifestons est simplement un souci d’éthique afin de ne pas

proférer d’accusation mensongère :

Certes le problème est que le cheikh Al Albani a énoncé, textuellement, comme nous allons le

voir, que le Jihad Fard ‘Ayn doit avoir un émir, mais pouvons nous dire, pour autant que le

cheikh Al Albani a donné au Jihad Défensif « Ad Difa’ » l’obligation d’avoir un émir ?

 

Textuellement non, même si nous savons que le Jihad Défensif est un Jihad Fard ‘Ayn, mais il

n’est pas le seul type de Jihad à être sous l’obligation juridique de Fard ‘Ayn.

 

Ainsi, nous, comme à notre habitude, nous ferons pas de supposition sur ce qu’a vraiment

voulut signifié le Cheikh, et nous, nous attacherons de manière objective qu’au texte seul.

L’épineux problème, ici, malheureusement, c’est que le Cheikh n’a pas eu la précision

nécessaire, la clarté utile, dans ces propos, qui se révèlent, lorsqu’on se penche dessus, très

difficile à saisir ; c’est ce qui a permis, comme d’habitude dans ces cas là, d’avoir plusieurs

lectures, antagonistes entre elles.

 

Et cela, notamment pour certains esprits simplistes qui n’aiment pas faire efforts de

réflexions, ils ne peuvent tirer de cet échange que des conclusions hâtives.

Quant à nous nous attacherons, encore une foi, qu’à une lecture littérale du texte, afin de ne

pas porter d’accusations ou de jugements sur des considérations réelles ou supposées.

 

Note :

 

(22) Les spécialistes de la manipulation, utilisent des méthodes afin que, dés le départ, les lecteurs rejoignent une solution déjà mise en évidence. Exemple dans la retranscription écrite du dialogue : le fait de nommer le questionneur, partisan du jihad ou « jihadi », est un conditionnement pour tout esprit avisé, en essayant d’opérer, dés le départ, une distance entre lui et le lecteur, afin de l’isoler et inconsciemment poussé le lecteur vers la thèse

du cheikh Al Albani, de plus le fait le plus remarquable, est qu’en nommant le questionneur ainsi, implicitement on reconnaît que l’on est soi même non partisan du Jihad, qui fait pourtant partie intégrante de notre Islam…De même les mentions telle que « jihadi essaie d’interrompre…» alors que c’est le Cheikh lui même, qui interrompt finalement le débat et refuse de le poursuivre, où est l’impartialité ?

 

B. Analyse des ambiguïtés majeures du texte

 

1/ Jihad Fard Kifaya/’Ayn et (ou?) Jihad Individuel/Groupe/Jama’a 

 

L’ambiguïté vient donc, des propos même du Cheikh Al Albani, en faite ce sont les

dichotomies et les définitions qu’il donne au Jihad et aux différents statuts légaux, qui sont

complexe à saisir.

Il pose une première foi, le cadre du dialogue, en énonçant :  Est-il le jihad d’une personne ou le jihad d’un groupe ?

 

Il divise donc le Jihad en deux catégories :

  • · Jihad collectif
  • · Jihad Individuel

Cette division n’est déjà pas très courante dans les livres de sciences traitant du Jihad : toutes

Est-il le jihad d’une personne ou le jihad d’un groupe ? écoles confondues, ont trouve une majorité des divisions, soit sur le statut juridique, fard ‘ayn/ fard kifaya, soit sur le type : At Talab/ Ad Difa’ (attaque/défense), ou soit sur les formes : la main (l’épée: le combat armé)/ la langue (discours, réfutation, débats, sermon)/ la plume (par l’écrit, diffusion de la science par livres, lettres, traités, etc..).

 

Cette dichotomie est déjà atypique, mais c’est surtout, le manque de clarté qui obscurcit

considérablement le champ d’analyse et de compréhension, et l’on peut faire que des

hypothèses sur ce qu’a voulut signifier cheikh Al Albani.

 

Car que pouvons nous comprendre par « Jihad collectif » :

- Est-ce un Jihad accomplit seulement en groupe, c'est-à-dire dans son sens numérique ?

Dans ce cas, un Jihad collectif, c'est-à-dire un groupe de combattant musulman, il est tout

à fait possible qu’il soit réalisé sous un statut juridique de Fard ‘ayn sou sous un statut de

Fard Kifaya (obligation facultative)…(23)

 

- Ou bien est-ce un Jihad dont c’est l’obligation juridique qui s’impose sur un groupe ?

De même, on peut faire les mêmes interrogations pour le Jihad individuel, est ce juste le fait

de pouvoir partir ou partir seul au Jihad ou c’est l’obligation légale qui s’impose sur chaque

individu pris « individuellement » ? Car la nuance est de taille, d’ailleurs c’est pourquoi, selon notre analyse, le questionneur répond naturellement et malheureusement pour lui de manière naïve, à la question du Cheikh : « …pour le Jihad fard ’ayn, avons besoin d’une jama’a ou peut-il être fait individuellement ?

 

Il répond : – Soit l’un soit ou l’autre cas… »

La définition et surtout le sens donné aux termes de « groupe/collectif » et « individuel »,

peuvent être différentes pour le cheikh, le questionneur et même les auditeurs de la discussion

et à présent pour les lecteurs de ce dialogue : l’imprécision peut faire penser au sens

numérique pour les uns ou le type d’obligation pour les autres…

Malgré cette imprécision, ce n’est pas le manque seul de clarté de cette dichotomie Jihad

collectif/individuel qui suscite de vives interrogations.

Le cheikh cite, ensuite, à juste titre les deux niveaux d’obligation qui existe, notamment dans

les règles du Jihad Al Qital:

  • · Fard kifaya
  • · Fard ‘ayn

 

La liaison qu’il opère entre chacune de ces catégories de Jihad (collectif/individuel) avec un

niveau particulier d’obligation (fard kifaya/Fard ’ayn), est extrêmement complexe à

déchiffrer, l’analyse montre une incohérence dans les propos du cheikh Al Albani très

difficile à comprendre, tant il y a un va et vient entre les catégories de Jihad et les Statuts

juridiques qui lui sont liés. Ainsi au début, le Cheikh Al Albani énonce :

 

« …un groupe de musulman qui part pour le Jihad, n’ont-ils pas besoin d’un Emir pour les

mener ? »

 

Sous entendue, selon lui, un groupe de musulman à obligatoirement besoin d’un Emir, et pour

lui cela est même une condition qu’il ne faut pas oublier : ses propos ici, sont claires, sans

ambiguïté possible. Pourtant lorsqu’il explique les deux types de jihad, notamment le fard

kifaya, il dit :

 

« Fard kifaya, que seul un groupe de musulman peut accomplir, et si un groupe

l’accomplit, le reste des musulmans n’aura pas de compte à rendre dessus. Ce type de

Jihad individuel peut se faire seul. » 

 

Cette définition du cheikh, est totalement confuse, est paraît même en contradiction avec ce

qu’il a énoncé précédemment : Comment est-il possible qu’un Jihad Fard Kifaya, dont la définition unanime de tout les savants, toutes écoles confondues, comporte la notion essentiel de Groupe, (élément obligatoire qui participe à la définition du fard kifaya) peut il être fait individuellement et seul?

 

Ou alors dans le cas contraire, que veut-il dire par « groupe de musulman »?

Essayons de clarifier ce point : un groupe est forcément composer d’individus, et un groupe a

toujours besoin d’un Emir pour le mener selon le cheikh lui même, or comment un émir

pourrait commander un groupe de combattant, qui n’est apparemment pas un « vrai » groupe,

puisque c’est un « jihad individuel » qui « peut se faire seul », donc sans aucune coordination

collective !!?? Ce passage est d’une complexité étonnante…Or le fait qui trouble encore plus

cette analyse, est que cette position du cheikh Al Albani sur le Fard Kifaya, est en opposition

même avec l’explication qu’il nous donne dans une de ces fatwas (source Al-Masjid Al-Aqsa :

le Chemin vers sa libération) n’est-ce pas lui qui énonce :

 

« Qu’un jeune homme, aveugle, décide seul, - comme nous l’entendons souvent – d’escalader

une montagne et d’entrer dans un emplacement fortifié utilisé par les juifs et qu’il tue certains

d'entre eux et soit tué par la même occasion…quel est l'avantage d'un tel acte ? Ce sont

seulement des actes individuels qui n'ont pas de résultats positifs qui puissent profiter à

l'Appel Islamique. » (24)

Or c’est par cet effort de réflexion qu’il a fait dans cette fatwa, et par analogie, qu’il avait

déclaré haram les opérations martyrs : car il énonce bien que le fait qu’un musulman partant

seul au combat contre l’ennemi, s’expose inutilement à la mort, et donc «quel est l'avantage

d'un tel acte ? », et pourtant il explique, ici dans ce dialogue, pour le Jihad Fard Kifaya que

« Ce type de Jihad individuel peut se faire seul. »

 

Alors comment pouvoir partir seul au Jihad, tout en sachant que cet acte individuel n’a

pas de résultat positif !?

 

Que devons nous comprendre, et que devons nous faire ? Le deuxième passage, aussi complexe à saisir, fait suite à lorsqu’il a énoncé auparavant :

 

«…pour le Jihad fard ’ayn, avons besoin d’une jama’a ou peut-il être fait

individuellement ? »

 

Sous entendu, pour lui, le Jihad Fard ‘ayn a besoin d’une jama’a, puis il rajoute, en plus :

 

« Fard ‘ayn que tout les musulmans doivent faire dans un lieu spécifique. Pour accomplir

ce Djihad n’avons nous pas besoin d’un émir pour mener les musulmans ? »

 

Comment est-il possible et islamiquement compréhensible qu’un Jihad Fard ‘Ayn est

besoin obligatoirement d’une jama’a et d’un émir, alors que justement le fard ‘ayn

est juridiquement une obligation impérieuse d’ordre individuel (qui s’impose sur

chaque individus indépendamment les uns des autres) sans condition de groupe, de

jama’a ou d’une quelconque collectivité, ni même d’Emir ?

 

Cette condition est vraiment étonnante dans la mesure où assortir le Fard ‘Ayn de condition,

revient à dire que le Fard ‘Ayn n’est plus réellement « Fard ‘Ayn » puisqu ‘il dépend, au

préalable de la réalisation de conditions !!!

 

Or Cheikh Al Islam Ibn Taymiyya , dans son livre « La politique légale dans la réforme

du gouverneur et de son peuple » énonce que :

 

« L'explication du Fard ‘Ayn est que chaque personne ira au Djihad au point que le fils

s’élancera sans la permission de son père, l'épouse sans la permission de son mari, le

débiteur sans la permission du créancier. »

 

Et l’avis d’Ibn Taymiya, est largement majoritaire, et même consensuel, il montre qu’il

n’existe pas de conditions, comme nous le verrons en détails, pourtant pour le Cheikh Al

Albani, il est ici évident que le Jihad Fard ‘Ayn a besoin d’un émir, et en faite en analysant

scrupuleusement, les propos du cheikh Al Albani, on peut dire que dans tout les cas Fard

‘Ayn ou Kifaya, il semble assigné la condition de la présence d’un émir :

 

- Que se soit le Jihad Fard Kifaya, accomplit par un groupe de volontaire, conformément à

cette parole « …un groupe de musulman qui part pour le Jihad, n’ont-ils pas besoin d’un

Emir pour les mener ? »

- Et également le Jihad Fard ‘ayn, par plusieurs passages, dont celui-ci «…Pour accomplir ce Djihad [le "’Ayn" ici] n’avons nous pas besoin d’un émir pour mener les musulmans ? »

 

Ces propos du cheikh ne nous éclaire guère, et au contraire obscurcit notre recherche de

réponse, car le Jihad Fard ‘Ayn n’est qu’un Jihad n’ayant, juridiquement, qu’un statut

obligatoire, or celui-ci peut rassembler plusieurs types de Jihad : alors en donnant cette

condition de l’émir, cheikh Al Albani pense-t-il à un Jihad Fard ‘Ayn en particulier ? Où

parle-t-il de l’ensemble de tout les Jihad Fard Ayn pouvant exister ? La ou les réponses ne sont que des pures suppositions…

 

Soyons claires, les paroles du cheikh Al Albani , ici, dans ce dialogue précisément, sont

très complexe à déchiffrer à la vue des preuves authentiques que nous avons, et pour avoir une

attitude honnête et scientifique de réfutation à la lumière du Coran, de la Sunna et de l’Ijma’,

il faudrait analyser toute les paroles du cheikh Al Albani sur ce large sujet du Jihad, or nous

remarquons que dans d’autres écrits ou discours, les thèses du cheikh sont étonnamment

différentes de celles avancées dans ce dialogue.

 

Par exemple, sur les notions de Fard ‘Ayn et Fard Kifaya et leurs explications, le cheikh Al

Albani a écrit, dans son commentaire de 'al-'Aqīdah at-Tahāwiyyah' (pages. 82-83):

"…et savoir que le Jihad est de deux types:

Le premier : Fard 'Ayn et ceci est de combattre l'ennemi qui a attaqué les terres des

Musulmans, tels que les juifs qui ont occupé la Palestine : donc chaque Musulman seul est

dans un état de péché jusqu'à ce qu'ils (les juifs) soient expulsé de cette terre...

 

En liant le Fard ‘Ayn à chaque musulman prit individuellement, Cheikh Albani reste en

conformité avec les autres avis islamiques authentiques sur ce sujet. Cela est d’autant plus difficile à saisir, que par deux fois nous avons que le Cheikh ne semble pas cohérent avec d’autres de ces propres avis. Les erreurs ou le manque de clarté, amènent souvent des paroles, qui en plus d’être confuse et/ou difficile à comprendre, sont extrêmement critiquable, comme nous allons le voir…

 

Note :

 

(23) Rappel terminologique, Fard ‘Ayn : C'est le Fard (l’obligation) qui représente un devoir obligatoire à exécuter par chaque simple Musulman pris individuellement, comme la prière ou le jeûne. Ainsi, c’est une obligation individuel qui est inconditionnelle pour chaque musulman, qui s’impose de manière impérieuse sur lui dès qui le peut physiquement, sans autre excuse valable : ces actes à accomplir sous ce Fard là, ne dépende de rien n’y

personne, (on ne peut pas, par exemple, énoncer qu’il faut attendre le rétablissement du califat ou l’application de la Shari’A, ainsi que d’autres excuses similaires pour pouvoir accomplir ces prières, son jeune ou tout autre actes dont l’obligation est fard ‘Ayn…).

Fard Kifaya : C'est le Fard qui, s'il est exécuté par un groupe de volontaire, l'obligation n'incombe plus au reste des Musulmans. La signification de Fard Kifaya est que, s'il n'y a pas assez de personnes qui y répondent, alors tous les Musulmans sont dans le péché. Si une quantité suffisante des gens y répond, le reste de la communauté Musulmane est exempté et n'est plus dans le péché. L'appel à pratiquer ce type d'obligation est dans le commencement comme l'appel à pratiquer un Fard Ayn qui est alors délié en un Fard Kifaya par la

participation de certains des gens à cette pratique. Mais le Fard Ayn n'est pas délié par un nombre précis de gens l'exécutant (même s’il est nécessairement supérieur à une personne seule). C'est pourquoi Fakhr ar Razi a défini le Fard Kifaya comme l'obligation qui est effectuée sans compter sur les âmes d'entre ceux qui l'exécutent. L'Imam Shaffi'i (Rahimahou Allah) a dit : "un Fard Kifaya est un ordre adressée à chaque Musulman mais ne recherchant en réalité une réponse que de quelques volontaires". La définition convenue par la majorité des savants, parmi eux Ibn Hajib, Amdi Al et Ibn Abdou Shakur, déclarent que le Fard Kifaya est obligatoire sur chaque Musulman, mais son exécution ne l'est plus lorsqu'une quantité suffisante répond à l'appel.

(24) Le verdict (hukm) de la fatwa, (dont est extrait ce passage), est d’ordre général, le cheikh Al Albani ne pose aucunes conditions, et il n’y a aucune relativité par rapport à une situation précise ou des personnes particulières, elle est d’ordre définitive et absolu, or c’est précisément pour cette raison que nous pouvons utiliser cette fatwa ici comme contre argument : si le cheikh avait limité sa fatwa avec spécificité et précision, et ceci pour une application restreinte à une situation donné et définie, il nous aurait été pas possible en vertu des règles de la réfutation de l’utiliser de manière honnête…

 

2/ Pas de Jihad pour le moment ? 

 

Le cheikh énonce ensuite un propos très polémique, et même dangereux :

 

« Le Jihad est obligatoire, mais pour le moments ce n’est pas le temps pour cela. » 

 

Reconnaissant le caractère obligatoire du Jihad, le cheikh suspend pourtant, par cette parole,

son accomplissement. Or à part savoir qu’il parle bien du Jihad Fard ‘Ayn, sans plus de

précision, nous ne savons pas lequel Jihad qu’il suspend (selon son propre ijtihad) :

Est-ce tous les Jihad Fard ‘Ayn? Les Jihad de types offensifs ? Le Jihad Défensif ? (25)

Là encore, impossible de répondre avec certitude, quoi qu’il en soit sa parole, ne peut pas

être accepter, ni à cet instant présent, ni jamais.

 

Car, en effet, un hadith nous montre l’extrême dangerosité de tel propos.

L’Imam de la sunna Ibn Assaker , nous rapporte ce hadith d’après Zayd ibn Aslam

qui le rapporte de son père, dans lequel le Prophète Muhammad a dit: 

 

« Le Djihad ne cessera d’être doux et agréable, tant que l’eau tombera du ciel. Mais il

viendra un temps pour les hommes où certains lecteurs parmi eux diront :

« Ceci n’est plus l’époque du Djihad»

Celui qui vivra ce temps quelle merveilleuse période pour le Djihad.

Les Compagnons Radhi Allahu ‘Anhum dirent :

- Y'aura-t-il quelqu'un pour dire cela ?

Il (‘Aleyhi salat wa Salam) dit :

- Oui celui qui sera maudit par Allah Subhanahu wa Ta’ala, ses anges, et le reste des gens. » 

 

Nous ne disons pas que Cheikh Al Albani a formellement énoncé que le Jihad n’est plus

d’actualité, mais il est indéniable qu’il suspend par cette parole, l’accomplissement d’un acte

obligatoire, et tout cela, à cause des conditions qu’il a voulut apporté, (conditions dont nous

verrons en plus, l’inexactitude…).

 

Les paroles erronées ou ambiguës, de personnes faisant autorités, sont toujours lourdes de

conséquences, et celle du cheikh Al Albani ne font pas exception à la règle, car les

erreurs non rectifiées de personnes reconnues comme savantes, sont autant de portes ouvertes

qui peuvent mener certains Taqlidi à une mauvaise compréhension, qui elle-même, peut

mener à un égarement, et malheureusement les coeurs malades du hizb, qui se font appelé

salafi, sont allés, consciemment ou non, plus loin que la parole du cheikh, plus loin que la

« simple » suspension du Jihad.

 

Entendre aujourd’hui des pseudo-salafis, énoncés des paroles contre le Jihad Al Qital, rejetant

son accomplissement, dénaturant son sens, en ne parlant que du Jihad Nafs, et dire que le

Jihad Al Qital n’est pas pour aujourd’hui, ne nous étonnes pas de la part de taqlidi qui derrière

leurs apparences ont des manques de sciences préoccupants.

Car de telles paroles sont déjà issue de personnages censé avoir plus de science que la

moyenne : n’est ce pas un proche élève de Cheikh Al Albani justement, un certain "Cheikh"

Mohammed Chaqra qui a osé écrire dans un livre intitulé « Ceci est la Salafiya » :

« … tu comprendras alors que le meilleur Djihâd à notre époque est justement l’abandon du

Djihâd »

 

Alors que c’est cette parole là précisément, et sans doute possible, d’après le hadith que nous

avons cité, qui peut coûter très chère à son auteur. Et nous disons que :

- c’est la non prise en considération des éléments que nous avons apportés

- l’incompréhension des notions issue du jihad et de ses implications

- les erreurs manifestes

- l’exagération

- l’extrémisme du taqlid,

- la soumission inconditionnelle aux tawaghits, ainsi qu’à leur suppôt en leur cherchant des

excuses, en faisant, avec et pour eux, des compromis,

- beaucoup de mensonge

 

Qui peut débouché sur de telles aberrations, surtout chez ceux qui prétendent tirés avantages

des enseignements de certains savants. Et nous, nous répliquons à ces propos par ces paroles

dont nous ne dénaturerons, avec l’aide d’Allah , jamais le sens ; dans un hadith qu'Ibn

Taymiyya dans son Majmou’ al Fatwa, juge authentique, le prophète a en effet dit:

"Accrochez vous aux toupets des chevaux, ce sera une bonne chose jusqu'à Yawm Al-

Qiyyamah (le Jour de la Résurrection) - la récompense ou le butin. "

Et un autre hadith encore plus explicite rapporté par Abou Daoud :

"Des expéditions militaires (Al-ghazw) existeront du temps où je fus envoyé par Allah

jusqu'au jour où ma communauté combattra le Dadjal. Elles ne seront supprimer ni par la

tyrannie d'un tyran ni par la justice d'un dirigeant." 

 

Note :

 

(25) Attention à ne pas tomber dans l’erreur classique, en pensant que seul le Jihad Défensif est Fard ‘Ayn, car même un Jihad Offensif peut le devenir, si par exemple le chef de l’état islamique ordonne une attaque, cette ordre est donc obligatoire à exécuter. Or c’est tout le problème de ces salafi mourji, en pensant que seul le chef d’état peut ordonner un Jihad Fard ‘Ayn, mais s’il s’agit de défense comme nous allons le voir, le fard ‘Ayn s’impose de lui même. C’est pourquoi nous nous demandons ici lequel Jihad, cheikh Albani suspend t-il l’application, tous ou bien un en particulier…?

 

 

 

C. Condition du Khalifa/Emir pour le Jihad Fard ‘Ayn?

 

Le cheikh Al Albani énonce, clairement l’existence de cet Emir comme condition, et en

faite, pour lui, c’est bien plus qu’un simple Emir mais rien d’autre que le calife des

musulmans, conformément à ces paroles :

 

Revenons au fait de dire Amir pour ce groupe pour vouloir dire un Khalifa des

musulmans. […] Pour faire ce Jihad fard Ayn, l’obligation des musulmans est l’unité,

l’unité nécessite un Khalifa. »

 

La encore, une parole ambiguë, non dans son sens cette foi, mais dans l’effort de réflexion :

non seulement de donner une condition au Jihad Fard ‘Ayn, cheikh Albani énonce que cet

Emir est bien plus qu’un simple Emir, chef d’armée, mais bel et bien le Khalifa de tout les

musulmans… ! En finalité, il énonce que le Jihad Fard ‘Ayn a pour condition le rétablissement du Khalifat!? (26) On pourrait apporter l’ensemble des preuves issues de sources authentiques et consensuelles, montrant l’erreur manifeste du cheikh Al Albani, et démontrer que, pour ceux qui utilise ce même raisonnement, cette même logique, cela pourrait entraîner à terme une très grave remise en cause de certains principes inaliénables de l’Islam et de son dogme, mais cela serait une autre démarche ici que la nôtre, et déborderai largement le cadre de notre sujet.

 

L’important pour nous, n’est que d’analyser ces paroles qu’à travers le prisme

de notre sujet ,

et non pas de nous étendre sur une réfutation globale de ce point-ci de la thèse du cheikh, mais

une réfutation précise liée exclusivement à notre sujet : le Jihad Défensif Fard ‘Ayn.

En somme, ce qui nous intéresse ici, par rapport à ce qu’énonce Cheikh Al Albani est de

savoir si le Khalifat(27)  fut une garantie de la réalisation effective du Jihad Défensif quand la

situation l’a exigée, en d’autres mots :

 

Est-ce que le khalifat est le gage absolu de la protection des biens, des terres et des vies

musulmanes en établissant le Jihad Défensif, lorsque celui-ci s’imposait ?

Et que ce Khalife dans cette situation «…appellera les moujahidines et enverra certains ici et

certains là-bas » ? Pour répondre à ces questions et voir si vraiment le khalifat fut la suprême

réponse en matière de Jihad Défensif, les livres d’histoires peuvent nous renseigner, quant aux

rôles réels ou supposés des Khalifes.

 

Note :

 

(26). Il est quand même curieux, de remarquer que lorsque nous traitons du sujet du Jihad avec ceux qui suivent passionnément et aveuglément cheikh Al Albani, ils nous citent cette condition d’Imam/khalife, puis lorsque nous traitons directement du sujet du Khalifa, de l’abolition des frontières, d’un pouvoir et d’un état islamique unique pour tous les musulmans, ces mêmes personnages nous rétorque des élucubrations du type : « Ne te préoccupe pas de cela akhi, Allah nous as mit sur terre pour l’adorer et non pour autre chose… » Pour ceux

d’entre nous qui ont saisit leur idéologie, nous savons qu’ils sont là, en face d’un dilemme : Soient ils reconnaissent la nécessité absolu d’avoir un Khalife, ce que aucun chef d’état actuel comme le suggère lui même, cheikh Al Albani, ne peut être, et alors dans ce cas le Khalifa se fera sur eux et contre leurs volontés de maintenir leurs pouvoirs corrompus, ou bien alors, ce n’est pas une obligation, ni à instaurer et donc ni à respecter…Les partisans de ce hizb, n’utilisent cette notion de l’émir et du califat, que comme argument pernicieux, sans réelle attachement, aux implications politiques islamiques que cela devrait suggérer chez des

réelles partisan du rétablissement du califat, car ils savent très bien qu’il ne doivent pas « trop » développer ce thème du Khalifa dans leur da’wa, car la confrontation idéologique avec les pouvoirs des tawaghits serait inévitable, d’ailleurs, nous avons vu que même le cheikh Albani, sans le dire de manière direct et explicite, quand il énonce cette idée du calife, est obligé de « visé ceux qui ont pris la place du khalif »…

(27). Nous prendrons que les exemples de situation en Jihad Défensif, pour deux raisons simples :

- C’est le sujet exclusif de notre épître et nous resterons en cohérence avec tout ce qui précède.

- De plus, le Jihad Défensif à un niveau d’obligation extrêmement lourde, donc avant même de voir le rôle du Khalife dans une stature offensive « facultative » pour certain, voyons tout d’abord, si les bases fondamentales du Jihad défensif sont toujours appliqué et si, en l’occurrence, le khalifat est un gage absolu dans la protection vitale des terres et populations musulmanes.

 

1/ Khalifa comme garant du Jihad ? Rappel historique des croisades : 

 

L’époque des croisades fut certainement, la période de Jihad Défensif par excellence, de 1096

à 1291, soit pendant prés de 2 siècles, les forces de l’Islam, sont en lutte contre les armées

d’invasion des chrétiens occidentaux, les croisés, et leurs occupations de la terre sainte. De très nombreux ouvrages de savants citent abondamment cette période en exemple dans

leurs nombreux livres traitant sur le Fiqh et Ahkam du Jihad Al Qital et Ad Difa’ en

particulier, cette période ayant profondément marqué le monde islamique. Comment ont donc réagit les califes et sultans, symboles de l’unité des musulmans, et détenteur de l’autorité politique et de la force militaire?

 

Comment organisèrent-ils la défense ? Ont-ils appelés les moujahidines, en « envoyant certains dans un lieu et d’autres ailleurs » ?

 

a) Le Cadi de Damas cheikh Al Harawi et le Khalif Al Moustazhir-Billah

 

Le 15 juillet 1099, les croisés prennent Jérusalem « Beït Al Maqdesse », après 40 jours de

siéges, s’en suivent 2 jours de massacres, viols, pillages et destructions, au final, selon les

estimations, entre 30 000 et 70 000 habitants furent tués, il ne reste plus aucun musulmans en

vie dans la ville sainte (ni juifs d’ailleurs), 1 an plutôt, en juin 1098 c’était la grande cité du

nord de la Syrie, Antioche qui avait connut le même sort, et avant elle, c’était la ville

d’Edesse…

 

L’historien Ibn Al Athir , contemporain des événements, nous rapporte dans son livre

« Kamal Fi At-Tarikh » Tome 10, les réactions :

Le grand cadi de Damas, cheikh Abou Saad Al Harawi, (accompagné d’autres dignitaires

religieux et des rares survivants qui ont pu fuir de Jérusalem pendant le siége), se rend à

Bagdad, siége du « gouvernement centrale » lieu de résidence du Calife et du sultan, et

pénètre au palais du Khalif, Al Moustazhir-Billah, avec une foule de bagdadi en colère, qui

s’étaient rassemblé à la grande mosquée de la ville, autour de lui, l’écoutant avec peine

décrire la situation en Palestine et Syrie.

 

« Je voit qu’ils sont faibles les soutiens de la religion ! » cette phrase célèbre du Cadi Al

Harawi, rapporté par Ibn Al Athir, témoigne de l’absence totale de réaction du Calife

abbasside, occupé à rédiger des poèmes d’amours, ni lui, ni le Sultan turc de la puissante

dynastie des Seldjoukide, véritable détenteur de la force militaire, (quant à lui trop occupé a

vouloir combattre son propre frère…), ne décident de donner une suite à cet appel à l’aide.

Al Harawi, quitte Bagdad en septembre 1099, laissant le Calife à sa poésie et le sultan à ses

querelles familiales…Al Harawi mourra assassiné par un partisan de la secte

ismaélienne, alliée des croisés.

 

b) Le Cadi de Tripoli Fakhr Ibn Ammar et le Sultan Malikshah

C’est l’historien de Damas, Ibn Al Qalanissi , dans son ouvrage « Zayl Tarikh Dimachq »,

qui relate en détails, la suite des épisodes tragiques montrant l’incapacité des détenteurs du

pouvoir, alors même qu’ils détiennent tous les moyens nécessaires et bien au-delà, pour

réagir.

 

Les croisés galvanisés par leurs succès, font le siège, dés 1103, de Tripoli, qui est

certainement à l’époque, la cité la plus riche et la plus prospère du Proche Orient. Le

gouverneur de Tripoli, le cadi Fakhr El Moulk ibn Ammar, déploie une énergie diplomatique

sans précèdent, pour chercher des alliés et vaincre les croisés, il quitte sa ville assiégée et se

rend chez le gouverneur de Damas, sans succès, puis il décide de partir, sur le champ, pour

Bagdad.

 

Il rencontre le nouveau sultan Mohammed Ibn Malikshah, et lui demande d’envoyer une

armée de secours, or celui-ci veut d’abord en découdre avec un petit émir insignifiant du nord

de l’Irak, au lieu de sauver Tripoli des mains des croisés!

Découragé, le cadi Fakhr, prend le chemin du retour, repassant par Damas, on lui apprend

que, les notables de sa ville, à bout de patience, ont appelé à l’aide le Calife Fatimide (chiite),

du Caire ; son puissant vizir d’Egypte, Al Afdal, leur avait promis d’envoyer une importante

flotte de guerre qui les libérera des croisés, malgré quelques maigres ravitaillements, aucune

flotte de guerre n’apparaît au large de Tripoli, et au contraire c’est une flotte chrétienne, en

l’occurrence celle de la cité italienne de Gênes qui complète le siège, désormais totale, de la

ville !

 

Ibn Qalanissi raconte :

« Au Début de l’été 1109, les franj se mirent à attaquer Tripoli avec toutes leur forces,

poussant leurs tours mobiles vers les murailles. Quand les gens de la ville virent quels

violents assauts ils devaient affronter, ils perdirent courage, car ils comprirent que leur perte

étaient inévitables. Les denrées étaient épuisées, et la flotte égyptienne tardait à arriver. Les

vents restaient contraires selon la volonté de Dieu qui décide de l’accomplissement des

choses. Les franj redoublèrent d’efforts et prirent la ville de haute lutte… »

 

Après plusieurs mois de résistance, face à l’incompétence et le mépris des détenteurs du

pouvoirs tant chez le Calife et le sultan, sunnites, que chez leurs homologues chiites : la ville

fut prise, pillé, saccagé, les 100000 volumes de la bibliothèque « Dar El ‘Ilm », l’une des plus

importantes du monde civilisé furent brûlés, les habitants massacrés ou réduit en esclavage

Quelques mois après, c’est Beyrouth qui est prise, après une résistance acharnée de la

garnison, les croisés se livrent à un massacre aveugle de la population pour l’exemple : et en

effet, la ville de Saïda, craignant se sort, capitulera sans résister…

Suite :

LES MOUDJAHIDIN (113):

Les partisans du Tahwid (Unicité de Allah) aiguisent le sabre du Jihad sur la tête des menteurs 4/5

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