DEPUIS JANVIER 2010 SIGNES ET MIRACLES D’ALLAH (70): « LIVRE : Secrets cosmiques du Coran et explications scientifiques » (2/5) - Jésuites/Juifs noachides, Illuminati, Franc-maçons, Satanisme
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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 22:40

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux

SIGNES ET MIRACLES D’ALLAH (70):

« LIVRE : Secrets cosmiques du Coran et explications scientifiques »

(2/5)

 VIDEOS ET SITES Zaghloul An-Najjar 

« Quelques Secrets du Coran : Les signes cosmiques dans le Saint Coran et leurs significations scientifiques »

Par: Dr. Zaghloul El-Najjar, Observateur et Spécialiste des Signes du Coran ainsi que d’autres Réflexion au service de LA VERITE : L’ISLAM !

Traduit par: Dar al-Tarjama – La caravane française, AmrKhaled.net

Commentaire et correction Ribaat

 

LIEN DE TELECHARGEMENT DU LIVRE EN 110 PAGES :

http://www.hijra.biz/e-book-quelques-secrets-du-coran/

E Book : Quelques Secrets du Coran

5 mars 2010, Share6

 

السلام عليكم ورحمة الله وبركاته

Un Livre à LIRE! (au Format PDF)

 

« Quelques Secrets du Coran : Les Signes Cosmiques dans le Saint Coran et leurs Significations Scientifiques »

 

Par le Docteur ZAGHLOUL EL NAJJAR

 

LIEN DE TÉLÉCHARGEMENT : CLIQUEZ ICI

 

Troisièmement : ‘puis Nous fendons la terre par fissures’ (TSC, ‘Abassa : Il S’est Renfrogné : 26).

Par ‘fissure’ on désigne la longue ouverture verticale faite dans un objet. Et dans le verset, le terme ‘fendre’ désigne l’érosion verticale provoquée par la pluie quand elle tombe à torrent. Il a été prouvé que l’eau de pluie peut provoquer des fissures dont la profondeur peut varier entre quelques mètresà deux cents mètres. Ce qui facilite, l’infiltration de l’eau à travers les roches perméables et la formation de réserves d’eau sous sa surface, et permet le renouvellement de sa fraîcheur et de sa contenance en oxygène. 

Et à chaque fois que ces fissures, causées par cette érosion verticale des averses, rencontrent d’autres failles et fissures ainsi que les niveaux de stratification des roches sédimentaires et les grottes de fusion dans les roches calcaires et salines et toutes les crevasses, couloirs, tunnels et culots dont la longueur peut atteindre des dizaines de kilomètres, l’érosion des roches est alors facilitée et l’eau est stockée sous la surface de la terre.

Cette eau stockée joue un rôle important dans l’élargissement de ces fissures grâce à la désagrégation mécanique (sous l’effet du gel par exemple), à l’érosion due aux être vivants et à l’érosion chimique (fonte, carburation, substitution, liquéfaction et oxydation) qui affaiblissent la cohésion des roches et les pousse à se rompre et à s’émietter pour former le sol.

Les réserves en eau jouent également un rôle important dans l’approvisionnement en eau et en matières nutritives à toute la flore.

Cette dernière interprétation me paraît la plus plausible puisque le terme ‘fendre’ est suivi de celui qui désigne les averses brutales. Mais Allah Seul sait.

Cependant, il n’est pas impossible que l’expression ‘fendre la terre’, dans le verset, désigne les fissures formées en surface et qui sont dues au mélange de l’eau de pluie avec le terreau.

La terre agricole est principalement composée de minerais argileux qui sont, quant à eux, essentiellement composés de silicates d’aluminium répartis en couches fines successives. Ces derniers absorbent facilement l’eau qui les fait gonfler, ce qui entraîne un débitage superficiel en écailles ou en copeaux des argiles à travers lesquelles les tiges des plantes, issues de graines semées, émergent vers la surface.

Cette action est facilitée grâce à l’absorption par l’eau de l’air contenu entre les écailles d’argile, par le mouvement Brownien des particules colloïdales présentes dans les minerais argileux, par la force de répulsion entre les particules électriques de même nature présentes à la surface de ces minerais et entre ces dernières et l’eau à molécules bipolaires, ainsi que par l’activité de toutes les formes de vies présentes dans le sol et qui sont représentées par des milliards d’êtres vivants tels que les graines, les œufs de certains animaux ou leurs larves, et certaines bactéries et champignons qui, au contact de l’eau, deviennent actifs. Les réserves du sol en êtres vivants sont très variées et elles sont composées aussi bien d’êtres microscopiques que de vertébrés. Et la force du processus de Germination est l’une des forces les plus considérables.

Quatrièmement : ‘27. et y faisons pousser grains, 28. vignobles et légumes, 29. oliviers et palmiers, 30. jardins touffus, 31. fruits et herbages, 32. pour votre jouissance vous et vos bestiaux. » (TSC, ‘Abassa’ ‘Il S’est Renfrogné’ : 27-32).

Ces versets indiquent tout ce dont l’homme et son bétail ont besoin pour se nourrir.

1. Le terme ‘grains’ désigne toutes les espèces de céréales telles que le blé, l’orge, le maïs et le riz. Elles font partie des plantes céréalières monocotylédones qui font partie de la famille des graminées, l’une des familles les plus importantes d’un point de vue économique pour l’homme et ses bêtes, car elle comporte plusieurs herbes de pâturage et elle est considérée comme l’espèce la plus cultivée sur terre.

2. Les‘ vignobles’, quant à eux, désignent les raisins qui appartiennent à la famille des 'Vitaceae' qui se divise en onze genres et où on compte plus de six cents espèces.

3. Les ‘ légumes’ ou encore ‘Quadb’ qui désignent tout ce qui est fourrage frais, tel que la luzerne et le pâturin, pour le bétail et les bêtes de somme. Le mot ‘Quadb’ en arabe désigne tout ce qui est taillé et recepé.

4. Les ‘oliviers et palmiers’. Les olives issues de cet arbre béni représentent la famille des ‘Oléacées’ qui compte vingt-deux genres composés de plus de cinq cents espèces de plantes. Les palmiers, quant à eux, appartiennent à la famille des ‘Palmae’ qui compte environ deux cents genres et plus de quatre mille espèces d’arbres, d’arbustes et de plantes grimpantes présentes dans les régions tropicales et tempérées.

5. Des ‘jardins touffus’ ou encore des vergers. Le terme ‘touffus’ est pour montrer que les arbres dans ces jardins sont grandioses, aux branches enchevêtrées.

6. Les ‘fruits et herbages : les fruits sont tous les produits frais au goût sucré dont l’homme jouit. En arabe, le verbe ‘TaFakahâ’ est synonyme des verbes prendre plaisir et jouir de la chose.

Et les fruits ou ‘fakihâ’ désignent tous les fruits sauf les raisins et les grenadines. Les ‘herbages’ regroupent tout ce qui est pâturin et herbes et tout ce que le bétail et les bêtes de somme consomment frais ou séché, tels que le foin et le fourrage. Le terme est plus général que ‘Quadb’ ou ‘légumes’. Ainsi, les versets se terminent par ces paroles divines –ce qui peut être traduit comme:

‘pour votre jouissance vous et vos bestiaux’ (TSC, ‘Abassa’ ‘Il S’est Renfrogné’ : 32).

Ces vérités scientifiques ne sont devenues connues qu’au vingtième siècle, et leur existence dans le Saint Coran depuis plus de quatorze siècles prouve à quiconque, qui a du discernement, que le Coran est bien la parole d’Allah le Créateur, et confirme la véracité de la prophétie et du message du dernier des messagers. Que les prières et les saluts soient sur lui ainsi que sur sa famille et ses compagnons et sur ceux qui ont suivi sa voie et qui ont invoqué Allah comme lui, jusqu’au jour du jugement dernier. Louanges à Allah Seigneur des univers.

III. « Et l’image que l’on donne d’eux dans l’Evangile est celle d’une semence qui sort sa pousse, puis se raffermit, s’épaissit, et ensuite se dresse sur sa tige » (TSC (13), Al-Fat-h ‘La victoire éclatante’: 29)

Ce verset coranique remarquable figure à la fin de la sourate Al-Fat-h. Il s’agit d’une sourate révélée à Médine comptant 29 versets après la basmallah (14), et qui, comme son titre l’indique, débute par la mention de la victoire éclatante qu’Allah accorda au sceau des prophètes et messagers (saw), lors de la trêve d’Al-Hudaybiyah. La majorité des musulmans considéra cette trêve comme une concession excessive aux païens mecquois, et Omar Ibn Al-Khattâb (qu’Allah soit satisfait de lui) alla même jusqu'à s’adresser en ces termes au Messager d’Allah (saw) : « N’es-tu pas le Messager d’Allah ? » Celui-ci répondit (saw): « Si !» Omar reprit: « Ne sommes-nous pas des musulmans ». Il répondit (saw) : « Si ! » Il reprit : « Ne sont-ils pas païens ? » Il répondit (saw) : « Si ! » Alors Omar ajouta : « S’il en est ainsi, pourquoi devons-nous accepter l’humiliation de notre religion ? » Le Messager d’Allah (saw) renchérit : « Je suis le Serviteur d’Allah et son Messager, je ne contreviendrai pas à Son Ordre, et Il ne me perdra pas. »

(13) TSC : Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du saint Coran. (NdT)

(14) Basmalah: “Au nom de Dieu, le Miséricordieux, le très Miséricordieux’ c’est le premier verset du Coran, elle préface toutes les Sourates du Coran sauf le Chapitre 9. (NdT)

Lorsque cette sourate fut révélée, avec le verset disant –ce qui peut être traduit comme:

« En vérité Nous t’avons accordé une victoire éclatante », un homme parmi les compagnons du Messager (saw) dit : « Comment donc Messager d’Allah, quelle victoire que cela ? » Le Messager répondit (saw) : « Par Celui qui tient l’âme de Mohammad en Sa Main, c’est bien une victoire. »

En effet, la trêve d’Al-Hudaybiyah fut l’occasion qui permit aux musulmans de rassembler un grand nombre de tribus, et de les inviter à embrasser l’Islam. Elle permit de faire connaître les mérites de cette dernière religion révélée, fondée sur l’unicité d’Allah, le Créateur, qui n’a ni associé, ni égal, ni rival, ni ami, ni fils, afin qu’Il soit purifié de tout attribut impropre à Sa Grandeur (exalté soit-Il). Elle fut l’occasion d’instaurer le culte tel qu’Allah l’imposa, et d’instaurer la soumission de l’Homme à tous ses devoirs de gérant sur Terre, responsable du développement et du règne de la justice divine.

Cette trêve fournit également l’occasion aux musulmans de découvrir l’ampleur du fanatisme des païens mecquois à travers leur tentative de repousser de la Mosquée Sacrée le Messager d’Allah, ainsi que tous ceux qui embrassèrent l’Islam avec lui. Six années durant, depuis l’émigration du Prophète (saw) vers Médine, jusqu’au jour d’Al-Hudaybiyah, ils leur interdirent obstinément l’entrée de La Mecque, adoptant ainsi une attitude provocatrice et contraire aux coutumes en vigueur à leur époque. Et cette ardeur aveugle se manifestait même durant les mois sacrés que les Arabes n’avaient jamais cessé de respecter même à l’époque païenne préislamique. Ainsi le contraste entre la tolérance de l’Islam, la noblesse de caractère des musulmans, et l’obstination et l’aveuglement des païens, apparut clairement aux habitants de la péninsule arabe.

Au cours de la sixième année de l’Hégire, le Messager d’Allah (saw) vit dans son sommeil qu’il entrait sans crainte dans la noble Ka’ba avec un groupe de musulmans aux cheveux rasés ou coupés.

Or les visions des prophètes se réalisent. Le Prophète partit donc pour le petit pèlerinage (Oumrah) au mois de Dhou-Al-Qui’dah de la même année avec un groupe de mille quatre cents personnes composé de Muhâjirîn (émigrés de La Mecque) et d’Ansâr (résidents de Médine). Il n’avait nulle intention de combattre les païens. Il appela les bédouins des alentours à se joindre à lui, et lorsqu’il atteignit l’endroit connu sous le nom de Thaniyyat-Al-Marâr, sa chamelle s’accroupit et les gens dirent : « La chamelle est rétive. » Le Messager d’Allah (saw) répliqua : « Elle n’est pas rétive, ce n’est pas son naturel, mais c’est Celui qui retint les éléphants de La Mecque qui l’a retenue. Si les Quraychites m’invitent aujourd’hui à un accord au nom du lien de parenté, je l’accepterai. »

Et dans une autre version d’Al-Boukhârî, le Prophète (saw) dit : « Par Celui qui détient mon âme en Sa main, s’ils me demandent un accord qui prenne en considération les limites sacrées d’Allah, je l’accepterai. »

Puis il poursuivit (saw) son chemin avec ceux qui l’accompagnaient jusqu'à ce qu’ils parvinrent à Al-Hudaybiyah. Cependant les Quraychites refusèrent de les autoriser à enter à La Mecque. Alors le Messager d’Allah (saw) envoya ‘Othmân-Ibn ‘Affân (qu’Allah soit satisfait de lui) avec un message disant qu’il n’avait pas l’intention de combattre, mais qu’il voulait accomplir le pèlerinage (Oumrah). Mais après qu’il leur eût délivré le message du Prophète, les Quraychites emprisonnèrent ‘Othmân-Ibn ‘Affân. Avant de l’arrêter, les chefs quraychites lui dirent : « Si tu veux accomplir une circumambulation (Tawâf) autour de la Maison (Ka’ba), fais-le ! » Il répliqua : « Comment l’accomplirais-je avant le Messager d’Allah (saw) ! » Le bruit se répandit qu’‘Othmân-Ibn ‘Affân avait été tué. Le Prophète (saw) dit : « Nous ne bougeons pas d’ici avant d’avoir combattu ce peuple. » Puis il rassembla les gens sous un arbre, où ils prêtèrent le fameux serment d’Al-Radwân. C’est alors que la rumeur de la mort d’‘Othmân-Ibn ‘Affân se confirma fausse, et les musulmans et les païens se mirent d’accord pour ne pas combattre, et décidèrent de dicter leurs conditions sur un document qui fut appelé l’acte de la trêve d’Al-Hudaybiyah. Le Messager d’Allah fit des concessions sur un certain nombre de ses droits pour éviter l’effusion de sang, et avec la certitude venant d’Allah (exalté soit-Il) que cette trêve mènerait prochainement à la victoire. La trêve accordait la sécurité aux tribus arabes qui désiraient entrer dans l’alliance du Messager, tout comme à celles désirant enter dans l’alliance quraychites. La tribu Khazâ’ah entra dans l’alliance du Prophète (saw), tandis que la tribu Bakr entrait dans l’alliance païenne quraychite. Les musulmans respectèrent les clauses de la trêve d’Al-Hudaybiyah, et appliquèrent tous ses termes.

Mais les Quraychites violèrent le pacte en faisant triompher leur tribu alliée, la tribu Bakr, sur la tribu Khazâ’ah alliée du Messager d’Allah (saw) ce qui amena le Prophète à prendre la décision historique de mener une offensive sur La Mecque. L’armée musulmane, composée de dix mille (10 000) combattants, se mit donc en marche de Médine en direction de La Mecque, entre le 8 et le 10 du mois de Ramadan de la huitième année de l’Hégire. Par respect pour la sacralité de La Mecque, le Messager d’Allah (saw) instruisit ses soldats de ne combattre et de ne verser le sang qu’en cas d’absolue nécessité. Le Messager d’Allah (saw) entra dans la ville coiffé d’un turban noir et arborant un drapeau blanc. Monté sur sa chamelle « Al-Quassoua’ », il récitait la sourate Al-Fat-h. La tête baissée en signe d’humilité envers Allah (exalté soit-Il) et de gratitude pour la conquête de la Mère des Cités (le surnom de la ville de La Mecque), la ville qui reçut la révélation divine, le site de la Maison Sacrée, afin que les musulmans y entrent avec lui sans crainte et en toute sécurité, conformément à la vision prophétique. Ils purifièrent la Maison des idoles et accomplirent la circumambulation rituelle (Tawâf) tandis que le Messager répétaient ces nobles paroles : « Nulle divinité en dehors d’Allah, Il est unique et n’a pas d’associé. Sa promesse se réalise. Il fait triompher Son serviteur. Il donne la victoire à Ses soldats, et la défaite aux coalisés, Lui seul. »

Puis il récitait le verset qui dit –ce qui peut être traduit comme:

« Ô hommes! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur. » (TSC, ‘Al-Houjourât ‘Les appartements’: 13)

La sourate Al-Fat-h fut révélée au cours de la sixième année de l’Hégire, juste après la trêve d’Al-Hudaybiyah, alors que le Messager et ses nobles compagnons revenaient d’Al-Hudaybiyah en direction de Médine. C’est pourquoi elle aborde cette trêve et toutes ses circonstances dans les moindres détails. Le lendemain matin de la révélation de cette sourate bénie, on rapporte que le Messager d’Allah (saw) a dit : « Hier m’a été révélée une sourate qui m’est plus chère que le monde et tout ce qu’il contient :  « En vérité Nous t’avons accordé une victoire éclatante… » (Hadith rapporté par Al-Boukhârî, Al-Nissâ’î et Al-Tarmizhî.) 

La sourate Al-Fat-h commence en s’adressant au sceau des prophètes et messagers (saw) pour le rassurer et lui confirmer la véracité de ce que lui avait inspiré son Seigneur (exalté soit-Il), et sa réalisation dans un avenir proche. En dépit du fait que presque tous ceux qui assistèrent à la trêve virent le danger des concessions faites aux païens quraychites, et en dépit de leurs multiples provocations, le cœur du Prophète (saw) était rempli de la certitude de l’accomplissement de la promesse divine. Et c’est ce qui l’empêcha de céder aux provocations, malgré les excès des païens quraychites, et leurs exigences traduisant une arrogance et un fanatisme aveugles. A ce sujet, notre Seigneur (exalté soit-Il) dit en s’adressant au sceau des prophètes et messagers au début de la sourate Al-Fat-h –ce qui peut être traduit comme :

« En vérité Nous t’avons accordé une victoire éclatante, afin qu’Allah te pardonne tes péchés, passés et futurs, qu’Il parachève sur toi Son bienfait et te guide sur une voie droite; et qu’Allah te donne un puissant secours. » (TSC, Al-Fat-h ‘La victoire éclatante’: 1-3)

Puis les versets suivants viennent confirmer le fait que c’est Allah (exalté soit-Il) qui fit descendre la quiétude dans le cœur des musulmans afin que leur foi augmente, car la foi augmente et diminue. Il leur annonce la bonne nouvelle de Son pardon et de Sa récompense. Il leur annonce aussi Son soutien par des soldats venant de Lui (exalté soit-Il), et qu’à Allah appartiennent les armées des cieux et de la terre. Et qu’Il est Le Seul à connaître les armées de ton Seigneur, l’Omniscient, le Sage, le Puissant, l’Indulgent. Puis les versets parlent de la rétribution des croyants et des croyantes, et de la punition et de la torture qu’a préparées Allah pour les hypocrites et ceux et celles qui associent à Allah une autre divinité.

Car Allah a mis dans le cœur de Ses serviteurs croyants la pleine confiance en la Vérité afin que leur foi augmente. Et la récompense sera le Paradis après l’expiation de leurs fautes, tandis que la punition de l’hypocrite, de celui qui associe à Allah des divinités ou pense du mal de Lui (exalté soit-Il) sera Sa colère et Sa malédiction, puis le châtiment de l’enfer qui est la pire des destinations.

La sourate s’adresse ensuite à nouveau au sceau des prophètes (saw) en disant –ce qui peut être traduit comme :

« Nous t’avons envoyé en tant que témoin, annonciateur de la bonne nouvelle et avertisseur,» (TSC, Al-Fat-h ‘La victoire éclatante’: 8)

Le Prophète (saw) est témoin de sa nation et de toutes les créatures, et annonciateur d’une bonne nouvelle pour les croyants, et avertisseur pour les infidèles, les associateurs et les hypocrites.

Puis les versets s’adressent directement aux croyants en disant : –ce qui peut être traduit comme :

« Pour que vous croyiez en Allah et en Son messager, que vous l’honoriez, reconnaissiez Sa dignité, et Le glorifiez matin et soir.» (TSC, Al-Fat-h ‘La victoire éclatante’: 9)

Puis les versets s’adressent à nouveau au Messager d’Allah (saw) pour faire l’éloge du serment d’Al-Radwân, annonçant à ceux qui s’y engagèrent une immense récompense de la part d’Allah, et mettant en garde contre sa violation. Car les versets le considère comme un serment à Allah (exalté soit-Il) disant –ce qui peut être traduit comme :

« Ceux qui te prêtent serment d’allégeance ne font que prêter serment à Allah: la main d’Allah est au-dessus de leurs mains. Quiconque viole le serment ne le viole qu’à son propre détriment; et quiconque remplit son engagement envers Allah, Il lui apportera bientôt une énorme récompense.»(TSC, Al-Fath ‘La victoire éclatante’: 10)

Les versets de la sourate reprochent aux hypocrites d’avoir donné de fausses excuses, pensant que le Prophète (saw) ne serait pas vainqueur. Et en dépit de cela ils n’hésitent pas à demander au Prophète d’implorer pardon auprès Allah pour eux. Il s’agit des hypocrites parmi les Arabes qui ne sont pas partis avec le Messager d’Allah (saw) et ont inventé des excuses, puis réclamèrent leur part du butin récolté. Et Allah est parfaitement Connaisseur de ce qu’ils font. Il a préparé le feu de l’enfer pour les mécréants, les associateurs, et les hypocrites qui ne croient pas en Allah ni en Son Messager, et Allah dit à ce sujet –ce qui peut être traduit comme :

« A Allah appartient la souveraineté des cieux et de la terre. Il pardonne à qui Il veut et châtie qui Il veut. Allah demeure cependant, Pardonneur et Miséricordieux.» (TSC, Al-Fat-h ‘La victoire éclatante’: 14)

Les versets coraniques s’adressent à ceux qui sont restés en arrière, en leur disant qu’ils seront appelés au djihad dans le sentier d’Allah à nouveau, mais que s’ils manquent à ce nouvel appel, Allah leur réserve un châtiment douloureux. Allah dit –ce qui peut être traduit comme:

« Dis à ceux des Bédouins qui restèrent en arrière: «vous serez bientôt appelés contre des gens d’une force redoutable. Vous les combattrez à moins qu’ils n’embrassent l’Islam, si vous obéissez, Allah vous donnera une belle récompense, et si vous vous détournez comme vous vous êtes détournés auparavant, Il vous châtiera d’un châtiment douloureux» (TSC, Al-Fat-h ‘La victoire éclatante’: 16)

Puis les versets confirment que ceux qui ont des circonstances spéciales tels que les aveugles, les handicapés, ou les malades, ne peuvent encourir aucun reproche pour ne pas avoir participé au djihad dans le sentier d’Allah. Allah dit –ce qui peut être traduit comme :

«Nul grief n’est à faire à l’aveugle, ni au boiteux ni au malade. Et quiconque obéit à Allah et à Son messager, Il le fera entrer dans des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux. Quiconque cependant se détourne, Il le châtiera d’un douloureux châtiment.» (TSC, Al-Fat-h ‘La victoire éclatante’: 17)

Les versets font ensuite l’éloge des croyants qui ont participé au serment d’Al-Radwân, et affirme qu’Allah est satisfait d’eux, et qu’Il a fait descendre la quiétude dans leurs cœurs, et qu’Il s’est manifesté à eux par son soutien, en les raffermissant et en leur annonçant la bonne nouvelle de la conquête imminente de La Mecque et de la prise d’un abondant butin, car Il est Puissant et Sage. Et le bénéfice récolté comprend également la fin des hostilités avec les mécréants, et il s’agit là d’un signe pour les croyants, afin qu’Il les guide dans le droit chemin, car Allah est Omnipotent.

Les versets mentionnent ensuite que si les mécréants combattaient les croyants, ils ne trouveraient ni allié, ni secours. Car ceci est une règle qu’Allah appliqua aux générations passées, une règle constante, et immuable sauf par Son Ordre. Et les bonnes nouvelles annoncées aux croyants dans cette sourate se réalisèrent lorsqu’ils conquirent peu de temps après La Mecque sans livrer de combat, et lorsque plus tard l’Islam domina toute la péninsule arabe, et que cette religion surpassa toutes les autres, par ordre et stratégie divins. Il s’agit là d’un honneur de la part d’Allah pour le sceau des Messagers (saw), et pour ceux qui embrassèrent l’Islam avec lui et le suivirent sur le droit chemin. Et Allah (exalté soit-Il) voit les œuvres de ses serviteurs, et connaît leurs cœurs et leurs desseins. Mais Il se venge aussi des associateurs quraychites qui repoussèrent les croyants de la mosquée sacrée le jour d’Al-Hudaybiyah deux années plus tôt. A ce sujet Allah dit –ce qui peut être traduit comme:

«Ce sont eux qui ont mécru et qui vous ont obstrué le chemin de la Mosquée Sacrée [et ont empêché] que les offrandes entravées parvinssent à leur lieu d’immolation. S’il n’y avait pas eu des hommes croyants et des femmes croyantes (parmi les Mecquois) que vous ne connaissiez pas et que vous auriez pu piétiner sans le savoir, vous rendant ainsi coupables d’une action répréhensible… [Tout cela s’est fait] pour qu’Allah fasse entrer qui Il veut dans Sa miséricorde. Et s’ils [les croyants] s’étaient signalés, Nous aurions certes châtié d’un châtiment douloureux ceux qui avaient mécru parmi [les Mecquois]. Quand ceux qui ont mécru eurent mis dans leurs cœurs la fureur, [la] fureur de l’ignorance... Puis Allah fit descendre Sa quiétude sur Son Messager ainsi que sur les croyants, et les obligea à une parole de piété, dont ils étaient les plus dignes et les plus proches. Allah est Omniscient.». (TSC, Al-Fat-h ‘La victoire éclatante’: 25-26)

Les versets traitent ensuite de la fureur aveugle qui poussa les mécréants et les païens mecquois à empêcher le Messager d’Allah (saw) et les croyants qui l’accompagnaient à entrer dans la Mecque pour accomplir le pèlerinage (Oumrah). Cette attitude provoqua la colère des croyants qui furent révoltés, mais Allah fit descendre Sa quiétude sur son Messager et sur les croyants et leur imposa une parole de piété. Et Allah (exalté soit-Il) a été véridique en la vision de son Messager (saw). Il dit –ce qui peut être traduit comme:

« Allah a été véridique en la vision par laquelle Il annonça à Son messager en toute vérité: vous entrerez dans la Mosquée Sacrée si Allah veut, en toute sécurité, ayant rasé vos têtes ou coupé vos cheveux, sans aucune crainte. Il savait donc ce que vous ne saviez pas. Il a placé en deçà de cela (la trêve de Houdaybiya) une victoire proche » (TSC, Al-Fat-h ‘La victoire éclatante’: 27)

La sourate se termine par la confirmation de la prophétie et du message du sceau des prophètes et messagers (saw). Nombreux sont les mécréants, associateurs et hypocrites qui nièrent sa prophétie (saw) et ceux qui sont égarés continueront de la nier jusqu’au jour de la rétribution, mais Allah (exalté soit-Il) atteste et témoigne de sa véracité –ce qui peut être traduit comme :

« C’est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidée et la religion de vérité [l’Islam] pour la faire triompher sur toute autre religion. Allah suffit comme témoin.» (TSC, Al-Fath ‘La victoire éclatante’: 28)

Notre Seigneur (exalté soit-Il) atteste et témoigne qu’Il a fait connaître les qualités du sceau des prophètes et messagers (saw) ainsi que celles de ceux qui crurent avec lui, dans les livres révélés, la Thora et les Evangiles. Il dit –ce qui peut être traduit comme:

« Muhammad est le Messager d’Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. Tu les vois inclinés, prosternés, recherchant d’Allah grâce et agrément. Leurs visages sont marqués par la trace laissée par la prosternation. Telle est leur image dans la Thora. Et l’image que l’on donne d’eux dans l’Evangile est celle d’une semence qui sort sa pousse, puis se raffermit, s’épaissit, et ensuite se dresse sur sa tige, à l’émerveillement des semeurs. [Allah] par eux [les croyants] remplit de dépit les mécréants. Allah promet à ceux d’entre eux qui croient et font de bonnes œuvres, un pardon et une énorme récompense. » (TSC, Al-Fat-h ‘La victoire éclatante’: 29)

Les signes cosmiques dans la sourate Al-Fat-h:

Le thème principal de la sourate est la trêve d’Al-Hudaybiyah. Toutes les circonstances liées à cet événement y sont abordées en détails. Et la sourate mentionne les leçons que les musulmans de toute époque et de toute génération doivent en tirer. En plus de cela, figure un certain nombre de vérités et de signes cosmiques qui peuvent être résumés dans les points suivants :

1. Parmi ces vérités, le fait qu’à Allah appartient les soldats des cieux et de la terre. Cette vérité est mentionnée deux fois dans la même sourate, aux versets 4 et 7. Les anges, les hommes, et les djinns pieux font partie des armées des cieux et de la terre, ainsi que les divers phénomènes cosmiques tels que les mouvements de la Terre et des corps célestes, les pluies de météorites et de comètes, l’alternance de la nuit et du jour, la succession des saisons, le tonnerre et les éclairs, la variation des vents, les nuages soumis entre le ciel et la terre, la tombée des pluies, la coulée de l’eau et son stockage, les secousses sismiques, les éruptions volcaniques, les tempêtes et les ouragans sur terre et en mer, etc.

Ces phénomènes naturels font partie des armées d’Allah. Et même si les spécialistes savent en expliquer les mécanismes, il reste que c’est Allah (exalté soit-Il) qui les contrôle pour châtier les fautifs, éprouver les bienfaisants, et donner une leçon aux rescapés.

2. Parmi les vérités absolues mentionnées des dizaines de fois dans le Coran, et notamment au verset 14 de la sourate Al-Fat-h, figure le fait que la souveraineté des cieux et de la terre appartient à Allah. En effet il est impossible à toute personne de bon sens d’imaginer cet univers sans un créateur et un souverain ayant la capacité, la science et la sagesse lui permettant une telle création! L’univers ne peut ni s’être créé de lui-même, ni être le résultat d’un hasard, car il est réglé par une quantité innombrable de lois et de règles inchangées et immuables qui ne peuvent être le fruit du hasard. Cet univers a donc nécessairement un créateur grandiose, dont la souveraineté n’est disputée par aucun partenaire ou rival, et rien dans sa création ne lui ressemble.

3. Les lois de l’univers sont invariables et immuables. Elles ne se transforment que par Son Ordre (exalté soit-Il). La sourate Al-Fat-h y fait allusion au verset 23 lorsqu’Allah dit –ce qui peut être traduit comme :

«Telle est la règle d’Allah appliquée aux générations passées. Et tu ne trouveras jamais de changement à la règle d’Allah.» (TSC, Al-Fath ‘La victoire éclatante’: 23)

4. La mention dans la Thora et les Evangiles de certains des attributs du sceau des prophètes et messagers (saw) et des croyants qui sont avec lui.

5. L’analogie entre le petit nombre de musulmans autour du Messager d’Allah (saw) au tout début de l’Islam et leur accroissement progressif autour de ce dernier message divin, et l’une des méthodes de reproduction chez les végétaux, la reproduction végétative par les bourgeons qui poussent dans la région séparant la racine de la tige. Et en botanique, cette méthode de multiplication n’a été connue que récemment. Ainsi la présence d’une telle analogie, dans un livre révélé il y a 1 400 ans à un Prophète illettré (saw), au milieu d’un peuple en grande majorité analphabète vivant dans un désert aride, ne manque pas de signification pour tout être doué de raison et d’intelligence.

Tous les points mentionnés méritent d’être traités un par un, mais nous nous contenterons ici d’aborder le dernier point sur la reproduction végétative par bourgeonnement chez certains végétaux.

Mais auparavant il convient d’examiner les commentaires des exégètes sur cette partie du dernier verset de la sourate Al-Fatħ.

Interprétation des exégètes de ces paroles d’Allah (que Son nom soit exalté)

Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme:

« Muhammad est le Messager d’Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. Tu les vois inclinés, prosternés, recherchant d’Allah grâce et agrément. Leurs visages sont marqués par la trace laissée par la prosternation. Telle est leur image dans la Thora. Et l’image que l’on donne d’eux dans l’Evangile est celle d’une semence qui sort sa pousse, puis se raffermit, s’épaissit, et ensuite se dresse sur sa tige, à l’émerveillement des semeurs. [Allah] par eux [les croyants] remplit de dépit les mécréants. Allah promet à ceux d’entre eux qui croient et font de bonnes œuvres, un pardon et une énorme récompense. » (TSC, Al-Fat-h ‘La victoire éclatante’: 29)

Ibn Kathîr (qu’Allah lui accorde Sa miséricorde) mentionne en résumé : Cette communauté (la communauté de l’Islam) est exaltée dans les derniers livres et les compagnons du Messager d’Allah (saw) sont ses membres les meilleurs et les plus nobles. Allah les a mentionnés dans les livres révélés et dans les récits transmis. C’est pourquoi Allah (exalté soit-Il) dit ici –ce qui peut être traduit comme: « Telle est leur image dans la Thora. » Puis Il ajoute –ce qui peut être traduit comme: « Et l’image que l’on donne d’eux dans l’Evangile est celle d’une semence qui sort sa pousse » c'est-à-dire son bourgeon, « puis se raffermit » c'est-à-dire s’étire, « s’épaissit » c'est-à-dire pousse et croît, « et ensuite se dresse sur sa tige, à l’émerveillement des semeurs » tels les compagnons du Messager d’Allah (saw) qui le fortifièrent, le soutinrent et le secoururent, pour être ensemble tels une semence qui sort sa pousse, et « [Allah] par eux [les croyants] remplit de dépit les mécréants. ».

Les autres exégèses (telles qu’Al-Jalaleïn, Al-Dhilâl, Safwat Al-Bayân, Al-Muntakhab, Safwat Al-Tafassîr) proposent des commentaires similaires qu’il est inutile de répéter ici.

Les indications scientifiques de ce verset :

Le verset que nous étudions indique que le Messager d’Allah (saw) et ses nobles compagnons sont tels qu’ils furent décrits dans les Evangiles révélés au Messager et Serviteur d’Allah, Jésus fils de Marie (sur lui la paix). Dans les Evangiles est annoncée la bonne nouvelle de la venue du sceau des prophètes et messagers (saw). Le verset dit –ce qui peut être traduit comme : « Et l’image que l’on donne d’eux dans l’Evangile est celle d’une semence qui sort sa pousse, puis se raffermit, s’épaissit, et ensuite se dresse sur sa tige »

« une semence qui sort sa pousse » : On dit que la plante a une pousse (bourgeon) ou des pousses, s’il en sort des tiges supplémentaires semblables à la tige, à partir des nœuds situés à la base de sa tige. Ces pousses diffèrent des rameaux qui sortent de n’importe quel emplacement sur la tige.

« puis se raffermit » : La plante raffermit cette pousse c'est-à-dire qu’elle se charge de lui fournir les nutriments nécessaires à sa croissance. Puis lorsque la pousse est fortifiée, elle assiste la plante mère à sa base, tout comme on renforce les fondations d’un bâtiment. Il a été effectivement observé que les pousses dépendent entièrement de la plante mère lors de leur sortie, jusqu'à ce qu’elles développent trois feuilles, et quatre ou cinq racines. A ce stade, les pousses commencent à se nourrir elles-mêmes.

« s’épaissit » : A ce stade la pousse, qui était fine, s’épaissit, en renforçant les parois de ses cellules grâce à la sécrétion de grandes quantités de cellulose et de lignine, et grâce à l’apparition d’un certain nombre de nœuds couverts de gaines de feuilles.

« et ensuite se dresse sur sa tige » : Ce stade intervient après l’épaississement puisque les cellules commencent à se diviser afin que l’intervalle de l’entre-nœud s’allonge. Chaque entre-nœud repousse le suivant jusqu'à ce que s’achève la croissance de la tige. Les épis mûrissent sur la tige lorsque celle-ci termine toutes les phases de sa croissance.

En ce qui concerne les palmiers, il existe deux types de bouture : le premier type se développe à une certaine hauteur du tronc du palmier et n'a pas de système radiculaire; il est connu communément sous le nom de stolon. Le deuxième type se développe à partir de la base du palmier et contient ses propres racines. Il peut être séparé du palmier pour être replanté ailleurs.

Ce verset coranique qui fait allusion à la reproduction par des bourgeons poussant dans la partie séparant la racine de la tige, aborde donc un fait scientifique qui ne fut découvert que récemment en botanique. Ce type de reproduction concerne un grand nombre de plantes cultivées de grande importance économique telles que le blé, l'orge, le riz, le maïs, la canne à sucre et autres appartenant à la famille des graminées. Les plantes de cette famille se distinguent par des feuilles étroites et des tiges longitudinales minces dotées d’entre-nœuds consécutifs et dont les inflorescences en forme de corymbes formeront plus tard les épis et les panicules.

Les graminées se caractérisent aussi par des racines ligneuses dont beaucoup comportent des rhizomes à nœuds, et la plupart d’entre elles se reproduit par bourgeonnement, ce qui accroît le nombre de leurs fruits.

En effet, la famille des graminées, l'une des plus grandes familles du règne végétal, comporte environ quatre cent cinquante (450) genres différents, et plus de sept mille (7000) espèces représentant chacune des milliards d'individus. C’est pourquoi les plantes de cette famille sont très répandues et couvrent d'immenses espaces, surpassant toute autre famille de végétaux.

La famille des graminées contient des plantes herbacées annuelles ou vivaces, caractérisées par des tiges portant des nœuds, en général minces comme c’est le cas pour le gazon. Ainsi Allah (exalté soit-Il) dota ces plantes de la faculté de se reproduire par bourgeonnement, afin de renforcer leur tige, pour que celle-ci puisse faire face au vent, se redresser et multiplier ses fruits.

Les pousses sont des bourgeons axillaires qui poussent sur le collet de la plante, entre la racine et la tige. Dans le cas du blé, les racines comprennent donc des racines principales issues de la semence, et des racines secondaires horizontales issues des bourgeons axillaires. De même, il existe une tige principale issue de la radicelle arrivée à maturité après sa sortie de la semence, ainsi que de nombreuses autres tiges secondaires horizontales issues de la base de la tige principale issues des bourgeons axillaires.

Ainsi, les plantes qui se multiplient par bourgeonnement passent par les phases de l’ensemencement, de la formation des pousses et de leur sortie, puis la formation des fleurs et des fruits qui se multiplient grâce aux pousses jusqu'à atteindre la vingtaine par plante. Ainsi, à partir d’une seule graine pousse un nombre de tiges supplémentaires autour de la tige principale formant une gerbe composée de tiges reliées entre elles avec un seul système de racines ligneuses, issu d’une seule graine de blé ensemencée. Les pousses grandissent pour atteindre à peu près la même hauteur que la tige principale, puis forment des épis tout comme la tige principale, de sorte que chaque pousse donne naissance à son épi. Ainsi, une seule graine de blé produit une gerbe de plantes portant chacune son épi.

L’épi du blé est constitué de petits épis autour d’un axe, les épillets, rangés en alternance sur deux rangées opposées, tandis que l’axe comprend généralement un épillet à son extrémité. Dans chaque épillet se forment deux ou trois graines de blé, et chaque épi compte en moyenne entre quinze et vingt épillets.

Les pousses sortent successivement, l’une après l’autre. C’est la raison pour laquelle la pousse est mentionnée au singulier dans le verset coranique « une semence qui sort sa pousse » Et les phases qui suivent sont introduites par l’adverbe ‘puis’, suggérant une succession d’étapes ordonnées sur un certain temps. Allah (exalté soit-Il) dit : –ce qui peut être traduit comme:

« une semence qui sort sa pousse, puis se raffermit, s’épaissit, et ensuite se dresse sur sa tige »

Les pousses se multiplient donc de sorte que la tige mère de la plante finisse par être entourée de plusieurs tiges secondaires. La plante devient ainsi une gerbe de tiges droites qui viennent augmenter l’épaisseur de la plante mère, épaissir son diamètre, et lui permettre de se dresser bien droite au dessus de son système radiculaire. Elle peut ainsi mieux faire face aux vents en occupant de plus grandes étendues du milieu dans lequel elle pousse. Sa récolte est accrue, et les mauvaises herbes ne peuvent proliférer à proximité de la tige mère et du système radiculaire. Quant aux boutures telles que les boutures de palmier, elles affaiblissent l’arbre mère, et réduisent l’apport de sève nutritive à l’arbre, surtout dans le cas des stolons poussant à une certaine hauteur du tronc du palmier. De plus, ces boutures sont des foyers de prolifération des parasites et insectes.

Ainsi le lecteur du Saint Coran ne peut que s’émerveiller de la précision dans l’emploi du terme ‘pousse’ et non pas ‘bouture’ dans le verset que nous étudions. Car les pousses diffèrent considérablement des boutures et des autres types de rejetons végétaux. En effet, les pousses ne se séparent pas de la plante mère, alors que les boutures et autres rejetons végétaux se séparent d’elle comme dans le cas du palmier dattier. Les recherches en botanique ont montré que le bourgeonnement empêche la plante mère d’entrer en repos végétatif, ce qui se produit généralement lors de la formation des épis.

Ce verset décrit la force des liens unissant le sceau des messagers (saw) à ses nobles compagnons, se traduisant par une affection, un attachement, une compassion inégalée dans les rapports entre individus et groupes d’individus. Ce lien rappelle celui des bourgeons autour de la plante mère qui s’entraident tandis qu’ils proviennent tous d’une même origine, et puisent à la même source. Le verset n’a pas employé le terme ‘ bouture’ pour établir cette comparaison car le rôle des boutures diffère totalement de celui des bourgeons.

Tandis que les bourgeons ainsi que la tige mère se nourrissent tous à partir d’un système radical unique sans lequel ils ne peuvent survivre, les boutures qui poussent à la base du palmier se séparent de leur origine en produisant des racines secondaires horizontales qui se développent et finissent par devenir la source principale de nutrition de la bouture qui ne dépend alors plus de la plante mère et qui peut être déplacée pour vivre parfaitement autonome.

La plante représente le Prophète (saw) qui fut envoyé pour inviter à l’Islam, la religion parfaite et complète, tandis que ses compagnons rassemblés autour de lui, sont semblables, par leur attachement, leur loyauté, leur dévouement, et leur confiance totale en lui (après Allah (exalté soit-Il) aux pousses se développant autour de la plante. Le terme ‘bouture’ n’aurait pas été approprié car la bouture se sépare de son origine. Or les compagnons du Prophète étaient extrêmement attachés à lui, très proches de lui toute sa vie et même après sa mort. Et le vœu de tous les compagnons du Prophète (qu’Allah soit satisfait d’eux) ainsi que de tout musulman est de vivre, selon la Sunna du sceau des prophètes, de mourir en ayant suivi sa religion, et d’être ressuscité en sa compagnie au Paradis. On ne peut trouver meilleure description de l’attachement des compagnons pour le Messager, que les paroles de ‘Ourwah Ibn Mas’oud Ath-Thaquafi qui fut dépêché au Prophète par les Quraychites le jour d’Al-Houdaybiyah. Il n’était pas encore musulman à l’époque, et revint pour leur dire : « Ô Quraychites, j’ai vu Chosroes dans son royaume, César dans son royaume, et le Négus dans son royaume, mais par Allah, je n’ai jamais vu de souverain dans son royaume tel que Mohammad parmi ses compagnons ; ils ne l’abandonneront jamais, alors décidez-vous. »

Ainsi l’analogie proposée par le verset entre la plante qui donne un bourgeon qui se raffermit, s’épaissit, et ensuite se dresse sur sa tige, et l’attitude des compagnons envers le Prophète, leur attachement, loyauté, soutien, et dévouement, émanant d’une source unique, ne laisse aucun doute sur le fait que le Coran ne peut être l’œuvre d’un être humain. Car personne ne connaissait la différence entre un bourgeon, un rameau et une bouture, il y a quatorze siècles, et même il y a seulement un siècle. Ceci confirme la véracité de la prophétie et du message du dernier des messagers. Que les prières et les saluts soient sur lui ainsi que sur sa famille et ses compagnons et sur ceux qui ont suivi sa voie et qui ont invoqué Allah comme lui, jusqu’au jour du jugement dernier.

Louanges à Allah Seigneur des Univers.

IV. « Ainsi qu’un arbre (l’olivier) qui pousse au Mont Sinaï, en produisant l’huile servant à oindre et où les mangeurs trempent leur pain.” (TSC (15), “Al-Mu’minûn” (Les Croyants) : 20)

Ce noble verset vient à la fin du premier cinquième de la sourate “Al-Mu’minûn” qui est une sourate “Makkiya” (révélée à la Mecque), et dont les versets, après celui de la Basmalah (16), sont au nombre de 118. Son axe principal tourne autour de la foi, des attributs des croyants, de leur foi en Allah, en Sa divinité, Sa souveraineté, et Son unicité. Ensuite viennent des démonstrations et des indications du ‘tawhid’ (17), monothéisme loyal à Allah et Son exaltation (honoré et glorifié soit-Il) au-dessus de tout toute description ou analogie indigne de Sa grandeur.

(15) TSC : Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du saint Coran. (NdT)

(16) Basmalah: “Au nom de Dieu, le Miséricordieux, le très Miséricordieux’ c’est le premier verset du Coran, elle préface toutes les Sourates du Coran sauf le Chapitre 9. (NdT)

(17) Tawhid : fondement même de la religion, décomposé en tawhid de la confirmation que Seul Allah est Créateur de toutes choses, le tawhid du culte et de l’adoration exclusive et le tawhid des Beaux noms d’Allah et à Ses attributs. (NdT)

On y trouve également une comparaison de la foi sincère des croyants au polythéisme et au paganisme (glorifié soit-Il Très Haut au-dessus de cet égarement). Ainsi la sourate a été appelée les

“Croyants” en louange pour eux, en confirmation pour leurs bienfaits et pour les distinguer de ceux voués à la mécréance et au doute.

Parmi les piliers de la foi dans la sourate “Al-Mu’minûn”

Parmi les fondements de la foi islamique mentionnés par cette sourate, on trouve:

1- Le Paradis est vrai et que, le “Firdaws” (le plus haut degré du Paradis) ne sera hérité pour l’éternité que par les croyants dont elle a dénombré les qualités et, en conséquence, a été appelée par leur nom.

2- Allah (glorifié soit-Il) est le créateur de l’Homme et Celui qui a défini ses différentes étapes embryonnaires l’une après l’autre, Il est le Seigneur de toute chose et Son propriétaire.

L’être humain n’a pas été créé vainement et, inéluctablement il retournera vers son Seigneur.

3- Toutes les créatures mourront.

4- L’Eternité est vraie ainsi que le Rassemblement, la Résurrection et le Jugement.

5- Les prophètes d’Allah, Ses messagers et Ses messages sont vrais.

6- Il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, Ses prodiges sont vrais. Il est le Connaisseur du monde Invisible et visible, le Seigneur du trône sublime. Et le polythéisme est du paganisme et les mécréants ne réussissent jamais.

7- Allah est le meilleur pourvoyeur de la subsistance, Il donne la vie et la mort et c’est Lui qui fait la différence entre la nuit et le jour. Il est exalté au-dessus de tout compagnonnage, de toute conception, association ou ressemblance et de tout attribut non conforme à Sa sublimité.

8- La nécessité de demander la protection d’Allah contre les incitations des diables et contre leur présence

9- Après la mort, il n’y a de retour qu’au Jour de la Résurrection. Parce que les morts ont jusqu’à ce jour-là un Purgatoire, une barrière derrière eux. Au premier son de trompe, tous les vivants sont foudroyés et au second, tous les morts sont ressuscités.

10- Ceux dont la balance est lourde sont les bienheureux et ceux dont la balance est légère ont ruiné leurs propres âmes et ils demeureront éternellement dans l'Enfer.

11- La demande du pardon et de la miséricorde s’adresse à Allah le meilleur des miséricordieux.

Parmi les signes cosmiques dans la sourate “Al-Mu’minûn”

1- La création de l’Homme d’un extrait d’argile

2- La description très précise de toutes les étapes consécutives de la formation de l’embryon.

3- La description des glandes sexuelles et de l’utérus comme étant un reposoir solide.

4- La création des sept cieux avec des séparateurs entre eux.

5- La descente de l’eau du ciel avec mesure et son maintien sur la terre.

6- La sortie des pousses de la terre après la descente de l’eau du ciel, la formation de jardins, de palmiers, de vignes et d’autres plantes avec ce qu’elles portent comme nombreux genres de fruits

7- La description de l’olivier comme produisant l’huile à oindre et graissant le pain des mangeurs et la mention spéciale de sa sortie de terre au Mont Sinaï.

8- La description des bestiaux qui sont un exemple à méditer, surtout pour le lait qui sort de leur ventre, leur viande qu’on mange et leurs autres nombreuses utilités.

9- La mention de l’utilisation des bestiaux et des bateaux comme moyens de transport.

10- La mention de la création de l’ouïe avant la vue et les cœurs.

11- La mention de la rotation de la terre autour de son axe devant le soleil par l’expression “le défilement de la nuit et du jour”.

La mention de l’olivier et de son huile dans le Coran

L’olivier a été mentionné sept fois dans le Coran dans cet ordre:

1- “… les jardins de raisins, l’olive et la grenade, semblables ou différents les un des autres; Regardez leurs fruits au moment de leur production et de leur mûrissement. Voilà bien des signes pour ceux qui ont la foi. (TSC, “Al-An‘âm” (Les Bestiaux) : 99.)

2- “C’est lui qui a créé les jardins treillagés et non treillagés; ainsi que les palmiers et la culture aux récoltes diverses; (de même que) l’olive et la grenade, d’espèces semblables et différentes. Mangez de leurs fruits, quand ils en produisent; et acquittez-en les droits le jour de la récolte. Et ne gaspillez point car Il n’aime pas les gaspilleurs. (TSC, “Al-An‘âm” (Les Bestiaux) : 141.)

3- “D’elle, Il fait pousser pour vous, les cultures, les oliviers, les palmiers, les vignes et aussi toutes sortes de fruits. Voilà bien là une preuve pour des gens qui réfléchissent.” (TSC, “An-Nahl” (Les Abeilles) : 11.)

4- “Ainsi qu’un arbre (l’olivier) qui pousse au Mont Sinaï, en produisant l’huile servant à oindre et où les mangeurs trempent leur pain.” (TSC, “ Al-Mu’minûn” (Les Croyants) : 20.)

5- “Allah est la lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est semblable à une niche où se trouve une lampe. La lampe est dans (un récipient de) cristal et celui-ci ressemble à un astre de grand éclat; son combustible vient d’un arbre béni: un olivier ni oriental ni occidental dont l’huile semble éclairer sans même que le feu la touche. Lumière sur lumière. Allah guide vers Sa lumière qui Il veut. Allah propose aux hommes des paraboles et Allah est Omniscient. ” (TSC, “An-Nûr” (La lumière) : 35.)

6- “Que l’homme considère donc sa nourriture. C’est Nous qui versons l’eau abondante, puis Nous fendons la terre par fissures et y faisons pousser grains, vignobles et légumes, oliviers et palmiers, jardins touffus, fruits et herbages, pour votre jouissance vous et vos bestiaux.” (TSC, “‘Abassa” (Il s’est renfrogné) : 24-32.)

7- “Par le figuier et l’olivier! Et par le Mont Sînîn! Et par cette Cité sûre;” (TSC, “At- Tîne” (Le Figuier) : 1-3.)

Dans ces nobles versets de la sourate “At-Tîne” (Le Figuier) Allah (que Son nom soit béni et exalté) jure, Lui qui n’a pas à le faire, par le figuier, l’olivier, le Mont Sinaï, c’est, près de cette montagne, dans la presqu’île du Sinaï que “Mûssa” (Moïse) fut appelé et la cité sûre qui désigne la Mecque l’endroit le plus noble de la terre. Allah jure par eux qu’Il a créé l’être humain, aimant la foi et abhorrant le paganisme, aimant le bien et fuyant le mal, aimant les moralités louables et abhorrant la trivialité du langage et la corruption des mœurs, par instinct. Il lui a donné aussi, l’amour de se conformer à tout cela pour aboutir, en le faisant, à un degré de perfection supérieur à celui des anges. Tandis qu’en déviant de l’instinct naturel qu’Allah lui a donné, en plongeant dans la turpitude du polythéisme ou du paganisme ou bien dans l’égarement et la débauche, l’être humain rechute au plus bas des niveaux.

Le figuier n’a été mentionné dans le Coran que dans cette sourate. L’explication de la signification scientifique de chacun de ces sept versets (mentionnant l’olivier) doit être entreprise d’une façon particulière. Mais je vais me contenter de celle se rapportant au verset 20 de la sourate “Al-Mu’minûn” (les croyants). Et, avant de le faire, il faut revoir rapidement les paroles d’un certain nombre d’exégètes anciens et contemporains par rapport à ce verset.

Interprétations des exégètes de ces paroles d’Allah (que Son nom soit exalté)

“… ainsi qu’un arbre (l’olivier) qui pousse au Mont Sinaï, en produisant l’huile servant à oindre et où les mangeurs trempent leur pain.” ( TSC, “Al-Mu’minûn” Les Croyants): 20).

 En résumé, “At-Tabary” a dit: “ainsi qu’un arbre (l’olivier) qui pousse au Mont Sinaï”: l’arbre est juxtaposé par la conjonction de coordination “ainsi”, qui marque l’addition de l’arbre aux jardins cités dans le verset précédent, dans une mention spéciale qui signale son importance par rapport aux choses nommées dans cet autre verset : “…Nous avons produit pour vous des jardins de palmiers et de vignes, dans lesquels vous avez des fruits abondants et desquels vous mangez,”. Du Mont Sinaï”: une montagne bénie d’où Mûssa ‘Moise’ (qu'Allah lui accorde Sa paix) a été appelé et il y a divergence à propos de l’endroit.

“At-Tabary” explique le mot arabe “tanbut”, traduit dans le verset par “Qui pousse” ou “qui donne des fruits”. En effet, ce terme Arabe désigne tout ce qui pousse dans une plante. Il dit que les deux termes “Du gras” et “colore” signifient : du gras qu’ils mangent avec leur pain et qui le colore.

En résumé aussi, “Ibn kathîr” a dit: “Un arbre qui sort

du Mont Sinaï, littéralement “Thor Sinaï”: l’arbre c’est l’olivier et le mont c’est la montagne. Certains disent que “Thor” se dit d’une montagne recouverte d’arbres, tandis que celle qui est nue est simplement appelée “Montagne”. Et Allah sait mieux.

“Mont Sinaï” est “Mont Sinîn”, au-dessus duquel Allah a interpellé “Mûssa ibn ‘Amrân” (Moïse), avec tout ce qui l’entoure comme montagnes recouvertes d’oliviers. “Produit l’huile” dans le verset veut dire qu’on en extrait de l’huile.

“Qatâda” (un des Compagnons) dit que: “Çibgh”, (terme arabe qui se traduit en Français par “qui teint”), c’est qui se mange avec du pain (parce qu’il colore le pain qui y est trempé). Il dit aussi que : “pour les mangeurs” veut dire qu’il contient du gras qu’on consomme et qui comble la faim. Le Messager d’Allah (saw) dit: “Mangez l’huile et enduisez-vous en (la peau) car il sort d’un arbre béni.” “‘Abd ibn Hamîd” rapporté dans son “Musnad” (Traditions authentiques) d’après “‘Omar” que le Messager d'Allah (saw) a dit: “Mangez de l’huile et enduisez-vous en (la peau), car il est produit par un arbre béni.”

“Dhilâl al-Qur’ân”: “… ainsi qu’un arbre (l’olivier) qui pousse au Mont Sinaï, en produisant l’huile servant à oindre et où les mangeurs trempent leur pain.” (TSC, “Al- Mu’minûn”: 20).

C’est un des arbres les plus utiles par son huile, la nourriture qu’il fournit et son bois. L’endroit le plus proche des pays arabes où il se trouve est “Thor Sinaï”, à côté de la vallée bénie mentionnée par le Coran. C’est pour cela que l’endroit a été spécialement mentionné et l’arbre pousse là-bas et se nourrit de l’eau souterraine.

“Safwat al-Bayân li ma‘âni al-Qur‘ân” (L’essentiel de l’explication des sens du Coran”) dit: “Un arbre qui sort de Thor Sinaï”: qui a fait pousser pour vous un arbre de la montagne connue par ce nom et qui est la montagne de l’invocation. “Produit le gras”: donne un produit plein de gras. Le gras est tout ce qui extrait de produits huileux, et dans le verset, il signifie l’huile d’olive. ‘…et où les mangeurs trempent leur pain ”: parce que c’est un met liquide où ils trempent leur pain et le colore. L’huile était consommée comme nourriture, ils y trempaient leur pain et s’en servaient pour enduire leur peau et pour s’éclairer.

Les auteurs de “Al-Muntakhab” l’expliquent ainsi : Nous avons créé pour vous l’olivier qui sort à “Thor Sinaï” et dont les fruits contiennent de l’huile utile pour vous et où ils trempent leur pain. Les experts ont mis dans la marge que: Ce noble verset confirme que l’olivier est une des grâces d’Allah pour l’homme. Ensuite, ils ont énuméré ces grâces qui se trouvent dans des versets précédant ou suivant celui-là: C’est un arbre qui donne du bois et vit des centaines d’années. Il ne demande pas beaucoup d’effort de la part de l’Homme et produit continuellement des fruits naturels. Il se caractérise aussi par sa verdure permanente qui est agréable à voir. Les recherches scientifiques nous informent que les olives constituent une bonne nourriture avec une grande proportion de protéines.

L’olive est également riche en sels minéraux tels que le calcium, le fer et le phosphore qui sont des éléments importants à l’alimentation de l’homme. Elle contient en plus, les vitamines A et B et une huile composée en grande proportion de gras liquides et utilisée dans l’alimentation.

Les recherches médicales trouvent encore plus de qualités à l’huile d’olive qui est bénéfique au système digestif en général et au foie en particulier. Elle est meilleure que toutes les autres huiles végétales ou animales parce qu’elle ne cause pas les maladies nocives du système cardiovasculaire comme les autres graisses, elle est également utilisée comme émollient pour  la peau et la rend souple et douce et fait partie de nombreuses compositions industrielles. En effet, elle rentre dans la préparation des meilleures marques de savon, en plus de beaucoup d’autres produits dans l’industrie alimentaire et médicale.

L’auteur de “Safwat at-Tafassîr” (Puisse Allah le rétribuer) a lié le verset “… ainsi qu’un arbre (l’olivier) qui pousse au Mont Sinaï, en produisant l’huile servant à oindre et où les mangeurs trempent leur pain.” (“Al-Mu’minûn”: 20) “ ainsi que l’olivier” veut dire: Parmi ce que Nous avons érigé pour vous grâce à l’eau, l’olivier qui sort près du Mont Sinaï, la montagne sur laquelle Allah a parlé à “Mûssa”. “Produit du gras” c’est l’huile qu’il produit et qui a des bienfaits énormes. “Çibgh” pour les mangeurs” : c’est ce qui se mange avec le pain et il a été désigné par ce mot de ‘Çibgh’ (qui colore) parce qu’il colore le pain qui y est trempé. Allah a réuni dans cet arbre ce qui nourrit et le gras …”.

Indications scientifiques dans les versets

Après avoir fait partie de l’ordre botanique des 'Contortae' et vu sa particularité apparente, l’olivier est maintenant classé dans un ordre spécifique parmi les plantes à fleurs ou spermaphytes, connu sous le nom de l’ordre des 'Oléales' qui contient à son tour, la famille des Oléacées, divisée elle-même en deux sous-familles, les Oleoidae et les Jasminoideae. La famille des Oléacées comprend vingt-huit genres et entre cinq cents (500) et six cents (600) espèces de plantes à fleurs, qui recouvrent toutes les contrées de la Terre excepté les régions glaciales et froides. Elles s’étendent dans les régions tempérées et tropicales en particulier. Elles sont surtout abondantes dans le bassin méditerranéen et dans le Sud-Ouest asiatique. Mais malgré toute cette étendue, les arbres de cette famille sont rarement prédominants dans la même région. Parmi eux se trouvent les arbres à feuilles persistantes (dont les feuilles ne tombent pas) comme les oliviers et ceux à feuilles caduques. Cette famille comprend également des arbres à bois, quelques arbrisseaux et quelques plantes grimpantes. Mais tous ont la même particularité: des feuilles lancéolées dont la situation sur le rameau est dite opposée ou alternée, simples ou composées et qui peuvent avoir des lobes à leur base.

Dans les Oléacées, le fruit ou drupe est charnu avec un noyau très dur, comme dans le cas de l’olive qui est un fruit à jus, véritable, qui a été formé par le développement de l’ovaire de la fleur uniquement, et qui a un noyau à l’intérieur. Il peut être aussi sous forme d’une graine enfermée non pas dans un fruit mais dans un pédoncule, comme dans le cas des arbustes décoratifs qui font partie de cette famille. Leurs noyaux sont endospermes, c’est à dire recouverts d’une couche fibreuse qui constitue la matière nutritive de l’embryon qui est généralement érigé et droit.

Les plantes de l’ordre des Oléales ont une importance économique et esthétique représentée par les oliviers, toutes leurs espèces et tous leurs genres, leurs fruits et leurs bois. Parmi elles se trouve le Frêne ou Fresne, réputé pour son bois solide à fine graine, d’autres arbrisseaux et plantes grimpantes à l’odeur exaltante comme le “lilas” et le “Jasmin” dans tous ses genres.

Les oliviers sont particulièrement remarquables de par leur longévité, puisqu’un arbre peut vivre plus de deux mille ans. Deux genres d’oliviers poussent en Egypte sous le faux nom de “Olive européenne” (olea europaea) et, il aurait été plus juste de les nommer “ Olive de Sinaï” (olea sinaensis), parce que leurs cultures se sont étendues de la presqu’île du “Sinaï” à tout le bassin de la Méditerranée.

L’un de ces deux genres s’appelle l’olivier-pommier qui se caractérise par la taille de son fruit particulièrement grand et contenant peu d’huile. Il convient donc mieux pour la mise en conserves.

Ce genre est cultivé en grande quantité dans le désert occidental et la région du “Fayoum” en Egypte. Tandis que l’autre genre appelé “olivier chemlali”, se caractérise par ses petits fruits riches en huile. Il est bon pour la presse et l’extraction de l’huile et se cultive dans la presqu’île du Sinaï et tout au long de la côte méditerranéenne.

Le noble verset que nous avons pris comme sujet de cet article fait clairement mention de l’olivier dont les fruits et l’huile se mangent et qui a beaucoup d’utilités. Il le rattache au “Mont Sinaï”, ce qui fait prévaloir l’idée que cette région est son milieu d’origine et il distingue les espèces cultivées dans cette région des autres genres par certaines particularités. Allah (que Son nom soit béni et exalté) nous dit à ce propos –ce qui peut être traduit comme:

“… ainsi qu’un arbre (l’olivier) qui pousse au Mont Sinaï, en produisant l’huile servant à oindre et où les mangeurs trempent leur pain. » (TSC, “Al-Mu’minûn” (les croyants): 20).

“Il produit de l’huile” c’est à dire que ses fruits regorgent de gras qui donne l’huile d’olive. “Çibgh pour les mangeurs”: une nourriture pour les mangeurs qui y trempent leur pain. Il est ainsi appelé “Çibgh” (qui colore) parce qu’il colore le pain qui y est trempé. Cette mention de production d’huile pourrait vouloir mettre en exergue les centaines d’autres composantes chimiques, autres que les graisses, qu’Allah a permis à l’olivier d’extraire de l’eau et du sol de la région pour la transformer en un jus alimentaire et pour la former dans ses feuilles et ses fruits, chose que les plus grandes usines que l’homme a construites n’ont pu réaliser. C’est la raison pour laquelle, Allah a loué l’olivier et son huile dans six autres endroits du Coran et qu’il a juré par la figue et l’olive dans l’un d’entre eux.

L’olivier est un petit arbre qui vit longtemps. Il est toujours vert, supporte la grande sécheresse et son fruit est l’un des plus importants fruits des plantes produisant des huiles végétales, puisque son huile constitue de 60% à 70% du poids du fruit. Cette huile se constitue de nombreux composants chimiques, tels que la glycérine et les acides gras connus sous le nom de “Glycérides”. Ces acides représentent une grande proportion du poids de l’huile et les caractéristiques de chaque huile dépendent en grande partie de la qualité de l’acide gras qui rentre dans la composition des glycérides qui s’y trouvent.

Parmi les plus importants acides gras dans l’olive et les graisses en général se trouvent:

1- L’acide oleïque

2- L’acide palmitique

3- L’acide linolaïque

4- L’acide stéarique

5- L’acide myristique

Il est également connu que les composants des Glycérides peuvent être simples (mono glycérides) ou composés d’un mélange d’acides gras. Si les glycérides obtenues résultent de l’union de la glycérine avec un seul acide gras, elles s’appellent “Glycérides simples”. Mais, si elles résultent de l’union de la glycérine avec plusieurs acides gras, ce qui est le plus fréquent, elles s’appellent glycérides mixtes ou complexes.

Généralement, les huiles et les graisses se composent de Glycérides mélangées. Pourtant, certaines peuvent contenir une grande quantité de mono-glycérides, comme l’huile d’olive qui contient une grande proportion d’acide oleïque qui varie entre 67% et 84%, ce qui la distingue des autres huiles végétales et graisses animales.

En plus de cela, l’huile d’olive contient des protéines et, en différentes proportions, des éléments comme le potassium, le calcium, le magnésium, le phosphore, le fer, le cuivre, le souffre et une proportion de fibres. Ces éléments entrent dans la composition des mille éléments biochimiques constituant l’huile d’olive, tous utiles au corps humain et certains sont essentiels pour le maintenir en santé. De là vient la supériorité du bienfait de cette huile par rapport aux autres graisses et huiles qui présentent des composants organiques avec une composition chimique similaire à celle de l’huile d’olive. Ces composants s’appellent ‘huiles’ s’ils restent liquides à une température de 20 °C et ‘graisses’ s’ils se solidifient à la même température. Tels que les graisses équilibrées, les cires et les graisses complexes ou “lipides mélangés”.

L’olive, la noix de coco, le palmier à huile, les graines de coton, le sésame, le tournesol, le ricin, les cacahuètes, le soya, certains germes des graines comme le blé, le maïs et le riz sont les sources les plus importantes d’huiles végétales.

Ces huiles sont extraites par le broyage, ensuite le pressurage ou l’extraction dans des pressoirs spéciaux. Les résidus qui en résultent, connus sous le nom de Marc, sont donnés comme aliments aux bestiaux pour l’importante quantité de protéines qu’ils recèlent, tandis que les résidus du pressurage des graines de sésame peuvent être utilisés comme aliments pour les humains.



Ribaat : Une autre utilité de l’Olive et son noyau, une fois cassé le mettre à brûler comme on brule du charbon et vous avez une chaleur qui dure longtemps et agréable, la science moderne vienne à peine de se pencher sur ce fait utilisez depuis très longtemps, pour créer de l’électricité et de la chaleur sans polluer)


La meilleure de toutes les huiles végétales est celle de l’olive, pour les particularités dont Allah l’a dotée. Elle aide à la baisse de la pression sanguine, à la baisse du taux d’absorption du cholestérol par le sang dans une proportion totale de 13%, à la baisse du ‘mauvais’ cholestérol connu sous le nom de lipoprotéines à basse densité (L.D.L-C) dans une proportion de 21% et elle aide à la hausse du bon cholestérol appelé lipoprotéines à haute densité (H.D.L-C).

Il est prouvé médicalement que, plus la proportion du mauvais cholestérol baisse dans le sang et que celle du bon augmente, plus le risque de la formation de caillots de sang et plus particulièrement, l’atteinte d’un infarctus du myocarde, baisse. Ainsi la prise régulière de l’huile d’olive protège le cœur contre l’obstruction des artères qui est une maladie des plus communes dans les temps présents, surtout dans les pays riches où les habitants mangent jusqu’à l’indigestion.

Il a été noté que le taux le plus bas des cas de maladies des artères coronaires se trouve dans le bassin de la méditerranée et surtout dans les pays dont les habitants consomment régulièrement les olives et leur huile. Ce fruit béni et son huile comptent comme une source fondamentale de graisses dans leur nourriture et joue un rôle efficace dans leur protection contre ces maladies cardiovasculaires, puisqu’il a été également prouvé, par l’analyse, que l’olive et son huile comportent des composants chimiques qui empêchent la coagulation du sang. Aussi, les médecins conseillent-ils à tous ceux qui ont subi une angioplastie coronarienne, de prendre de quatre à cinq cuillères d’huile d’olive par jour et d’une façon routinière comme une part du traitement.

L’olive et son huile ont été mentionnées sept fois dans le Coran et Allah (que Son nom soit béni et exalté) a juré par elle et a confirmé la valeur de son huile et sa valeur nutritive, qui ont été confirmées par les recherches scientifiques et médicales dans les dernières décennies du vingtième siècle. Ces signes comptent parmi les merveilles scientifiques du Coran qui a été révélé il y a 1 400 ans et parmi les merveilles du dernier des messagers qui l’a reçu (saw) et qui a dit: “Mangez l’huile et enduisez-vous en, car son arbre est béni.” (Rapporté par l’imam“Ahmad d’après “Mâlik ibn Rabî‘a Assa‘dy” avec une chaîne de garants qui remonte au Prophète). Et encore dans le même sens: “Mangez l’huile avec votre pain et enduisez-vous en, car il est produit par un arbre béni.” (Rapporté par ‘Abd ibn hamîd” dans son Recueil d’après ‘Omar ibn Al-Khattâb que l’agrément d’Allah leur soit accordé”).

Là, plusieurs questions viennent à l’esprit: Pourquoi Allah a-t-il inséré ce verset dans le Coran révélé au dernier de Ses messagers et de Ses prophètes; pourquoi lui a-t-Il fait dire ce qu’il a dit à propos de l’olivier, de son fruit et de son huile? La réponse est que Allah (que Son nom soit béni et exalté) sait par Son savoir absolu que l’homme arrivera un jour à découvrir la valeur de l’olive et de son huile. Ainsi ce verset béni et les paroles du Messager d'Allah (saw) deviennent une preuve que Le Coran est la parole d’Allah le Créateur et un témoignage en faveur du dernier des prophètes. Loué soit Allah pour la grâce du Coran, la grâce de l’Islam, pour l’envoi du meilleur des humains (comme messager), imam des illustres auréolés (au jour du jugement) et loué soit Allah au début et à la fin, en tout temps et tout lieu. Qu’Allah accorde Sa grâce et Sa paix à notre maître Mohammad le prophète analphabète, le probe, ainsi qu’à sa famille, ses compagnons et ceux qui suivront sa sagesse et sa voie jusqu’au Jour du jugement.

V. «N’as-tu pas vu que, du ciel, Allah fait descendre l’eau? Puis Nous en faisons sortir des fruits de couleurs différentes…» (TSC (18), ‘Fatir‘ ‘Le Créateur’ :27)

Le texte coranique miraculeux provient du début de la seconde moitié de la sourate de «Fatir» ‘Le Créateur’. Cette dernière, est une Sourate révélée à la Mecque comportant 45 versets après la Basmalah (19).

(18) TSC : Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du saint Coran. (NdT)

(19) Basmalah: “Au nom de Dieu, le Miséricordieux, le très Miséricordieux’ c’est le premier verset du Coran, elle préface toutes les Sourates du Coran sauf le Chapitre 9. (NdT)

Elle a été dénommée ainsi parce qu’elle a débuté par des louanges à Allah (le Très Haut), du fait qu’Il est le Créateur (' Fatir') des cieux et de la terre, c'est-à-dire, qu’Il les a créés sans préalable exemple, et parce que c'est Lui (le Très Haut) qui a fait des Anges des messagers, qu’Il est Omnipotent, qu’Il est le Tout Miséricordieux et le Très Miséricordieux des cieux et de la terre et qu’Il est le Puissant et le Sage.

Parmi les signes cosmiques dans la sourate de ‘Fatir‘ (Le Créateur)

La sourate de ‘Fatir‘ (Le Créateur) contient un nombre assez important de signes cosmiques inclus dans les versets suivants :

1- «Et c’est Allah qui envoie les vents qui soulèvent un nuage que Nous poussons ensuite vers une contrée morte; puis, Nous redonnons la vie à la terre après sa mort. C’est ainsi que se fera la Résurrection!» (TSC, ‘‘Fatir‘ ‘Le Créateur’ :9)

2- « Et Allah vous a créés de terre, puis d’une goutte de sperme, Il vous a ensuite établis en couples. Nulle femelle ne porte ni ne met bas sans qu’Il le sache. Et aucune existence n’est prolongée ou abrégée sans que cela soit consigné dans un livre. Cela est vraiment facile pour Allah. Les deux mers ne sont pas identiques: [l’eau de] celle-ci est potable, douce et agréable à boire, et celle-là est salée, amère. Cependant de chacune vous mangez une chair fraîche, et vous extrayez un ornement que vous portez. Et tu vois le vaisseau fendre l’eau avec bruit, pour que vous cherchiez certains [des produits] de Sa grâce. Peut-être serez-vous reconnaissants! Il fait que la nuit pénètre le jour et que le jour pénètre la nuit. Et Il a soumis le soleil et la lune. Chacun d’eux s’achemine vers un terme fixé. Tel est Allah, votre Seigneur: à Lui appartient la royauté, tandis que ceux que vous invoquez, en dehors de Lui, ne sont même pas maîtres de la pellicule d’un noyau de datte» (TSC, ‘‘Fatir‘ ‘Le Créateur’:11-13)

3- «N’as-tu pas vu que, du ciel, Allah fait descendre l’eau? Puis Nous en faisons sortir des fruits de couleurs différentes. Et dans les montagnes, il y a des sillons blancs et rouges, de couleurs différentes, et des roches excessivement noires. Il y a pareillement des couleurs différentes, parmi les hommes, les animaux, et les bestiaux. Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allah. Allah est, certes, Puissant et Pardonneur» (TSC, ‘‘Fatir‘ ‘Le Créateur’ :27-28)

4- «Allah retient les cieux et la terre pour qu’ils ne s’affaissent pas. Et s’ils s’affaissaient, nul autre après Lui ne pourra les retenir. Il est Indulgent et Pardonneur» (TSC, ‘‘Fatir‘ ‘Le Créateur’ :41).

Chaque verset, et chaque passage de ces versets mérite un traitement particulier, mais je me contenterai de traiter le premier passage du vingt septième verset de cette sourate bénie, par lequel j'ai intitulé cet article.

Mais avant cela, j’aimerais faire une brève présentation des différentes interprétations de ce texte coranique miraculeux faites par différents exégètes.

Interprétations des exégètes de ces paroles d’Allah (que Son nom soit exalté)

«N’as-tu pas vu que, du ciel, Allah fait descendre l’eau? Puis Nous en faisons sortir des fruits de couleurs différentes…» (TSC, ‘Fatir‘ ‘Le Créateur’:27)

‘Sahîb Al-Dhilâl’, qu’Allah l’ait en Sa sainte miséricorde comme récompense pour le bien qu'il a accompli, mentionne : C'est un signe cosmique étonnant, preuve de l’origine de ce Livre (Le Coran). Un signe qui fait le tour de la terre entière pour traquer les couleurs et les teintures partout, dans le monde des fruits, des montagnes, des hommes, des animaux, et des bestiaux. Un signe qui, en peu de mots, réunit ensemble, les êtres vivants et non vivants dans cette terre, et laisse le cœur émerveillé par cette grande exposition divine merveilleuse couvrant la terre entière.

Ce signe débute par indiquer le fait de faire descendre l’eau du ciel, et faire sortir des fruits de couleurs différentes, et puisque l'exposition est celle de teintures et de toiles de cotons à dessins, Il ne mentionne ici des fruits, que leurs couleurs (Puis Nous en faisons sortir des fruits de couleurs différentes)…Les couleurs des fruits constituent une magnifique exposition de couleurs qu’aucun peintre à n'importe quelle époque n’est capable d'imiter. Car aucune espèce de fruit ne ressemble dans sa couleur à une autre, bien plus, aucun fruit ne ressemble dans sa couleur à un autre de son espèce.

Ainsi, après l'examen minutieux de deux individus quelconques de la même espèce, on constate un degré de non similarité dans leurs couleurs!

Indications scientifiques dans les versets

Premièrement: les fruits en botanique

Le fruit est connu dans les plantes à fleurs (Angiospermes) comme étant le pistil (l'Ovaire) mûr de la fleur. Ce dernier est la partie qui porte les appareils reproducteurs dans les plantes à fleurs, et c'est le membre fixe dans ces végétaux supérieurs du fait de son insensibilité aux changements écologiques, c'est pour cette raison que la fleur fut adoptée comme référence pour classer les plantes à fleurs.

Quelques fleurs sont unisexuées, d'autres sont bisexuées, à pièces fertiles mâles et femelles (fleurs hermaphrodites).

Lors de la fécondation de la fleur, les deux noyaux mâle et femelle (les gamètes) se fusionnent. Il résulte de leur fusion dans les graines, un embryon végétal vivant, entouré d'aliments indispensables pour sa croissance, et entouré par une enveloppe protectrice connue habituellement sous le nom de 'tégument'.

Avec la croissance de l'ovule fécondée et de la graine ou des graines qui s'y trouvent, le fruit se forme par turgescence des tissus du pistil (l'Ovaire), et quelque fois même, d'autres tissus de la fleur s'enflent, comme il se peut que l'enveloppe du pistil (l'Ovaire) s'épaississe, durcisse ou même reste fine pour former l'enveloppe du fruit. Ce dernier apparaît après que les autres parties de la fleur le découvrent en tombant.

Après l'achèvement de l'opération de fertilisation de la fleur, et la formation du fruit, les autres membres commencent à se faner et à tomber, dans la plupart des plantes à fleurs, même s'il y a des exceptions.

La fonction originale des fruits, reste principalement restreinte à la préservation des embryons végétaux dans les graines et leur approvisionnement en aliments jusqu'à l'accomplissement de leur croissance; puis aider ces graines à s'éparpiller et à se disperser après que le fruit mûrisse, ou après qu'il fasse l'objet de nourriture pour l'homme ou l'animal qui jettent ses graines sur terre pour qu'elles repoussent à nouveau.

Il se peut que le fruit se fissure et s'ouvre instinctivement pour faire expulser les graines, qui peuvent être emportées par le vent, par l'eau courante, ou par l'intermédiaire de l'homme ou l'animal, à des endroits lointains pour aider la plante à se propager.

Suite

SIGNES ET MIRACLES D’ALLAH (70):

« LIVRE : Secrets cosmiques du Coran et explications scientifiques »

(3/5)

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